Jouer dehors l’hiver chez Yvette… En salopette

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( Jouer dehors avec les bambins: une occasion pour partager le plaisir !)

  

Yvette est une RSG qui a la bougeotte tout comme les tout-petits de son groupe. Elle sait que son rôle de RSG est d’offrir quotidiennement aux enfants l’environnement le plus propice possible à leur plein épanouissement et à leur développement optimal et que pour cela rien ne surpasse le jeu extérieur ! Toutefois, dans notre beau pays, le temps froid s’installe dès l’automne et s’étire sur quelques mois entraînant avec lui, son lot de défis. Jouer dehors en hiver peut parfois être synonyme: de froid, d’une période plus difficile à l’habillement, des enfants moins habiles à se mouvoir sur des chemins enneigés et/ou glacés, des envies de pipi alors que nous venons tout juste de mettre le nez dehors, des petites mains gelées à cause des mitaines perdues et bien plus encore… Pour Yvette, comme pour plusieurs RSG, il n’en demeure pas moins inconcevable de priver des bonheurs de l’hiver, les enfants qui fréquentent leurs services de garde éducatifs profitent des immenses bienfaits des jeux extérieurs quotidiens. Encourager les enfants à découvrir les merveilles hivernales dès leur jeune âge les stimule à continuer de profiter de la saison givrée lorsqu’ils grandissent. Le fait de passer du temps dehors au froid développe leur créativité et éveille leur raisonnement, puisque jouer à l’extérieur paraît très différent en hiver. L’équipement des terrains de jeu étant gelés ou recouvert de neige, les enfants doivent faire appel à leur imagination pour trouver différentes façons de jouer dehors. Tout cela Yvette le fait très bien, en exerçant son métier, car elle mise d’abord et avant tout sur la notion de plaisir et à tout mis en œuvre afin de réduire les irritants que cette saison peut occasionner. Yvette fait des efforts pour organiser sa cour afin de permettre aux enfants d’être actifs l’hiver à l’extérieur. Mais un autre défi se présente soit l’organisation efficace de la routine de l’habillement. En effet plusieurs facteurs sont à considérer pour rendre ce moment agréable en hiver, les âges variés de son groupe, l’emplacement physiques du vestiaire, les demandes multiples des enfants et l’aide à apporter aux enfants plus jeunes. Ses sources de stress peuvent parfois limiter la RSG dans son élan à aller dehors l’hiver. L’organisation de l’habillement est autant que le matériel à mettre en place dans la cour. Yvette doit se rappeler que les capacités des enfants varient selon l’âge et que l’habillement demande des habiletés en motricité fine, une connaissance du schéma corporel et l’organisation des étapes de chacun des vêtements. (Par exemple ne pas mettre les bottes avant la salopette.) Yvette observe que son petit Victor 20 mois a besoin de manipuler ses vêtements, de les sentir, de les lancer, d’essayer de les mettre. Par exemple, il va mettre les mitaines ou le chapeau dans ses pieds. C’est un explorateur, il a besoin de faire les choses de différentes façons. Ses expériences lui permettront de raffiner ses gestes. Le petit doit apprendre à reconnaître ses vêtements avant de commencer à s’habiller. L’encadrement dans un espace connu facilitera la concentration à la tâche. Juliette 24 mois prend plaisir à couvrir ses extrémités, elle met son chapeau sur sa tête, elle met ses bottes et travaille fort à mettre ses mitaines. Pour Simone 3 ans, la motricité fine est plus développée, elle enfile avec plus de facilité son manteau, son chapeau puisque cet exercice demande moins de précision. Alors qu’elle éprouve plus de difficulté à boutonner et à relever sa fermeture éclair, son niveau de motricité fine et de la coordination est en apprentissage. Émile 3 ans ½ démontre de plus en plus d’habiletés motrices pour s’habiller. Il est plus capable de finaliser ses attaches et mettre ses bottes avec velcro. Alors que Chloé et Charles Étienne 4 ans ont une motricité fine beaucoup plus développée. À cet âge l’entraide est une belle façon de valoriser les compétences. Les besoins différents de chacun demandent à la RSG de prendre en considération les capacités de l’enfant et lui faire vivre des défis à sa mesure. L’utilisation de livres ou l’entraide sont des moyens souvent exploités pour permettre de faire patienter les enfants plus vieux ayant plus de capacités motrices. Le matériel nouveau et pertinent peut davantage permettre à l’enfant d’être plus respectueux des consignes durant ce moment de vie. Le peu d’espace qu’offre souvent le vestiaire oblige d’avoir du matériel adapté à ce moment qui demande peu de rangement et apporte du plaisir dans l’attente. Les idées proposées suivantes permettront de donner la chance aux enfants un peu moins rapides de faire des apprentissages à leur rythme tout en stimulant les grands en attente • Appliquez au mur un mandala géant (dessiné sur une feuille) avec des crayons sur corde élastique. • Insérer des objets de manipulation dans des petites pochettes que vous pouvez suspendre au crochet de chacun des enfants. • Préparez-vous un bac d’objets inusités à faire découvrir aux plus grands. Ce bac reste au vestiaire et ne peut- être utilisé qu’à cette période pour garder l’intérêt de l’enfant. Bac à coquillages, bac à mini-pièces de casse-tête disparates (comme un bac à riz mais moins exigeant pour le rangement). • Prenez en photos les enfants dans des poses rigolotes, faites agrandir et affichez les photos. Les enfants peuvent jouer à reprendre les mêmes poses durant l’attente. • Regrouper sur anneau des fiches recettes à regarder pour faire patienter. • Mettre dans le casier de chacun des enfants des albums photos de leur