L’observation, un plaisir d’éducatrice!

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Pour rester et garder le plaisir d’être une éducatrice, je crois que la première qualité et le meilleur outil est l’observation.

Puisque l’enfant est unique, l’observer nous apprend à le connaître pour mieux l’apprivoiser et créer une relation affective significative avec lui.

En l’observant on peut comprendre leurs goûts et leurs habiletés, afin de mieux favoriser leurs expériences clés. On doit varier le matériel offert aux petits. À la pouponnière, le groupe d’âge des enfants varie. Les intérêts et les saisons changent, pourquoi ne pas planifier, selon les observations des enfants les coins de la pouponnière, pour stimuler leur curiosité puisque l’enfant est le propre agent de son développement.                                                          

On peut offrir à chaque poupon une activité qu’il aime répéter encore et encore. Planifier pour quelques semaines, car tous ses investissements demandent de l’énergie et du temps.

Pour régler une situation difficile ainsi que pour outiller la communication auprès de notre équipe de travail et auprès des parents, l’observation est précieuse. Les cahiers de communication sont beaucoup plus animés à lire pour les parents, car ils retrouvent avec objectivité des observations de leur trésor en action dans sa journée. Un parent m’a déjà dit que quand elle lisait le cahier de son petit Laurent elle ressentait l’amour.

L’observation peut aussi servir à tenter de régler une problématique.

En observant le petit avec une problématique, on peut répondre aux questions : Où? Comment? Pourquoi?

Le geste répréhensible se produit. De cette façon on peut tenter des pistes pour mieux intervenir avec lui avec constance, car une éducatrice se doit d’être Proactive!

Quand on observe, on sait quand intervenir ou attendre. Parfois intervenir avec des mots ou garder le silence avec un regard bienveillant est aussi précieux, et autant efficace.

Il suffit d’intervenir, tout en soutenant les enfants avec bienveillance.

En jeux libres où on a souvent l’impression de ne rien faire quand les petits explorent, quel bon moment pour l’observer et le comprendre. Un enfant dans ses jeux libres qu’on observe avec des qualités de leader, des jeux libres des enfants où on se revoit et où s’entend dire ce qu’on dit ou qu’on chante quel plaisir à observer!

Petit Léonard qui glisse tous les morceaux sous le calorifère un à un …ouf! Quand on range, on recherche les morceaux! Pour combler son envie: on lui a offert une boite de serviettes humides avec une fente et des couvercles de pot à jus et voilà notre petit est comblé d’insérer encore et encore des petits objets dans un petit espace… Quelle satisfaction de voir que notre intervention fonctionne. On voit et on comprend beaucoup de choses en observant les petits et les grands.

Lors de ma formation en T.E.E. (qui s’appelait différemment dans mon temps!). J’ai appris l’importance d’observer, mais c’est certain que j’en ai appris l’importance au cours de mes années auprès des petits.

Et j’en ai trouvé un grand plaisir que je garde et qui me passionne depuis 34 ans! J’ai la prétention de dire que les enfants m’ont appris beaucoup et j’adore partager ces expériences.

Par Lyne Archambault    Éducatrice-formatrice

Les parents sont les premiers inspecteurs du service de garde pour leurs enfants.

Lyne Archambault, Éducatrice-Formatrice

Septembre 2017

Vous recherchez un service de garde qui rejoint vos valeurs pour prendre soin de ce que vous avez de plus précieux soit vos enfants et bien faites confiance à votre petite voix et à votre instinct! Que ce soit en milieu familial, en centre de la petite enfance ou en garderie privée, il est primordial que vous ayez des réponses à vos questions et que les réponses soient satisfaisantes et concordent avec vos attentes.

Je vous propose des questions à poser ainsi que des choses et des attitudes à observer lors de la visite du milieu de garde que vous convoitez.

  1. Le ratio enfant – éducatrice selon le groupe d’âge
  • 5 poupons pour une éducatrice à la pouponnière.
  • 7 ou 8 chez les 18 mois.
  • 8 pour les groupes de 2-3-ans.
  • 9-10 pour les groupes de 4-5 ans.

Il est important que le ratio soit observé pour la qualité du service de garde.

Le local des enfants contient combien d’enfants? Soyez attentifs aux sons ambiants.

