Aller dehors avec les poupons !!! En hiver comme en été tout s’ORGANISE !!

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Lyne Archambault, éducatrice et formatrice

Jouer dehors en été comme en hiver avec les poupons  est primordial. Pour le plaisir, pour sa santé, pour développer sa force motrice, le programme pédagogique du ministère de la famille, la plate- forme  Gazelle et Potiron nous indiquent des lignes directrices à suivre dans un service de garde de qualité.

On doit reconnaitre la responsabilité qu’il revient à l’équipe de la pouponnière d’organiser la sortie extérieure comme on organise une activité de peinture. Pour proposer le plein air pour les petits, on doit s’arrêter à tout planifier : l’habillement, la sortie, le temps de jeux extérieurs et le retour dans la pouponnière. Prévoir ce qu’il faut pour que les petits soient en sécurité pour explorer à sa mesure. Des couvertures chaudes pour le couvrir dans un traineau pour sa sieste du matin, un carrosse pour qu’il s’endorme aux sons des oiseaux. TOUT S’ORGANISE.

Organiser avec un O majuscule prend tout son sens quand on doit aller dehors avec des petits pour que le plaisir soit présent  et que ça ne devienne  pas une corvée! Et ce, même si la tâche est grande. Je dis toujours qu’avec les petits vaut mieux être organisé  sinon c’est les petits qui vont t’organiser. Voici quelques pistes afin d’organiser la sortie de vos poupons en hiver comme en été.

  • Improviser la sortie extérieure est vraiment l’ennemi d’une belle sortie. On doit penser la proposition pour l’habillement en ayant la collaboration des petits. Apporter des nouveautés aux poupons par exemple cacher dans sa botte un animal pour rendre cette routine divertissante. On doit  prévoir le matériel qu’on  proposera aux enfants dehors avec des mises en scènes pour les poupons.
  • Respecter les vêtements des petits pour son habillage est gagnant. Utiliser un sac réutilisable avec des motifs pour que le petit reconnaisse ses vêtements et son sac. Le parent peut déposer dans ce sac le matin ce qu’il désire que son enfant porte pour aller profiter du plein air au C.P.E.
  • S’asseoir et travailler par terre pour habiller les petits  facilite les échanges et le partage des tâches éducatrice –enfant, en plus de favoriser une communication, une complicité, tout en ayant tous les 4 autres petits dans notre champ de vision pour s’exécuter.
  • On doit parler aux petits de ce qu’on fait quand on l’habille. On attend son regard, c’est le respect entre l’éducatrice et l’enfant. Le petit est une personne et un partenaire.
  • Nos exigences doivent être adaptées pour un petit : c’est plus facile d’enlever, tirer et arracher son chapeau, ses mitaines etc. que de l’enfiler. Alors, en rentrant laissez-le retirer ses vêtements en encourageant ses prouesses. Dans le coin déguisement de la pouponnière, proposer des chapeaux, des mitaines, des cache-cous, etc.
  • Travailler en petit groupe de 5 petits par éducatrice dans un coin tranquille du local  favorise l’habillement avec sa collaboration. On peut se faire un plan pour l’ordre des enfants à habiller selon leur collaboration. Par exemple, j’habillerai en dernier celui qui prend plaisir à se dévêtir dès que j’habille un autre, et le premier celui qui est prêt à dormir bien emmitouflé. On garde en tête de toujours voir les enfants, les entendre pour assurer leur sécurité dehors comme à l’intérieur.   
  • Varier le matériel dehors pour stimuler la découverte des petits est gagnant au gré des saisons.

Quel bonheur d’observer quand tout est pensé et organisé en sachant que le plein air permet de respirer et de libérer les toxines des petits et des grands.

Pour ce qui est de la température, mère nature se charge de nous arrêter pour la sécurité des enfants et des éducatrices. Le milieu de garde doit se référer à la charte des températures de la société canadienne de pédiatrie autant pour la chaleur que le froid. Il est certain qu’on doit aviser les parents de nos intentions de sorties extérieures avec leurs petits, car leur collaboration est nécessaire. Aux changements de saisons, on peut proposer aux parents dans le vestiaire, suspendu sur une corde à linge, les vêtements appropriés pour leurs petits. Afficher des photos des petits en action dehors pour sécuriser les parents et démontrer le plaisir et les découvertes de leurs trésors.

