La participation des parents aux activités du milieu

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Novembre et décembre 2009

Le CPE Chocolatine présente aux parents en début d’année un calendrier de sorties pour l’année. En effet, tous les groupes du CPE sont invités à participer à une sortie une fois par mois. L’objectif est de permettre aux enfants de vivre des activités différentes dans un contexte nouveau et de s’ouvrir sur de nouvelles connaissances. La participation du parent est sollicité afin d’assurer la sécurité dans chacun des groupes.

Carole, éducatrice des 2 ans fait une demande auprès des parents de son groupe. Une sortie aux courges en octobre est prévue et elle aimerait avoir trois adultes accompagnateurs pour cette activité. Comme un seul parent manifeste sa disponibilité comme accompagnateur, Carole remet en question la participation de son groupe pour la sortie prévue au calendrier. Elle se questionne également sur la pertinence d’avoir un calendrier d’activités pour l’ensemble du CPE.

Pour qu’une sortie soit sécuritaire pour le groupe, l’éducatrice doit prévoir un adulte pour deux enfants et ce quelque soit le type de sortie.

Les sorties sont pertinentes et riches d’expérience pour les groupes de 3 ans et plus. Avant trois ans, l’enfant a besoin de stabilité dans ses moments de vie et ce dans un cadre connu. Pour profiter d’une sortie, il faut suffisamment d’intérêt sur le sujet mais aussi du plaisir à se retrouver dans un contexte de nouveauté. L’enfant de 18 mois /2 ans a besoin de sécurité pour s’ouvrir à de nouvelles expériences. La sortie devient sécurisante lorsqu’elle est faite en présence de papa, maman, frères et sœurs. Ses repères affectifs lui permettent alors de s’ouvrir à la découverte.

Il faut reconnaitre que de septembre à décembre l’énergie est mise pour s’adapter au fonctionnement du groupe. L’éducatrice doit assurer la création de liens avec l’enfant et son parent avant de penser à une sortie.

Après la période d’adaptation, il peut être pertinent de proposer des activités spéciales à faire avec les groupes de 3 ans et plus. Son imagination débordante lui permet de s’ouvrir sur le monde, de vivre des moments magiques avec ses amis(es) du CPE. Pour le parent accompagnateur, observer son enfant dans le groupe lui permet de le découvrir sur le plan social, voir l’éducatrice de son enfant intervenir avec le groupe peut être rassurant. C’est une façon pour le parent d’apprendre sur son enfant.

Pour que la sortie proposée par le CPE Chocolatine soit adaptée et riche d’expérience le milieu doit se questionner sur :

  1. L’intérêt et le goût des enfants pour ce type d’activité.

  2. La sécurité du ratio et des lieux.

  3. La maturité du groupe à participer.

À la lumière de ce questionnement, il est difficile d’imaginer un calendrier de sorties pour l’année avant même de connaitre son groupe d’enfants !!!!

Nous gagnons à porter nos actions sur les besoins des enfants….

Josée Lespérance

Enseignante en TEE

Les arts plastiques bien plus que du bricolage!

Liette Parent, Bac. Enseignement des arts visuels
Novembre 2011

www.avecl’enfant.com

LietteParent

Saviez-vous quand faisant  vivre des expériences créatrices à l’enfant, vous développez chez lui bien plus que sa créativité.

Il est prouvé que les arts plastiques favorisent le développement global de l’enfant: cognitif, psychomoteur, affectif, langagier et social? En plus de stimuler ses facultés d’attention et de concentration. En faisant des activités créatrices avec l’enfant vous toucherez à plusieurs dimensions de son développement, en voici quelques exemples :

LA DIMENSION COGNITIVE

En manipulant plusieurs matériaux, en transformant la matière et en touchant à différentes textures lors de ses  activités en arts plastiques, l’enfant développe ses sens, acquiert  des connaissances et des habiletés nouvelles. C’est une façon pour lui de découvrir le monde qui l’entoure. C’est pour cette raison que le personnel éducateur qui œuvre auprès des enfants a le devoir de présenter des activités créatrices, diversifiées et enrichissantes. Les activités proposées doivent susciter des questionnements, des réflexions chez l’enfant et stimuler son imagination, afin de développer chez lui le sens de la découverte et de la débrouillardise.

LA DIMENSION PHYSIQUE ET MOTRICE

En manipulant divers outils : pinceaux, spatules, ciseaux etc., en laissant des traces dans la matière, en dessinant des formes fermées par exemple,  l’enfant apprend ainsi à contrôler ses gestes à développer sa motricité fine. Les arts plastiques favorisent également le développement des habiletés motrices tel que :  le rythme, la coordination. De plus, chez certains enfants, ces activités pourraient aller même jusqu’à libérer certaines tensions.

LA DIMENSION LANGAGIÈRE

Très souvent, les enfants accompagnent leur dessin de narration. Le dessin peut devenir un bon élément déclencheur, afin d’inciter l’enfant à s’exprimer davantage.  Encouragez le à raconter ce qu’il a dessiné, aidez-le à trouver les bons mots, car c’est aussi une belle occasion pour lui d’enrichir son vocabulaire.  Et  finalement, intéressez-vous à ce qu’il raconte, il se sentira compris et écouté, c’est bon pour pour son estime de soi.

LA DIMENSION AFFECTIVE

Saviez-vous que la pratique du dessin chez le jeune enfant est étroitement liée à cette dimension. Par exemple, chez l’enfant de 3-4 ans le choix des couleurs est purement émotif et reflète son affectivité. L’enfant spontanément aime les couleurs et il peut dessiner une vache rouge tout simplement parce qu’il affectionne cette couleur (C’est une couleur qui le fait vibrer). Et de plus, saviez-vous que chez l’enfant de 4 à 6 ans la représentation d’un objet ou d’un personnage est souvent en corrélation avec la valeur émotive que l’enfant lui donne. Il dessine en gros ce qui est important pour lui,  par exemple les gens qu’ils affectionnent : papa, maman etc. On dit souvent qu’une image vaut mille mots, soyez attentifs aux images que produisent votre enfant, cela peut vous donner de bons indices sur ce qu’ils ressent, mais attention aux interprétations un peu trop hâtives, car ce n’est pas parce qu’il fait un dessin tout en noir qu’il est automatiquement triste ou déprimé,  il faut mettre celui-ci dans un contexte, vérifier d’autres facteurs de son environnement avant d’en tirer conclusion.

