Taper, mordre et tirer …. Des gestes qui parlent !!!

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Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

Février 2012

www.aveclenfant.com

Idées d’activités pour réussir à adopter des interventions positives chez les trottineurs.

Les petits entendent trop souvent le mot «NON» dans leurs découvertes. Comme éducatrice, notre travail consiste à observer les enfants afin de mieux comprendre leurs comportements et de rediriger de façon positive leurs découvertes. Il est primordial de garder pour une urgence le mot «NON» afin que celui-ci ne devienne pas banal à l’oreille du petit. Ainsi, les enfants s’aperçoivent de la gravité de l’avertissement. La constance et la fermeté sont de mises pour mettre un terme au geste jugé inacceptable. Parallèlement, il faut réfléchir à ce qui est inacceptable pour vous et échanger avec vos collègues, afin de s’assurer de la constance des interventions auprès des petits de votre groupe.

Bébé lance

lanceComme éducatrice, nous nous devons mettre À LA DISPOSITION des enfantsdes activités de défoulement telles que des balles, des éponges de bain, des foulards, des choux à cadeaux etc. Afin de rendre positif le geste de lancer et de démontrer le plaisir dans ce mouvement. C’est certain, qu’il est toujours interdit de lancer des blocs et des autos par exemple. Rediriger alors l’enfant vers les bacs de balles quand il oublie la consigne. N’oubliez pas la constance est toujours nécessaire.

 

Bébé tire les cheveux

Le trottineur est attiré par les cheveux de ses amis, voici le temps des activités des TOUCHE DOUX. Offrez des textures douces à toucher aux enfants. Par exemple, différents tissus, des cheveux sur des poupées, des plumes. Ces objets lui feront, entres autres, vivre des expériences sensori-motrices positives. On doit toujours encourager les touche doux entre les enfants. Votre devoir comme éducatrice est d’observer et intervenir de façon rapide par la parole et le geste face au geste négatif. Le contact doit être recréé entre les enfants afin d’apprivoiser les touche doux entres eux.

Voici une station de défoulement que j’ai créé pour m’aider dans mes interventions avec mon trottineur qui aime tirer les cheveux.

tirelescheveuxJ’ai redirigé la pulsion de mon ami et valorisé ses gestes en lui permettant de se défouler de manière positive sur cette poupée aux cheveux longs. J’ai utilisé différentes sortes de brosses, des rouleaux velcro, un petit séchoir qui laisse un filet de vent, un petit sac avec toutes sortes d’élastiques en tissus de différentes couleurs et textures, des bouteilles vides de shampoing parfumées et un livre de coiffeuse avec des mèches de cheveux. Laissez aller votre créativité, car la nouveauté stimule la curiosité de l’enfant. Par ailleurs, on se doit d’encourager les tentatives de l’apprenti coiffeur.

 

 

Bébé vide tout

videLes petits aiment faire tomber des objets, vider et remplir des bacs, regarder les objets tombés. Pour sa sécurité, je me dois de ranger et replacer le matériel de jeu. Sans doute, mon trottineur me suivra et recommencera son jeu. Donc, il est utile de faire des petits bacs avec quelques objets à l’intérieur en les changeant souvent pour minimiser le rangement. J’aime quand il explore à son rythme et de façon autonome : un vrai spectacle pour une éducatrice! En le regardant, vous observez ses intérêts et ses goûts ce qui vous permet de lui offrir des jeux adaptés. De plus, pensez à faire des mises en scène afin d’encourager sa curiosité pour découvrir de nouvelles façons d’utiliser le matériel.

 

arrachetout 2arrachetout 1Bébé arrache

Les petits aiment entendre des bruits et regarder des images. Les affiches au

 

mur, sont une source de stimulation dans ce sens. Afin de protéger vos affiches, une vitrine de plexi est utile pour que bébé regarde sans tout arracher. La variété et les détails des images à regarder stimulent son langage et son observation. Quand j’affiche des nouveautés, je prends du temps pour montrer les détails de l’affiche. Inventez des histoires pour stimuler sa curiosité en regardant l’image, par exemple, voici une auto comme papa. Pour arracher et entendre un super beau «Crac», le velcro est parfait. Voici des macarons fabriqués avec des couvercles de jus et de pots masson.TOUJOURS DISPONIBLES POUR SE DÉFOULER.

