Agressivité à la pouponnière dans les jeux libres: Grégoire partie 1

FacebookTwitterLinkedInPartager

Par Linda Gagnon, psychologue

En décembre, au moment de mon observation dans la pouponnière double, il n’y a que 5 enfants présent. Habituellement, tous les enfants sont présents.  Le groupe est composé de 4 enfants entre 10 et 12 mois; 4 enfants entre 15 et 16 mois et 3 enfants entre 18 et 21 mois.  Dans ce milieu de garde, les enfants de la pouponnière vont à l’extérieur seulement en PM.  Grégoire est âgé de 19 mois. 

J’aborde dans le présent texte, une problématique survenue lors des repas.  Si vous êtes intéressé(e)s par d’autres défis à la pouponnière, je  vous invite à lire le prochain texte : «  Agressivité à la pouponnière aux repas et lors du changement de couche: Grégoire partie 2 » .  Voici des pistes explorées qui ont permis à Grégoire d’accroître son autocontrôle.

Arracher les jouets

A- Observations

Maélie joue avec un jouet X.  Grégoire s’approche et essaie de lui prendre.  Elle lui dit « non », il la frappe au visage.  L’éducatrice intervient en lui disant « Non, on ne frappe pas les amis, doux avec les amis. »  Elle console Maélie, Grégoire s’éloigne.  Elle va le rejoindre et essaie de discuter avec lui, il est peu attentif.

Son éducatrice note que très souvent lorsqu’il est fâché, Grégoire crache soit au sol ou au visage.  Elle lui demande d’arrêter « Ne crache pas ».

B- Pistes proposées

1-Stratégies de prévention : travailler en alternance des groupes.  Le milieu de garde bénéficie d’une salle multi qui est sous-utilisé. Il a été recommandé de séparer les deux groupes de façon hebdomadaire.  Il n’y avait pas de table à langer dans la salle multi.  La direction a travaillé à ce problème.  Introduire des petits véhiculent sur lesquels s’assoir et  rouler dans le local lorsqu’il n’y a que 5 enfants.

2-Stratégies de prévention : identifier des jeux qui favorisent l’engagement de Grégoire. Il a été recommandé d’ajouter de jeux qui ne sont pas à proprement dit des « jouets ».

-Crayon à enfiler les bouchons;

-pots d’onguent vides et neufs (acheter à la pharmacie) avec couvercles que l’on dévisse et on peut insérer petits objets sécuritaires;

-Faire des tours avec des jetons de style casino;

-Boîtes avec fentes et insérer des cartes ou jetons;

-Bac sensoriel : emplir et vider avec petites cuillères, la présence de l’aide-éducatrice

Le nerf de la guerre est de trouver des activités ou matériel qui va intéresser Grégoire afin de limiter le « butinage » qui l’amène à vouloir obtenir le jouet de l’autre.

3-Stratégie d’enseignement : enseigner le signe « J’ai besoin d’aide »

L’éducatrice a identifié comme signe ouvrir et fermer la main.  Lorsqu’elle voyait Grégoire tenter d’arracher un jouet, elle évitait systématiquement de lui dire « Non »  et  disait plutôt :

« Grégoire, tu as un problème avec Maélie, tu as besoin d’aide, tu veux le jouet X»  L’éducatrice lui faisait le signe « j’ai besoin d’aide ». L’éducatrice a eu pour mission d’enseigner ce signe à tous les enfants du groupe.

Lui dire « non » au moment où il était frustré était un puissant accélérateur de colère.

Le nerf de la guerre était de lui enseigner à demander de l’aide en s’éloignant pour venir la chercher ou en attendant assez calmement que l’aide arrive.  Il était trop difficile pour lui de s’exprimer seul, il avait besoin absolument du soutien de l’adulte.

4- Stratégie d’enseignement : pratiquer « J’ai besoin d’aide » dans un contexte de jeu

Lors des jeux libres faire pratiquer « (nom de l’éducatrice), j’ai besoin d’aide » à l’aide d’une marionnette qui vient déranger les camarades et essayer de prendre leur jouet.  L’éducatrice pouvait dire : « Oh non, Souricette veut prendre ton jouet, tu as un problème, qu’est-ce que tu dois faire ». Si l’enfant refusait, on allait mettre le picto de Souricette à la séquence. L’éducatrice remettait des jetons à déposer dans une tirelire par la suite.

5-Stratégie pour enseigner la résolution de conflits

Accueillir son émotion et le consoler. 

Essayer de comprendre son problème et le reformuler même si nous sommes en désaccord avec sa perception du problème.

Avec qui as-tu un problème ?

-Avec quel jouet as-tu un problème? « Tu veux avoir le bonhomme, et Maria joue avec »  « tu veux avoir la poussette et le bonhomme.  Tu veux avoir les deux. »  « Juliette veut avoir aussi le camion »  Il faut trouver une solution.