  1. La cour et l’environnement extérieur

Est-ce que les enfants petits et grands vont dehors tous les jours? Hiver comme été? Est-ce que les éducatrices ont une charte pour guider leurs sorties l’hiver pour le froid et l’été pour la chaleur? Posez des questions sur l’organisation pour sortir les poupons et les petits trottineurs au quotidien. Les petits ont-ils une cour adaptée pour eux? Comment se passent les sorties? Est-ce que votre autorisation est nécessaire pour aller au parc?, etc.

  1. L’éducatrice

Son expérience et sa scolarité en petite enfance sont pertinentes.

Quand elle interagit avec les enfants qui lui sont confiés, est ce qu’elle se penche vers eux?

Est-ce qu’elle leur sourit et semble bienveillante avec eux? Est-elle attentive aux besoins de sécurité des petits, de leur confort et des sentiments de chaque enfant?

Est-ce que sa façon d’intervenir avec votre enfant et celui des autres vous convient?

Entendez- vous chanter? Le climat et l’ambiance sont-ils favorables?

Ressentez- vous les enfants en sécurité et prêts à explorer?

Quels sont les moyens de communication avec l’éducatrice de mon enfant?

Est-ce que l’éducatrice signale ses intentions pédagogiques sur un tableau? Note-t-elle le thème du mois? Le thème choisi part-il des intérêts des enfants de son groupe?

Est-ce que les enfants sont observés quand ils explorent?

Est-ce qu’elle se montre disponible pour tous les enfants de son groupe?

Est-elle prête à nous rencontrer pour échanger sur notre enfant?

Fait-elle signe de discrétion? Si elle discute avec vous de la situation d’un autre enfant, elle pourra sans doute raconter votre histoire aux autres aussi.

  1. L’environnement

Le local où votre trésor évoluera est-il stimulant avec des jouets à la hauteur des enfants pour faciliter son autonomie et stimuler sa curiosité? Des œuvres et des images décorent-ils le local pour le rendre chaleureux? Est-ce que le matériel est en bon état et varie selon les goûts et les intérêts des enfants?

La cuisinière est-elle disponible pour répondre à vos questions sur l’alimentation et à vos besoins particuliers d’allergies?

Comment se passe le repas? Le poupon sera-t-il pris pour son boire? Et aider pour s’alimenter?

Est-ce nous aurons une rencontre pour partager les différents besoins de notre petit afin de poursuivre la conciliation milieu de garde et maison ainsi que de planifier son intégration?

Comment ça se passe quand mon enfant fait de la fièvre? Est-ce qu’il y a un protocole pour les enfants malades?

Le service de garde est-il ouvert à vos visites impromptues ? L’ouverture et la transparence du milieu sont des bons signes. Posez vos questions et n’hésitez pas à faire rassurer vos inquiétudes. Vous êtes les mieux placés pour savoir ce qui convient le mieux à vos petits.

L’éducatrice passera beaucoup de temps auprès de votre petit, soit 50 heures environ par semaine. Elle doit gagner votre confiance et gagner le cœur de votre trésor. Ensemble, vous formerez une équipe gagnante pour le bonheur de vos enfants. Quand votre petit est heureux les parents vont au travail le cœur léger, ce qui est souhaitable pour tous!

                   Bonne visite, bonne recherche et bonne chance!

Comment intervenir ?

Avec les comportements inacceptables chez le tout-petit…

Par Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

Comment intervenir quand un petit croque son ami? L’autre pince son voisin, et Marie tape la plus petite du groupe pas facile! Que faire ? Un défi pour une éducatrice à tous les jours afin de  créer dans son groupe une harmonie où le plaisir de découvrir et les apprentissages sont au rendez-vous.

L’agressivité est nécessaire et l’éducation ne vise pas à éliminer cette énergie, mais bien à la canaliser et à la rendre utile. Continuer la lecture de Comment intervenir ?

Taper, mordre et tirer …. Des gestes qui parlent !!!

Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

Février 2012

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Idées d’activités pour réussir à adopter des interventions positives chez les trottineurs.

Les petits entendent trop souvent le mot «NON» dans leurs découvertes. Comme éducatrice, notre travail consiste à observer les enfants afin de mieux comprendre leurs comportements et de rediriger de façon positive leurs découvertes. Il est primordial de garder pour une urgence le mot «NON» afin que celui-ci ne devienne pas banal à l’oreille du petit. Ainsi, les enfants s’aperçoivent de la gravité de l’avertissement. La constance et la fermeté sont de mises pour mettre un terme au geste jugé inacceptable. Parallèlement, il faut réfléchir à ce qui est inacceptable pour vous et échanger avec vos collègues, afin de s’assurer de la constance des interventions auprès des petits de votre groupe.