famille. • Fixer au mur une grande feuille avec des crayons suspendus pour dessiner. • Faire photocopier et plastifier des Cherche et Trouve à remettre à l’enfant qui a terminé de s’habiller. Ces idées pourront certainement faire patienter les enfants au vestiaire. Le principe n’est pas de mettre toujours en action l’enfant sans jamais lui faire vivre de l’attente, mais plutôt d’alimenter ces moments. Pour ce qui est de l’attente dans les délais, attendre son dîner, attendre pour jouer, attendre son tour, attendre dans l’auto, attendre…la vie s’en charge bien ! Une fois que tout le monde et bien vêtu, Yvette et sa marmaille peuvent maintenant aller profiter des merveilles dans la cour arrière et explorer la nature durant une nouvelle saison! Un des nombreux avantages d’être une RSG est de pouvoir oser toutes les fantaisies possibles sur son propre terrain! Cette année, Yvette a laissé libre cour à son imagination et a créé un paradis hivernal pour les enfants. En observant les enfants, elle a pu réfléchir à l’endroit le plus stratégique où pousser la neige, afin de l’utiliser pour le jeu extérieur. Avec cette belle neige, elle a créé différents espaces où les défis sont adaptés à chaque enfant. Elle a laissé un espace simplement recouvert d’un fin tapis blanc sur lequel les plus petits peuvent marcher sans trop être incommodé par les amas de neige et où la course des plus grands est encore possible! Des chemins ont été déneigés dans la cour tel un labyrinthe, offrant la possibilité aux enfants de se créer un village ou encore une tonne de cachettes secrètes! Yvette offre également des vaporisateurs contenant de l’eau colorée avec des vieux crayons feutres aux enfants pour qu’ils puissent mettre de jolies couleurs sur les parois des chemins. Il ne faut surtout pas oublier de mentionner la butte de neige placée au centre de la cour qui est l’attrait principale des enfants. Sur cette montagne de neige, les enfants peuvent mettre aux défis toutes leurs capacités motrices, glisser, dégringoler la butte, s’imaginer une forteresse nous protégeant des attaques des boules de neiges… les possibilités sont infinies. Jouer dans la neige est donc propice au jeu créatif et donc un excellent moyen de mettre à l’épreuve l’imagination des enfants. Ce type de jeu n’imposant pas de limites peut être stimulant et amusant pour eux. Il leur apprendra la résolution des problèmes et à recourir à leur créativité. La joie des enfants est si contagieuse qu’Yvette se laisse prendre au jeu et elle aussi ouvre son cœur d’enfant et s’investis dans les jeux. En un instant, elle se réchauffe et, comme les enfants qui en sont ravis, elle ne veut plus revenir à l’intérieur: tout le monde désire prolonger le plaisir de jouer dehors en hiver! « Permettre à l’enfant de jouer dehors, c’est le laisser développer une plus grande créativité et une attitude coopérative dans sa façon de s’amuser et d’agir en général. (…) La présence de modules de jeu a un pouvoir d’attraction sur les enfants. Toutefois, des chercheurs ont constaté que les environnements naturels, c’est-à-dire des environnements comportant moins d’équipements fixes, augmentent le niveau d’activité physique des enfants. » À nous de jouer ! L’extérieur, un terrain de jeu complet, 2018. Yvette et son groupe ont également le loisir d’aller se dégourdir les jambes à l’extérieur peu importe le moment, puisqu’en milieu familial les restrictions en ce qui concerne l’horaire sont quasiment nulle. Il n’est pas rare que l’accueil matinal se fasse à l’extérieur tout comme le départ. Souvent, la période d’après le dodo est plus longue pour jouer à l’extérieur, ce qui laisse plus de temps aux enfants d’organiser leurs jeux et d’ainsi apprivoiser les plaisirs d’être dehors par temps plus froid. Cependant, le solstice d’hiver réduit considérablement le temps d’ensoleillement d’une journée rendant la cour en fin d’après-midi beaucoup moins invitante. Par palier à cet obstacle, Yvette a créé un endroit magique dans sa cour où des guirlandes de centaines de petites lumières scintillantes permettent aux enfants de profiter des joies hivernales et de s’oxygéner les poumons tout en attendant l’arrivée de maman ou de papa! Au fil du temps, Yvette a garni la cour extérieure de son service de garde avec du matériel adapté à la saison (pelles solides, de différentes tailles, des raquettes, des traineaux, des camions, des ballons, des cônes des accessoires de monsieur Patate pour agrémenter les bonhommes de neige, poupées pour les promener dans les traineaux, accessoires de jeux symboliques…). Grâce à tout ce matériel disponible à l’extérieur, il est donc plus facile pour Yvette d’organiser des petits jeux spontanés, comme une chasse aux trésors avec des objets cachés dans la neige ou tout simplement en prolongeant le jeu des enfants avec du matériel varié tel que des assiettes et des ustensiles lorsqu’ils se font des boules de neige pour leur donner l’idée de jouer au restaurant ! Des jeux d’adresse (le lancer de la balle de neige sur un arbre ou dans un seau, les sauts dans les cerceaux…) peuvent également être réalisés rapidement si le matériel est déjà à portée de main. C’est pourquoi, Yvette a prévu des coffres de jouets à l’extérieur et du rangement tout près des portes du service de garde tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Maintenant que Yvette a mis en place des moyens pour alimenter l’attente lors de l’habillage et a aménagé une cour bien organisée pour faire bouger les enfants l’hiver, il ne reste plus qu’à attendre la neige pour avoir assurément beaucoup de plaisir dans la cour! Allez! Tout le monde dehors! On profite de la neige et de l’hiver question de l’aimer plus et… d’avoir de belles joues rouges.