LA DIMENSION SOCIALE ET MORALE
Les arts plastiques offrent aussi à l’enfant l’occasion d’apprendre à entrer en relation avec d’autres, à exprimer et à contrôler ses émotions. Dans les activités d’arts plastiques, il est souvent appelé à partager des matériaux, c’est une belle occasion pour lui d’apprendre :  les notions de partage et de respect. (Attendre son tour, sans trop s’impatienter…) L’enfant peut également  apprendre de ses pairs et échanger de bonnes idées avec les autres. Par exemple, lors d’une activité de sculpture, Jérémie se décourage, il se fâche parce qu’il n’arrive pas à faire tenir ses deux morceaux ensemble (Les activités en trois dimensions posent souvent ce type de défi) Encouragez-le à aller voir un ami qui a réussi son collage  «Allez va demander à Émile comment il a fait?» pour ce dernier c’est aussi l’estime de soi qui sera encouragé.

Je vous encourage, donc à faire des activités créatrices avec l’enfant dès son jeune âge et à promouvoir dans votre milieu de garde des activités stimulantes autre que de simple bricolage à partir d’un modèle ou de photocopie. Le but, pour vous, n’est pas de leur montrer que vous êtes capable de faire des chefs-d’œuvres, mais plutôt de leur transmettre le goût d’explorer, de transformer et d’apprendre. Dernier conseil, amusez-vous autant que l’enfant, prenez plaisir à faire ce type d’activité, ne vous mettez pas trop de pression. Et dites-vous que pour lui comme pour vous les habiletés techniques viendront avec l’expérience et la pratique.

 

Et finalement,  je vous laisse sur cette réflexion :  «Tous les enfants sont des artistes. Le problème, c’est de le rester une fois adulte.» (auteur inconnu)

 

Liette Parent (Bac. Enseignement des arts visuels)

Spécialiste en arts plastiques. Je possède de nombreuses années d’expérience dans ce domaine (De la petite enfance à l’âge adulte…). J’offre des formations/ateliers qui s’adressent aux éducateurs(trices) de la petite enfance et aux parents qui sont soucieux de proposer des activités créatrices de qualité qui stimuleront le développement de l’enfant, voici quelques une de mes formations :

  1. «Les arts plastiques un jeu d’enfant: transformer, explorer, découvrir… »
  2. « L’évolution des stades graphiques chez l’enfant»

Voici mes coordonnées :

www.petiteecoledesarts.com (Voir dans la section perfectionnement, pour la description complète de mes formations)

819-205-0654   liette@petiteeecoledesarts.com

Observer pour mieux planifier

Voilà déjà 5 ans que Marion est éducatrice du groupe des 4 ans. Elle constate que ses activités n’ont pas toujours le même succès. À chaque année, elle se voit obligé de revoir sa planification et doit même parfois réinvestir du temps à chercher d’autres activités. Trop souvent, elle s’est retrouvée devant un groupe peu enthousiasme à ses idées. Une activité super populaire peut ne pas être appréciée l’année suivante… mais pourquoi? Marion aime pourtant son travail et elle met toujours autant de rigueur à la préparation de ses activités. Elle a de la facilité avec ce groupe d’âge et elle connaît bien les goûts et intérêts des 4 ans. Marion se questionne sur sa planification; elle ne voudrait surtout pas revivre les mêmes difficultés. Doit-elle refaire la même planification sans rien changer? Doit-elle faire plus d’activités pour préparer son groupe à l’école? Travailler davantage la concentration, l’autonomie ou peut-être la motricité fine pour développer les habiletés nécessaires pour l’écriture? Son questionnement se poursuit jusqu’au jour où Lorraine, une stagiaire de 2 e année en techniques d’éducation à l’enfance l’oriente dans ses réflexions.

Pour bien des éducatrices, l’observation est une activité spontanée et naturelle. Elle est souvent utilisée en service de garde pour mieux connaître l’enfant sur le plan de son développement ou pour comprendre un comportement problématique. Les outils comme les grilles et les tableaux permettent de rapporter des faits objectifs et limitent les interprétations. Les données d’observation recueillies sur grille, permettent à l’éducatrice d’orienter ses interventions dans le but de mieux faire cheminer l’enfant. Rares sont les éducatrices qui observent le groupe pour planifier leur programme d’activités. Marion découvre, en discutant avec sa stagiaire que son premier objectif de stage est de faire de l’observation participative avant même de penser à développer des idées d’activités. Lorraine doit prendre le temps d’observer leurs goûts, intérêts et leurs limites comme groupe. Quelles sont les actions qu’ils répètent? Quels sont les jeux qu’ils aiment faire? Quels sont leurs échanges? Qu’est ce qui les fait rire? Comment gèrent-t-ils leurs conflits? Quel est le niveau de développement de l’ensemble du groupe sur le plan moteur, cognitif, social et affectif? Ces observations permettront à Lorraine de connaître les enfants afin de mieux saisir leurs besoins. Les données recueillies serviront à planifier, structurer et organiser des activités adaptées au groupe. Marion découvre en parlant avec sa stagiaire qu’il est bien difficile de planifier des activités sans connaître le groupe. Marion constate que ne pas utiliser l’observation pour planifier c’est comme bâtir une maison sans fondation.

En observant le groupe, elle découvre qu’Émilie est souvent dans le coin autos avec Pierre-Luc; ils organisent des circuits pour faire des routes avec les voitures. Elle constate que Luce, Claudie et Marie-Éve aiment beaucoup faire des jeux de table qui demandent des habiletés en motricité fine. Quant à Juliette et Alexis, ils sont dans le coin déguisements et se font différents scénarios et pour ce qui est de Charles, elle remarque qu’il est souvent seul (le fait de venir 3 jours semaine au CPE ne lui permet pas de faire «SA» place auprès du groupe). Plusieurs autres observations aident Marion à identifier les besoins de son groupe de 4 ans.