Les petits adorent explorer. Avec leur curiosité c’est facile de lui proposer des mises en scènes afin de stimuler cette curiosité et favoriser ses découvertes. La nature avec ses grands espaces procure un sentiment de liberté. On peut dépenser l’énergie, crier avec moins de limites et de consignes quand tout est adapté et pensé pour les petits explorateurs.

Les petits doivent vivre l’hiver, et ce pas juste au travers d’une fenêtre ou dans un livre. On doit lui faire vivre le vent, la glace et la neige comme on lui fait vivre l’été qui nous semble plus facile à organiser!

C’est l’hiver mon mignon! 

Réf.  FORMATION : Jouer dehors avec le petit 0-2 ans corvée ou plaisir ?

Josée Lespérance et Lyne Archambault

Répondre aux inquiétudes des parents face aux apprentissages de leur enfant

Par Sylvie Garceau

www.aveclenfant.com

Que la question soit posée directement, indirectement ou qu’elle reste dans la tête du parent, il n’en demeure pas moins que l’éducatrice, par son rôle éducatif, est souvent amenée à répondre à cette grande question posée par le parent.  Mon enfant est-il prêt pour l’école ?

D’une part, l’éducatrice subit une certaine pression pour bien répondre à cette question.  Elle doit accueillir les inquiétudes du parent sans toutefois s’encombrer de cette charge seule.  Toutefois, elle doit démontrer ses habiletés professionnelles à soutenir l’enfant dans son développement global.  D’autre part, l’inquiétude du parent pour la réussite scolaire de son enfant est tout à fait légitime.  Voulant le meilleur, il cherche à lui permettre de vivre une expérience positive qui l’amènera de se réaliser pleinement au cours des prochaines années.

Une vision commune

L’éducatrice et le parent ont un rôle important à jouer dès la plus tendre enfance afin de créer un environnement stimulant, riche, chaleureux et sécurisant pour l’enfant, ce qui lui permettra de vivre des expériences variées et ce, dès son jeune âge.  Il est « crucial que l’enfance ne soit pas perçue comme une simple période préparatoire à l’école et à l’âge adulte, mais comme une période privilégiée pendant laquelle le bien-être et le développement harmonieux du jeune enfant sont des objectifs en eux-mêmes.»  (Moisan, 2013, page 8)  Dans cette perspective, il est important de considérer le développement de l’enfant dans sa globalité et de tenir compte de tous les domaines qui sont interreliés.  «Si un bon développement global ne doit pas avoir pour seul but la préparation à l’école, il est clair que l’enfant qui jouit d’un bon développement global a toutes les chances de profiter pleinement de l’école comme milieu de vie et d’apprentissage.» (Moisan, 2013, page 8)

En clair, il ne faut pas s’attendre à ce que l’enfant acquiert seulement des habiletés académiques comme la littératie ou la numératie pour être fin prêt à l’école, mais qu’il acquiert des habiletés au regard de son développement global.   De plus, il est nécessaire de laisser le temps à l’enfant d’acquérir les habiletés nécessaires à son développement selon son rythme d’apprentissage.  Donc, attention au piège de la scolarisation précoce où l’enfant est alors mis dans une situation de stress qui lui demande de fournir un effort indu.  S’il ne possède pas les habiletés nécessaires pour accomplir la tâche demandée, il vivra un échec.

Le jeu: élément à ne pas négliger

Le jeu est le moteur des apprentissages de l’enfant.  Expliquer son importance permet au parent de mieux comprendre l’impact du jeu à travers le développement.  «Les activités ludiques servent d’assises solides aux concepts scolaires qui seront abordés plus tard.» (Bourcier, 2006, p.150)   Ainsi, l’éducatrice doit offrir une planification hebdomadaire variée, ludique et qui tient compte des besoins et des intérêts individuels et de groupe.  C’est à travers le jeu que l’éducatrice pourra observer les progrès de l’enfant.  La diversité des jeux (extérieurs, d’équipes, coopératifs, de société, de manipulation, sensoriels, de construction, symboliques (faire semblant), etc.) et du matériel permettent à l’enfant de relever des défis adaptés à sa capacité développementale, à préserver sa curiosité naturelle et à parfaire ses connaissances du monde dans lequel il évolue.