Josée Lespérance, enseignante en TEE

Julie Lapalme, conseillère pédagogique

Éveil aux critères de la qualité éducative

Par Julie Lapalme

Le concept de la qualité éducative est sur les lèvres des tous les acteurs du réseau de la petite enfance. En effet, le gouvernement du Québec mise sur la loi 143 pour favoriser le développement global et harmonieux des enfants, ainsi que sur leur réussite éducative. Nous nous entendons tous pour dire que les premières années de vie d’un enfant constituent une période cruciale pour son développement. En effet, le cerveau d’un enfant se développe à une vitesse inimaginable lorsqu’il est tout-petit et est particulièrement réceptif aux stimulations. C’est pourquoi, il est essentiel de tout mettre en œuvre pendant la petite enfance pour s’assurer d’offrir un environnement de qualité afin que les services de garde éducatifs constituent un facteur de protection des enfants et un lieu où ils se développent de façon optimale. Il a été démontré que les enfants évoluant dans un SGEE de qualité sont moins vulnérables et que certains effets bénéfiques pour la santé et le développement des enfants reliés à la fréquentation d’un SGEE de qualité peuvent persister dans le temps.  (Observatoire des tout-petits, Fondation Lucie et André Chagnon, 2018). Ce résultat de recherche nous sert de levier afin de tout mettre en œuvre pour miser sur l’importance de la qualité éducative.

Un service de garde de qualité… qu’est-ce que c’est?

La qualité éducative en SGEE se divise en deux grands axes distincts, soit la qualité structurelle et la qualité des processus. La qualité structurelle se définit comme étant tout ce qui régit les SGEE (Loi, Règlements, structures administratives) : le ratio adulte-enfant, le cadre financier, la formation du personnel, la présence d’un programme éducatif… Tandis que la qualité des processus regroupe des éléments qui influencent directement la vie des enfants au service de garde et elle se décline en quatre dimensions :

  • La qualité de l’interaction entre le personnel éducateur et les enfants;
  • La qualité des expériences vécues par les enfants au service de garde;
  • La qualité de l’aménagement des lieux et du matériel;
  • La qualité de l’interaction entre le personnel éducateur et les parents.

Ici, nous approfondirons les dimensions de la qualité des processus dans le cadre du travail quotidien auprès de la clientèle 0-5 ans, car ce sont les expériences quotidiennes que nous offrons aux enfants qui ont le plus d’influence sur leur développement.

La qualité de l’interaction entre le personnel éducateur et les enfants

« Les spécialistes du domaine de la petite enfance s’entendent pour dire que la composante de la qualité la plus déterminante pour le développement des jeunes enfants est l’interaction du personnel éducateur ou des RSG avec ceux-ci. L’éducatrice, l’éducateur ou la RSG dont les interactions avec les enfants sont de qualité élevée intervient également au regard de l’aménagement des lieux, du matériel de jeu ainsi que des expériences vécues par les enfants au SGEE, à partir d’intentions éducatives adaptées aux enfants de son groupe. Il ou elle est en mesure d’instaurer avec les parents des interactions constructives centrées sur l’enfant et sur son développement. » (Programme éducatif Accueillir la petite enfance, 2019)

Cette dimension de la qualité se subdivise en trois catégories :

  • Le soutien affectif;
  • L’organisation de la vie collective;
  • Le soutien à l’apprentissage.