La mise en commun de ses observations avec celles de sa stagiaire confirme que le groupe a besoin davantage de place pour être autonome et prendre de l’initiative. Le fait de démontrer de l’intérêt pour des jeux de manipulation lui indique qu’il pourrait être intéressant de nourrir les coins par des objets qui demandent de la précision et de la minutie. Par exemple, avoir différents types de petits objets qu’ils peuvent classer, aligner, sérier et s’inventer des jeux. Offrir dans le coin autos du matériel de récupération, pour permettre d’organiser leurs jeux d’une toute autre façon. Par exemple, leur permettre de faire des chemins avec du papier collant coloré, mettre des boîtes à souliers pour faire des garages, installer le tapis de voitures au mur plutôt qu’au sol. Le coin déguisements est populaire pour certains enfants, ajouter du matériel qui stimule l’imagination, par exemple un clavier d’ordinateur, des sacs d’épicerie, des articles de coiffure, articles à mettre dans les sacs à mains (tablette de papier, crayon, porte monnaie, lunette de soleil) etc. Ajoutez dans le coin livres, des cartes postales, cartes de fête, des albums photos de chacun des coins avec les enfants en action, des circulaires, revues d’autos. Ce coin peut être l’occasion pour Marion d’échanger avec Charles.

Marion constate que ses observations sont riches d’informations. La planification de ses observations avec des objectifs plus précis lui permet de mieux voir les besoins. Elle remarque que cette nouvelle approche change de beaucoup sa façon de voir son travail d’éducatrice. En effet, elle n’est plus celle qui apporte, propose et même impose ses idées pour répondre à sa planification. Maintenant, elle regarde et cherche à voir les intérêts, goûts et besoins de son groupe actuel. Ce changement lui permet d’être attentive à chacun des enfants, sensible aux différences et même créative pour apporter de nouvelles stimulations. Elle considère avoir plus de temps avec chacun des enfants car son rôle n’est plus d’animer, de montrer et même d’enseigner mais plus de suivre et de supporter l’évolution de chacun des enfants. En fait, Marion n’est plus au centre des enfants mais les enfants au centre de ses préoccupations!

Lorraine est en stage depuis trois semaines, elle participe aux jeux des enfants, elle note ses observations, elle apprend à les connaître, elle identifie de plus en plus les intérêts des enfants. Lorraine découvre qu’ils aiment bien les insectes, qu’ils lui posent souvent des questions sur la vie de ces derniers, qu’ils cherchent dans la cour des vers de terre, araignées, des coccinelles. Elle profite de cette préoccupation du groupe pour alimenter leur intérêt. Elle apporte des livres et des revues sur le sujet. Elle cache des insectes en plastique dans des boîtes à souliers remplies de sable. Elle organise un safari d’insecte dans la cour, chacun cherche des insectes à mettre dans sa chaudière. Elle permet, aux enfants qui le désirent, d’étudier leurs trouvailles avec des loupes. Lorraine a eu beaucoup de plaisir à voir les enfants vivrent ces différentes expériences scientifiques qui découlent de ses observations et de sa grande sensibilité aux enfants.

Marion et Lorraine sont maintenant convaincues «qu’observer pour mieux planifier c’est l’affaire de tous!»

Ce texte m’a été inspiré par mon travail de superviseure de stage. Lorraine, étudiante de deuxième année en techniques d’éducation à l’enfance m’a permise de faire ses belles découvertes. Merci pour ta générosité!

Faire bouger le tout-petit à sa mesure… Comment adapter nos activités physiques à nos tout-petits.

Josée Lespérance, enseignante TÉE

Janvier 2013

www.aveclenfant.com

 

Comme tous les matins, j’écoute l’émission Salut  bonjour! en me préparant pour aller au travail. Mais ce matin-là, j’ai vraiment été surprise de voir la vidéo que Gino Chouinard présentait.  Nous voyons un enfant au bas de la piste de ski, tellement vidé de ses énergies qu’il dort debout  sur ses deux skis et finit par tomber à la renverse. La scène qui se veut humoristique m’a fait réfléchir sur les attentes  élevées que nous avons parfois envers nos enfants. Malheureusement, je trouve la situation bien triste, comment un jeune enfant peut se rendre au bout de toutes ses forces sans que personne  l’arrête? Voir Vidéo (www.nokenny.com/un-gamin-dort-debout…).

Peut-être me diriez-vous que c’est l’enfant qui désire faire du ski !!!! Je pratique moi-même ce sport depuis plusieurs années, et je n’ai jamais vu un enfant de 3 ans faire une crise à son parent pour faire du ski.

Un enfant de 3 ans a peu d’expérience physique pour exercer un sport qui demande une technique aussi précise. Des pré-requis sont nécessaires pour bien maîtriser la glisse sur la neige. Par exemple, avoir marché sur différents sols puisse qu’il va devoir s’adapter aux différentes surfaces de neige. (glacée, granulée, collante) etc. L’immaturité du système nerveux  central  ne permet pas au jeune enfant de vivre avec plaisir et succès la pratique du ski alpin. Il est nécessaire que  le mouvement volontaire devienne un automatisme. Pour y arriver, l’enfant a besoin d’expérimenter plusieurs situations  motrices qui lui permettront de connaitre son corps et ses limites. Les moyens qu’il va développer pour se déplacer, garder l’équilibre, avoir le contrôle de son corps et ajuster son pas serviront à rendre ses gestes matures et fluides pour  ce type de sport en particulier.

Le jeune enfant n’est apte à faire l’évaluation des distances de freinages à la pratique sécuritaire du ski alpin.  Ce qui explique l’usage de différentes techniques qui relient l’enfant à l’adulte que nous pouvons voir parfois sur les pistes. Il faut également observer que pour certains enfants, il est difficile de se contrôler et s’arrêter lorsqu’ils ressentent l’excitation de la descente. Que dire de la concentration exigée pour l’exécution de l’ensemble de  ces habiletés. C’est pourquoi  il est facile de comprendre  la  fatigue extrême de l’enfant sur la vidéo.