Bébé tape

Le trottineur aime exercer des mouvements de balais avec ses mains. Avec un toutou (souffre douleur) suspendu à un élastique tout le monde peut s’exercer en tapant, en le faisant voler et en étirant l’élastique. Notre ami prêt à recevoir tous les coups changera selon le thème, par exemple, une chauve-souris pour l’automne, un ours polaire pour l’hiver.TOUJOURS DISPONIBLE, il sera là pour tous les coups. Les enfants trouvent bien drôle, quand à mon tour, je me défoule sur ce toutou souffre douleur.

tape tape3 tape2

Bébé mord

Vous avez un ami crocodile : pas facile ! Vous devez prendre en main cette situation en rassurant les parents. Vous pouvez toujours leur offrir des textes qui expliquent cette étape difficile. Plusieurs activités peuvent rendre positive cette pulsion quand les dents de bébés poussent ou quand la rage arrive. Tout d’abord, j’offre aux enfants des anneaux refroidis. De ce fait, chaque ami a son anneau accroché sur lui avec une attache à suce et même moi j’en porte une! L’usage de sa suce peut aussi aider en cas de pulsions. Je souligne à plusieurs reprises que l’on peut MORDRE des pommes, MORDRE sa suce, MORDRE des anneaux, mais il est INTERDIT de croquer son ami. Même les adultes doivent penser d’éviter les jeux du loup qui croque même par amour ! Par ailleurs, j’offre à l’enfant assis dans la chaise haute une brosse à dent avec un petit verre d’eau, une débarbouillette gelée à mordiller (activités super en attendant le repas). N’hésitez pas à organiser vos routines pour protéger votre victime et votre mordeur. Quand vous avez observé qui, quand, comment, pourquoi et où le geste se produit, il faut faire preuve de créativité afin que ce geste indésirable cesse rapidement et offrir aux enfants une situation de rechange positive.

Bébé grimpegrimpe

Vos amis aiment se retrouver en hauteur ? Offrez-leur des modules en mousse à escalader ou des jeux plus élevés à atteindre. Je fais semblant d’avoir peur de leurs exploits. Quel plaisir pour nos petits grimpeurs !

Bébé crie

Si bébé exerce sa voix, parlez lui doucement pour qu’il baisse sa voix, mais offrez lui la chance de se défouler en plein air, de chanter, de jouer des instruments de musique. Donnez-lui un environnement sans bruit inutile, par exemple une musique en sourdine dans le local. Quand vous offrez de la musique, soulignez que vous allez mettre de la musique pour danser, écouter des sons etc.

De façon générale, quand nous intervenons avec un petit, il faut traduire, vérifier son intention et nommer son désir. Observez sa réaction à ce que vous nommez, pour vous assurez de l’avoir bien compris. L’enfant explore son environnement pour apprendre comme adulte avoir un regard positif sur lui donne la chance de bien grandir…

Pour conclure, soyez créative face aux situations plus difficiles avec vos trésors et ce par vos observations et votre constance dans vos interventions. On arrive à vaincre toutes les difficultés en remplacent les interdits par des activités de rechange.

Comment pouvons-nous permettre au tout-petit de bouger tout en étant adapté au multiâge?

Comment pouvons-nous concilier l’ensemble des besoins d’un groupe de poupon, trottineurs, bambins. ?

Le mouvement est pour le jeune enfant essentiel pour se développer adéquatement. Plus nous lui permettons de s’exercer, de bouger, de manipuler, d’explorer avec son corps, mieux le tout-petit connaît et contrôle son environnement. En multiâge, il est important d’avoir du matériel polyvalent en offrant autant au petit qu’au plus vieux de vivre une motricité adaptée à ses besoins. Le matériel doit être sécuritaire et permettre plusieurs possibilités d’expérimentation. L’accompagnement de l’adulte dans ce type de jeux ne peut que suggérer des façons de jouer et ouvrir sur d’autres idées provenant des enfants.

Matériel

  • Foulards de différentes grandeurs et textures;
  • Grandes couvertures;
  • Mouchoirs

Utilisation

Foulards
Utilisés pour tous les âges en autant qu’ils sont légers et un peu transparents, ce qui permet plus de mouvements dans les airs.

  • Faites effectuer des mouvements au rythme de la musique
  • Lancez le foulard et assoyez-vous avant qu’il retombe
  • Déposez-le sur la tête et souffler,
  • Regardez au travers
  • Utilisez-le comme cape et courez
  • Mettez-le dans votre pantalon en arrière – comme une queue sauvez-vous pour ne pas vous faire enlever la queue
  • Un jeu de miroir – suivez le mouvement de l’autre avec un foulard
  • Jouezà mettre son nez, son soude, pied, etc. sur le foulard.
  • Faites des jeux de langage avec les imprimés du foulard. Par exemple, jouer à se déplacer vers un foulard et puis vers un autre («tout le monde sur le foulard avec les fleurs», «le foulard avec l’ourson», etc.)

Grandes couvertures

  • Utilisez-la comme le parachute en mouvement libre ou pour se coucher en dessous
  • Mettez-la sur la corde à linge pour jouer a passer dessous
  • Faites une cabane pour raconter une histoire
  • Faites un cadeau, chacun s’enveloppe dans une petite partie de la couverture
  • Cachez des objets en dessous de la couverture et devinez en manipulant sur le dessus de quoi il s’agit
  • Cachez un ami et amusez-vous à déviner qui est caché
  • Jouez au bâteau, faites semblant que la couverture est un bateau
  • Faites des ronds découpés dans la couverture et suspendez-la sur la corde à linge. Lancer un ballon dans les trous, un peu comme un jeu de poches géant.