6-Stratégie pour l’aider à patienter : des pictogrammes

Il a été proposé de créer une séquence de 3 pictos.  Un picto « amovible » pour  la photo de l’enfant qui a le jouet,  suivi d’un picto illustrant un bonhomme qui veut obtenir quelque chose d’un autre enfant et un troisième picto « amovible » pour ajouter sa photo ou celle d’un des enfants du groupe. 

Si l’enfant refuse de prêter son jouet à Grégoire, il a été proposé de lui mentionner comme d’habitude que lorsqu’X ou Y aura terminé, il ou elle va lui donner.  Puis, de diriger Grégoire vers la séquence de pictos et de l’aider à choisir les pictos.

Puis le soutenir pour le réengager dans une autre activité.  Lorsque l’enfant a terminé, remettre systématiquement à Grégoire le jouet même si on croit qu’il n’y manifestera plus d’’intérêts.  L’important est qu’il considère l’adulte fiable.

C- Évolution de la situation

Diminution des agressions

L’éducatrice a amorcé le plan d’intervention la journée même de ma venue, dont les demandes d’aide.  Les parents également.  Lorsqu’elle lui demande s’il a besoin d’aide, il imite le geste.  Les autres enfants aussi.  Grégoire attend son arrivée.  Diminution de 80 % des agressions.

L’identification des jouets qui l’intéresse demeure un défi important.  Il aime beaucoup se promener dans le local en s’assoyant sur les voitures.  La salle multi lui permet de s’engager dans plusieurs jeux moteurs ce qui est très important car il ne va pas jouer à l’extérieur en matinée à cause de la saison froide.

Aller dehors avec les poupons !!! En hiver comme en été tout s’ORGANISE !!

Lyne Archambault, éducatrice et formatrice

Jouer dehors en été comme en hiver avec les poupons  est primordial. Pour le plaisir, pour sa santé, pour développer sa force motrice, le programme pédagogique du ministère de la famille, la plate- forme  Gazelle et Potiron nous indiquent des lignes directrices à suivre dans un service de garde de qualité.

On doit reconnaitre la responsabilité qu’il revient à l’équipe de la pouponnière d’organiser la sortie extérieure comme on organise une activité de peinture. Pour proposer le plein air pour les petits, on doit s’arrêter à tout planifier : l’habillement, la sortie, le temps de jeux extérieurs et le retour dans la pouponnière. Prévoir ce qu’il faut pour que les petits soient en sécurité pour explorer à sa mesure. Des couvertures chaudes pour le couvrir dans un traineau pour sa sieste du matin, un carrosse pour qu’il s’endorme aux sons des oiseaux. TOUT S’ORGANISE.

Organiser avec un O majuscule prend tout son sens quand on doit aller dehors avec des petits pour que le plaisir soit présent  et que ça ne devienne  pas une corvée! Et ce, même si la tâche est grande. Je dis toujours qu’avec les petits vaut mieux être organisé  sinon c’est les petits qui vont t’organiser. Voici quelques pistes afin d’organiser la sortie de vos poupons en hiver comme en été.

  • Improviser la sortie extérieure est vraiment l’ennemi d’une belle sortie. On doit penser la proposition pour l’habillement en ayant la collaboration des petits. Apporter des nouveautés aux poupons par exemple cacher dans sa botte un animal pour rendre cette routine divertissante. On doit  prévoir le matériel qu’on  proposera aux enfants dehors avec des mises en scènes pour les poupons.
  • Respecter les vêtements des petits pour son habillage est gagnant. Utiliser un sac réutilisable avec des motifs pour que le petit reconnaisse ses vêtements et son sac. Le parent peut déposer dans ce sac le matin ce qu’il désire que son enfant porte pour aller profiter du plein air au C.P.E.
  • S’asseoir et travailler par terre pour habiller les petits  facilite les échanges et le partage des tâches éducatrice –enfant, en plus de favoriser une communication, une complicité, tout en ayant tous les 4 autres petits dans notre champ de vision pour s’exécuter.
  • On doit parler aux petits de ce qu’on fait quand on l’habille. On attend son regard, c’est le respect entre l’éducatrice et l’enfant. Le petit est une personne et un partenaire.
  • Nos exigences doivent être adaptées pour un petit : c’est plus facile d’enlever, tirer et arracher son chapeau, ses mitaines etc. que de l’enfiler. Alors, en rentrant laissez-le retirer ses vêtements en encourageant ses prouesses. Dans le coin déguisement de la pouponnière, proposer des chapeaux, des mitaines, des cache-cous, etc.
  • Travailler en petit groupe de 5 petits par éducatrice dans un coin tranquille du local  favorise l’habillement avec sa collaboration. On peut se faire un plan pour l’ordre des enfants à habiller selon leur collaboration. Par exemple, j’habillerai en dernier celui qui prend plaisir à se dévêtir dès que j’habille un autre, et le premier celui qui est prêt à dormir bien emmitouflé. On garde en tête de toujours voir les enfants, les entendre pour assurer leur sécurité dehors comme à l’intérieur.   
  • Varier le matériel dehors pour stimuler la découverte des petits est gagnant au gré des saisons.