Par contre, encourager la descente du grand frère ou de sa grande sœur, laisser l’enfant marcher avec des bottes de ski, manipuler l’équipement, se promener en traineau au bas des pistes, dîner en famille dans le chalet de ski, etc. sont des actions qui influencent positivement l’enfant dans l’exercice de ce sport. Son implication dans l’environnement souhaitée devient une source importante de motivation pour plus tard.

Sachez que prendre le temps d’observer les réactions et les signes de fatigues manifestés chez son l’enfant, c’est lui permettre d’anticiper des habitudes de vie comme adulte de demain.

Contrairement à ce que nous pouvons penser, la participation à un sport structuré comme par exemple être dans une école de ski demande beaucoup moins physiquement que le jeu libre. En effet, le sport structuré fait appel à plus de périodes d’inactions, car l’enfant doit suivre le rythme du groupe, écouter les consignes et respecter les temps d’arrêt. Alors que, le jeu libre permet à l’enfant de réagir davantage aux imprévus et par le fait même avoir une dépense énergétique beaucoup plus grande.

Je vois de plus en plus dans les milieux de garde de l’intérêt à faire bouger les enfants ainsi que leurs familles. Le défi Pierre Lavoie propose des moments de bougeottes aussi simples que de faire courir les plus vieux sous les yeux observateurs des plus petits, aller prendre une marche en famille après le souper. Les enfants amassent au CPE et à la maison des cubes d’énergies. Ces cubes peuvent le prétexte  à la fin du défi pour organiser une fête en famille au CPE. Une belle façon d’influencer le goût de bouger de tous.

Comme parent, nous avons à servir de modèle en adaptant nos sorties sportives aux limites de nos petits.

Voilà une belle façon pour que notre enfant dorme dans son lit le soir venu plutôt que sur ses skis….

Je vous recommande fortement  le livre de François Cardinal, Perdu sans la nature qui fait l’éloge des activités familiales en plein air.

Préparer l’enfant à l’école, sans faire l’école!

Josée Lespérance, TÉE

Janvier 2014

www.aveclenfant.com

Mon travail de formatrice me permet de travailler avec plusieurs équipes d’éducatrices. Je constate une préoccupation constante dans les milieux concernant la préparation des enfants à l’école et ce surtout pour les groupes de 4-5 ans. Certains milieux répondent aux désirs des parents en  offrant des cours d’anglais, danse, gymnastique. D’autres, vont jusqu’à placer dans l’horaire des groupes de 4 ans, des périodes de pré-maternelles. L’apprentissage de lettres, chiffres, petits cahiers d’exercices à compléter. Les demandes des parents viennent parfois bousculer les valeurs profondes des éducatrices. L’enfant doit rester le centre de nos préoccupations. Lorsque nos observations nous permettent de croire que l’enfant ne vit pas de plaisir et de succès dans ce qu’il lui est demandé et même parfois imposé sous prétexte de le préparer à l’école, c’est que les exigences proposées, sont des contraintes et des défis trop élevés. L’éducatrice doit se centrer sur les réels besoins des enfants et sensibiliser le parent aux apprentissages de son enfant par le jeu. Les expériences clés sont des outils  qui mettent en valeurs les actions de l’enfant qui seront utiles pour l’école.

Voir les expériences clés, ACCUEILLIR LA PETITE ENFANCE, le programme éducatif des services de garde du Québec. (Mise à jour 2007)

En voici quelques exemples :

  • -Lorsque que l’enfant enfile des boules sur un cordon, range des petits objets dans un contenant, empile des bouchons, ces actions permettront à l’enfant de tenir un crayon avec précision afin de se situer entre deux lignes pour écrire.
  • -Lorsque le milieu met en place un système d’étiquetage  (images/mots) pour identifier le matériel mis à la disposition de l’enfant, il favorise la pré-lecture chez le petit.

-Lorsque l’enfant s’amuse à faire un parcours (sauter, marcher sur une corde, passer en dessous d’une table) ces actions lui permettent de reconnaitre les possibilités de son corps tout en se situant dans l’espace. C’est un pré-requis important pour l’écriture.

  • -Lorsque l’enfant regarde un livre et suit de gauche à droite avec son index le texte écrit, il se prépare à la lecture.
  • -Lorsque l’enfant fait des gâteaux dans le sable et compte le nombre de chandelles représentées par des bouts de bois, il fait des pré-mathématiques.
  • -Lorsque l’enfant joue dans le sable et qu’il transporte des chaudières avec ou sans sable. Ces actions font appels aux poids et mesures.

 

Ces exemples sont peu nombreux mais démontrent que c’est dans le jeu que l’enfant fait ses apprentissages préparatoires à l’école. Pour le parent, il est parfois difficile de voir par de simples gestes tous ce que son enfant  développe. C’est à l’éducatrice de mettre en valeur dans sa planification de ses activités les actions qui seront des  pré-requis  utiles à ses apprentissages scolaires (Les expériences clés).

Le programme éducatif des centres de la petite enfance du Québec nous dit que pour faciliter l’entrée de l’enfant à l’école, le milieu de garde doit lui offrir la possibilité d’acquérir plusieurs attitudes et habiletés qui lui seront utiles pour une rentrée réussie. Voici de quoi il s’agit….

  • -Confiance en soi.
  • -Le goût d’expérimenter.
  • -Exprimer son point de vue.
  • -Une bonne capacité d’attention et de concentration.
  • -La capacité de résoudre des problèmes.
  • -Une bonne motricité globale et fine.
  • -Un langage clair et un vocabulaire étendu.
  • -Une capacité à apprendre de vivre en groupe.
  • -Une possibilité de suivre des routines.
  • -Une capacité de respecter des consignes

Réf: ACCUEILLIR LA PETITE ENFANCE, le programme éducatif des services de garde du Québec. (Mise à jour 2007,  Page 9)

Plusieurs recherches démontrent qu’un milieu de garde de qualité est l’endroit par excellence pour préparer l’enfant à la maternelle. Lorsque celui-ci offre un environnement chaleureux, sécuritaire, où les expériences sont variées.