Bébé lance

lanceComme éducatrice, nous nous devons mettre À LA DISPOSITION des enfantsdes activités de défoulement telles que des balles, des éponges de bain, des foulards, des choux à cadeaux etc. Afin de rendre positif le geste de lancer et de démontrer le plaisir dans ce mouvement. C’est certain, qu’il est toujours interdit de lancer des blocs et des autos par exemple. Rediriger alors l’enfant vers les bacs de balles quand il oublie la consigne. N’oubliez pas la constance est toujours nécessaire.

 

Bébé tire les cheveux

Le trottineur est attiré par les cheveux de ses amis, voici le temps des activités des TOUCHE DOUX. Offrez des textures douces à toucher aux enfants. Par exemple, différents tissus, des cheveux sur des poupées, des plumes. Ces objets lui feront, entres autres, vivre des expériences sensori-motrices positives. On doit toujours encourager les touche doux entre les enfants. Votre devoir comme éducatrice est d’observer et intervenir de façon rapide par la parole et le geste face au geste négatif. Le contact doit être recréé entre les enfants afin d’apprivoiser les touche doux entres eux.

Voici une station de défoulement que j’ai créé pour m’aider dans mes interventions avec mon trottineur qui aime tirer les cheveux.

tirelescheveuxJ’ai redirigé la pulsion de mon ami et valorisé ses gestes en lui permettant de se défouler de manière positive sur cette poupée aux cheveux longs. J’ai utilisé différentes sortes de brosses, des rouleaux velcro, un petit séchoir qui laisse un filet de vent, un petit sac avec toutes sortes d’élastiques en tissus de différentes couleurs et textures, des bouteilles vides de shampoing parfumées et un livre de coiffeuse avec des mèches de cheveux. Laissez aller votre créativité, car la nouveauté stimule la curiosité de l’enfant. Par ailleurs, on se doit d’encourager les tentatives de l’apprenti coiffeur.

 

 

Bébé vide tout

videLes petits aiment faire tomber des objets, vider et remplir des bacs, regarder les objets tombés. Pour sa sécurité, je me dois de ranger et replacer le matériel de jeu. Sans doute, mon trottineur me suivra et recommencera son jeu. Donc, il est utile de faire des petits bacs avec quelques objets à l’intérieur en les changeant souvent pour minimiser le rangement. J’aime quand il explore à son rythme et de façon autonome : un vrai spectacle pour une éducatrice! En le regardant, vous observez ses intérêts et ses goûts ce qui vous permet de lui offrir des jeux adaptés. De plus, pensez à faire des mises en scène afin d’encourager sa curiosité pour découvrir de nouvelles façons d’utiliser le matériel.

 

arrachetout 2arrachetout 1Bébé arrache

Les petits aiment entendre des bruits et regarder des images. Les affiches au

 

mur, sont une source de stimulation dans ce sens. Afin de protéger vos affiches, une vitrine de plexi est utile pour que bébé regarde sans tout arracher. La variété et les détails des images à regarder stimulent son langage et son observation. Quand j’affiche des nouveautés, je prends du temps pour montrer les détails de l’affiche. Inventez des histoires pour stimuler sa curiosité en regardant l’image, par exemple, voici une auto comme papa. Pour arracher et entendre un super beau «Crac», le velcro est parfait. Voici des macarons fabriqués avec des couvercles de jus et de pots masson.TOUJOURS DISPONIBLES POUR SE DÉFOULER.

Bébé tape

Le trottineur aime exercer des mouvements de balais avec ses mains. Avec un toutou (souffre douleur) suspendu à un élastique tout le monde peut s’exercer en tapant, en le faisant voler et en étirant l’élastique. Notre ami prêt à recevoir tous les coups changera selon le thème, par exemple, une chauve-souris pour l’automne, un ours polaire pour l’hiver.TOUJOURS DISPONIBLE, il sera là pour tous les coups. Les enfants trouvent bien drôle, quand à mon tour, je me défoule sur ce toutou souffre douleur.