Mouchoirs

  • Faites un jeu de course de mouchoirs en soufflant avec une paille
  • Mettez-le sur notre visage et le faire soulever en soufflant.
  • Mettez-le sur différentes parties de notre corps.
  • Inviter les enfants à se déplacer à deux avec chacun un morceau de mouchoir dans leurs mains et puis il le déposent un endroit spécifique.
  • Suspendez-le et soufflez sur le mouchoir pour le faire voler

Objectifs

  • Développer la motricité fine et globale
  • Développer la coopération
  • Développer la possibilité de se relaxer par les exercices qui permettent de souffler
  • Développer la tolérance à la proximité physique
  • Développer l’aspect cognitif
  • Développer l’organisation spatiale
  • Développer l’organisation temporelle et le sens du rythme
  • Développer la coopération
  • Permet l’activité multiâge

Comment expérimenter la peinture avec le tout-petit en multiâge?

Il est parfois difficile pour une responsable en milieu de garde familial de concilier les besoins de grande motricité du petit et la pratique de la motricité fine du plus grand.

Lorsque nous travaillons en multiâge, notre plus grand défi est de répondre aux besoins des enfants de différents âges qui constituent notre groupe. Pour y arriver, il faut éviter de faire des activités dirigées dont une seule catégorie d’enfants peut vivre du succès. Les attentes de la responsable doivent être différentes ainsi que les objectifs d’apprentissage. Le petit a besoin d’espace pour exercer des mouvements qui ne sont pas toujours contrôlés. Plus il s’exerce à faire des grands mouvements avec ses bras, plus il pourra maîtriser des gestes raffinés. Il est donc moins intéressant pour le 18 mois-2 ans de faire de la peinture sur une feuille 8X10. De même que d’utiliser de la peinture et des pinceaux, il faut avant tout lui permettre d’expérimenter avec du matériel qui lui offre une variété de manipulation et d’exploration.

Le matériel que je vous propose pour faire de la peinture peut être également utilisé par le plus vieux qui, lui, peut en retirer tout autant de plaisir et vivre d’autres apprentissages. En voici des exemples:

Matériel

  • Rouleau de peinture
  • Pinceau de peintre
  • Éponge recouverte d’un bas de nylon
  • Eau avec colorant
  • Jello, pouding

Objectif

Développer:
  • la découverte et l’expérimentation
  • l’organisation spatiale
  • la relation avec les pairs
  • la motricité fine
  • la proximité physique
  • la coopération

Utilisation

  • L’utilisation du rouleau, pinceau et éponge peut se faire avec de l’eau ou du colorant alimentaire et un peu d’eau à l’extérieur, soit sur la clôture, l’entrée du garage, la fondation de la maison ou les tuiles de patio. L’enfant peut utiliser de grands espaces variés.
  • La peinture au jello et pouding peut se faire avec les mains pour le petit pour lui permettre d’expérimenter la texture et de goûter. La surface peut être un grand papier brun collé au sol. Pour le plus vieux, vous pouvez ajouter des pinceaux ou tout autre objet de récupération pour faire la découverte des textures.
  • Dans les deux types d’utilisation, l’atelier de peinture est présentée plus comme une activité collective qu’individuelle dont chaque âge y trouve du plaisir.

Bonne expérimentation!

Comment transformer le jeu de la chaise musicale pour le multiâge ?

Des petits qui gigotent des grands qui se disputent une place des consignes répéter, qu’elle affaire ! Est-ce possible d’adapter ce jeu au besoin de tous ?

Il est bien connu, le jeu de la chaise musicale est composé d’éléments compétitifs puisque le jeu élimine des enfants à mesure qu’une chaise est enlevée. Ce qui ne permet pas à tous de participer du début à la fin du jeu. Lorsque nous sommes avec un groupe en multiâge, il est important de transformer des jeux compétitifs en jeux coopératifs. Pour amener une plus grande liberté dans l’exécution du mouvement selon l’âge de l’enfant, pour éliminer les pleurs d’un enfant qui ne gagne pas, pour améliorer la coopération entre les enfants, pour amener le plaisir entre eux et permettre la participation de tous malgré l’habileté de chacun. Le jeu coopératif c’est d’abord une façon et une attitude différente de voir le jeu, c’est une activité de plaisir où les éléments compétitifs sont limités. En voici un exemple.