Quel bonheur d’observer quand tout est pensé et organisé en sachant que le plein air permet de respirer et de libérer les toxines des petits et des grands.

Pour ce qui est de la température, mère nature se charge de nous arrêter pour la sécurité des enfants et des éducatrices. Le milieu de garde doit se référer à la charte des températures de la société canadienne de pédiatrie autant pour la chaleur que le froid. Il est certain qu’on doit aviser les parents de nos intentions de sorties extérieures avec leurs petits, car leur collaboration est nécessaire. Aux changements de saisons, on peut proposer aux parents dans le vestiaire, suspendu sur une corde à linge, les vêtements appropriés pour leurs petits. Afficher des photos des petits en action dehors pour sécuriser les parents et démontrer le plaisir et les découvertes de leurs trésors.

Les petits adorent explorer. Avec leur curiosité c’est facile de lui proposer des mises en scènes afin de stimuler cette curiosité et favoriser ses découvertes. La nature avec ses grands espaces procure un sentiment de liberté. On peut dépenser l’énergie, crier avec moins de limites et de consignes quand tout est adapté et pensé pour les petits explorateurs.

Les petits doivent vivre l’hiver, et ce pas juste au travers d’une fenêtre ou dans un livre. On doit lui faire vivre le vent, la glace et la neige comme on lui fait vivre l’été qui nous semble plus facile à organiser!

C’est l’hiver mon mignon! 

Réf.  FORMATION : Jouer dehors avec le petit 0-2 ans corvée ou plaisir ?

Josée Lespérance et Lyne Archambault

L’observation, un plaisir d’éducatrice!

Pour rester et garder le plaisir d’être une éducatrice, je crois que la première qualité et le meilleur outil est l’observation.

Puisque l’enfant est unique, l’observer nous apprend à le connaître pour mieux l’apprivoiser et créer une relation affective significative avec lui.

En l’observant on peut comprendre leurs goûts et leurs habiletés, afin de mieux favoriser leurs expériences clés. On doit varier le matériel offert aux petits. À la pouponnière, le groupe d’âge des enfants varie. Les intérêts et les saisons changent, pourquoi ne pas planifier, selon les observations des enfants les coins de la pouponnière, pour stimuler leur curiosité puisque l’enfant est le propre agent de son développement.                                                          

On peut offrir à chaque poupon une activité qu’il aime répéter encore et encore. Planifier pour quelques semaines, car tous ses investissements demandent de l’énergie et du temps.

Pour régler une situation difficile ainsi que pour outiller la communication auprès de notre équipe de travail et auprès des parents, l’observation est précieuse. Les cahiers de communication sont beaucoup plus animés à lire pour les parents, car ils retrouvent avec objectivité des observations de leur trésor en action dans sa journée. Un parent m’a déjà dit que quand elle lisait le cahier de son petit Laurent elle ressentait l’amour.

L’observation peut aussi servir à tenter de régler une problématique.

En observant le petit avec une problématique, on peut répondre aux questions : Où? Comment? Pourquoi?

Le geste répréhensible se produit. De cette façon on peut tenter des pistes pour mieux intervenir avec lui avec constance, car une éducatrice se doit d’être Proactive!

Quand on observe, on sait quand intervenir ou attendre. Parfois intervenir avec des mots ou garder le silence avec un regard bienveillant est aussi précieux, et autant efficace.

Il suffit d’intervenir, tout en soutenant les enfants avec bienveillance.

En jeux libres où on a souvent l’impression de ne rien faire quand les petits explorent, quel bon moment pour l’observer et le comprendre. Un enfant dans ses jeux libres qu’on observe avec des qualités de leader, des jeux libres des enfants où on se revoit et où s’entend dire ce qu’on dit ou qu’on chante quel plaisir à observer!

Petit Léonard qui glisse tous les morceaux sous le calorifère un à un …ouf! Quand on range, on recherche les morceaux! Pour combler son envie: on lui a offert une boite de serviettes humides avec une fente et des couvercles de pot à jus et voilà notre petit est comblé d’insérer encore et encore des petits objets dans un petit espace… Quelle satisfaction de voir que notre intervention fonctionne. On voit et on comprend beaucoup de choses en observant les petits et les grands.

Lors de ma formation en T.E.E. (qui s’appelait différemment dans mon temps!). J’ai appris l’importance d’observer, mais c’est certain que j’en ai appris l’importance au cours de mes années auprès des petits.

Et j’en ai trouvé un grand plaisir que je garde et qui me passionne depuis 34 ans! J’ai la prétention de dire que les enfants m’ont appris beaucoup et j’adore partager ces expériences.

Par Lyne Archambault    Éducatrice-formatrice

Comment intervenir ?

Avec les comportements inacceptables chez le tout-petit…

Par Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

Comment intervenir quand un petit croque son ami? L’autre pince son voisin, et Marie tape la plus petite du groupe pas facile! Que faire ? Un défi pour une éducatrice à tous les jours afin de  créer dans son groupe une harmonie où le plaisir de découvrir et les apprentissages sont au rendez-vous.

