Les gestes quotidiens qui préparent votre enfant à l’école

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Votre enfant fréquentera la maternelle dans les prochains mois et vous êtes préoccupés à savoir s’il est prêt, s’il a acquis les apprentissages nécessaires à une intégration positive. Plusieurs parents croient que leur enfant est prêt pour l’école lorsque celui-ci a acquis certaines habiletés scolaires telles que la connaissance de l’alphabet et des chiffres.

En fait, les enfants acquièrent dès leurs premières années les aptitudes (et non juste les connaissances) qui leur seront utiles à l’école pour apprendre à lire, à écrire et à compter. Ils doivent être capables de bien s’entendre avec les autres. Ils ont de meilleures chances de bien s’adapter s’ils sont capables de suivre des instructions, de résoudre des problèmes, de bien travailler seuls et de demeurer concentrés sur une tâche difficile, même si elle ne leur plaît pas. [1]

Lorsque vous laissez votre enfant passer du temps avec la famille ou avec des amis de la famille, vous lui permettez de développer un sentiment croissant d’indépendance ainsi que sa capacité de communiquer ses besoins à d’autres adultes. [2]

Inviter des amis pour jouer avec lui, peut l’aider à développer des amitiés et sont des occasions de pratiquer les habiletés sociales de partage, d’écoute, de résolution de problème, d’entraide, de compréhension de la pensée et des émotions des autres, dans la mesure où l’adulte assure au besoin, un soutien dans le décodage et l’expression des émotions. Félicitez l’enfant lorsqu’il adopte ces comportements prosociaux. [3]

Les parents qui communiquent entre eux, qui sont capables de résoudre calmement les conflits et qui contrôlent bien leurs émotions aident les enfants à connaître du succès à l’école. [4]  

Jouer avec l’enfant à des jeux de table, jeux de mémoire, au bingo avec des mots, à faire des rimes, à cuisiner … constituent différents moments d’apprentissage au cours de la vie quotidienne qui stimulent la curiosité, le goût d’apprendre et d’explorer en plus de se familiariser avec les sons, les mots et les chiffres.

À l’épicerie, demander à l’enfant de prendre deux pommes et les ajouter à celle qui est déjà dans le sac puis dire qu’il y a maintenant trois pommes. S’amuser avec la notion « ajouter » et « enlever », jouer aux dominos en comptant les points sur chacun, voilà d’autres occasions pour l’enfant de se familiariser avec les chiffres et se préparer avec plaisir aux mathématiques.

Quand vous écrivez le nom de l’enfant sur son dessin tout en nommant les lettres, quand vous chantez ensemble des comptines avec des gestes, ou quand vous frappez des mains au rythme des sons entendus dans un mot ou une chanson, vous contribuez à élargir ses habiletés préparatoires à l’école.

Être aimant et attentionné, répondre aux besoins et aux questions de l’enfant, prendre le temps de l’écouter, s’intéresser à ce que fait l’enfant, le questionner sur ses intérêts, ses idées, les solutions qu’il pense pour résoudre un problème…  L’encourager à poser des questions, lui laisser faire des choses par lui-même comme s’habiller, ranger, préparer son sac… contribuent à le rendre plus autonome et favorisent le développement d’une confiance en soi et d’une bonne estime de lui.

Donnez l’exemple, vous êtes un modèle significatif pour votre enfant! Chaque fois que vous lisez, seul ou avec votre enfant, l’incite à découvrir que la lecture peut être amusante, intéressante et permet l’apprentissage de plein de choses. La lecture à deux, en étant expressif, en expliquant les idées et les nouveaux mots lorsqu’ils se présentent dans l’histoire permet à l’enfant d’augmenter son vocabulaire, ingrédient de base à l’apprentissage de la lecture. Permettez-vous de commenter les illustrations, encouragez la participation active de l’enfant, cela éveille son intérêt et maximise l’intégration de l’information. [5]

Chaque fois que vous fréquentez la bibliothèque et y appréciez cet environnement calme pour y chercher des livres, des revues ou des jeux, vous participez à valoriser la lecture.

Enfin, donnez le goût de l’école à l’enfant en lui en parlant positivement, et en lui décrivant ce qui se passera à la maternelle (périodes de jeux, routine, apprentissage de nouvelles choses…) Cela lui donnera le temps de voir venir et pourra ainsi le rassurer. Si votre expérience étant jeune n’a pas été bonne, il est possible qu’il en soit autrement pour votre enfant. Démontrez-lui de la confiance en ses capacités de réussir. Vous pouvez aussi lui dire votre fierté de le voir grandir et aller à l’école. [6]

Bonne rentrée scolaire à tous!