Matériel

Il n’est pas souhaitable d’utiliser des chaises pour jouer à la chaise musicale car souvent les chaises sont une source d’accidents pour les plus petits qui ne sont pas encore en parfait équilibre. Utilisez des objets qui demandent beaucoup moins d’organisation tels que:

  • Feuilles de papier de couleur
  • Couverture
  • Feuilles d’automne
  • Papier à bulles
  • Petit tapis
  • Coussins
  • Dessins d’enfant

Objectifs

  • Développe l’aspect moteur, affectif et cognitif de l’enfant
  • Développe les habiletés sociales avec l’ensemble du groupe
  • Développe la tolérance à la proximité physique
  • Valorise l’enfant qui aide le plus petit
  • Limite l’attente
  • Fait participer le plus jeune malgré les différences au niveau des habiletés motrices

Utilisation

Le jeu ne consiste pas à éliminer les joueurs, mais bien de faire participer l’ensemble du groupe multiâge.

  • Fixez au sol autant de feuilles de papier de couleur, feuilles d’automne, petits tapis, coussins ou dessins que le nombre d’enfants (exemple: 6 enfants = 6 feuilles de papier de couleur). Au rythme de la musique, les enfants se déplacent librement dans la pièce. Lorsque la musique arrête, les enfants s’assoient sur une feuille de couleur. À chaque tour, une feuilles est enlevée, l’enfant doit partager sa feuille avec d’autres enfants. Pour terminer, lorsque tous sont assis sur une feuille de papier de couleur, ce qui fait en sorte qu’aucun enfant n’est éliminé du jeu même s’il n’a pas de feuille pour s’asseoir.
  • L’utilisation de la couverture, plus le jeu avance, moins il y a de place sur la couverture. À chaque arrêt de la musique, il y a un bout qui est plié pour limiter l’espace. À la fin, tous se retrouvent sur un petit bout de la couverture, tous bien collés les uns aux autres.
  • Le papier à bulles peut être utilisé comme une forme de défoulement. Lorsque la musique arrête, tous sautent sur le papier pour éliminer le plus de bulles possibles. Lorsque la musique reprend, les enfants se déplacent dans l’espace.

Bonne expérimentation!

Comment célébrer la fête de l’halloween en multiâge

Comment célébrer la fête de l’halloween en multiâge dans le plaisir tout en évitant l’anxiété chez le tout-petit ?

L’Halloween est une fête de plus en plus célébrée au Québec. Nous n’avons qu’à regarder les décorations devant les maisons, les costumes et les accessoires vendus en magasin pour comprendre l’importance que le grand public accorde à cette fête. Une fête qui est animée bien avant le 31 octobre.

Dans vos services de garde, c’est également une fête bien attendue avec du plaisir assuré et ce surtout pour les 3-4 ans. Ils aiment sortir de leurs routines, porter des déguisements, créer des ambiances nouvelles qui les enchantent. Présenter un repas avec comme menu une soupe aux sorcières, du jus à la citrouille et des biscuits en forme de fantômes augmentent le plaisir

Mais qu’en est-il pour le 18 mois-2 ans? Le petit vit cette fête d’une toute autre façon. Il est encore bien loin de ce côté imaginaire qui lui procure plus de peur que de plaisir. Il a encore besoin de beaucoup de stabilité dans les routines pour accepter autant de changements que la fête peut engendrer. Son besoin de repère visuel pour se sécuriser ne peut que lui faire vivre de l’anxiété lors de cette journée. Si tout est transformé dans son environnement, il ne reconnaît plus son éducatrice dans son déguisement, les changements apportés au décor ne lui permettent plus de s’orienter dans son espace et en plus le repas se prend dans un autre endroit avec un menu peu commun… Des petits changements qui sont plus stressants qu’amusants pour notre tout-petit qui est en évolution. Bien sûr, cette fête est aussi une occasion de s’habiliter à tous ces changements me direz-vous! En effet, mais tout est dans le «comment faire». Voici donc des petits trucs pour vivre l’Halloween dans le plaisir.

Petits trucs

  • Pour les plus grands qui retirent du plaisir à avoir peur des sorcières, des fantômes et qui aiment inventer, pourquoi pas faire un coin avec du matériel correspondant à la fête (accessoires, déguisements, images sur les murs représentant la fête, livres sur le sujet, musique, citrouilles décorées par eux), etc.
  • Pour les plus petits avoir également du matériel mais qui est présenté graduellement et que l’éducatrice prend plaisir à manipuler avec le tout-petit. Elle peut même se déguiser en présence des enfants. De cette façon, l’enfant est davantage capable de prévoir et de constater les transformations. Ce qui fait réagir le tout-petit est son incapacité d’anticiper les événements lorsqu’ils arrivent subitement.
  • Les vêtements, les accessoires que vous jouez à enlever et à remettre avec les tout-petits feront bien sûr partie de votre déguisement du 31 octobre.
  • Évitez les masques qui recouvrent votre visage, si le petit ne peut repérer aucune ressemblance avec son lien d’attachement (éducatrice) il sera davantage dans l’anxiété. De plus, les masques ne sont pas sécuritaires dans l’exercice de vos tâches.
  • Si vous avez à mettre du maquillage dans votre visage, faites-le devant les enfants afin qu’ils voient les transformations et anticipent les changements.
  • Vous pouvez en profiter pour organiser une parade de mode. Demandez à tous les enfants d’apporter son déguisement pour le défilé. De cette façon, il le met sur place, il se maquille et tous peuvent voir les transformations.
  • Les costumes très élaborés ne sont pas à conseiller.
  • Il peut être pertinent d’avoir un menu un peu spécial mais le faire dans un endroit où le petit peut avoir des repères visuels, c’est-à-dire un endroit connu par l’enfant.
  • La journée peut avoir une allure de fête, mais il ne faut pas perdre de vue que les routines sont des repères dans le temps pour le petit.
  • Fredonnez des chansons sur le thème que vous allez chanter pour cette journée avec des bruits de fantômes et de sorcières.
  • Si malgré tout un petit éprouve des peurs lors de cette fête, il va de soi que pour le respect de l’enfant on n’insiste pas davantage. Car pour le petit, le simple fait d’observer les autres peut être déjà une source de plaisir.