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Bébé mord

Vous avez un ami crocodile : pas facile ! Vous devez prendre en main cette situation en rassurant les parents. Vous pouvez toujours leur offrir des textes qui expliquent cette étape difficile. Plusieurs activités peuvent rendre positive cette pulsion quand les dents de bébés poussent ou quand la rage arrive. Tout d’abord, j’offre aux enfants des anneaux refroidis. De ce fait, chaque ami a son anneau accroché sur lui avec une attache à suce et même moi j’en porte une! L’usage de sa suce peut aussi aider en cas de pulsions. Je souligne à plusieurs reprises que l’on peut MORDRE des pommes, MORDRE sa suce, MORDRE des anneaux, mais il est INTERDIT de croquer son ami. Même les adultes doivent penser d’éviter les jeux du loup qui croque même par amour ! Par ailleurs, j’offre à l’enfant assis dans la chaise haute une brosse à dent avec un petit verre d’eau, une débarbouillette gelée à mordiller (activités super en attendant le repas). N’hésitez pas à organiser vos routines pour protéger votre victime et votre mordeur. Quand vous avez observé qui, quand, comment, pourquoi et où le geste se produit, il faut faire preuve de créativité afin que ce geste indésirable cesse rapidement et offrir aux enfants une situation de rechange positive.

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Vos amis aiment se retrouver en hauteur ? Offrez-leur des modules en mousse à escalader ou des jeux plus élevés à atteindre. Je fais semblant d’avoir peur de leurs exploits. Quel plaisir pour nos petits grimpeurs !

Bébé crie

Si bébé exerce sa voix, parlez lui doucement pour qu’il baisse sa voix, mais offrez lui la chance de se défouler en plein air, de chanter, de jouer des instruments de musique. Donnez-lui un environnement sans bruit inutile, par exemple une musique en sourdine dans le local. Quand vous offrez de la musique, soulignez que vous allez mettre de la musique pour danser, écouter des sons etc.

De façon générale, quand nous intervenons avec un petit, il faut traduire, vérifier son intention et nommer son désir. Observez sa réaction à ce que vous nommez, pour vous assurez de l’avoir bien compris. L’enfant explore son environnement pour apprendre comme adulte avoir un regard positif sur lui donne la chance de bien grandir…

Pour conclure, soyez créative face aux situations plus difficiles avec vos trésors et ce par vos observations et votre constance dans vos interventions. On arrive à vaincre toutes les difficultés en remplacent les interdits par des activités de rechange.

Considérer le bébé comme une personne et un partenaire…Il faut y mettre du temps!!!!!

Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

Octobre 2013

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Être une éducatrice et travailler auprès des poupons, sans toutefois agir avec eux comme dans une manufacture, est souhaitable et devrait être notre leitmotiv. C’est vrai : s’occuper de 5, 10 ou 15 dans un même local, c’est tout un défi ! Avec notre équipe de travail ou seul pour cinq bébés, on doit prendre le temps de vivre avec les petits. En d’autres mots, le bébé est notre partenaire !

Voici le premier principe du livre Le Bébé en Services Éducatifs .C’est certain me direz-vous, mais dans les faits. Prenons-nous le temps qu’il faut pour considérer le bébé comme une personne et un partenaire ? Dans tous les horaires et les routines, est-ce que nous lui donnons le temps d’attendre sa réponse, par son regard : son approbation ? Le temps de réaction est plus lent chez le petit. Ainsi, la patience est souvent demandée comme qualité première pour être une éducatrice, surtout quand il vient le temps d’attendre la collaboration des petits.

Alors si le bébé est mon partenaire, je lui demande pour le prendre, et même si le temps me presse je ne le prends JAMAIS de dos… Je le préviens en lui disant ce que l’on va faire. Je fais équipe avec lui pour son habillement pour la sortie en lui donnant la chance de participer. En rentrant, profitez de ce temps, car le petit adore tirer son chapeau, ses mitaines et Bravo magie tout est enlevé et c’est lui qu’il l’a fait !! Valorisez notre ami, il se gonflera de fierté.

Je lui montre et lui dis ce qu’il va manger. On touche le plat, on regarde le repas, on sent l’odeur du poisson et on présente la soupe par exemple, voilà de belles façons d’éveiller nos cinq sens. De plus, je le fais patienter au repas en connaissant ses limites et je souligne ses progrès. Je lui parle en préparant son repas, je chante pour le faire patienter tout en préparant le repas. Je lui parle si je dois le rassurer, je nomme chaque enfant en distribuant les plats. Je lui souhaite bon appétit mon ami .Je suis assise avec lui à la table et non comme une serveuse qui s’exécute.