L’agressivité est nécessaire et l’éducation ne vise pas à éliminer cette énergie, mais bien à la canaliser et à la rendre utile. Continuer la lecture de Comment intervenir ?

Comment je peux stimuler le tout-petit à la marche ?

Comment peut-on stimuler le développement de la marche dans un contexte de sécurité tout en favorisant son autonomie ?

Plusieurs guides sur la marche existent afin de stimuler le tout-petit à la marche. Certains offrent des exercices à faire avec l’enfant pour renforcir son tonus musculaire, d’autres proposent de faire marcher l’enfant à l’aide de l’adulte. Malgré ce déploiement d’exercices, le décideur reste toujours l’enfant. Des objets de stimulation pour la marche peuvent être tout aussi efficaces et respectent davantage l’enfant dans cette acquisition d’habileté motrice. L’enfant peut l’exploiter à son rythme et à sa façon sans nécessairement l’aide de l’adulte. En voici un exemple:
Matériel
Pôle de rideau en bois à bouts arrondis, fixé au mur à la hauteur des épaules de l’enfant en position assise. De préférence, mettre la pôle à rideau en dessous ou près d’une fenêtre pour encourager l’enfant à s’exercer soit par l’attrait de voir à l’extérieur.

Objectif

  • Amener l’enfant à se soulever à l’aide de la pôle.
  • Amener l’enfant à exercer des étirements à l’aide de la pôle.
  • S’exercer à se ternir debout et à s’asseoir.
  • S’exercer à rester des périodes plus ou moins longues debout à l’aide la pôle.
  • Se déplacer avec appui à l’aide de la pôle.
  • Se tenir avec une main et se pencher pour prendre des objets au sol.
  • Se balancer à l’aide de ses deux mains à l’aide de la pôle.
  • Exercer son équilibre.
  • Développer sa confiance en soi.
  • Partager la pôle à rideau avec un autre ami.

Utilisation

  • Suspendre des pochettes avec des objets à l’intérieur, pour permettre au petit de faire des découvertes.
  • Permettre aux plus petits de manipuler des objets suspendus sur la barre.
  • Profiter de ce que l’enfant peut voir à l’extérieur lorsqu’il se tient après la pôle pour lui nommer ce qu’il voit.

D’autres utilisations peuvent être faites avec cet objet, la personne la mieux placée pour nous le démontrer reste l’utilisateur… bien sûr l’enfant.
Bonne marche!

Attrait visuel

Le bébé aime regarder des choses qui bougent, qu’est-ce que je peux mettre à sa vue qui peut répondre à cet intérêt ?

Bien sûr beaucoup de choses, mais il est important de sélectionner des objets qui peuvent éveiller le regard de l’enfant tout en lui permettant de se concentrer et de suivre des yeux l’objet attrayant. Pour ce faire, il est important de considérer différents aspects telles que la couleur, la forme, le déplacement de l’objet, sa brillance et sa grosseur. Un jeu bien connu tel que le mobile apporte différentes stimulations dans ce sens mais après quelques mois d’utilisation (0-6 mois) le mobile reste toujours le même objet; il offre peu de polyvalence… Alors que des objets de la maison peuvent avoir la même utilité que le mobile et avoir beaucoup plus de polyvalence. En voici un exemple.

Matériel

  • Prenez un support à bas de forme ronde avec attache en plastron (souvent retrouvé au Dollarama) qui ressemble un peu à un carrousel et suspendez-y des rubans de Noël brillants à chacune des épingles (faire descendre des longueurs jusqu’à 3-4 pieds du sol).

Objectif

  • Développez l’attrait de l’enfant par la couleur, mouvement et le déplacement des rubans.
  • Suivrez des yeux le mouvement des rubans.
  • Exercez des mouvements pour attraper les rubans (exercer ce mouvement du balai avec ses mains).
  • Déplacer des rubans sur le corps de l’enfant (développer le sens du toucher).
  • Exercez son attention et sa concentration sur les rubans qui bougent.

Utilisation

  • Ce genre de petit carrousel en rubans de Noël peut servir aux marcheurs d’exercice motrice en passant en dessous tout en flattant son visage par les rubans.
  • D’autres objets peuvent également être suspendus à l’aide de petits fils élastiques (ex: toutous, tissus, papier de soie, petites balles, choux de cadeau, plumes, etc.).
  • Placé au centre d’une pièce, ce petit carrousel peut servir de décoration en plus d’être un objet de stimulation pour les 0-18 mois.

Si vous constatez que le tout-petit cherche plus à tirer sur les rubans ou les autres objets installés sur le carrousel, mettez les objets un peu plus haut. Même de cette façon l’objet reste un attrait visuel autant pour le poupon que pour le marcheur.

Bonne découverte !

Le plaisir de lancer !

Quel enfant n’aime pas lancer tout ce qui se trouve dans ses mains? Geste souvent encouragé et valorisé par l’adulte qui stimule l’enfant dans son autonomie corporelle. Jusqu’au jour où le geste dérange….