Voici quelques exemples qui illustrent cette dimension dans un service de garde éducatif de qualité…

Le soutien affectif se manifeste dans un service de garde lorsque l’éducatrice crée un climat positif en ayant une attitude enjouée tout en démontrant une réelle préoccupation aux intérêts et aux besoins des enfants en partageant des activités avec eux et en prenant part à leur discussion. Une attention particulière est portée un langage utilisé en s’adressant aux enfants, l’utilisation de surnom est diminuée pour faire place au prénom de chaque enfant. Elle s’assure de la proximité physique entre elle et les enfants et démontre de l’affection de façon verbale et non verbale tout en ayant des attentes positives. « Dans les groupes ou règne un climat positif élevé, les éducatrices et les enfants éprouvent de l’enthousiasme pour les apprentissages et sont respectueux les uns envers les autres. Les éducatrices et les enfants développent des relations saines et chaleureuses et ils manifestent clairement le plaisir qu’ils ressentent à être ensemble. » (Préscolaire, CLASS, 2018) Le climat dans lequel grandit l’enfant est un facteur influent, puisqu’il a été démontré que les enfants apprennent mieux et développent des compétences socio-émotionnelles dans les environnements sains, exempts d’agressivité.

L’éducatrice se montre sensibleaux émotions des enfants, elle les reconnaît, puis elle offre une écoute et assistance. En observant les enfants, elle est en mesure d’anticiper les difficultés ou les manques de compréhension et même de les prévenir. Elle fournit un soutien individualisé à chaque enfant et elle est attentive au langage verbal et non verbal, ainsi qu’au rythme individuel de chaque petit. L’éducatrice aide avec efficacité et rapidité les enfants. Cette sensibilité est source de sécurité affective pour les enfants. Ces derniers se sentent donc libres de partager leurs idées et sont à l’aise de demander du réconfort et des conseils, ils participent librement et prennent des risques.

L’éducatrice prend en considération le point de vue des enfants, elle démontre de la flexibilité, elle les consulte, accueille et intègre leurs idées et suggestions. Des responsabilités sont confiées aux enfants selon leurs intérêts et habiletés et l’éducatrice les aide à les accomplir. L’autonomie des tout-petits est grandement favorisée en leur offrant des choix et en leur permettant d’initier des activités ou des apprentissages.

L’organisation de la vie en collectivité est favorisée lorsque l’éducatrice planifie chaque moment de la journée de façon à le rendre riche en apprentissages. Le temps accordé aux tâches d’organisation en présence des enfants est réduit.

Elle soutient l’adoption de comportements appropriés et accompagne les enfants dans la résolution de conflits. L’éducatrice formule des attentes précises, cohérentes, constantes et les consignes sont claires. Les règles de vie mise en place au sein du groupe sont adaptées aux enfants; les attentes de l’éducatrice s’adaptent à chacun d’eux en fonction de son niveau de développement. Elle est aussi en mesure de prévoir les difficultés de comportement ou leur escalade, elle diminue efficacement les comportements inappropriés, elle porte attention au positif et elle utilise des indices discrets pour rediriger.

L’éducatrice qui offre un soutien à l’apprentissage observe chaque enfant et interagiten fonction de sa zone proximale de développement. Elle l’aide ainsi à complexifier son jeu et propose des défis appropriés. Elle s’assure que le matériel nécessaire à la réalisation d’une activité soit prêt et accessible. Elle connaît l’activité avant de la proposer et elle explique les étapes, les objectifs ou le thème traité au début d’une activité. Elle alimente l’intérêt des enfants vers l’objet d’apprentissage, attire leur attention sur l’activité en cours et canalise celle-ci sur le sujet d’apprentissage. Elle dialogue avec les enfants,elle favorise les échanges de type aller-retour,décrit leurs stratégies, les écoute, les aide à mettre en œuvre leurs idées, elle offre des réponses pertinentes, elle reformule, elle utilise une grande variété de mots et elle encourage leur participation, leur persévérance, la collaboration et l’autonomie. De plus, elle accompagne les enfants dans la planification de leurs jeux, les aide à préciser leurs intentions, puis fait un retour avec eux. Elle éveille leur intérêtpour la lecture, l’écriture et les mathématiques en utilisant le jeu et des actions de la vie de tous les jours. Elle démontre son engagement et son implication en demeurant disponible aux enfants; elle se déplace, interroge les enfants, améliore la participation des enfants, s’intéresse à leurs jeux. Un éventail d’occasions d’apprentissage est offert aux enfants et une gamme de matériel stimulant et créatif leur est proposée et mis à leur disposition et l’exploration directe est privilégiée.