J’ai toujours le bébé que je nourris devant moi et mon regard est vers lui, si je dois m’éloigner je l’avertis. En lui laissant sa cuillère et moi la mienne pour lui donner des bouchées entre les siennes, le petit participe ainsi à son repas. Les petits comme dans un souper de famille sont capables d’attendre leur repas, nous formons une équipe nous nous respectons mutuellement.

Je ne fais rien à sa place sans lui donner la chance de le faire seul et attendre si il a besoin de moi, par une question je lui demande si il a besoin de mon aide. Pour le respecter, je ne dérange pas le petit qui est occupé à explorer. Je ne crée pas de besoin si il est occupé à explorer à sa façon. Son temps d’exploration est unique à lui et précieux. S.V.P. ne pas déranger bébé travaille !!!! Son environnement est sans visiteur non annoncé, la circulation est limitée pour éviter une ambiance de cirque. L’éducatrice est là pour lui, et non l’inverse !

Appeler le petit par son prénom, lui parler, respecter son rythme biologique, l’observer sans comparaison et surtout sans commenter devant les bébés sont des attitudes gagnantes. Le changement de couche est une occasion pour le faire participer, attendre son approbation du regard, lui demander de tenir sa couche, le regarder et échanger avec lui et juste avec lui !

Le lavage des mains au lavabo pour la collation et le repas est une routine. J’invite le petit qui n’est pas occupé à venir laver ses mains. Dès mon invitation lancée, il vient vers moi. Je préviens l’ordre des enfants qui attendent leur tour ! Les amis s’occupent et peu à peu tous les amis se retrouvent à la table pour manger.

Toutes les routines deviennent des moments privilégiés à partager avec eux à chacun leur tour. Il faut à la fin de ma journée d’éducatrice que chaque enfant ait reçu du temps seul avec moi et surtout du temps de qualité…Que ce soit pour être bercé pour le dodo, pour un jeu de coucou avec la débarbouillette ou pour un fou rire échangé ; il faut s’arrêter à observer tout ce petit monde. De plus, grâce à de belles observations auprès des enfants, les cahiers de communication seront plus intéressants et pertinents à lire pour leurs parents.

Dans le livre Le Bébé en Services Éducatifs, une liste de pratiques souhaitables pour chaque principe se retrouve. Voici donc un outil merveilleux pour évaluer notre pratique et se créer des objectifs seul ou en équipe, afin de revoir notre organisation et que nos actions reflètent nos pensées. On le sait que le bébé est une personne et un partenaire, mais dans l’action peut-être c’est facile d’oublier. Nous devons y penser….et surtout prendre du temps !!! Bonne réflexion !

 

Référence : Le Bébé en Services Éducatifs de Jocelyne Martin, Céline Poulin et Isabelle Falardeau éditions : presses de l’université du Québec.

Éloge de notre cuisinière dans notre CPE …Bon appétit mon ami ! Veux-tu manger avec moi ?

Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

Mars 2013

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Comment rendre l’heure du repas agréable avec le tout-petit ?

En prenant le temps de profiter de ce moment précieux, soit la période du repas, nous favorisons les apprentissages: le langage, la découverte des nouvelles textures et des belles couleurs dans notre assiette. Ainsi, j’ai adopté une routine pour nous souhaiter bon appétit. Les petits se retrouvent dans ce moment. Ils appréhendent ce plaisir. Tout d’abord, je tape et ce à chacun notre tour une tambourine en chantant bon appétit ! Je sursaute quand les petits tapent de toute leur force: fou rire garantie. Ou parfois nous nous donnons tous la main pour chanter avant le repas. Par ailleurs, je présente toujours le repas en leur faisant toucher le plat de service chacun leurs tours, si c’est chaud nous soufflons. Pour faire sentir la différence entre le chaud et le froid, je répète le toucher à l’aide des plats plus froids comme un yogourt ou une compote lors du dessert. Je prends le temps de nommer les fruits. Pour varier, de temps à autre, je danse sur la comptine « salade de fruits jolie, jolie… » en servant leurs fruits. Bref, les amis participent à la présentation du repas tout en découvrant le menu. Ainsi, le bébé est une personne et mon partenaire.