L’Halloween est une fête d’enfants qui amuse les adultes, il ne faut pas la transformer en fête d’adultes qui amuse les enfants….

Bon 31 octobre 2002!

Un coin pour les grands, pourquoi pas !

Vous arrive t-il d’observer un enfant de quatre ou cinq ans et même un enfant de trois ans de votre groupe multiâge se montrer impatient avec le plus petit. Juste à voir le plus petit s’approcher de son jeu, le plus grand crie, il le repousse et parfois même vous demande d’intervenir. Si vous vivez ce genre de situation, ce qui suit peut vous aider !

La solution n’est certainement pas de demander au plus grand d’être raisonnable avec le petit. Puisque le plus vieux n’a pas les mêmes intérêts et besoins de jeux, il est normal qu’il désire à certains moments de la journée se retrouver dans un contexte adapté à son âge. Il pourrait alors échanger, faire des découvertes, construire, inventer, bricoler et ce avec du matériel correspondant à ses intérêts.

Les plus vieux ont besoin de se retrouver entre eux pour développer leurs habiletés sociales, leur autonomie, pour leur permettre de trouver des solutions, d’être créatifs et de se faire valoir auprès des autres enfants par leurs qualités de cœur. C’est également un moment pour le plus vieux de mettre en application des règles et des consignes du milieu sans la présence de l’adulte.

L’enfant de quatre et cinq ans accorde une grande importance à ce qui est permis et ce qui ne l’est pas et il est davantage respectueux des règles lorsqu’il sent que vous lui faites confiance. Il cherche à vous prouver qu’il est vraiment GRAND. Ce qui ne veut pas dire que l’adulte ne doit jamais accompagner l’enfant de quatre-cinq ans dans ses jeux.

Le fait de permettre aux plus vieux de se retrouver entre eux est une façon de limiter les frustrations et de valoriser le grandir de l’enfant. Et encore plus intéressant, cette période lui permet de se préparer à son l’entrée à l’école. Vous avez sans doute pu observer un jeu de grand qui se termine à votre simple arrivée. Dommage d’interrompre une aussi grande imagination ! Le coin des grands est peut-être la solution pour vous!

Mise en place du coin des grands
Pour mettre en place un coin des grands, rien de plus simple. Il faut procéder par étape.

  • Dans un premier temps, identifiez les moments d’utilisation qui seront pertinents pour vos grands.
  • Ensuite, sélectionnez des jeux exclusifs à ce coin, par exemple, des jeux à petites pièces, des bricolages avec du matériel non adapté au petit.
  • Troisièmement, trouvez l’emplacement de ce coin, il doit être peu retiré des autres coins de votre salle de jeu, par exemple : pièce avec petite barrière qui limite l’accès aux petits, en dessous de l’escalier, un grand garde-robe avec paravent, une grosse boîte de carton, genre boîte de frigo.

N’oubliez pas de présenter votre idée aux grands dans un moment où les petits n’y sont pas, pendant la période du dodo, par exemple et demandez-leur leurs idées.
Conscientisez l’enfant au fait qu’être seul dans cet espace demande le respect de certaines règles de fonctionnement et de sécurité. Il se sentira tellement responsable et grand! Sensibilisez-le à la sécurité en lui permettant d’utiliser un cylindre pour tester les petites pièces, il pourra ainsi participer à la sécurité du petit. Faites lui connaître votre disponibilité et votre rôle durant l’utilisation du coin des grands.

Le petit a-t-il la permission d’aller avec le grand ? Non. La responsable profite de ce moment pour stimuler le petit et lui offrir du matériel nouveau. Elle pourra ainsi observer ses goûts et intérêts pour répondre à ses besoins. Pour le plus vieux, une supervision discrète sera nécessaire pour qu’il se sente en sécurité et compétent dans ses élans d’autonomie. Le coin des grands lui offre des occasions d’expérimenter le succès dans ses efforts d’être grand. De cette façon, vous vous assurez de répondre à son plein potentiel de croissance !