Des pratiques à adopter pour l’éducatrice

Rassurer le parent en le sensibilisant à l’un des objectifs du programme éducatif Accueillir la petite enfance: «En lui proposant toutes sortes de stimulations, les services de garde favorisent l’actualisation du potentiel de l’enfant et lui offrent la possibilité d’acquérir plusieurs attitudes ou habiletés qui lui seront utiles au moment de l’entrée à l’école.» (Accueillir la petite enfance, 2007, p.9)   De plus, les services de garde éducatifs du Québec portent également la mission «de prévenir l’apparition ultérieure de difficultés d’apprentissage, de comportement ou d’insertion sociale.» (Accueillir la petite enfance, 2007, p.5).

Expliquez dans des termes simples et concrets comment le geste de l’enfant à travers les moments de vie  et les périodes de jeux viennent consolider les apprentissages de l’enfant au regard de son développement global.  Affichez les intentions pédagogiques à travers votre planification quotidienne.

Nommez aux parents les progrès de l’enfant et des manifestations de son développement global.  Pour ce faire, l’éducatrice doit réaliser de nombreuses observations tout au long de l’année et dans des contextes différents afin de livrer un portrait juste du développement global de l’enfant appuyé d’exemples concrets et de faits.  Rassurez le parent en lui indiquant que son enfant fonctionne bien et qu’il démontre de l’autonomie dans les différents moments de vie.

Expliquer au parent que la maternelle (préscolaire) est une période de transition vers la première année (scolaire) et qu’elle comporte 6 compétences (Programme de formation de l’école québécoise, 2006, page 53),  à développer en vue de se préparer aux années suivantes.  Cette transition permet donc à l’enfant de poursuivre ses apprentissages et de consolider ceux déjà appris.  Chaque période distincte est utile en soi dans le cheminement vers la vie scolaire, tout comme celle de la petite enfance.

Adoptez un programme d’habiletés sociales et présentez-en les bienfaits aux parents.  De plus, accompagnez l’enfant à travers les étapes de la résolution de problèmes, ce qui lui permettra de faire un pas de plus vers l’autonomie.  Aussi, reconnaissez l’enfant comme un être unique ayant des caractéristiques personnelles, valorisez l’expression et la reconnaissance des sentiments et respectez le rythme d’apprentissage de chacun.

 

À retenir pour le parent

«Si l’éducatrice de votre enfant vous affirme qu’il fonctionne de façon autonome et efficace, qu’il se développe harmonieusement, qu’elle souligne ses progrès régulièrement, cela peut être un bon indicateur de base.» (Bourcier, 2006, p.151)

«On considère qu’un enfant réussit à l’école quand il adopte une attitude positive envers l’école et l’apprentissage; quand il établit des liens sociaux positifs avec les enseignants et les camarades de classe; quand il se sent à l’aise, vit des émotions positives, participe à la classe et quand on observe une réussite et des progrès au plan scolaire.» (Tremblay, Boivin, Peters, 2017)

 

Références

Ministère de la famille. (2013). Garder le cap sur le développement global des jeunes enfants: L’importance des mots utilisés pour parler de l’Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle. Repéré à https://qualitepetiteenfance.uqam.ca/upload/files/garder-le-cap-final.pdf.

Bourcier, Sylvie. (2006). Le grand monde des petits de 0 à 5 ans.  Montréal : Éditions du CHU Sainte-Justine.

Ministère de la famille et des Aînés. (2007). Accueillir la petite enfance: le programme éducatif des services de garde du Québec Mise à jour.  Direction des relations publiques et des communications Ministère de la Famille et des Ainés.

Préparation à l’école : Synthèse. Dans: Tremblay RE, Boivin M, Peters RDeV, eds. Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants [en ligne]. http://www.enfant-encyclopedie.com/preparation-lecole/synthese. Actualisé : Juillet 2017. Consulté le 5 novembre 2018.