Je nomme toujours ce que bébé mange. De plus, je mange en même temps que l’enfant et le même repas que celui-ci que ce soit du brocoli, du poisson, du tofu afin de stimuler l’appétit de l’enfant, donner l’exemple et former un esprit de famille. Il est prouvé que les enfants mangent davantage en bonnes compagnie et en jasant avec ses amis. Et oui un bébé, ça jase! Des tablettes que des petits tapent en s’imitant, c’est de la communication! Des sourires partagés entre eux, une complicité qui se développe ; par moment je sens qu’ils parlent dans mon dos!!! On jase comme à un souper de famille!

Les petits doivent apprendre à attendre leurs repas. Je suis seule avec mes cinq petits. Pendant que je coupe le tout en petits morceaux, je nomme mes actions pour les aider à patienter. Je prends le temps de souligner les efforts et les progrès de patience de chacun acquis en cours d’année. Je sers les assiettes tous en même temps pour que je puisse manger, moi aussi, en bonne compagnie! Et oui, je ne suis pas une serveuse je m’assois avec les amis… Je ne mange pas à mon rythme mais à celui de mes petits, tout en donnant un coup de main aux petits en apprentissage avec leurs cuillères et en attrapant à temps le verre qu’un ami me tend etc. C’est du sport! En équipe de plusieurs éducatrices pour le service, il est intéressant qu’une se presse à tout couper et que l’autre fasse des bulles pour chacun des enfants, un spectacle de marionnettes ou chante par exemple pour éviter les trop longs moments d’attente.

Il est intéressant dans toute bonne routine d’ajouter de la fantaisie : des comptines, des marionnettes, de la vaisselle colorée, des napperons spéciaux etc. Par exemple, une marionnette qui va chercher les bavoirs, laissez vous inspirer par des objets qui vous entourent. Tout d’abord afin d’aider à l’attente à la fin du repas, une balayeuse papier brun nettoie la tablette avant de passer au dessert. Je fais le son avec ma bouche de notre balayeuse, d’un chien affamé ou d’un lion qui rugit. Magie: tout est propre et les bébés sont patients et amusés! D’une autre part, la pince à salade fait un petit chien qui aboie en donnant le pain, les pâtes : succès et plaisir garanti. De plus, le balai qui sert à tout nettoyer a des grelots qui sonnent quand il s’agite. Pour conclure, nous devons vaincre la monotonie d’une routine quotidienne. En évitant les interventions négatives et en favorisant la nouveauté, on stimule la curiosité des enfants. Pensez à organiser, à planifier vos activités de routine…cela rendra vos dîners et collations plus agréables, c’est promis !

La cuisinière est ma complice et ma voisine de local. De ce fait, la pouponnière

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La visite de madame Cornet

a la chance de sentir toutes les odeurs du matin : que ce soient les galettes et les gâteaux qui cuisent ou les légumes qu’elle nous prépare avec tout son amour. Celui-ci est sans doute l’ingrédient principal de toutes ses recettes. Avec sa collaboration, elle prépare et se soucie des goûts particuliers des petits. Championne pour camoufler tous les légumes par magie, elle a comme défi et responsabilité, avecses menus, de faire suivre le guide alimentaire aux enfants petits et grands et d’appliquer la politiquealimentaire du C.P.E.

La cuisinière communique toujours avec moi. Ainsi, rien ne me presse, si les petits dorment, de précipiter le repas. Cela est fantastique, les enfants et leurs besoins sont vraiment au cœur de l’organisation. La cuisinière propose quelques moments précieux et activités culinaires à notre équipe. Par exemple, la visite de madame cornet est toujours appréciée, tout comme la confection de la galette pour l’attente du père noël en compagnie des plus grands et le magasin général qui offre l’opportunité à tous les enfants petits et grands de se choisir une collation. Tout le monde joue au magasin!!

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Le magasin général est ouvert!

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La décoration et l’attention réservées à chaque enfant pour son anniversaire sont des momentsmagiques.

En résumé, la cuisinière prend une grande place au sein de notre CPE, je l’aime beaucoup. Une complice comme elle, c’est précieux! Une cuisine chaleureuse rend un CPE, semblable à un chez soi …

L’intégration du bébé en pouponnière… Attention bébé fragile!!!

Lyne Archambault, éducatrice –  formatrice
 

Août 2012

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Le mois d’août signifie, pour toutes éducatrices, les vacances d’une part et de l’autre l’amorce d’une nouvelle année au C.P.E. En pouponnière, à mon sens, il existe une façon de faire afin que les enfants et les parents soient accueillis avec empathie et qu’un lien de confiance s’installe jour après jour. Voici mes actions et interventions gagnantes qui m’aident à réussir, année après année, ma rentrée à la pouponnière.