Le coin des grands, pourquoi pas pour moi aussi !

Les routines en milieu de garde

Martine est responsable de garde en milieu familial. Son groupe est composé de 6 enfants (7 mois, 18 mois, 2 ans, 3 ans et 2 de 4 ans). Les routines sont les moments qui lui demandent le plus d’énergie. L’hygiène en particulier lui semble la routine la plus difficile à gérer. Elle s’entend répéter jour après jour, «reste assis», «arrête de bouger», «tu vas avoir ton tour toi aussi», «attention, tu mets de l’eau partout», etc. Martine observe que les deux petits (18 mois et 2 ans) ont besoin d’expérimenter et d’explorer différentes façons de se laver les mains pour apprendre à le faire. Il est donc plus long pour eux d’exercer la routine. Leur besoin de bouger demande à Martine de redire et redire la consigne. Alors que pour les deux plus vieux, la routine de l’hygiène se fait avec rapidité et demande moins d’attention. Leur demander de rester assis et d’attendre que les petits se lavent les mains entraîne de la frustration auprès d’eux. L’intérêt de jouer avec les amis prend une grande place à cet âge. Pour Martine, il est important que l’enfant apprenne à attendre, et ce même étant jeune. Elle voit les moments de routine comme une belle façon de travailler la tolérance aux délais.

En fait, la question que Martine doit se poser est la suivante:
les enfants attendent-ils trop?
Le fait de devoir dire et redire les mêmes consignes, de faire les mêmes demandes jours après jours sont des indices que les enfants attendent peut-être trop. Les stratégies utilisées par Martine pour diminuer l’attente ne doivent pas uniquement être verbales. Les consignes verbales à répétition ont l’effet contraire chez les enfants: ils ne les entendent plus, elles limitent l’enfant dans son autonomie en plus de créer de la tension dans le groupe. Tout pour nuire au bon déroulement des routines, quoi! Il est important pour Martine de limiter ses consignes mais surtout de revoir son organisation dans l’espace et le temps. Il est possible pour un enfant d’attendre dans des délais raisonnables: attendre pour avoir son repas, attendre pour aller jouer dehors, attendre d’avoir son matériel pour son activité, etc. Ces attentes permettent à l’enfant d’échanger avec les autres, pour le plus vieux aider le plus jeune, prendre un moment pour observer son environnement. Après une minute où deux, la patience atteint ses limites et les comportements négatifs font surface (pleurs, bousculades, coups). La responsable se voit dans l’obligation d’utiliser des consignes disciplinaires pour faire respecter ses demandes.

À mon avis, il est irréaliste de demander d’attendre à un petit de 18-24 mois. Son grand besoin de bouger, voir, d’expérimenter, de manipuler le pousse dans l’action. La routine pour le petit devient une belle occasion de jeu dans lequel il fait des apprentissages. Alors que, pour les plus vieux, ce moment demande peu d’attention et de concentration; en peu de temps, il peut l’exercer et passer à autre chose. Sa préoccupation est d’agir avec l’autre alors que le petit a besoin d’agir sur son environnement. Pour le poupon, voilà une belle façon d’observer les enfants autour de lui dans l’action. Il met en mémoire des images, qu’il mettra en pratique avec la maîtrise de ses habiletés motrices.

Martine doit orienter ses demandes en fonction des enfants. Graduellement, faire arrêter le jeu des plus grands pour exercer la routine, et ce deux par deux. Terminer avec les petits, de sorte à créer moins d’attente pour l’activité suivante. Proposer des activités qui servent uniquement pour l’attente dans les routines. L’activité déversoir est un bon moyen pour faire patienter les enfants. Elle sert à respecter le rythme de chacun et permet de passer d’un moment à un autre en douceur tout en limitant les consignes de la responsable.

En voici un exemple concret:

  1. Routine: le lavage des mains avant le dîner
  2. J’avise les plus vieux que dans 2 minutes ils devront ranger pour aller se laver les mains avant le dîner.
  3. Les deux plus vieux se lavent les mains de façon autonome.
  4. Je les invite par la suite à la table avec une activité déversoir, par exemple, petits sacs avec différents objets dans chacun (cartes de fêtes, coquillages, choux de cadeaux, etc.).
  5. Je termine ma routine avec les petits en les accompagnant dans leur apprentissage.

L’attente pour le dîner est alors réduite pour le petit et également pour les plus vieux puisqu’ils ont été en action durant cette période.

Martine doit agir sur son environnement en proposant du matériel nouveau, polyvalent simple, sécuritaire et facile de rangement. Elle doit aussi donner aux plus vieux la possibilité de développer davantage leur autonomie, par exemple, aller se laver les mains seul, faire le choix de leur activité déversoir, faire participer l’enfant aux tâches du repas, permettre au plus vieux d’aider un plus petit.