Dans un contexte scolarisant où l’enfant est exposé à donner une bonne ou une mauvaise  réponse, certains enfants vivront un niveau de stress dont ils peuvent  difficilement contrôler. « L’imposition d’attentes irréalistes au niveau du développement cognitif freine ou ralentit le temps de jeu par des apprentissages prématurés et exige de l’attention au-delà de des capacités du jeune enfant » (Tiré de la formation Attention! Enfants sous tension! Sylvie Bourcier). Les exigences ont un seul but, préparer l’enfant à l’école….

 

Le jeu libre est une source indéfinie d’apprentissage préparatoire à l’école. Il développe les habiletés sociales et langagières, stimule les découvertes, les initiatives, la résolution de problèmes, la capacité de faire des choix. Il laisse place à l’expression de la créativité, la manipulation et  l’exploration. Observer, soutenir, encourager, guider l’enfant et mettre en place du matériel stimulant c’est reconnaitre le jeu comme la voie royale des apprentissages. C’est aussi, respecter le réel besoin de l’enfant en lui donnant  le sentiment d’être capable  de vivre du succès. Est-ce cela, préparer l’enfant à l’école sans faire l’école ????

Voir en annexe : Ce qui est important d’observer chez l’enfant avant l’entrée à la maternelle…

Annexe :

Ce qui est important d’observer chez l’enfant avant l’entrée à la maternelle…

  1. L’enfant est capable de se séparer de ses parents sans angoisse ou d’inhibition.
  2. L’enfant est capable de faire le choix de jeux ou d’activités.
  3. L’enfant est capable d’exprimer ses besoins ou de faire ses demandes.
  4. L’enfant est capable d’exprimer ce qu’il ressent.
  5. L’enfant est capable de prendre soin de ses effets personnels (retrouver ses souliers, son sac à dodo).
  6. L’enfant est capable de s’habiller et de se déshabiller.
  7. L’enfant est capable d’utiliser les toilettes et se laver les mains.
  8. L’enfant est capable de participer à des activités en petit-groupe.
  9. L’enfant est capable d’avoir du lien social avec les autres enfants.
  10. L’enfant est capable d’entrer en contact avec les adultes.
  11. L’enfant est capable d’apporter son aide à un autre enfant.
  12. L’enfant est capable de participer à une conversation (tour de parole, écoute).
  13. L’enfant est capable de contrôler ses élans moteurs (marcher à l’intérieur, s’asseoir pour manger, parler à voix basse lorsque demandé).
  14. L’enfant est capable d’attendre son tour pour obtenir quelque chose (délai raisonnable).
  15. L’enfant fait preuve de coordination visuo-motrice. Par exemple, enfiler des boules sur un cordon, ranger des petits objets dans un contenant, empiler des sous.
  16. L’enfant maîtrise bien le langage oral tant au niveau de la compréhension que l’expression. Il fait des phrases complètes, utilise des mots de liaisons.
  17. L’enfant est capable de reconnaitre des sons identiques (amour, tambour).
  18. L’enfant est capable de s’amuser seul pendant 20 /25minutes.
  19. L’enfant est capable de continuer son jeu, sa tâche malgré les distractions.
  20. L’enfant est capable est capable de suivre une consigne verbale ayant trois éléments ou une série de trois mouvements. Il saura quoi faire en premier, en deuxième et en dernier.
  21. L’enfant est capable de s’orienter dans l’espace. Il saura se diriger  près, loin, à côté, sur, au-dessus, en dessus d’un élément.
  22. L’enfant sait reconnaitre un ensemble d’éléments ayant l’une ou l’autre des caractéristiques suivantes: pareil, différent, plus que, moins que, autant que.
  23. L’enfant est capable de repérer un élément spécifique disposé dans un ensemble d’éléments. Il saura par exemple reconnaitre la maison bleue sur une carte postale illustrant un petit village de maisons colorées en campagne.
  24. L’enfant pose des questions sur divers sujets.
  25. L’enfant est capable d’identifier les effets ou les conséquences d’un geste posé, par exemple un dégât de lait parce qu’il en a trop versé.

À la maternelle, l’enfant  aura l’occasion de développer davantage ses compétences. Il sera dans l’action, faisant des activités ou en réalisant des projets.

Référence: Sylvie, Bourcier, Le grand monde des petits de 0-5ans, mon enfant est-il prêt pour la maternelle. Pages 151, 152,153. Ed du CHU sainte Justine.

Comment adhérer aux saines habitudes?

Josée Lespérance, enseignante TÉE

Octobre 2014

www.aveclenfant.com

Inspiré du cadre de référence GAZELLE ET POTIRON, je me suis penchée sur les 4 environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur chez nos tout-petits pour proposer des pistes d’actions que le service de garde peut mettre en place pour adhérer à de saines habitudes.

Intervenir sur les environnements permettra une saine alimentation et des occasions fréquentes de bouger et de s’adonner au jeu actif. Voici donc comment…

1-Environnement Physique : L’environnement physique est de mettre en place un environnement et du mobilier adéquat pour répondre aux besoins de tous. Par exemple, pour les repas avoir du mobilier adéquat pour que l’enfant y soit confortable, avoir des espaces dans le local pour bouger, matériel polyvalent qui oblige l’enfant à explorer et manipuler de différentes façons.

2-Environnement Socioculturel : L’environnement socioculturel est de reconnaitre l’importance de bien s’alimenter pour bouger adéquatement. L’attitude de l’éducatrice est vitale, elle doit mettre en place des règles de sécurité, identifier le potentiel de chacun des enfants, aller chercher la collaboration des parents. Le milieu doit créer un mouvement d’équipe pour permettre de saines habitudes. La sensibilisation de chacun des acteurs assure la réussite de cet environnement. Par exemple, consommer avec enthousiasme le même repas que l’enfant, faire une banque d’activités qui bouge à faire à la maison. Inviter les parents/enfants à expérimenter les activités au service de garde lors d’une journée spéciale.

3-Environnement Politique : Cet environnement donne le ton du service de garde, avoir une politique connue de tous pour préciser l’importance d’une saine alimentation, du jeu actif et du développement moteur des enfants dans le service de garde. Présenter des alternatives dans votre politique. Par exemple, une journée de grand froid il est possible d’être actif à l’intérieur dans la salle multifonctionnelle, dans le local de l’enfant en déplaçant des meubles. Suivre la charte de température du ministère pour prendre une décision.