La qualité des expériences vécues par les enfants

« Le programme éducatif s’applique dès que l’enfant arrive le matin dans son milieu éducatif et tout au long de la journée. Les périodes de jeu, les routines et les transitions forment un tout, chacun de ces moments contribuant au développement des jeunes enfants. La qualité des expériences vécues par les enfants au SGEE se manifeste par un déroulement de la journée adapté au groupe et par la variation et la richesse des expériences qu’ils sont appelés à y vivre. » (Programme éducatif Accueillir la petite enfance, 2019) La qualité des expériences offertes aux enfants doit être respectueuse des intérêts des enfants, de même que de favoriser le développement global des tout-petits.

Cette dimension de la qualité se subdivise en quatre catégories :

  • Un horaire adapté au rythme des jeunes enfants;
  • Les jeux amorcés par les enfants;
  • Les activités proposées;
  • Les routines et des transitions.

Voici quelques exemples qui illustrent cette dimension dans un service de garde éducatif de qualité…

Le déroulement de la journée est modifié avec souplesse en respectant le rythme des enfants. L’horaire quotidien est régulier et flexible. Il permet aux enfants d’avoir des repères dans le temps, mais la durée des activités peut varier en fonction des champs d’intérêt des enfants et de leur rythme.

L’éducatrice permet quotidiennement à l’enfant de s’engager de son propre gré lui laissant le choix de participer ou non à une activité. Les périodes de jeux sont suffisamment longues pour permettre à l’enfant d’évoluer dans son jeu en le complexifiant, ce qui lui permet de gagner en autonomie et d’améliorer ses compétences sociales. L’éducatrice prend soin de proposer des activités ouvertes, privilégiant les intérêts des enfants et pouvant être réalisées de différentes façon par ceux-ci.

Les routines et les transitions sont considérées comme étant des moments de vie qui soutiennent le développement global des enfants et leur autonomie. L’éducatrice est sensible au niveau de développement de chacun des enfants et profite de ces moments pour avoir un contact privilégié avec chacun d’eux. Les routines sont planifiées de façon à ce que leur déroulement soit connu de tous et elle les agrémente de jeux et les rend ludiques.

La qualité de l’aménagement des lieux et le matériel

« Un aménagement des lieux de qualité fait du SGEE un milieu de vie fonctionnel, sécuritaire, convivial et chaleureux. Le matériel mis à la disposition des enfants, adapté à leur niveau de développement dans tous les domaines, qui répond à leurs champs d’intérêts et à leurs besoins, permet de soutenir leurs apprentissages et favorise leur développement global. » (PÉ, 2019)

Cette dimension de la qualité se subdivise en quatre catégories :

  • Un espace de vie confortable et chaleureux;
  • Des lieux et du matériel sains et sécuritaires;
  • La variété, la polyvalence et l’accessibilité;

Un espace de travail adapté aux besoins du personnel.

Voici quelques exemples qui illustrent cette dimension dans un service de garde éducatif de qualité…

Les enfants ont le loisir d’évoluer dans un service de garde où les lieux sont bien aérés et où il y il a un éclairage naturel. L’éducatrice porte attention pour maintenir un niveau de bruit contrôlé. L’aménagement du local est chaleureux et accueillant où un coin douillet et intime y est aménagé afin de permettre à un enfant de se retrouver seul s’il le désire. L’environnement est exempt de surcharge visuelle et les œuvres d’art des enfants sont mises en valeur.

Différentes aires de jeux sont offertes aux enfants et sont regroupés par coin calme ou plus actifs. Les coins sont divisés par des meubles ou des accessoires favorisant ainsi la division naturelle des enfants en sous-groupe et encourageant par le fait même les interactions entre eux. L’aménagement demeure flexible, afin de l’adapter selon les besoins évolutifs des enfants et dans l’optique de permettre le mouvement. Aussi, l’aménagement est réfléchi de façon à favoriser les initiatives et l’autonomie des enfants.

Le matériel de jeu est laissé à la disposition des enfants pour qu’ils puissent le choisir, le manipuler et le ranger. L’éducatrice s’assure que le matériel offert est varié et en quantité suffisante et qu’il soutienne les domaines de développement (physique et moteur, cognitif, langagier et social et affectif) et réponde aux besoins de développement de chaque enfant. L’éducatrice choisit également du matériel polyvalent, se transformant au gré de la créativité des enfants augmentant ainsi leur imagination.