Alexis, 18 mois, retire beaucoup de plaisir à laisser tomber ses petits jouets en bas de sa chaise haute. Son jeu se transforme à mesure qu’il expérimente différentes façons de lancer. En effet, il lance sa nourriture, ses vêtements et même ses souliers sur la tête d’un ami au service de garde.

Malgré les interdits de Julie, son éducatrice, les «vas-tu arrêter» du papa et du «non, non, je ne veux pas que tu lances tes choses à maman», Alexis ne peut s’empêcher de répéter ses gestes qui lui procurent du plaisir et surtout beaucoup de réactions de l’adulte autour de lui.

Dans les deux premières années de vie de l’enfant, il est toujours étonnant d’observer l’évolution de sa motricité. L’acquisition de ses habiletés motrices consiste à la coordination de plusieurs mouvements en fonction d’un résultat ou d’une intention. Pour se développer sur le plan moteur, l’enfant doit faire des essais et des erreurs. Ses gestes répétés, sans but précis, avec peu d’intention lui permettront de mémoriser des actions afin que les mouvements deviennent automatiques. Lorsqu’Alexis fait et refait les mêmes gestes, il apprend le mouvement, ou un ensemble de mouvements, qui lui permettront une plus grande coordination et précision dans ses gestes. Ce mouvement, dit automatique, s’exerce dans un minimum de temps et avec un maximum d’efficacité. Le premier geste qui prédispose l’enfant à lancer est manifesté par le plaisir de prendre les objets et de les relâcher. L’enfant de neuf ou dix mois en retire une grande satisfaction. Ce mouvement de préhension pousse l’enfant sur d’autres pistes d’expérimentation pour rendre ce geste automatique; par exemple: lancer dans un espace, lancer sur quelque chose, lancer dans quelque chose.

Pour tous les enfants du monde, l’acquisition des habiletés motrices se fait dans le même ordre mais le rythme varie d’un enfant à l’autre; le tempérament ainsi que l’environnement de l’enfant influence certains types d’expérimentation.

Alexis présente des goûts et intérêts marqués pour la grande motricité. Plus son milieu lui offre des occasions pour pratiquer ce geste plus le geste devient acquis et intentionnel. L’addition de ses gestes répétés lui permettra de développer d’autres aspects de sa motricité. Alexis a besoin de passer par une motricité complète pour raffiner ses mouvements. À travers le mouvement de lancer, il apprend à contrôler son bras, son avant-bras, sa main et ses doigts. Ces compétences motrices lui seront utiles pour boutonner son manteau, attacher ses souliers mais aussi tenir son crayon; des habiletés simples mais essentielles aux apprentissages scolaires.

Certains besoins d’expérimentation nous demandent d’identifier des objets qui permettront une libre expérimentation. Il faut se rappeler que les interdits ne font qu’augmenter le désir en pleine maturité.

Voici donc, des objets à lancer qui susciteront, en toute sécurité, la curiosité des tout-petits.

  • Boules de papier de soie;
  • Éponges de couleurs recouvertes d’un bas de nylon (le bas de nylon évite que l’enfant mordille et avale des bouts d’éponge);
  • Foulards;
  • Éponges en luffa de différentes couleurs;
  • Spaghettis de piscine coupés en rondelles;
  • Pompons de couleurs;
  • Plumes;
  • Choux à cadeaux;
  • Papier déchiqueté.

Une autre idée est de suspendre un drap avec des formes découpées à l’intérieur. Invitez ensuite l’enfant à lancer dans les formes des balles de tissu. Servez-vous aussi du parachute; le mouvement proposé par celui-ci sollicite le mouvement de lancer.

Alors, 1, 2, 3… attrapez!

Le bricolage est-il pertinent au développement de l’enfant de 18-24 mois ?

La plupart des parents s’attendent à apporter à la maison des produits finis. Alimenter ce besoin ne fait qu’augmenter les attentes du parent et diminuer le plaisir de jouer du tout-petit. En effet, le stade de développement des 18-24 mois ne correspond pas à nos attentes car à cet âge, il faut prévoir davantage des activités d’expérimentation et de manipulation que des activités de bricolage.

L’exploration permettra à l’enfant de vivre des expériences variées et de travailler sa motricité fine qui l’amènera éventuellement à la réalisation d’un produit fini. Le temps qu’il prendra à découvrir favorisera son attention et sa concentration. Il est bien important avant de planifier des activités de connaître les intérêts et le développement du groupe d’enfants. Les observations de l’éducatrice permettront de saisir la curiosité qui inspire le jeu des petits.

Le parent croit à tort que lorsque l’enfant rapporte des produits finis du service de garde, il a appris quelque chose. Comme éducatrice, notre défi est donc de satisfaire les besoins du parent mais via des actions qui respectent davantage l’enfant dans son développement.

Comment, me direz-vous?

Informez le parent des apprentissages actifs de son enfant lorsqu’il s’amuse à explorer et manipuler. Pour chacune des activités prévues, faites la description des habiletés travaillées.