Le contrôle qu’exerce Martine sur son groupe en voulant imposer son rythme, place l’enfant dans un état de dépendance nuisible au développement de son autonomie. Au quotidien, la responsable doit gérer les moments d’attente dans son groupe car quoi de plus exigeant pour l’enfant d’être en situation d’attente plusieurs fois par jour!

Comment célébrer la fête de l’halloween en multiâge

Comment célébrer la fête de l’halloween en multiâge dans le plaisir tout en évitant l’anxiété chez le tout-petit ?

L’Halloween est une fête de plus en plus célébrée au Québec. Nous n’avons qu’à regarder les décorations devant les maisons, les costumes et les accessoires vendus en magasin pour comprendre l’importance que le grand public accorde à cette fête. Une fête qui est animée bien avant le 31 octobre.

Dans vos services de garde, c’est également une fête bien attendue avec du plaisir assuré et ce surtout pour les 3-4 ans. Ils aiment sortir de leurs routines, porter des déguisements, créer des ambiances nouvelles qui les enchantent. Présenter un repas avec comme menu une soupe aux sorcières, du jus à la citrouille et des biscuits en forme de fantômes augmentent le plaisir

Mais qu’en est-il pour le 18 mois-2 ans? Le petit vit cette fête d’une toute autre façon. Il est encore bien loin de ce côté imaginaire qui lui procure plus de peur que de plaisir. Il a encore besoin de beaucoup de stabilité dans les routines pour accepter autant de changements que la fête peut engendrer. Son besoin de repère visuel pour se sécuriser ne peut que lui faire vivre de l’anxiété lors de cette journée. Si tout est transformé dans son environnement, il ne reconnaît plus son éducatrice dans son déguisement, les changements apportés au décor ne lui permettent plus de s’orienter dans son espace et en plus le repas se prend dans un autre endroit avec un menu peu commun… Des petits changements qui sont plus stressants qu’amusants pour notre tout-petit qui est en évolution. Bien sûr, cette fête est aussi une occasion de s’habiliter à tous ces changements me direz-vous! En effet, mais tout est dans le «comment faire». Voici donc des petits trucs pour vivre l’Halloween dans le plaisir.

Petits trucs

  • Pour les plus grands qui retirent du plaisir à avoir peur des sorcières, des fantômes et qui aiment inventer, pourquoi pas faire un coin avec du matériel correspondant à la fête (accessoires, déguisements, images sur les murs représentant la fête, livres sur le sujet, musique, citrouilles décorées par eux), etc.
  • Pour les plus petits avoir également du matériel mais qui est présenté graduellement et que l’éducatrice prend plaisir à manipuler avec le tout-petit. Elle peut même se déguiser en présence des enfants. De cette façon, l’enfant est davantage capable de prévoir et de constater les transformations. Ce qui fait réagir le tout-petit est son incapacité d’anticiper les événements lorsqu’ils arrivent subitement.
  • Les vêtements, les accessoires que vous jouez à enlever et à remettre avec les tout-petits feront bien sûr partie de votre déguisement du 31 octobre.
  • Évitez les masques qui recouvrent votre visage, si le petit ne peut repérer aucune ressemblance avec son lien d’attachement (éducatrice) il sera davantage dans l’anxiété. De plus, les masques ne sont pas sécuritaires dans l’exercice de vos tâches.
  • Si vous avez à mettre du maquillage dans votre visage, faites-le devant les enfants afin qu’ils voient les transformations et anticipent les changements.
  • Vous pouvez en profiter pour organiser une parade de mode. Demandez à tous les enfants d’apporter son déguisement pour le défilé. De cette façon, il le met sur place, il se maquille et tous peuvent voir les transformations.
  • Les costumes très élaborés ne sont pas à conseiller.
  • Il peut être pertinent d’avoir un menu un peu spécial mais le faire dans un endroit où le petit peut avoir des repères visuels, c’est-à-dire un endroit connu par l’enfant.
  • La journée peut avoir une allure de fête, mais il ne faut pas perdre de vue que les routines sont des repères dans le temps pour le petit.
  • Fredonnez des chansons sur le thème que vous allez chanter pour cette journée avec des bruits de fantômes et de sorcières.
  • Si malgré tout un petit éprouve des peurs lors de cette fête, il va de soi que pour le respect de l’enfant on n’insiste pas davantage. Car pour le petit, le simple fait d’observer les autres peut être déjà une source de plaisir.

L’Halloween est une fête d’enfants qui amuse les adultes, il ne faut pas la transformer en fête d’adultes qui amuse les enfants….

Bon 31 octobre 2002!

On bricole pour Noël!

Joëlle est responsable d’un milieu familial. Elle se préoccupe de la planification de ses activités de bricolage pour le mois de décembre. Cet intérêt pour les activités d’arts plastiques vient avant tout d’un goût personnel de Joëlle. La réalisation de bricolages avec les enfants lui apporte beaucoup de satisfaction personnelle, d’autant plus que les parents de son groupe sont toujours bien intéressés par les produits finis de leur enfant. Joëlle utilise souvent les réalisations des enfants pour démontrer aux parents, que chez Joëlle on ne fait pas que jouer mais on bricole aussi!