TOUT D’ABORD, LE PARENT EST ACCUELLI

Pour initier  un climat de confiance, je rencontre les parents afin de les connaître et découvrir leur bébé. Je leur consacre une heure individuellement avec un questionnaire qui m’informe sur la santé, les habitudes et les comportements de leur poupon. Sans la présence du petit, il est plus facile d’échanger entre nous. De plus, je  réponds  à toutes les questions des parents. Ensemble, nous élaborons un plan d’intégration parfois plus court ou plus long selon les possibilités de chacun des parents.  La pouponnière reste ouverte aux parents utilisateurs : ils sont toujours les bienvenus. Cet environnement appartient à leurs enfants, à moi et à eux !!

La façon de quitter la pouponnière est toujours expliquée aux parents. Lors de l’arrivée de l’enfant à la pouponnière, on ne quitte jamais en cachette que le petit chou soit occupé ou non.  On  doit établir ensemble un rituel de départ pour l’enfant avec ses parents.

 

Quand le parent est prêt à quitter après avoir joué ou non dans le local, assis par terre avec son enfant, il me prévient. Je prends alors le bébé, le parent traverse la clôture. Après un dernier bisou à maman ou papa, je dis : « (Le prénom du bébé), ton papa, ta maman reviennent  tantôt» et la porte se ferme. Que le bébé pleure ou non la porte reste fermée. Les parents peuvent toujours jeter un œil par le trou du passe plat chez la cuisinière ou m’appeler en tout temps pour du réconfort. Parallèlement, les visiteurs sont limités en période  d’intégration.  Une affiche collée sur la porte  indique à tout le monde que les visiteurs sont limités. La porte du local  reste fermée en tout temps. Un lien d’attachement est en train de se construire et c’est précieux.

 

JE M’ORGANISE

Avec les informations  recueillies  lors de notre rencontre, j’organise mon local en notant sur mes tableaux les habitudes alimentaires, de sommeil et d’hygiène de chaque bébé pour  m’organiser et établir une routine afin de respecter le rythme biologique de chacun.  Je sors les jeux préférés et le matériel nécessaire, car en période de séduction on apprend à se connaître.  Répondre au plus vite aux besoins des enfants et communiquer avec lui renforcent son lien de confiance et établissent un lien d’attachement.

Les premiers jours l’observation est primordiale. On s’apprivoise dans notre local : je tente d’avoir des sourires et retiens pour les prochains jours les jeux favoris pour les obtenir de nouveau. De plus, je parle aux enfants, je surveille les signes d’insécurité. Je suis toujours là, en parole. Si je ne suis pas dans leur champ visuel, je nomme ce que je fais.

Il est de notre responsabilité de prendre en main l’adaptation de chaque enfant, de chercher des solutions  adaptées et de se baser sur nos observations. Il ne faut oublier de souligner aux parents ce que l’enfant a aimé et les moments plus difficiles que vit son bébé. Bref, la communication est toujours importante. Acceptez toujours l’aide et les commentaires des parents, ils peuvent nous mettre sur une bonne piste !

 

MA TECHNIQUE POUR QUE L’ENFANT DÉLAISSE MES BRAS :

1 – Je prends le bébé quelques instants, je tente de l’intéresser ;

2 – Je m’assois par terre avec lui dans mes bras ;

3 – J’assois le petit entre mes jambes sur le plancher pour qu’il se retrouve à côté de moi.

Il faut de la patience et beaucoup de concentration. Le temps d’adaptation est différent pour chacun. L’enfant est unique. La constance et la  répétition  aident  à  rassurer les bébés.

Je laisse aux petits ses objets de transition pour assurer son réconfort : sa suce, sa doudou, son toutou avec les odeurs de sa maison. Des petits sièges, des carrosses et des boîtes de carton le sécurisent, car il se sent entouré et bien assis. Ces outils m’aident  pour aller dehors ou lorsque mes bras et mes mains sont occupés. En laissant ma main sur lui, en tenant sa main, je suis près de lui sans nécessairement l’avoir dans mes bras. Je dois partager équitablement mes bras et donner de l’attention à  chacun.