Voici un exemple:

Maman, Papa, l’exploration que j’ai faite en jouant dans du pouding aujourd’hui m’a permis de:

  • Observer mes amis (es) durant l’activité pour trouver de nouvelles façons d’explorer le pouding. Ce qui favorise mon développement socio-affectif, je suis capable d’apprendre des autres.
  • Initier mon jeu avec Alexis. Ce qui favorise mon développement socio-affectif, je suis capable de créer des liens avec un ami.
  • Tracer des routes avec mon doigt dans le pouding. Ce qui favorise mon développement créatif et intellectuel, je suis capable de représentation mentale.
  • Utiliser mes sens (le toucher, le goûter, la vue et l’odorat). Ce qui favorise mon développement sensori-moteur, je suis capable de représentation mentale à l’aide de mes sens.
  • Remplir et vider des bols de pouding. Ce qui favorise mon développement sur la notion de l’espace, je suis capable de reconnaître la quantité de pouding à mettre dans chacun des bols.
  • Respecter la consigne de garder le pouding sur la table. Ce qui favorise mon développement intellectuel et affectif, je suis capable de comprendre et respecter la consigne de mon éducatrice.
  • Explorer le pouding en me déplaçant autour de la table. Ce qui favorise mon développement sur la notion de l’espace, je suis capable de contrôler mes mouvements et mes déplacements dans un espace donné.
  • Exercer de grands mouvements de bras. Ce qui favorise mon développement moteur, je suis capable de contrôler mes mouvements de bras, avant bras, mains et doigts.

En décrivant les apprentissages clés de l’enfant pour chacune des activités, l’éducatrice met en valeur son travail et sensibilise le parent à l’importance des gestes simples à des gestes plus complexes.

D’autres moyens peuvent s’ajouter pour renseigner le parent au plaisir d’apprendre de son enfant tels que:

  • Personnalisez des photos pour chaque enfant et les remettre aux parents lors d’une activité spéciale dans le milieu.
  • Confectionnez un calendrier à l’aide des photos prises durant l’année.
  • Faites un album photos sur les activités de son enfant.
    Prévoyez une réunion en début d’année pour parler de vos attentes face au produit fini.
  • Échangez avec le parent sur les jeux de son enfant et les apprentissages qu’il fait.
  • Invitez le parent à participer à une activité d’exploration.
  • Proposez à un nouveau parent de se jumeler à un ancien parent afin de le sécuriser dans ses attentes.

Dans notre travail d’éducatrice, nous avons parfois à être un agent de changement dans les attentes des parents. Pour y arriver, il est essentiel de soutenir le parent dans ses inquiétudes, de l’informer sur les apprentissages de son enfant, de reconnaître ses forces et d’accepter qu’il soit différent….

Voilà des ingrédients qui réduisent les attentes et augmentent la collaboration!

——————————————————————————–

Référence: Jouer c’est magique, Programme favorisant le développement global des enfants. Les publications du Québec.

Jouer dehors avec le tout-petit: corvée ou plaisir?

Josée Lespérance, Enseignante en TÉE

Janvier 2012

www.aveclenfant.com

Tout le monde s’entend pour dire que le grand air c’est la santé et ce même chez les petits en pouponnière.

François Cardinal auteur du livre PERDU SANS LA NATURE traite de ce sujet et constate que le jeu libre en plein air est une richesse oubliée dans le quotidien de nos petits. La vie de famille trépidante limite parfois les parents à aller jouer dehors librement sans but précis mais simplement pour flâner et respirer le grand air avec son enfant.

Le milieu de garde est le lieu par excellence pour pratiquer cette activité à reconquérir.

À notre CPE, allons-nous suffisamment dehors avec nos tout-petits ? Certaines éducatrices diront que oui chaque jour lorsque la température s’y prête et d’autres diront que non, ils pourraient sortir plus souvent.

Qu’est-ce qui limite nos sorties, la température bien sûr mais également l’organisation dans l’horaire de la journée qui peut parfois être compliquée avec les besoins du poupon.

Oui aller dehors hiver comme été avec le groupe de poupons c’est possible pour Lyne Archambault éducatrice d’expérience du CPE Caroline. Tout est dans la façon de s’organiser.

Chez le petit, le jeu extérieur stimule le développement de l’enfant, il découvre de nouvelles sensations, il développe ses sens et acquiert de nouvelles habiletés. Mais les bienfaits du plein air ne se limitent pas seulement lorsque nous sommes dehors. En effet, Line y voie des apprentissages également dans la préparation pour aller à l’extérieur. Voici quelques idées gagnantes qu’elle propose :

Lors de l’habillage, se mettre au niveau des enfants pour être plus accessible et disponible à eux. Exercez cette activité d’habillage en petit groupe afin de limiter l’attente. Acceptez les capacités de chacun, le tout-petit est plus habille à enlever que de mettre les vêtements. Trop souvent nos exigences limitent le plaisir. Il se peut qu’un enfant ait besoin de faire une sieste le matin; on pourrait lui faire faire dans un carrosse à l’extérieur et cela vous permettrait d’être avec tout le groupe. Nommez les vêtements des enfants en leur attribuant une qualité. Par exemple, c’est le chapeau de Cléo, il est très très doux. De cette façon, il lui sera plus facile de le reconnaitre et de faire des tentatives pour le mettre sur sa tête puisqu’il est doux…..