Ministère de l’éducation. (2006). Programme de formation de l’école québécoise: Le virage du succès ensemble. Version approuvée.

Les parents sont les premiers inspecteurs du service de garde pour leurs enfants.

Lyne Archambault, Éducatrice-Formatrice

Septembre 2017

Vous recherchez un service de garde qui rejoint vos valeurs pour prendre soin de ce que vous avez de plus précieux soit vos enfants et bien faites confiance à votre petite voix et à votre instinct! Que ce soit en milieu familial, en centre de la petite enfance ou en garderie privée, il est primordial que vous ayez des réponses à vos questions et que les réponses soient satisfaisantes et concordent avec vos attentes.

Je vous propose des questions à poser ainsi que des choses et des attitudes à observer lors de la visite du milieu de garde que vous convoitez.

  1. Le ratio enfant – éducatrice selon le groupe d’âge
  • 5 poupons pour une éducatrice à la pouponnière.
  • 7 ou 8 chez les 18 mois.
  • 8 pour les groupes de 2-3-ans.
  • 9-10 pour les groupes de 4-5 ans.

Il est important que le ratio soit observé pour la qualité du service de garde.

Le local des enfants contient combien d’enfants? Soyez attentifs aux sons ambiants.

  1. La cour et l’environnement extérieur

Est-ce que les enfants petits et grands vont dehors tous les jours? Hiver comme été? Est-ce que les éducatrices ont une charte pour guider leurs sorties l’hiver pour le froid et l’été pour la chaleur? Posez des questions sur l’organisation pour sortir les poupons et les petits trottineurs au quotidien. Les petits ont-ils une cour adaptée pour eux? Comment se passent les sorties? Est-ce que votre autorisation est nécessaire pour aller au parc?, etc.

  1. L’éducatrice

Son expérience et sa scolarité en petite enfance sont pertinentes.

Quand elle interagit avec les enfants qui lui sont confiés, est ce qu’elle se penche vers eux?

Est-ce qu’elle leur sourit et semble bienveillante avec eux? Est-elle attentive aux besoins de sécurité des petits, de leur confort et des sentiments de chaque enfant?

Est-ce que sa façon d’intervenir avec votre enfant et celui des autres vous convient?

Entendez- vous chanter? Le climat et l’ambiance sont-ils favorables?

Ressentez- vous les enfants en sécurité et prêts à explorer?

Quels sont les moyens de communication avec l’éducatrice de mon enfant?

Est-ce que l’éducatrice signale ses intentions pédagogiques sur un tableau? Note-t-elle le thème du mois? Le thème choisi part-il des intérêts des enfants de son groupe?

Est-ce que les enfants sont observés quand ils explorent?

Est-ce qu’elle se montre disponible pour tous les enfants de son groupe?

Est-elle prête à nous rencontrer pour échanger sur notre enfant?

Fait-elle signe de discrétion? Si elle discute avec vous de la situation d’un autre enfant, elle pourra sans doute raconter votre histoire aux autres aussi.

  1. L’environnement

Le local où votre trésor évoluera est-il stimulant avec des jouets à la hauteur des enfants pour faciliter son autonomie et stimuler sa curiosité? Des œuvres et des images décorent-ils le local pour le rendre chaleureux? Est-ce que le matériel est en bon état et varie selon les goûts et les intérêts des enfants?

La cuisinière est-elle disponible pour répondre à vos questions sur l’alimentation et à vos besoins particuliers d’allergies?

Comment se passe le repas? Le poupon sera-t-il pris pour son boire? Et aider pour s’alimenter?

Est-ce nous aurons une rencontre pour partager les différents besoins de notre petit afin de poursuivre la conciliation milieu de garde et maison ainsi que de planifier son intégration?

Comment ça se passe quand mon enfant fait de la fièvre? Est-ce qu’il y a un protocole pour les enfants malades?

Le service de garde est-il ouvert à vos visites impromptues ? L’ouverture et la transparence du milieu sont des bons signes. Posez vos questions et n’hésitez pas à faire rassurer vos inquiétudes. Vous êtes les mieux placés pour savoir ce qui convient le mieux à vos petits.

