Le multiâge pour bien se développer en vue de l’entrée à l’école!

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Le  multiâge pour bien se développer en vue de l’entrée à l’école!

par Josée Lespérance et Céline Perreault

Les TROIS PETITS TOURS, le service de garde que fréquente mon enfant,  s’apprête à faire un changement dans l’organisation des groupes. En effet, la semaine dernière le CPE a remis aux parents utilisateurs un petit dépliant nous informant qu’en septembre prochain,  les groupes ne seront plus homogènes mais bien  multiâge. Ce changement m’inquiète grandement sachant que mon enfant aime être en contact avec des enfants de son âge. Je me demande comment l’éducatrice va pouvoir organiser des activités pour préparer mon enfant à l’école, j’ai peur que mon enfant devienne automatiquement une aide-éducatrice et régresse dans ses apprentissages…. J’aimerais avoir des réponses à mes préoccupations.

Dans un premier temps il est important de s’informer sur :

Le plan historique :

Il faut se rappeler que le groupe multiâge existe depuis longtemps. Au début des années 1980 plusieurs milieux fonctionnaient en mutiâge et ils étaient logés dans un seul grand local. Par la suite, le regroupement par petits groupes a été instauré dans les garderies pour entre autre,  réduire le bruit. De 1980-1997 plusieurs garderies s’installent dans petites maisons transformées en garderie. Ces petites pièces obligent le regroupement en petit groupe s’adaptant ainsi à l’espace restreint. En 1997, l’office des services de garde,  règlemente les ratios selon les groupes d’âge ce qui amène un fonctionnement en groupes homogènes. Aujourd’hui, le groupe mixte ou multiâge existe en milieu familial et plusieurs services de garde tentent de faire le virage en multiâge.

Dans un deuxième temps sur :

Le plan du développement de l’enfant :

Le regroupement d’enfants de différents âges accroît les occasions d’apprentissages, les interactions sont multiples et le développement des habiletés sociales est favorisé. Il est important de reconnaitre que dans les regroupements d’âges multiples:

  • Les expériences sociales sont connues comme un facteur d’influence positif sur le développement.
  • Les interactions sociales sont les composantes les plus importantes de l’apprentissage.
  • Le jumelage et la collaboration entre enfants de stades de développement différents soutiennent l’apprentissage par les pairs et réduisent  la compétition entre eux.

Dans un troisième temps sur :

Sur le plan de la réussite scolaire :

Un enfant qui vit jour après jour dans un groupe multiâge développe à coup sûr patience envers les plus petits, un bon langage clair dans ses explications aux plus jeunes, de bonnes habiletés de résolution de conflits et de problèmes puisque la proximité avec les plus jeunes débouchent  sur des tensions dûes à l’âge et au développement de chacun. Ces compétences sont essentielles pour une entrée à l’école réussie tel que stipuler dans le programme ‘’Accueillir la petite enfance’’   à la p. 9[1].

Dans un quatrième temps :

Sur le plan des avantages :

Voici les avantages sous forme de tableau autant pour l’enfant de 4 ans que pour les autres, le groupe et l’éducatrice.[2]

Les petits Les plus vieux Le groupe L’éducatrice
Stimule son développement Enseigne aux plus petits. Favorise le regroupement naturel Attentes variées et individuelles.
Apprend à imiter. Valorisation  de ses capacités d’aider le plus petit. Favorise le partage, l’entraide, collaboration, respect des différences et du rythme Travaille plus individuellement avec chacun.
Valorisation  par le plus vieux. S’adapte et regarde un plus petit grandir. Observe les autres et enrichit ses compétences. Climat de non compétition ce qui est l’antidote à l’agressivité.
Développe son langage Contrôle ses gestes Facilite l’acceptation et l’intégration de l’enfant avec des besoins différents. Développe sa polyvalence.
Continuité dans les liens fraternels. Adapte son langage. Favorise l’intégration de l’enfant allophone. Connaissance de tous les groupes d’âges
Inspire  le plus vieux dans ses attitudes. Augmente sa tolérance aux délais. Ne cherche pas le produit fini
Assemble  de plus petits groupes de petits. Maîtrise son désir de s’accaparer d’un jouet. Structuration qui  oblige à encourager l’autonomie chez le plus vieux.
Développe une plus grande ouverture à la différence. Développe son sens des responsabilités. Unique éducatrice de l’enfant.
Favorise des habiletés sociales en jouant avec les plus vieux. Développe une belle complicité avec les familles.
Permet plus de stabilité affective.