Nul besoin de vous dire que le temps consacré pour l’habillage est porteur d’un beau moment avec les petits dans la cour.

L’aménagement à l’extérieur doit être sécuritaire pour permettre la découverte et laisser libre court au jeu. Line a comme principe, lorsque tu dois interdire et redire la même consigne aux enfants pour leur sécurité, c’est donc que l’aménagement n’est pas adapté aux besoins des poupons. L’éducatrice doit traiter l’aménagement extérieur au rythme du développement de son groupe.

La cour des petits doit être à l’écart du reste du CPE, le matériel doit être pensé comme de petites mises en scène selon les saisons, goûts, intérêts et besoins des petits. Il ne faut jamais oublier, que le petit doit avoir du temps libre pour apprendre.

Voici quelques exemples de mises en scène que Line expérimente :

  • -Marcher dans les feuilles, faire remarquer les textures, odeurs, couleurs.
  • -Accrocher des instruments de musique à la clôture à explorer.
  • -Suivre des traces dans la neige.
  • -Marcher simplement avec des bottes à eau dans la cour des grands.

-La mise en place du programme éducatif dans la cour demande à l’éducatrice d’observer son groupe pour lui faire vivre des expériences positives, planifier et concevoir des expériences en fonction de ses observations, aménager l’environnement et intervenir en soutenant, valorisant tout en étant disponible aux petits. Voilà un beau défi réalisable que Line exerce depuis maintenant 20 ans!!!

Savez vous…. qu’il existe un lien direct entre la pratique précoce d’activités physiques, jouer dehors, de se dépenser physiquement et les habitudes de vie du jeune adulte. Seriez-vous de ces adultes ????

Ce texte est tiré de la formation Jouer dehors avec le tout-petit, corvée ou plaisir ?

Josée Lespérance enseignante et Lyne Archambault éducatrice chez les poupons ont mis en commun leurs expériences et vous proposent un moment plein-air qui suscite la réflexion sur nos pratiques mais aussi une façon de se ressourcer par des idées simples mais d’une richesse inestimable pour le tout-petit. Pour en savoir plus sur la formation nous écrire à l’adresse  courriel suivante dleblanc @b2b2c.ca

Taper, mordre et tirer …. Des gestes qui parlent !!!

Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

Février 2012

www.aveclenfant.com

Idées d’activités pour réussir à adopter des interventions positives chez les trottineurs.

Les petits entendent trop souvent le mot «NON» dans leurs découvertes. Comme éducatrice, notre travail consiste à observer les enfants afin de mieux comprendre leurs comportements et de rediriger de façon positive leurs découvertes. Il est primordial de garder pour une urgence le mot «NON» afin que celui-ci ne devienne pas banal à l’oreille du petit. Ainsi, les enfants s’aperçoivent de la gravité de l’avertissement. La constance et la fermeté sont de mises pour mettre un terme au geste jugé inacceptable. Parallèlement, il faut réfléchir à ce qui est inacceptable pour vous et échanger avec vos collègues, afin de s’assurer de la constance des interventions auprès des petits de votre groupe.

Bébé lance

lanceComme éducatrice, nous nous devons mettre À LA DISPOSITION des enfantsdes activités de défoulement telles que des balles, des éponges de bain, des foulards, des choux à cadeaux etc. Afin de rendre positif le geste de lancer et de démontrer le plaisir dans ce mouvement. C’est certain, qu’il est toujours interdit de lancer des blocs et des autos par exemple. Rediriger alors l’enfant vers les bacs de balles quand il oublie la consigne. N’oubliez pas la constance est toujours nécessaire.

 

Bébé tire les cheveux

Le trottineur est attiré par les cheveux de ses amis, voici le temps des activités des TOUCHE DOUX. Offrez des textures douces à toucher aux enfants. Par exemple, différents tissus, des cheveux sur des poupées, des plumes. Ces objets lui feront, entres autres, vivre des expériences sensori-motrices positives. On doit toujours encourager les touche doux entre les enfants. Votre devoir comme éducatrice est d’observer et intervenir de façon rapide par la parole et le geste face au geste négatif. Le contact doit être recréé entre les enfants afin d’apprivoiser les touche doux entres eux.