La qualité de l’interaction entre la RSG et les parents

« Dans une perspective écologique du développement humain (Bronfenbrenner, 1979), la qualité de la relation entre le parent et l’éducatrice est de plus en plus souvent évoquée comme indice important de la qualité des services offerts à l’enfant. » (PÉ, 2019) Il est impératif que les interactions entre le personnel éducateur et les parents soient teintées de respects et d’ouverture. Il faut se souvenir que les parents laissent aux éducatrices ce qu’ils ont de plus précieux entre leurs mains. Il est donc primordial de baser cette relation sur la confiance mutuelle qui peut prendre un certain temps à s’installer. Cette confiance se bâtie doucement dès les premiers instants où la famille entre dans le service de garde. « Selon des données de 2009, les enfants qui fréquentent régulièrement un service de garde parce que leurs parents travaillent ou étudient y passent environ 8 heures par jour en moyenne. Les services de garde viennent ainsi compléter la stimulation reçue au sein de la famille. » (Observatoire des tout-petits, Fondation Lucie et André Chagnon, 2018).  Il est donc essentiel de faire en sorte qu’un fort lien de confiance naisse entre le parent et l’éducatrice et qu’un esprit de partenariat s’établisse. La base de la qualité offerte aux parents réside toujours dans la communication et la diversité des moyens utilisés pour rejoindre les différents besoins des familles. Les échanges entre les parents et les éducatrices favorisent la continuité de l’intervention et soutiennent la qualité des services reçus par les tout-petits.

Nous avons tous comme mission d’assurer le bien-être, la santé et la sécurité des enfants en veillant à leur offrir des services éducatifs de qualité. C’est maintenant à vous de jouer et de semer le plaisir d’apprendre aux enfants tout en nourrissant leur curiosité!

L’importance de la stimulation du langage avant la rentrée à l’école

Nous savons tous l’importance, de la maitrise du langage dans la réussite scolaire et sociale, c’est pourquoi il est primordial de veiller à l’acquisition des différentes étapes donnant à l’enfant un bagage linguistique optimal. Les enfants moins bien préparés lors de leur rentrée à l’école sont plus susceptibles de présenter des difficultés scolaires, de même que des problèmes sur le plan du comportement et des habiletés sociales (Connell et Prinz, 2002). On comprend dès lors, l’importance de s’assurer que les enfants soient bien préparés lorsqu’ils font leur entrée dans le système scolaire.

Parmi les aspects de l’environnement immédiat de l’enfant, pouvant faire l’objet d’interventions précoces, soulignons la qualité des interactions parents-enfant et la qualité du milieu de garde (Lemelin, Tarabulsy et Provost, 2006). Des études montrent en effet, que les enfants, particulièrement ceux qui viennent de milieux défavorisés, profitent avantageusement de la fréquentation assidue d’un milieu de garde de qualité, à tout le moins sur le plan cognitif et langagier. Il ressort que les enfants ayant fréquentés régulièrement un milieu de garde à partir de l’âge de 2 ans et demi jusqu’à l’année précédant leur entrée à la maternelle, de même que ceux ayant participés régulièrement à des activités éducatives vers l’âge de 3 ans et demi sont moins susceptibles de présenter un retard relatif à la maternelle.

Les difficultés prennent souvent racine dans les premières années de vie, d’où l’importance de s’assurer que les enfants soient le mieux préparés possible à apprendre lorsqu’ils entrent à l’école. Pour les enfants moins préparés à effectuer leurs premiers pas dans le système scolaire, une intervention précoce demeure l’ingrédient clé du succès.

Un enfant possédant de bonnes habiletés à communiquer sera en mesure d’avoir une relation saine avec les adultes significatifs et ses camarades. De plus, cela fera naître en lui un sentiment de confiance, lui permettant de s’affirmer et de se faire plus facilement des amis. Tout cela combiné favorisera chez l’enfant une estime de soin grandissante et un meilleur contrôle de ses émotions, permettant l’expression de ses besoins et de ses sentiments de façon adéquate.

La mission du personnel éducateur en service de garde éducatif à l’enfance est d’outiller adéquatement l’enfant pour qu’il soit prêt à vivre une étape cruciale de sa vie : l’entrée à la maternelle. Vous avez la chance d’intervenir dans une période critique de développement des enfants et c’est pourquoi, nous vous suggérons quelques pistes de stimulation naturelle du langage, afin que vous puissiez tout mettre en œuvre pour que les tout-petits grandissent dans un environnement stimulant adapté à leurs besoins sans jamais oublier que l’enfant apprend par le jeu!

Compréhension du langage

La possibilité de mémorisation à court terme est la première étape de tout apprentissage. Ses capacités de mémorisation, de compréhension et d’analyse sont indispensables à la compréhension de consignes, d’un texte et résolution de problèmes mathématique.