Les enfants de 4 ans sont en quelques sortes comme des grands frères et grandes sœurs qui de façon spontanée aident les plus jeunes, prennent soin et attention pour eux. Ils apprennent à aider et à patienter. Toutes ces compétences leur seront très utiles pour prendre leur place auprès des autres et s’exprimer clairement.

Dans un cinquième temps :

Sur le plan de la pratique professionnelle :

L’éducatrice qui travaille dans un groupe multiâge doit s’assurer que les enfants plus âgés soient suffisamment stimulés dans leurs goûts et intérêts. Mettre en place du matériel qui apporte de nouveaux défis tout en soutenant, encourageant et guidant l’enfant dans ses découvertes. Proposer à l’occasion que les plus vieux aient la possibilité de se retrouver ensemble, prévoir un espace jeux de grands. L’éducatrice doit aussi informer les parents sur les avantages d’être en multiâge et les rassurer sur la qualité et la présence de sources de stimulation pour favoriser le développement de leur enfant. Finalement, l’avantage majeur à la fois pour l’éducatrice et  pour les enfants est que l’éducatrice d’un groupe multiâge garde son groupe au moins deux années et peut assurer une bonne stimulation adaptée à chacun tout en comptant sur son alliance solide avec les parents.

En  conclusion :

Le changement de fonctionnement dans un service de garde apporte souvent son lot de préoccupations autant auprès du personnel, des parents et de l’organisation elle-même. L’adaptation est parfois plus difficile pour les adultes que pour les enfants. Expliquer les croyances ainsi que les intentions pédagogiques en fonction du bien-être de l’enfant est souvent l’élément important qui permet de mieux accepter un changement…. Après une année de fonctionnement en multiâge le CPE Les Trois petits tours,  autant l’organisation que les éducatrices ne souhaitent revenir en arrière. Le groupe multiâge est là pour rester compte tenu de tous les avantages qu’il permet chez les enfants.

 

Notez bien que sur le site aveclenfant.com, plusieurs autres textes se réfèrent au multiâge dont ‘’Un coin grand pourquoi pas! ‘’

Références : Sylvie Bourcier intervenante en petite enfance.

Josée Lespérance et Céline Perreault conférence aux parents sur le multiâge.

[1] Ministère de la famille et des aînés, Accueillir la petite enfance, programme éducatif des services de garde du Québec, 2007, 94 pages.

[2] Tiré de la formation ‘’Le multiâge au quotidien c’est gagnant!’’

L’observation, un plaisir d’éducatrice!

Pour rester et garder le plaisir d’être une éducatrice, je crois que la première qualité et le meilleur outil est l’observation.

Puisque l’enfant est unique, l’observer nous apprend à le connaître pour mieux l’apprivoiser et créer une relation affective significative avec lui.

En l’observant on peut comprendre leurs goûts et leurs habiletés, afin de mieux favoriser leurs expériences clés. On doit varier le matériel offert aux petits. À la pouponnière, le groupe d’âge des enfants varie. Les intérêts et les saisons changent, pourquoi ne pas planifier, selon les observations des enfants les coins de la pouponnière, pour stimuler leur curiosité puisque l’enfant est le propre agent de son développement.                                                          

On peut offrir à chaque poupon une activité qu’il aime répéter encore et encore. Planifier pour quelques semaines, car tous ses investissements demandent de l’énergie et du temps.