L’éducatrice passera beaucoup de temps auprès de votre petit, soit 50 heures environ par semaine. Elle doit gagner votre confiance et gagner le cœur de votre trésor. Ensemble, vous formerez une équipe gagnante pour le bonheur de vos enfants. Quand votre petit est heureux les parents vont au travail le cœur léger, ce qui est souhaitable pour tous!

                   Bonne visite, bonne recherche et bonne chance!

Le ratio dans un service de garde, facteur de qualité…

Le ratio dans un service de garde, facteur de qualité…

 

Le CPE Des temps Sombres se questionne sur la capacité de garder les ressources qu’ils ont mises en place pour maintenir une qualité dans leur service de garde. En effet, la direction travaille à limiter les dégâts depuis l’annonce de différentes coupures dans les milieux. Le conseil d’administration reconnait que plusieurs caractéristiques sont importantes pour maintenir un service de garde de qualité dans les groupes tels que :

Un rapport adulte-enfants : Il est démontré que le respect des ratios dans les groupes en milieu garde favorise l’attachement plus étroit entre l’enfant et l’éducatrice, il est aussi observé que l’agressivité est moindre entre les enfants.

Des petits groupes : En petit groupe, les jeunes enfants parlent, collaborent et se comportent mieux qu’au sein d’un plus grand groupe.

Formation de l’éducatrice : Une éducatrice titulaire d’un diplôme collégial ou universitaire en petite enfance sait mieux répondre au réel besoin, sait animer des activités stimulantes en lien avec le développement de chacun des enfants. Elle reconnait aussi les défis rencontrés pour chaque tranche d’âge.

Une relation positive entre l’éducatrice et l’enfant : Le temps que passe l’éducatrice à répondre aux besoins des enfants assure une meilleure intégration dans le groupe. L’enfant est moins dans l’attente et développe davantage son langage et son intérêt pour le jeu.

Des espaces bien définis : Les enfants passent plus de temps à s’intéresser à leur environnement lorsque l’espace consacré au jeu est bien défini. Les relations entre eux sont plus positives et créatives. L’adulte peut encourager, stimuler et observer davantage son groupe.

Des programmes bien planifiés et structurés : Un programme adapté aux goûts et intérêts du groupe d’âge ne peut que permettre un développement cognitif, langagier et créatif. L’approche individuelle invite l’enfant à s’accomplir dans différentes tâches qui lui conviennent. Un programme qui n’est pas adapté au stade de développement ne fait qu’augmenter le niveau de stress chez l’enfant.

Engagement parent : Le temps que l’éducatrice prend à créer des liens de collaboration avec le parent dans le respect et la communication augmente le lien de confiance entre l’enfant et l’éducatrice.

À la lumière de ces caractéristiques, le rôle de l’éducatrice devient un soutien important pour enrichir les apprentissages de l’enfant. Accompagner, stimuler les expériences et les découvertes restent une priorité. Le ratio est la pierre angulaire de la qualité des services offerts. Comment peut-on y arriver avec les ratios présentement en vigueur au Québec et dans plusieurs autres provinces, soit une éducatrice pour huit enfants de 18 mois/4ans, une éducatrice pour dix enfants 4/5 ans et une éducatrice pour 5 poupons. Cette loi rend difficile l’implantation d’un programme basé sur l’apprentissage individualisé.

Plusieurs milieux respectent ce ratio, d’autres diminuent à sept le groupe18 mois. Ce qui permet à l’éducatrice d’être plus disponible et de mieux répondre aux besoins du tout-petit. La capacité d’attente du petit est très limitée, un ratio à sept dans le groupe des 18 mois augmente le temps de jeu du petit et réduit le niveau de frustration que peut générer l’attente. Il est aussi possible d’observer un lien d’attachement plus étroit et moins de stress avec un ratio réduit à quatre chez les poupons. Le ratio à dix avec les 4/5 ans n’est pas idéal, mais plus acceptable pour ce groupe d’âge. L’autonomie de l’enfant de cet âge permet à l’éducatrice de répondre à d’autres défis par exemple, la création de liens harmonieux entre les enfants. Il ne faut pas perdre de vue que la gestion des routines chez le jeune enfant demande à l’éducatrice du temps et de l’encadrement. La réduction des ratios dans les groupes plus jeunes aide dans ce sens.