4-Environnement économique : Cet environnement fait appel à l’argent pour soutenir l’environnement physique et socioculturel. Le milieu doit penser à des moyens pour réduire certains coûts. Par exemple, faire des achats alimentaires regroupés, faire l’inventaire du matériel pouvant servir à des jeux actifs plutôt que d’acheter du nouveau matériel. Utiliser de la récupération pour inventer des jeux.

On sait tous que la petite enfance est la période cruciale pour créer de saines habitudes de vie. Le service de garde est le lieu par excellence pour sensibiliser l’enfant et sa famille dans ce sens.

Nous constatons que le tout-petit est de plus en plus sédentaire, selon l’enquête canadienne sur les mesures de santé en 2007 au Canada, 62% des enfants passent la majorité de leur temps d’éveil à des activités sédentaires, soit 8.6 heures par jour en moyenne.

D’après la société canadienne de pédiatrie en 2012, seulement 7% des enfants de 1 an à 4 ans répondent aux nouvelles directives canadiennes en matière d’activité physique. Les enfants devraient faire environ 90 minutes d’activités physiques d’intensité moyenne à élevée durant sa journée.

Sachant que 52% des enfants Québécois fréquentent un service de garde, nous sommes un acteur principal pour encadrer l’enfant à de saines habitudes de vie.

(Référence statistiques : Veilleaction.org)

Voici quelques pistes d’actions que le service de garde peut faire :

1-Mettre plus d’activités physiques au programme : Le service de garde mise beaucoup sur des activités cognitives et des activités de motricité fine. L’activité motrice est parfois oubliée  pour la réalisation de beaux bricolages. Intégrer aux routines quotidiennes des activités physiques est une avenue prometteuse pour augmenter le temps actif des enfants 2 à 5 ans. C’est une façon de faire acquérir des habiletés motrices pour en assurer un développement adéquat. : « Sans des habitudes motrices suffisamment développées l’enfant risque de vivre des difficultés d’apprentissage dès ses premières années scolaire ». (Référence : veilleaction.org)

2-Prévoir de l’espace pour l’activité physique : Il est observé que le mauvais temps et le froid limitent les occasions de bouger à l’extérieur. Il est donc important d’avoir un coin pour bouger à l’intérieur au même titre qu’un coin lecture. Offrir aux enfants la possibilité de bouger limite les conflits et réduit par le fait même les interventions négatives de l’éducatrice. Il est important que le milieu se dote d’une politique pour augmenter le temps passé à l’extérieur. « Des recherches démontrent que le milieu extérieur constitue un milieu riche et permet d’augmenter le niveau d’activités physiques d’intensité moyenne à élevée. » (Référence : Portrait du développement moteur et de l’activité physique au Québec chez les enfants 0-9 ans, Claude Dugas PH.D et Mathieu Point M.SC.

3-Le jeu libre au programme : L’enfant bouge plus en jeu libre qu’en jeu structuré car il va à son rythme avec moins de contraintes. Nous observons que le jeu libre n’est pas toujours utilisé comme il se doit. Or, plus nous organisons les enfants dans des jeux structurés moins ils prennent de l’initiative et moins ils sont actifs. Lorsque l’enfant est en attente pour poursuivre une activité, son temps de jeu est réduit. Des enfants inscrits à des cours de ballet, natation dépensent moins d’énergie qu’un enfant qui s’amuse en jeu libre dans la cour.

4-Le rôle de l’éducatrice : Il est prouvé que l’enfant est plus actif lorsque du matériel stimulent est à sa disposition. L’éducatrice doit davantage planifier des mises en scène pour créer de l’intérêt chez l’enfant que des activités dirigées. Prendre le temps d’observer ce qu’ils aiment faire permettra de mettre à la disposition de l’enfant des scènes qui susciteront la découverte et l’expérimentation. Par exemple, le groupe de 4 ans aiment jouer au ballon. Placer dans un coin du local différentes cibles pour lancer (drap suspendu avec des cercles découpés, des boîtes au sol de différentes grosseurs, des cerceaux suspendus, etc.). Ajouter des ballons afin de permettre à tous d’expérimenter. La mise en scène doit être planifiée et organisée au même titre que l’activité dirigée et peut-être transportée aussi à l’extérieur.

5-Le matériel : Contrairement à ce que nous pouvons penser, le matériel de grosse dimension comme un module de jeu place moins l’enfant dans l’action. Le matériel comme des ballons, des cerceaux, des foulards font bouger davantage les enfants. Il est donc important d’avoir un sac avec du matériel pour nos sorties au parc, des bacs thématiques pour des mises en scène dans la cours sont des outils qui peuvent faire la différence.

Adhérer à de saines habitudes de vie demande au milieu garde de la motivation à entreprendre des changements. Ces changements ne peuvent se faire tous en même temps ni se faire seul. Une étape à la fois pour réaliser les changements souhaités permettra à chacun des acteurs à s’adapter. « SAVEZ-VOUS QUE ??? Le changement se fait plus facilement s’il est décidé et soutenu par une équipe et des partenaires motivés que par des gestionnaires et administrateurs convaincus » (Cadre de référence GAZELLE ET POTIRON).

Comment pouvons-nous permettre au tout-petit de bouger tout en étant adapté au multiâge?

Comment pouvons-nous concilier l’ensemble des besoins d’un groupe de poupon, trottineurs, bambins. ?

Le mouvement est pour le jeune enfant essentiel pour se développer adéquatement. Plus nous lui permettons de s’exercer, de bouger, de manipuler, d’explorer avec son corps, mieux le tout-petit connaît et contrôle son environnement. En multiâge, il est important d’avoir du matériel polyvalent en offrant autant au petit qu’au plus vieux de vivre une motricité adaptée à ses besoins. Le matériel doit être sécuritaire et permettre plusieurs possibilités d’expérimentation. L’accompagnement de l’adulte dans ce type de jeux ne peut que suggérer des façons de jouer et ouvrir sur d’autres idées provenant des enfants.