Pour régler une situation difficile ainsi que pour outiller la communication auprès de notre équipe de travail et auprès des parents, l’observation est précieuse. Les cahiers de communication sont beaucoup plus animés à lire pour les parents, car ils retrouvent avec objectivité des observations de leur trésor en action dans sa journée. Un parent m’a déjà dit que quand elle lisait le cahier de son petit Laurent elle ressentait l’amour.

L’observation peut aussi servir à tenter de régler une problématique.

En observant le petit avec une problématique, on peut répondre aux questions : Où? Comment? Pourquoi?

Le geste répréhensible se produit. De cette façon on peut tenter des pistes pour mieux intervenir avec lui avec constance, car une éducatrice se doit d’être Proactive!

Quand on observe, on sait quand intervenir ou attendre. Parfois intervenir avec des mots ou garder le silence avec un regard bienveillant est aussi précieux, et autant efficace.

Il suffit d’intervenir, tout en soutenant les enfants avec bienveillance.

En jeux libres où on a souvent l’impression de ne rien faire quand les petits explorent, quel bon moment pour l’observer et le comprendre. Un enfant dans ses jeux libres qu’on observe avec des qualités de leader, des jeux libres des enfants où on se revoit et où s’entend dire ce qu’on dit ou qu’on chante quel plaisir à observer!

Petit Léonard qui glisse tous les morceaux sous le calorifère un à un …ouf! Quand on range, on recherche les morceaux! Pour combler son envie: on lui a offert une boite de serviettes humides avec une fente et des couvercles de pot à jus et voilà notre petit est comblé d’insérer encore et encore des petits objets dans un petit espace… Quelle satisfaction de voir que notre intervention fonctionne. On voit et on comprend beaucoup de choses en observant les petits et les grands.

Lors de ma formation en T.E.E. (qui s’appelait différemment dans mon temps!). J’ai appris l’importance d’observer, mais c’est certain que j’en ai appris l’importance au cours de mes années auprès des petits.

Et j’en ai trouvé un grand plaisir que je garde et qui me passionne depuis 34 ans! J’ai la prétention de dire que les enfants m’ont appris beaucoup et j’adore partager ces expériences.

Par Lyne Archambault    Éducatrice-formatrice

Prêt pour l’école

Vous avez passé les cinq dernières années à regarder votre tout-petit grandir. Dans quelques mois, vous devrez l’inscrire à l’école. Cette étape vous fait probablement vivre une multitude d’émotions. Mais votre enfant, lui, est-il prêt pour cette grande aventure?

Les inquiétudes du parent

Que ce soit votre premier ou votre petit dernier, savoir que son enfant fera sous peu son entrée à l’école peut générer bien du stress. Plusieurs parents se posent d’ailleurs les questions suivantes :

  • À quoi m’attendre de la maternelle?
  • Mon enfant a l’âge requis mais est-il vraiment prêt?
  • Et s’il se faisait intimider?
  • Et s’il n’aimait pas l’école?

Ces questions sont tout à fait normales mais elles trahissent déjà votre anxiété de voir votre enfant grandir et devenir peu à peu autonome. Son réseau social ne se limitera plus à la famille ou à vos amis mais il aura maintenant ses propres amis; des amis qu’il aura choisis. Il apprendra plein de choses et vous vous sentirez parfois dépassés. Vous aurez l’impression que votre enfant apprend des choses à un âge plus précoce qu’à votre époque. Vous vous demanderez comment il se sent toute la journée assis à son bureau au lieu de jouer. Vous vous inquiéterez des exigences de son professeur en les qualifiant de « démesurées » car il est encore petit, n’est-ce pas? Lorsqu’on voit son enfant tous les jours et qu’il côtoie depuis longtemps les mêmes éducatrices, nous avons peine à le voir grandir et changer. Il vous suffit de penser aux commentaires d’une personne qui ne voit pas souvent votre enfant. Elle aura noté combien il a grandi, combien il a changé, et vous, tout surpris, vous demanderez comment se fait-il que je m’en sois si peu aperçu? Le professeur de maternelle de votre enfant le verra comme il est au jour où il entre dans sa classe. Il n’aura donc pas le réflexe de le voir petit et fragile mais plutôt comme un enfant curieux, autonome et motivé. Si votre enfant a des défis particuliers, le professeur s’en apercevra assez rapidement et vous pourrez alors convenir ensemble de stratégies pour l’aider.