Alors que d’autres milieux choisissent d’équilibrer les groupes selon le nombre d’enfants le matin. Par exemple, quatre enfants sont absents dans le groupe de 3 ans, les quatre enfants présents sont invités à rejoindre un autre groupe afin d’avoir un ratio respectable dans l’ensemble du service de garde. L’éducatrice titulaire de ce groupe est parfois invitée à retourner chez elle ou attitrée à d’autres tâches. Cette mesure limite les coûts, mais affecte grandement la qualité de la relation enfant/éducatrice qui est à la base du lien de sécurité.

Le CPE La Bottine Souriante avait déjà choisi de baisser à sept enfants le ratio des 18 mois et de respecter le ratio à 10 pour 4/5 ans. À l’annonce des coupures, le CPE doit augmenter à huit le groupe des 18 mois sachant très bien que le temps de qualité avec chacun des petits peut être affecté. Devant ce constat, l’éducatrice des petits propose des stratégies pour limiter le temps d’attente dans son groupe par exemple, accueillir une stagiaire, établir de l’entraide avec le groupe des 4/5 ans dans la routine de l’habillement, être aidé par la cuisinière à l’heure du dîner et des collations, disposer de la présence de la directrice dans certaines activités qui demandent plus de bras….

Il est toujours difficile d’apporter des changements dans une structure bien établie. Par contre, avec les changements proposés par ce nouveau gouvernement, il faut rester créatif et travailler à protéger nos enfants de ces décisions d’adultes. Conserver la qualité dans nos services est porteur pour le futur de nos tout-petits mais reste un défi de taille pour les gestionnaires….

 

Références :

Conseil canadien sur l’apprentissage CCA, Carnet du savoir. POURQUOI LES SERVICES DE GARDE DE HAUTE QUALITÉ SONT-ILS ESSENTIELS ?

Choix IRPP, LA QUALITÉ ÇA COMPTE, Résultat de l’étude longitudinale du développement des enfants du Québec concernant la qualité des services de garde. Christa Japel, Richard E. Tremblay, Sylvana Côté

 

Josée Lespérance Enseignante en TÉE

De la formation continue des éducatrices dans un contexte de coupes budgétaires

Julie surprend Simon, 19 mois, en train de pousser Alexis. Elle lui dit « Non! » et l’assoit en retrait. Elle lui demande « Est-ce que tu penses que qu’Alexis aime ça se faire pousser? » Il répond naïvement « Oui! ». Elle hausse le ton, lui demande de réfléchir. Reprenons cette même situation en y introduisant une éducatrice formée. Cette dernière reconnait la difficile tâche de retenue de son impulsivité chez un trottineur. Elle sait en outre qu’il lui est difficile d’envisager le point de vue de l’autre enfant sans soutien concret d’un adulte. Elle s’engage dans l’enseignement du décodage des signaux de détresse émis par Alexis et lui propose une façon adéquate d’exprimer ce qu’il veut.

Les éducatrices détentrices de diplômes collégiaux ou universitaires savent mieux décoder et répondre aux besoins des petits[1] qui évoluent auprès d’elles. Elles proposent des activités adaptées, stimulantes et appropriées au niveau du développement des enfants.1 De plus, les études démontrent qu’il y a un lien entre les compétences professionnelles et la qualité de la relation entre les éducatrices et les enfants.[2] Les spécialistes s’entendent aussi pour affirmer que les la formation postsecondaire en services éducatifs et de garde à l’enfance est fortement associée à la qualité d’un milieu de garde ainsi qu’au développement cognitif et social des enfants.2

Des travaux confirment aussi que la formation continue des éducatrices en milieu familial contribue à améliorer la qualité des relations avec les enfants. Elles démontrent plus de comportements positifs chaleureux envers les enfants, répondent mieux aux besoins des enfants que celles qui ne participent pas aux ateliers de ressourcement professionnel proposés.[3] La formation en petite enfance contribue aussi à développer chez l’éducatrice une attitude plus ouverte, plus sensible aux attentes des enfants. Les éducatrices peu formées sont moins enclines à développer une approche partenariale[4] avec les familles.