Dany Massé

[1] [4]   CEDJE, La transition vers l’école-Pour commencer l’école du bon pied, 2009, www.enfant-encyclopedie.com/feuillets-dinformation

[2] [5] Maternelle et jardin d’enfants à temps plein-Comment préparer votre enfant, 2017, ontario.ca/pretpourlamaternelle  

[3] CEDJE, Comportement prosocial-Aider votre enfant à donner au suivant, 2016, www.enfant-encyclopedie.com/feuillets-dinformation

[6] Naître et Grandir, Donner le goût de l’école. Juillet-août 2016, www.naitreetgrandir.com 

Ministère du Québec, Vers l’école avec mon enfant pour une entrée réussie! www.education.gouv.qc.ca

Prêt pour l’école

Vous avez passé les cinq dernières années à regarder votre tout-petit grandir. Dans quelques mois, vous devrez l’inscrire à l’école. Cette étape vous fait probablement vivre une multitude d’émotions. Mais votre enfant, lui, est-il prêt pour cette grande aventure?

Les inquiétudes du parent

Que ce soit votre premier ou votre petit dernier, savoir que son enfant fera sous peu son entrée à l’école peut générer bien du stress. Plusieurs parents se posent d’ailleurs les questions suivantes :

  • À quoi m’attendre de la maternelle?
  • Mon enfant a l’âge requis mais est-il vraiment prêt?
  • Et s’il se faisait intimider?
  • Et s’il n’aimait pas l’école?

Ces questions sont tout à fait normales mais elles trahissent déjà votre anxiété de voir votre enfant grandir et devenir peu à peu autonome. Son réseau social ne se limitera plus à la famille ou à vos amis mais il aura maintenant ses propres amis; des amis qu’il aura choisis. Il apprendra plein de choses et vous vous sentirez parfois dépassés. Vous aurez l’impression que votre enfant apprend des choses à un âge plus précoce qu’à votre époque. Vous vous demanderez comment il se sent toute la journée assis à son bureau au lieu de jouer. Vous vous inquiéterez des exigences de son professeur en les qualifiant de « démesurées » car il est encore petit, n’est-ce pas? Lorsqu’on voit son enfant tous les jours et qu’il côtoie depuis longtemps les mêmes éducatrices, nous avons peine à le voir grandir et changer. Il vous suffit de penser aux commentaires d’une personne qui ne voit pas souvent votre enfant. Elle aura noté combien il a grandi, combien il a changé, et vous, tout surpris, vous demanderez comment se fait-il que je m’en sois si peu aperçu? Le professeur de maternelle de votre enfant le verra comme il est au jour où il entre dans sa classe. Il n’aura donc pas le réflexe de le voir petit et fragile mais plutôt comme un enfant curieux, autonome et motivé. Si votre enfant a des défis particuliers, le professeur s’en apercevra assez rapidement et vous pourrez alors convenir ensemble de stratégies pour l’aider.

L’ambivalence de l’enfant

Beaucoup d’enfants sont excités à l’idée de commencer l’école. Ils y pensent parfois depuis un certain temps et voient les enfants jouer dans la cour d’école. Ils ont hâte de faire partie du monde des grands. À cet âge, la curiosité est grande et les amis deviennent de plus en plus importants. En même temps, ils ont parfois eux aussi des appréhensions :

  • Et si je ne me faisais pas d’amis?
  • Et si mon professeur n’était pas gentil?
  • Et si je me perdais dans l’école?
  • Et si je ne comprenais rien à ce qu’on m’explique?

Votre enfant a donc, peut-être, des appréhensions qui ressemblent aux vôtres. Elles sont tout à fait normales. Ne vous laissez pas avoir par un semblant de confiance chez votre enfant. Il se peut qu’il garde ses interrogations pour lui-même; soit pour ne pas vous inquiéter davantage, soit pour prétendre qu’il est grand maintenant. Demandez-lui comment il se sent à l’idée d’aller à l’école et normalisez ses inquiétudes sans les minimiser. S’il ne vous parle de l’école qu’en termes positifs, vous pouvez lui dire que certains enfants, même s’ils ont hâte d’aller à l’école, ressentent aussi du stress à cette idée et que si jamais c’était son cas, il pouvait vous en parler. Cela le mettra en confiance et le temps venu, il s’en souviendra.

Votre enfant est prêt pour l’école

Pour s’assurer que leur enfant soit prêt pour l’école, certains parents achètent des cahiers d’activités qui reprennent des notions qui seront apprises en maternelle. Cela les rassure que leur enfant sera en mesure de réussir son entrée à l’école. Et si « être prêt » signifiait autre chose? Votre enfant aura amplement le temps de se familiariser avec les nouvelles notions qu’il apprendra. Ce dont votre enfant a le plus besoin dans son sac à dos est une bonne dose d’estime de soi, de la confiance en soi et en les adultes, la capacité d’entrer en relation harmonieuse avec d’autres enfants et la curiosité. Donc, sans vraiment vous en apercevoir, vous et le milieu éducatif dans lequel votre enfant a baigné au cours des dernières années avez contribué à le préparer pour son entrée à l’école. Il vous suffit maintenant de l’accompagner et de le soutenir, afin qu’il garde cette estime de lui et cette confiance en le monde qui est si importante. Pour ce qui est de la curiosité, intéressez-vous à ses journées et à ses apprentissages : il aura envie d’en savoir plus pour par le fait même, en partager davantage avec vous.

Je vous souhaite une belle entrée scolaire!

Geneviève Parent M.A.

Sexologue, psychothérapeute et conseillère parentale