Vous contribuez au développement de cette sphère en :

  • Vous mettant à la hauteur de l’enfant
  • Établissant un contact visuel avec lui
  • Ajoutant des gestes, des images, des démonstrations pour supporter la compréhension
  • Ralentissant votre débit
  • Offrant des choix de réponse aux enfants

Vous stimulez cette sphère quand :

  • Vous proposez des activités de devinettes
  • Vous employez un même mot dans différents contextes
  • Vous faites une chasse aux trésors à l’aide d’indices verbales
  • Vous chantez de chansons et des comptines
  •  Vous offrez des jeux de « Jean dit »

Expression du langage

Les enfants apprennent les mots qu’ils entendent, votre rôle de « fournisseur de mots et de phrases » est donc immensément important. La richesse de l’environnement de l’enfant est un puissant moteur pour l’apprentissage de nouveaux mots. Pour cela, il ne fait pas qu’entendre des mots, il faut les entendre dans des contextes appropriés. L’augmentation du vocabulaire et l’apprentissage des règles de la langue vont de pair. De la même façon, le langage et le vocabulaire s’unissent pour permettre la conversation.  La conversation sert à apprendre aux enfants à écouter, ainsi qu’à attendre leur tour dans l’échange. 

Vous contribuez au développement de cette sphère en :

  • Nommant tout ce qui vous entoure (personne, objets, sentiments, lieux)
  • Étant un modèle de langage positif
  • En décrivant vos propres actions, ainsi que celles des enfants (utiliser des verbes variés)
  • En bonifiant les aires de jeu avec du matériel varié dans le but de stimuler le langage
  • En créant une atmosphère propice aux échanges
  • En reformation et en enrichissant les phrases de l’enfant
  • Renforçant ses habiletés d’écoute
  • Rappelant à l’enfant le sujet amorcé dans la conversation s’il perd le fil de ce qu’il raconte
  • Encourageant le contact visuel
  • Laissant le temps aux enfants de s’exprimer
  • Discutant de ce qui intéresse l’enfant et de ce qui attire son attention

Vous stimulez cette sphère quand :

  • Vous posez des questions ouvertes (qu’est-ce que?, comment?, pourquoi?…)
  • Vous aidez l’enfant à trouver ses idées en lui posant des questions lorsqu’il a de la difficulté à raconter un événement
  • Votre coin lecture est toujours accessible
  • Vous racontez des histoires
  • Vous avez un coin de jeux symboliques disponible aux enfants
  • Il y a une variété de jeux de table disponible (loto, mémoire, cherche et trouve…)

Développement des habiletés sociales

À la garderie, le jeu est le moyen d’apprentissage privilégié.  Inventer une histoire, jouer au magasin, faire un bricolage ou jouer dans les modules extérieurs sont tous des occasions pour l’enfant d’apprendre, d’expérimenter et de communiquer.  Ces moments lui permettent également d’utiliser son jugement, de faire les bons choix et de mettre en application les règles et conventions sociales.

Vous contribuez au développement de cette sphère en :

  • Favorisant le contact visuel
  • Valorisant l’utilisation des formulations de salutation et de politesse
  • Accompagnant l’enfant et en l’aidant à formuler ses idées lors des résolutions de conflits
  • Racontant des histoires sur des thèmes comme l’entraide, le partage ou la politesse
  • Amenant l’enfant à respecter les tours de rôle et les tours de parole
  • Encourageant l’enfant à aider les autres et à partager avec eux

Vous stimulez cette sphère quand :

  • Vous faites des jeux qui nécessitent de suivre les étapes
  • Vous faites des activités comprenant des tours de rôle
  • Vous faites des causeries (écouter les autres quand ils parlent, attendre son tour)
  • Vous alimentez sa créativité en l’amenant à prendre part à des jeux imaginatifs
  • Vous lui posez des questions au sujet des choses qui l’intéressent

Conscience phonologique

Avant son entrée à l’école, l’enfant n’a pas à reconnaitre les lettres écrites. Cependant, certaines habiletés de pré-lecture méritent d’être stimulées en préparation à la maternelle.  Ce sont les habiletés de conscience phonologique : l’habileté à entendre et reconnaître les sons dans les mots.

Vous  contribuez au développement de cette sphère en :

  • Jouant faisant des liens entre les mots (ex : souris – tapis…ah! Les deux se terminent par « i »)
  • Parlant de la longueur des mots (ex : lac – c’est un petit mot, réfrigérateur – c’est un long mot)

Vous stimulez cette sphère quand :

  • Vous étirez le son au début d’un mot (ex : au début de « feuille » on entend « fffff »)
  • Vous demandez à l’enfant à assemblé les syllabes pour faire un mot en lui parlant comme un robot (ex : pan-ta-lon)

Mot de la fin

En tant qu’éducatrice, quand vous êtes attentives aux initiatives des enfants, vous pouvez stimuler le langage sous plusieurs aspects.  Participez activement à leurs jeux : amusez-vous, parlez, chantez et jouez avec eux! Vous contribuerez ainsi à leur développement et faciliterez ainsi leur passage à l’école.

Amélie Fournier, orthophoniste

Julie Lapalme, conseillère pédagogique

Quand nos valeurs divergent

Les valeurs sont des principes moraux qui guident notre façon de réfléchir et d’agir. Elles proviennent de la famille et de la société dans laquelle nous avons évolué, des amis que nous avons côtoyés, de la formation que nous avons étudiée, des emplois que nous avons exercés. Comme les valeurs sont souvent bien ancrées à l’intérieur de nous, il arrive qu’elles provoquent des conflits entre des personnes. Comment alors s’en sortir?