Pour cette période, les parents fournissent la nourriture en purée, les biberons préparés, les collations préférées de leurs trésors qu’ils laissent dans des paniers identifiés à leurs noms dans notre frigo pour que l’enfant retrouve ses goûts et le réconforte lors de cette routine. Un coin de photos de famille est installé sous la table à langer pour l’année. Chaque bébé découvre sa famille dans une porte cachette qu’il soulève. Coucou !!! J’utilise les couvercles de serviettes humides pour bricoler les cachettes.

L’organisation et les choix de l’équipe de travail sont au cœur de la réussite d’adaptation avec un groupe de poupon.  Je travaille tous les jours soit 5 matins de 7h00 à 13h30, tandis que ma collègue travaille tous les jours, les après-midis, de 13h00 à 18h00  (horaire particulier pour notre groupe). J’accueille tous les matins les petits. Les poupons apprivoisent donc mon visage et celui de ma collègue. Cette période n’est pas  recommandée  pour intégrer une stagiaire.

Courage mes chères consoeurs  lors de cette période ! Avec du temps, de la patience, des petites attentions, de la générosité et sans doute en  s’oubliant un peu, on offre notre meilleur aux bébés en  intégration.  Les petits demandent tout notre temps. À force de travail répété, comme par magie, la constance dans la routine et la confiance seront bientôt acquises. Un lien d’attachement sera créé et l’année se poursuivra dans le plaisir et la sécurité. Quand le bébé se sent en  sécurité,  il est prêt à conquérir le monde. BONNE RENTRÉE !

La pouponnière est-ce pour moi ?

Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

août 2014

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En ce temps de l’année, le choix de groupe fait l’objet de discussions dans les réunions d’équipe.  S’interroger sur nos qualités, nos forces pour choisir le groupe d’âge qui correspond le mieux à notre profil d’éducatrice  demande de s’y arrêter et d’y réfléchir. Peut-être que la pouponnière me sera imposée ? Est-ce que la pouponnière sera un défi  pour moi ? Après tout, une éducatrice ne doit-elle pas être dotée d’un sens d’adaptation à toute épreuve ?

Il faut savoir reconnaître les qualités principales d’une éducatrice en pouponnière. Sans doute posséder un sens de l’organisation pour éviter de se faire organiser par les tout-petits. L’observation est le premier outil pour faciliter l’intervention. Posséder le sens de l’accueil pour les petits et leurs familles aide à tisser des liens significatifs. Un visage avec des expressions, des chansons plein la tête autant pour nos consignes, le beau temps, le thème du mois  est une arme puissante pour capter l’attention des petits et rendre les cœurs joyeux. La constance de nos humeurs et nos interventions sécurisent les enfants, les familles et les collègues. La communication et le sens de l’écoute sont nécessaires, savoir les utiliser au bon moment développe une relation de confiance.

Quand les enfants sont occupés à explorer, il faut profiter de ce moment précieux pour observer car en observant on comprend tout et on peut tenter des interventions, cibler les intérêts et les besoins. Ce qui permet de proposer des activités et des défis adaptés.

Posséder un sens des responsabilités et savoir reconnaître les limites du rôle d’éducatrice en pouponnière, avoir un groupe à m’occuper, intégrer et sécuriser n’est pas une mince tâche. Je ne dois jamais désespérer devant une situation, il me faut demander de l’aide à mes collègues, parler de mes observations aux parents, chercher des solutions ensemble. Mais, ne jamais attendre comme par miracle que tout s’arrange !

En observant les petits on apprend le langage des bébés, le non-verbal et ses signes.  On peut nommer ses émotions, ses besoins et avoir la patience d’attendre sa réponse soit par ses yeux, son expression, son langage. C’est plus long, mais plus satisfaisant et respectueux  pour le tout-petit en développement.

Être une mère n’est pas une qualité nécessaire pour être une bonne éducatrice à la pouponnière. Une maman et une éducatrice sont des rôles et des engagements bien différents. Par contre, être moi-même une mère m’a  permis de faire grandir en moi l’empathie que je porte aux parents de mon groupe. L’éducatrice se doit d’être en harmonie avec elle-même, sensible aux besoins des bébés et faire abstraction de ses propres besoins affectifs. Il faut avoir un calme intérieur, une grande disponibilité et un équilibre pour choisir de travailler avec les poupons.

La pouponnière est-ce pour moi ?

Oui, si j’ai à cœur les petits.

Oui, si je suis soucieuse du bien-être des enfants qui me sont confiés.

Oui, si je sais donner le meilleur de moi-même.

Voilà, ce qui me permet de garder la flamme tout au long de l’année !!!