L’ambivalence de l’enfant

Beaucoup d’enfants sont excités à l’idée de commencer l’école. Ils y pensent parfois depuis un certain temps et voient les enfants jouer dans la cour d’école. Ils ont hâte de faire partie du monde des grands. À cet âge, la curiosité est grande et les amis deviennent de plus en plus importants. En même temps, ils ont parfois eux aussi des appréhensions :

  • Et si je ne me faisais pas d’amis?
  • Et si mon professeur n’était pas gentil?
  • Et si je me perdais dans l’école?
  • Et si je ne comprenais rien à ce qu’on m’explique?

Votre enfant a donc, peut-être, des appréhensions qui ressemblent aux vôtres. Elles sont tout à fait normales. Ne vous laissez pas avoir par un semblant de confiance chez votre enfant. Il se peut qu’il garde ses interrogations pour lui-même; soit pour ne pas vous inquiéter davantage, soit pour prétendre qu’il est grand maintenant. Demandez-lui comment il se sent à l’idée d’aller à l’école et normalisez ses inquiétudes sans les minimiser. S’il ne vous parle de l’école qu’en termes positifs, vous pouvez lui dire que certains enfants, même s’ils ont hâte d’aller à l’école, ressentent aussi du stress à cette idée et que si jamais c’était son cas, il pouvait vous en parler. Cela le mettra en confiance et le temps venu, il s’en souviendra.

Votre enfant est prêt pour l’école

Pour s’assurer que leur enfant soit prêt pour l’école, certains parents achètent des cahiers d’activités qui reprennent des notions qui seront apprises en maternelle. Cela les rassure que leur enfant sera en mesure de réussir son entrée à l’école. Et si « être prêt » signifiait autre chose? Votre enfant aura amplement le temps de se familiariser avec les nouvelles notions qu’il apprendra. Ce dont votre enfant a le plus besoin dans son sac à dos est une bonne dose d’estime de soi, de la confiance en soi et en les adultes, la capacité d’entrer en relation harmonieuse avec d’autres enfants et la curiosité. Donc, sans vraiment vous en apercevoir, vous et le milieu éducatif dans lequel votre enfant a baigné au cours des dernières années avez contribué à le préparer pour son entrée à l’école. Il vous suffit maintenant de l’accompagner et de le soutenir, afin qu’il garde cette estime de lui et cette confiance en le monde qui est si importante. Pour ce qui est de la curiosité, intéressez-vous à ses journées et à ses apprentissages : il aura envie d’en savoir plus pour par le fait même, en partager davantage avec vous.

Je vous souhaite une belle entrée scolaire!

Geneviève Parent M.A.

Sexologue, psychothérapeute et conseillère parentale

Quand nos valeurs divergent

Les valeurs sont des principes moraux qui guident notre façon de réfléchir et d’agir. Elles proviennent de la famille et de la société dans laquelle nous avons évolué, des amis que nous avons côtoyés, de la formation que nous avons étudiée, des emplois que nous avons exercés. Comme les valeurs sont souvent bien ancrées à l’intérieur de nous, il arrive qu’elles provoquent des conflits entre des personnes. Comment alors s’en sortir?