Les valeurs éducatives

La façon d’éduquer des enfants varient d’une famille à l’autre et d’une éducatrice à l’autre. Cependant, elles peuvent se regrouper selon 4 styles d’intervention : le style autoritaire, le style démocratique, le style bienveillant et le style permissif. Dans le style autoritaire, c’est l’obéissance qui est prioritaire. Les valeurs qu’on y retrouve sont principalement la discipline et le respect de l’autorité. Dans le style démocratique, c’est l’intégration de bons comportements et de bonnes attitudes via l’apprentissage qui est mis de l’avant. L’autonomie, le respect de soi et des autres ainsi que la discipline sont les valeurs privilégiées. Dans le style bienveillant, on met de l’avant le développement harmonieux de l’enfant, tant à l’intérieur de lui que dans ses relations interpersonnelles. Pour ce faire, l’adulte s’intéresse aux pensées et aux émotions de l’enfant et lui communique les limites sociales et sécuritaires sous forme d’explications et de discussion. Les valeurs mises de l’avant ici sont l’amour de soi et des autres, la confiance, l’entraide, la communication, le respect et l’autonomie. Finalement, le style permissif favorise le plaisir et le bien-être dans le développement de l’enfant. Il met l’emphase sur l’estime de soi et la confiance en soi chez les enfants, au détriment souvent de la connaissance et du respect des limites. Les valeurs privilégiées sont alors l’épanouissement personnel, le plaisir et le bien-être. De nombreuses études ont démontré les retombées plus positives du style démocratique et du style bienveillant par rapport aux styles autoritaire et permissif.

 

Des rôles compatibles

Le parent et l’éducatrice ont des rôles qui à première vue peuvent sembler différents mais qui se rejoignent. Par exemple, ils ont tous les deux à cœur le développement de l’enfant. Ils ont pour mandat de s’assurer de son bien-être, de son développement optimal et de ses attitudes interpersonnelles. En ce sens, ils devraient être partenaires. Leurs objectifs sont les mêmes mais ce qui cause parfois des conflits, est l’emphase mise sur la façon d’atteindre ces mêmes objectifs. Les valeurs, d’ailleurs, pavent la voie à la manière d’atteindre ces mêmes objectifs. Maintenant conscients que ce qui vous rassemble est plus important que ce qui vous divise, je vous suggère d’identifier, que vous soyez parent ou éducatrice, ce que vous priorisez dans l’éducation de l’enfant. Tâchez de reconnaître le style qui vous ressemble le plus et les valeurs qu’il sous-tend. Il est alors possible de prendre rendez-vous avec l’autre parti pour discuter de ce qui vous rejoint et des différences que vous avez. Il n’est pas facile d’avoir un échange de qualité dans le cadre de la porte alors qu’il y a des enfants et des parents autour. Insistez davantage sur ce que vous avez en commun et tentez de trouver un accord sur ce qui vous distingue.

Des rôles différents

Malgré tout, il n’en demeure pas moins que vos rôles sont aussi différents. Le parent a le dernier mot sur l’éducation qu’il souhaite donner à son enfant à la maison, en autant que le développement de son enfant ne soit pas compromis au sens de la loi (Loi de la Protection de la Jeunesse, LPJ). Par contre, dans le milieu de garde, c’est davantage l’éducatrice qui, en fonction de sa formation et de son expérience de travail, privilégie certaines lignes directrices d’intervention auprès de l’enfant. Les connaissances de chacun sont aussi différentes. Le parent connaît son enfant depuis son moment de conception. Il connaît son évolution, les difficultés qu’il a rencontrées, les personnes qui l’ont côtoyé, sa personnalité, ses forces et ses défis. L’éducatrice connaît l’enfant depuis moins longtemps et ne possède souvent pas les informations permettant de se faire un portrait global de l’enfant. Par contre, au quotidien, elle passe davantage de temps avec l’enfant que ses parents et elle le voit évoluer dans un milieu de socialisation. Cela lui permet d’avoir un point de vue différent sur l’enfant.

En conclusion, pour que tout se passe bien, il est essentiel de vous situer en tant que parent ou éducatrice quant à vos valeurs éducatives et le style d’intervention qui y correspond. Échangez dans un moment qui vous est dédié sur vos attentes respectives quant à l’enfant et quant à l’autre parti (le parent ou l’éducatrice). Gardez en tête que vous êtes une équipe pour le mieux-être de l’enfant. Soyez également respectueux des champs de compétences de chacun et partagez entre vous l’information. Si vous y mettez chacun du vôtre, c’est l’enfant qui, en bout de piste, s’en retrouvera gagnant!

 

Geneviève Parent M.A.

Sexologue, psychothérapeute et conseillère parentale