Matériel

  • Foulards de différentes grandeurs et textures;
  • Grandes couvertures;
  • Mouchoirs

Utilisation

Foulards
Utilisés pour tous les âges en autant qu’ils sont légers et un peu transparents, ce qui permet plus de mouvements dans les airs.

  • Faites effectuer des mouvements au rythme de la musique
  • Lancez le foulard et assoyez-vous avant qu’il retombe
  • Déposez-le sur la tête et souffler,
  • Regardez au travers
  • Utilisez-le comme cape et courez
  • Mettez-le dans votre pantalon en arrière – comme une queue sauvez-vous pour ne pas vous faire enlever la queue
  • Un jeu de miroir – suivez le mouvement de l’autre avec un foulard
  • Jouezà mettre son nez, son soude, pied, etc. sur le foulard.
  • Faites des jeux de langage avec les imprimés du foulard. Par exemple, jouer à se déplacer vers un foulard et puis vers un autre («tout le monde sur le foulard avec les fleurs», «le foulard avec l’ourson», etc.)

Grandes couvertures

  • Utilisez-la comme le parachute en mouvement libre ou pour se coucher en dessous
  • Mettez-la sur la corde à linge pour jouer a passer dessous
  • Faites une cabane pour raconter une histoire
  • Faites un cadeau, chacun s’enveloppe dans une petite partie de la couverture
  • Cachez des objets en dessous de la couverture et devinez en manipulant sur le dessus de quoi il s’agit
  • Cachez un ami et amusez-vous à déviner qui est caché
  • Jouez au bâteau, faites semblant que la couverture est un bateau
  • Faites des ronds découpés dans la couverture et suspendez-la sur la corde à linge. Lancer un ballon dans les trous, un peu comme un jeu de poches géant.

Mouchoirs

  • Faites un jeu de course de mouchoirs en soufflant avec une paille
  • Mettez-le sur notre visage et le faire soulever en soufflant.
  • Mettez-le sur différentes parties de notre corps.
  • Inviter les enfants à se déplacer à deux avec chacun un morceau de mouchoir dans leurs mains et puis il le déposent un endroit spécifique.
  • Suspendez-le et soufflez sur le mouchoir pour le faire voler

Objectifs

  • Développer la motricité fine et globale
  • Développer la coopération
  • Développer la possibilité de se relaxer par les exercices qui permettent de souffler
  • Développer la tolérance à la proximité physique
  • Développer l’aspect cognitif
  • Développer l’organisation spatiale
  • Développer l’organisation temporelle et le sens du rythme
  • Développer la coopération
  • Permet l’activité multiâge

Comment expérimenter la peinture avec le tout-petit en multiâge?

Il est parfois difficile pour une responsable en milieu de garde familial de concilier les besoins de grande motricité du petit et la pratique de la motricité fine du plus grand.

Lorsque nous travaillons en multiâge, notre plus grand défi est de répondre aux besoins des enfants de différents âges qui constituent notre groupe. Pour y arriver, il faut éviter de faire des activités dirigées dont une seule catégorie d’enfants peut vivre du succès. Les attentes de la responsable doivent être différentes ainsi que les objectifs d’apprentissage. Le petit a besoin d’espace pour exercer des mouvements qui ne sont pas toujours contrôlés. Plus il s’exerce à faire des grands mouvements avec ses bras, plus il pourra maîtriser des gestes raffinés. Il est donc moins intéressant pour le 18 mois-2 ans de faire de la peinture sur une feuille 8X10. De même que d’utiliser de la peinture et des pinceaux, il faut avant tout lui permettre d’expérimenter avec du matériel qui lui offre une variété de manipulation et d’exploration.

Le matériel que je vous propose pour faire de la peinture peut être également utilisé par le plus vieux qui, lui, peut en retirer tout autant de plaisir et vivre d’autres apprentissages. En voici des exemples:

Matériel

  • Rouleau de peinture
  • Pinceau de peintre
  • Éponge recouverte d’un bas de nylon
  • Eau avec colorant
  • Jello, pouding

Objectif

Développer:
  • la découverte et l’expérimentation
  • l’organisation spatiale
  • la relation avec les pairs
  • la motricité fine
  • la proximité physique
  • la coopération

Utilisation

  • L’utilisation du rouleau, pinceau et éponge peut se faire avec de l’eau ou du colorant alimentaire et un peu d’eau à l’extérieur, soit sur la clôture, l’entrée du garage, la fondation de la maison ou les tuiles de patio. L’enfant peut utiliser de grands espaces variés.
  • La peinture au jello et pouding peut se faire avec les mains pour le petit pour lui permettre d’expérimenter la texture et de goûter. La surface peut être un grand papier brun collé au sol. Pour le plus vieux, vous pouvez ajouter des pinceaux ou tout autre objet de récupération pour faire la découverte des textures.
  • Dans les deux types d’utilisation, l’atelier de peinture est présentée plus comme une activité collective qu’individuelle dont chaque âge y trouve du plaisir.

Bonne expérimentation!

Comment transformer le jeu de la chaise musicale pour le multiâge ?

Des petits qui gigotent des grands qui se disputent une place des consignes répéter, qu’elle affaire ! Est-ce possible d’adapter ce jeu au besoin de tous ?

Il est bien connu, le jeu de la chaise musicale est composé d’éléments compétitifs puisque le jeu élimine des enfants à mesure qu’une chaise est enlevée. Ce qui ne permet pas à tous de participer du début à la fin du jeu. Lorsque nous sommes avec un groupe en multiâge, il est important de transformer des jeux compétitifs en jeux coopératifs. Pour amener une plus grande liberté dans l’exécution du mouvement selon l’âge de l’enfant, pour éliminer les pleurs d’un enfant qui ne gagne pas, pour améliorer la coopération entre les enfants, pour amener le plaisir entre eux et permettre la participation de tous malgré l’habileté de chacun. Le jeu coopératif c’est d’abord une façon et une attitude différente de voir le jeu, c’est une activité de plaisir où les éléments compétitifs sont limités. En voici un exemple.