Malgré son intérêt pour ce type d’activité et la demande des parents, Joëlle observe qu’il est toujours difficile de faire du bricolage avec son petit Alexis (15 mois), Juliette (18 mois) et Samuel (2 ans). Les petits cherchent plus à explorer, manipuler et porter à leur bouche. Joëlle réalise que souvent elle doit terminer le bricolage ou même guider la main de l’enfant pour atteindre l’objectif qu’elle s’était fixée au départ. Cette année, Joëlle aimerait faire autrement dans sa planification de ses activités de Noël.

Comment Joëlle peut-elle orienter sa planification pour répondre aux besoins de son groupe multiâge?

La responsable de garde en milieu familial ne peut avoir les mêmes attentes pour tous les enfants. Ils ont des besoins, intérêts, goûts et un développement différents. Le tout-petit a besoin d’apprendre avec ses cinq sens, c’est-à-dire de bouger, d’explorer, de manipuler, découvrir, vider et transvider. Pour que le petit puisse coller de la ouate par exemple sur un petit sapin de Noël en papier, il lui faut avant tout des pré-requis tels que: avoir déjà manipulé de la ouate, avoir fait des expérimentations de collage et coloriage sur une grande feuille. Ces expériences d’exploration de l’espace avec différentes matières apporteront au tout-petit une plus grande maîtrise de sa motricité fine et de sa coordination œil/main.

Afin de réaliser son activité de bricolage, la responsable doit s’ajuster à son groupe multiâge. Par exemple, pour le groupe constitué d’enfants de 18 mois à 3 ans, il est préférable d’utiliser les grands espaces qui permettront aux jeunes enfants de ne pas être limités dans leurs mouvements, par exemple (grande feuille avec sapin dessiné où l’enfant peut coller de la ouate, ou encore, une grosse boîte sur laquelle l’enfant peut coller du papier d’emballage, la boîte devient alors gros cadeau collectif). Dans ces deux exemples, l’enfant contrôle ses mouvements dans un grand espace puisqu’il est avec d’autres enfants dans un même environnement, il pratique sa motricité fine en déchirant du papier ou en collant à l’aide d’un bâton de colle. Il réalise quelque chose en collaboration avec ses amis. Dans une activité collective, l’enfant est respecté dans ses acquis, il n’est pas dans l’obligation de terminer l’activité pour vivre de la réussite. Il peut vivre cette activité à son rythme et se retirer lorsqu’il a été au bout de ses expériences.

Pour le plus vieux, le besoin de raffiner sa motricité fine peut se faire à un autre moment. Par exemple, en utilisant un coin grand pour les plus vieux avec du matériel adapté à leur âge en utilisant par exemple des brillants, des glaçons, des collants de Noël. Le plus vieux peut alors réaliser des petits arbres de Noël avec ce matériel qui pourrait compléter le collectif du groupe multiâge de Joëlle. Dans cette activité, l’enfant réalise quelque chose d’individuel, manipule du matériel nouveau, il voit que l’adulte lui fait confiance par l’utilisation de matériel non adapté aux petits, il est en contact avec des amis du même âge, il se sent autonome et responsable.

Les activités de bricolage avec les groupes multiâge ne permettent pas toujours à l’enfant plus jeune de vivre de la réussite et du plaisir. La responsable se voit parfois dans l’obligation de dire et redire la même consigne. Ce type d’activité demande à la responsable de planifier des activités collectives où chacun va à son rythme et où chacun utilise ses habiletés. Dans l’idée de l’arbre de Noël ou de la boîte cadeau de Joëlle, le petit va peut-être seulement mettre beaucoup de colle avec de la ouate, alors que le plus vieux aura la chance d’exploiter sa motricité fine d’une toute autre façon. Par le matériel varié et l’accompagnement de la responsable, le bricolage devient alors une activité pertinente.

La responsable doit respecter l’enfant dans son développement et parler aux parents davantage des qualités de cœur de son enfant que de ses capacités de réaliser un beau bricolage pour Noël. Les qualités de cœur sont transmises par le parent et l’environnement de l’enfant. Le parent est toujours content d’entendre dire que son enfant est sensible à l’autre, généreux, aimé des autres. Ces qualités ne sont pas des cadeaux du père Noël mais bien un cadeau que lègue le parent à son enfant. La responsable du milieu familial peut être un agent de changement dans les attentes du parent en lui parlant du savoir-être de son enfant.

Joëlle est maintenant mieux préparée pour sa planification de Noël, elle met en place du matériel varié, elle propose des activités collectives dans un espace physique moins contraignant, elle permet aux plus vieux de réaliser des choses plus individuelles mais surtout elle pense au plaisir qu’auront ses petits mousses…