La formation de base et continue est au cœur de la qualité des services éducatifs. L’éducatrice par sa capacité de se remettre en question, son désir d’apprendre pour mieux comprendre et intervenir peut contribuer à l’amélioration de la qualité du milieu éducatif. Elle a un rôle à jouer dans le travail d’élaboration des programmes de formation. Bien que certains thèmes demeurent incontournables, le développement de l’enfant, la gestion des comportements et les relations parents-enfants3, les éducatrices doivent partager leur vision de la compétence, analyser leur expérience, leur fonctionnement et «  s’engager dans un processus dynamique de réalisation professionnelle ». [5]

Cette formation contribue au bienêtre des enfants mais aussi à celui des éducatrices. Certains auteurs parlent d’une meilleure estime de soi[6] et d’un sentiment de compétence accru chez les éducatrices en milieu familial qui suivent des activités de formation en continu. J’ai observé depuis plus de 20 ans que le seul fait de se faire confirmer positivement un choix pédagogique ou une approche en intervention par une formatrice contribue à soutenir la motivation, les efforts engagés auprès du développement d’un ou de plusieurs enfants. La grande majorité des professionnelles en petite enfance que j’ai côtoyées lors des activités de formation font preuve d’ouverture et désirent s’améliorer. Elles expriment une réelle satisfaction à observer des changements, une évolution chez l’enfant qui au départ représentait un défi pour elles. La formation doit inciter à la pratique réflexive, allier théorie et pratique et favoriser les échanges cliniques respectueux de l’enfant, de l’intervenante et de sa famille.

Ma pratique professionnelle autant comme intervenante que formatrice m’a appris que les éducatrices, les enseignantes en préscolaire ont besoin d’un « lieu de parole.» exempt de jugements ou d’objectifs à atteindre. On oublie que l’éducatrice se met à l’écoute de l’autre plusieurs heures par jour, reçoit des confidences des enfants, des parents, observe parfois des signes de détresse, de négligence. Cette attention à l’autre peut la fragiliser. C’est pourquoi, il est essentiel qu’elle puisse témoigner, échanger, chercher des alliés pour du soutien. Elle doit être accueillie et reconnue dans son engagement à l’autre. La formation, la supervision professionnelle sont des outils susceptibles de répondre à ces besoins.

Je déplore toutes les coupes faites dans notre réseau qui affecteront les sommes allouées à la formation continue dans plusieurs milieux. On peut s’inquiéter des « choix obligés » en matière de sélection du personnel. Sachant que la masse salariale représente le poste budgétaire le plus important d’un budget d’un milieu de garde, que les salaires horaires les plus élevés sont attribués aux éducatrices formées et ayant le plus d’années d’expérience, on peut se demander s’il ne sera pas plus économique d’engager moins d’éducatrices formées en respectant le ratio de personnel qualifié exigé au Québec. Plusieurs milieux se verront peut-être dans l’obligation de sabrer dans le temps libéré pour la pédagogie, le temps de travail d’équipe permettant de discuter des enfants à besoins particuliers ou celui alloué aux rencontres avec les parents, nos partenaires.

Il est reconnu que la formation de base et continue est un facteur important de qualité des services éducatifs. Il est démontré que des services de garde de qualité sont associés à un meilleur développement cognitif, du langage, des relations positives entre les pairs, à l’obéissance aux adultes, moins de problèmes de comportements et une meilleure relation mère-enfants. Les services de qualité « peuvent accroitre la persévérance scolaire ». [7]

Ces coupes auront donc non seulement un impact sur la qualité de vie des petits dès maintenant mais auront des répercussions à long terme sur la réussite scolaire des élèves de demain.

Sylvie Bourcier

Intervenante en petite enfance

[1] Carnet du Savoir. Apprentissage chez les jeunes enfants. Conseil Canadien sur l’apprentissage (CAA), Pourquoi les services de garde de haute qualité sont-ils essentiels? www.ccl-cca.ca, p. 3.