Les valeurs éducatives

La façon d’éduquer des enfants varient d’une famille à l’autre et d’une éducatrice à l’autre. Cependant, elles peuvent se regrouper selon 4 styles d’intervention : le style autoritaire, le style démocratique, le style bienveillant et le style permissif. Dans le style autoritaire, c’est l’obéissance qui est prioritaire. Les valeurs qu’on y retrouve sont principalement la discipline et le respect de l’autorité. Dans le style démocratique, c’est l’intégration de bons comportements et de bonnes attitudes via l’apprentissage qui est mis de l’avant. L’autonomie, le respect de soi et des autres ainsi que la discipline sont les valeurs privilégiées. Dans le style bienveillant, on met de l’avant le développement harmonieux de l’enfant, tant à l’intérieur de lui que dans ses relations interpersonnelles. Pour ce faire, l’adulte s’intéresse aux pensées et aux émotions de l’enfant et lui communique les limites sociales et sécuritaires sous forme d’explications et de discussion. Les valeurs mises de l’avant ici sont l’amour de soi et des autres, la confiance, l’entraide, la communication, le respect et l’autonomie. Finalement, le style permissif favorise le plaisir et le bien-être dans le développement de l’enfant. Il met l’emphase sur l’estime de soi et la confiance en soi chez les enfants, au détriment souvent de la connaissance et du respect des limites. Les valeurs privilégiées sont alors l’épanouissement personnel, le plaisir et le bien-être. De nombreuses études ont démontré les retombées plus positives du style démocratique et du style bienveillant par rapport aux styles autoritaire et permissif.

 

Des rôles compatibles

Le parent et l’éducatrice ont des rôles qui à première vue peuvent sembler différents mais qui se rejoignent. Par exemple, ils ont tous les deux à cœur le développement de l’enfant. Ils ont pour mandat de s’assurer de son bien-être, de son développement optimal et de ses attitudes interpersonnelles. En ce sens, ils devraient être partenaires. Leurs objectifs sont les mêmes mais ce qui cause parfois des conflits, est l’emphase mise sur la façon d’atteindre ces mêmes objectifs. Les valeurs, d’ailleurs, pavent la voie à la manière d’atteindre ces mêmes objectifs. Maintenant conscients que ce qui vous rassemble est plus important que ce qui vous divise, je vous suggère d’identifier, que vous soyez parent ou éducatrice, ce que vous priorisez dans l’éducation de l’enfant. Tâchez de reconnaître le style qui vous ressemble le plus et les valeurs qu’il sous-tend. Il est alors possible de prendre rendez-vous avec l’autre parti pour discuter de ce qui vous rejoint et des différences que vous avez. Il n’est pas facile d’avoir un échange de qualité dans le cadre de la porte alors qu’il y a des enfants et des parents autour. Insistez davantage sur ce que vous avez en commun et tentez de trouver un accord sur ce qui vous distingue.

Des rôles différents

Malgré tout, il n’en demeure pas moins que vos rôles sont aussi différents. Le parent a le dernier mot sur l’éducation qu’il souhaite donner à son enfant à la maison, en autant que le développement de son enfant ne soit pas compromis au sens de la loi (Loi de la Protection de la Jeunesse, LPJ). Par contre, dans le milieu de garde, c’est davantage l’éducatrice qui, en fonction de sa formation et de son expérience de travail, privilégie certaines lignes directrices d’intervention auprès de l’enfant. Les connaissances de chacun sont aussi différentes. Le parent connaît son enfant depuis son moment de conception. Il connaît son évolution, les difficultés qu’il a rencontrées, les personnes qui l’ont côtoyé, sa personnalité, ses forces et ses défis. L’éducatrice connaît l’enfant depuis moins longtemps et ne possède souvent pas les informations permettant de se faire un portrait global de l’enfant. Par contre, au quotidien, elle passe davantage de temps avec l’enfant que ses parents et elle le voit évoluer dans un milieu de socialisation. Cela lui permet d’avoir un point de vue différent sur l’enfant.

En conclusion, pour que tout se passe bien, il est essentiel de vous situer en tant que parent ou éducatrice quant à vos valeurs éducatives et le style d’intervention qui y correspond. Échangez dans un moment qui vous est dédié sur vos attentes respectives quant à l’enfant et quant à l’autre parti (le parent ou l’éducatrice). Gardez en tête que vous êtes une équipe pour le mieux-être de l’enfant. Soyez également respectueux des champs de compétences de chacun et partagez entre vous l’information. Si vous y mettez chacun du vôtre, c’est l’enfant qui, en bout de piste, s’en retrouvera gagnant!

 

Geneviève Parent M.A.

Sexologue, psychothérapeute et conseillère parentale