Voici une station de défoulement que j’ai créé pour m’aider dans mes interventions avec mon trottineur qui aime tirer les cheveux.

tirelescheveuxJ’ai redirigé la pulsion de mon ami et valorisé ses gestes en lui permettant de se défouler de manière positive sur cette poupée aux cheveux longs. J’ai utilisé différentes sortes de brosses, des rouleaux velcro, un petit séchoir qui laisse un filet de vent, un petit sac avec toutes sortes d’élastiques en tissus de différentes couleurs et textures, des bouteilles vides de shampoing parfumées et un livre de coiffeuse avec des mèches de cheveux. Laissez aller votre créativité, car la nouveauté stimule la curiosité de l’enfant. Par ailleurs, on se doit d’encourager les tentatives de l’apprenti coiffeur.

 

 

Bébé vide tout

videLes petits aiment faire tomber des objets, vider et remplir des bacs, regarder les objets tombés. Pour sa sécurité, je me dois de ranger et replacer le matériel de jeu. Sans doute, mon trottineur me suivra et recommencera son jeu. Donc, il est utile de faire des petits bacs avec quelques objets à l’intérieur en les changeant souvent pour minimiser le rangement. J’aime quand il explore à son rythme et de façon autonome : un vrai spectacle pour une éducatrice! En le regardant, vous observez ses intérêts et ses goûts ce qui vous permet de lui offrir des jeux adaptés. De plus, pensez à faire des mises en scène afin d’encourager sa curiosité pour découvrir de nouvelles façons d’utiliser le matériel.

 

arrachetout 2arrachetout 1Bébé arrache

Les petits aiment entendre des bruits et regarder des images. Les affiches au

 

mur, sont une source de stimulation dans ce sens. Afin de protéger vos affiches, une vitrine de plexi est utile pour que bébé regarde sans tout arracher. La variété et les détails des images à regarder stimulent son langage et son observation. Quand j’affiche des nouveautés, je prends du temps pour montrer les détails de l’affiche. Inventez des histoires pour stimuler sa curiosité en regardant l’image, par exemple, voici une auto comme papa. Pour arracher et entendre un super beau «Crac», le velcro est parfait. Voici des macarons fabriqués avec des couvercles de jus et de pots masson.TOUJOURS DISPONIBLES POUR SE DÉFOULER.

Bébé tape

Le trottineur aime exercer des mouvements de balais avec ses mains. Avec un toutou (souffre douleur) suspendu à un élastique tout le monde peut s’exercer en tapant, en le faisant voler et en étirant l’élastique. Notre ami prêt à recevoir tous les coups changera selon le thème, par exemple, une chauve-souris pour l’automne, un ours polaire pour l’hiver.TOUJOURS DISPONIBLE, il sera là pour tous les coups. Les enfants trouvent bien drôle, quand à mon tour, je me défoule sur ce toutou souffre douleur.

tape tape3 tape2

Bébé mord

Vous avez un ami crocodile : pas facile ! Vous devez prendre en main cette situation en rassurant les parents. Vous pouvez toujours leur offrir des textes qui expliquent cette étape difficile. Plusieurs activités peuvent rendre positive cette pulsion quand les dents de bébés poussent ou quand la rage arrive. Tout d’abord, j’offre aux enfants des anneaux refroidis. De ce fait, chaque ami a son anneau accroché sur lui avec une attache à suce et même moi j’en porte une! L’usage de sa suce peut aussi aider en cas de pulsions. Je souligne à plusieurs reprises que l’on peut MORDRE des pommes, MORDRE sa suce, MORDRE des anneaux, mais il est INTERDIT de croquer son ami. Même les adultes doivent penser d’éviter les jeux du loup qui croque même par amour ! Par ailleurs, j’offre à l’enfant assis dans la chaise haute une brosse à dent avec un petit verre d’eau, une débarbouillette gelée à mordiller (activités super en attendant le repas). N’hésitez pas à organiser vos routines pour protéger votre victime et votre mordeur. Quand vous avez observé qui, quand, comment, pourquoi et où le geste se produit, il faut faire preuve de créativité afin que ce geste indésirable cesse rapidement et offrir aux enfants une situation de rechange positive.

Bébé grimpegrimpe

Vos amis aiment se retrouver en hauteur ? Offrez-leur des modules en mousse à escalader ou des jeux plus élevés à atteindre. Je fais semblant d’avoir peur de leurs exploits. Quel plaisir pour nos petits grimpeurs !

Bébé crie

Si bébé exerce sa voix, parlez lui doucement pour qu’il baisse sa voix, mais offrez lui la chance de se défouler en plein air, de chanter, de jouer des instruments de musique. Donnez-lui un environnement sans bruit inutile, par exemple une musique en sourdine dans le local. Quand vous offrez de la musique, soulignez que vous allez mettre de la musique pour danser, écouter des sons etc.

De façon générale, quand nous intervenons avec un petit, il faut traduire, vérifier son intention et nommer son désir. Observez sa réaction à ce que vous nommez, pour vous assurez de l’avoir bien compris. L’enfant explore son environnement pour apprendre comme adulte avoir un regard positif sur lui donne la chance de bien grandir…

Pour conclure, soyez créative face aux situations plus difficiles avec vos trésors et ce par vos observations et votre constance dans vos interventions. On arrive à vaincre toutes les difficultés en remplacent les interdits par des activités de rechange.