Matériel

Il n’est pas souhaitable d’utiliser des chaises pour jouer à la chaise musicale car souvent les chaises sont une source d’accidents pour les plus petits qui ne sont pas encore en parfait équilibre. Utilisez des objets qui demandent beaucoup moins d’organisation tels que:

  • Feuilles de papier de couleur
  • Couverture
  • Feuilles d’automne
  • Papier à bulles
  • Petit tapis
  • Coussins
  • Dessins d’enfant

Objectifs

  • Développe l’aspect moteur, affectif et cognitif de l’enfant
  • Développe les habiletés sociales avec l’ensemble du groupe
  • Développe la tolérance à la proximité physique
  • Valorise l’enfant qui aide le plus petit
  • Limite l’attente
  • Fait participer le plus jeune malgré les différences au niveau des habiletés motrices

Utilisation

Le jeu ne consiste pas à éliminer les joueurs, mais bien de faire participer l’ensemble du groupe multiâge.

  • Fixez au sol autant de feuilles de papier de couleur, feuilles d’automne, petits tapis, coussins ou dessins que le nombre d’enfants (exemple: 6 enfants = 6 feuilles de papier de couleur). Au rythme de la musique, les enfants se déplacent librement dans la pièce. Lorsque la musique arrête, les enfants s’assoient sur une feuille de couleur. À chaque tour, une feuilles est enlevée, l’enfant doit partager sa feuille avec d’autres enfants. Pour terminer, lorsque tous sont assis sur une feuille de papier de couleur, ce qui fait en sorte qu’aucun enfant n’est éliminé du jeu même s’il n’a pas de feuille pour s’asseoir.
  • L’utilisation de la couverture, plus le jeu avance, moins il y a de place sur la couverture. À chaque arrêt de la musique, il y a un bout qui est plié pour limiter l’espace. À la fin, tous se retrouvent sur un petit bout de la couverture, tous bien collés les uns aux autres.
  • Le papier à bulles peut être utilisé comme une forme de défoulement. Lorsque la musique arrête, tous sautent sur le papier pour éliminer le plus de bulles possibles. Lorsque la musique reprend, les enfants se déplacent dans l’espace.

Bonne expérimentation!

Comment célébrer la fête de l’halloween en multiâge

Comment célébrer la fête de l’halloween en multiâge dans le plaisir tout en évitant l’anxiété chez le tout-petit ?

L’Halloween est une fête de plus en plus célébrée au Québec. Nous n’avons qu’à regarder les décorations devant les maisons, les costumes et les accessoires vendus en magasin pour comprendre l’importance que le grand public accorde à cette fête. Une fête qui est animée bien avant le 31 octobre.

Dans vos services de garde, c’est également une fête bien attendue avec du plaisir assuré et ce surtout pour les 3-4 ans. Ils aiment sortir de leurs routines, porter des déguisements, créer des ambiances nouvelles qui les enchantent. Présenter un repas avec comme menu une soupe aux sorcières, du jus à la citrouille et des biscuits en forme de fantômes augmentent le plaisir

Mais qu’en est-il pour le 18 mois-2 ans? Le petit vit cette fête d’une toute autre façon. Il est encore bien loin de ce côté imaginaire qui lui procure plus de peur que de plaisir. Il a encore besoin de beaucoup de stabilité dans les routines pour accepter autant de changements que la fête peut engendrer. Son besoin de repère visuel pour se sécuriser ne peut que lui faire vivre de l’anxiété lors de cette journée. Si tout est transformé dans son environnement, il ne reconnaît plus son éducatrice dans son déguisement, les changements apportés au décor ne lui permettent plus de s’orienter dans son espace et en plus le repas se prend dans un autre endroit avec un menu peu commun… Des petits changements qui sont plus stressants qu’amusants pour notre tout-petit qui est en évolution. Bien sûr, cette fête est aussi une occasion de s’habiliter à tous ces changements me direz-vous! En effet, mais tout est dans le «comment faire». Voici donc des petits trucs pour vivre l’Halloween dans le plaisir.

Petits trucs

  • Pour les plus grands qui retirent du plaisir à avoir peur des sorcières, des fantômes et qui aiment inventer, pourquoi pas faire un coin avec du matériel correspondant à la fête (accessoires, déguisements, images sur les murs représentant la fête, livres sur le sujet, musique, citrouilles décorées par eux), etc.
  • Pour les plus petits avoir également du matériel mais qui est présenté graduellement et que l’éducatrice prend plaisir à manipuler avec le tout-petit. Elle peut même se déguiser en présence des enfants. De cette façon, l’enfant est davantage capable de prévoir et de constater les transformations. Ce qui fait réagir le tout-petit est son incapacité d’anticiper les événements lorsqu’ils arrivent subitement.
  • Les vêtements, les accessoires que vous jouez à enlever et à remettre avec les tout-petits feront bien sûr partie de votre déguisement du 31 octobre.
  • Évitez les masques qui recouvrent votre visage, si le petit ne peut repérer aucune ressemblance avec son lien d’attachement (éducatrice) il sera davantage dans l’anxiété. De plus, les masques ne sont pas sécuritaires dans l’exercice de vos tâches.
  • Si vous avez à mettre du maquillage dans votre visage, faites-le devant les enfants afin qu’ils voient les transformations et anticipent les changements.
  • Vous pouvez en profiter pour organiser une parade de mode. Demandez à tous les enfants d’apporter son déguisement pour le défilé. De cette façon, il le met sur place, il se maquille et tous peuvent voir les transformations.
  • Les costumes très élaborés ne sont pas à conseiller.
  • Il peut être pertinent d’avoir un menu un peu spécial mais le faire dans un endroit où le petit peut avoir des repères visuels, c’est-à-dire un endroit connu par l’enfant.
  • La journée peut avoir une allure de fête, mais il ne faut pas perdre de vue que les routines sont des repères dans le temps pour le petit.
  • Fredonnez des chansons sur le thème que vous allez chanter pour cette journée avec des bruits de fantômes et de sorcières.
  • Si malgré tout un petit éprouve des peurs lors de cette fête, il va de soi que pour le respect de l’enfant on n’insiste pas davantage. Car pour le petit, le simple fait d’observer les autres peut être déjà une source de plaisir.

L’Halloween est une fête d’enfants qui amuse les adultes, il ne faut pas la transformer en fête d’adultes qui amuse les enfants….

Bon 31 octobre 2002!