[2] La qualité, ça compte. Christa Japel, Richard E. Tremblay et Sylvana Côté. Résultats de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec concernant la qualité des services de garde. Choix IRPP, vol. 11, no. 4, oct. 2005, p. 35.

[3] Les services de garde en milieu familial : un lieu de prévention à découvrir. Sylvain Coutu, Suzanne Lavigueur, Diane Dugeau et Claude Harvey dans Revue canadienne de Psycho-Éducation, vol. 28, numéro 2, 1999, p. 187-198.

[4] Services de garde éducatifs et soutien à la parentalité. La coéducation est-elle possible? Gilles Cantin, Nathalie Bigras et Liesette Brunson. 2010, PV 9, p. 87.

[5] C. Lavoie et al cité dans l’Éducation à l’enfant. Une voie professionnelle à découvrir. Diane Berger, Louise Héroux et Danielle Sheridon. 2007. Gaétan Morin Édition, p. 272.

[6] Galinsky, Homes et Kontos cités dans Les services de garde en milieu familial, un lieu de prévention à découvrir.

[7] Carnet du Savoir. Apprentissage chez les jeunes enfants. Conseil Canadien sur l’apprentissage (CAA), Pourquoi les services de garde de haute qualité sont-ils essentiels? www.ccl-cca.ca, p. 3.

Les heures de préparation pédagogique: un luxe ou une nécessité ?

Par Sylvie Garceau, décembre 2015

Depuis plusieurs années, le réseau des services de garde au Québec est touché par des coupures dans les budgets.  Ce manque à gagner touche de différentes façons le quotidien des travailleurs en petite enfance.  Les gestionnaires du réseau tentent par tous les moyens d’éviter les répercussions pouvant réduire la qualité des services offerts aux enfants et à leur famille.  Toutefois, ce défi est de plus en plus grand et les ressources financières sont de plus en plus petites.  Continuer la lecture de Les heures de préparation pédagogique: un luxe ou une nécessité ?

Écrans pour bébés surdoués

Sylvie Bourcier, Intervenante en petite enfance

Décembre 2013

www.aveclenfant.com

 

Extraits de L’enfant et les écrans. S. Bourcier, Éditions Chu Sainte-Justine, 2010, p. 97.

Les chaines de télévision pour bébés sont très à la mode auprès des parents, car elles prétendent favoriser le développement des petits. Durant la petite enfance, l’apprentissage doit être actif et exploratoire, ce que Piaget appelle la conquête active.  Les bébés traversent une période dite sensorimotrice. Pour se développer, ils ont besoin d’interagir de façon multisensorielle, avec leur corps tout entier. Bouger, toucher, sentir, gouter, manipuler, empiler, faire dégringoler, lancer et ainsi se rendre compte qu’il faut agir sur l’environnement et que tout ce qui les entoure a des caractéristiques distinctes. Lorsqu’ils manipulent un objet, leurs sens en éveil s’imprègnent de la texture et du poids de cet objet, ils découvrent la facilité ou la difficulté de l’empoigner. Ils goutent les choses, ils les lancent parfois et ils en viennent à les reconnaitre au plan sensoriel. En se déplaçant avec les objets, ils mobilisent leurs grands muscles, ils placent les choses les unes sur les autres, dessous, dessus, dedans, ils pratiquent ainsi la préhension et la coordination. Ils comparent par expérimentation. Ils apprennent le monde par le jeu.

Trop de télé peut les priver de toutes ces sources de stimulations. L’écoute télévisuelle nuit au développement si elle remplace le jeu avec des jouets. D’ailleurs, l’image télévisuelle est à deux dimensions, la réalité s’orchestre à trois dimensions. Le jeu permet l’accumulation des expériences et favorise l’intégration des connaissances acquises par les sens et le mouvement. Le jeu peut même être interrompu par un téléviseur dans la pièce où se trouve le petit, qu’il s’agisse d’une émission adaptée à son niveau de compréhension ou non. L’enfant perd alors une occasion de faire des liens entre ses gestes, ses signaux sensoriels et son activité.

D’ailleurs, son intérêt pour les choses repose d’abord et avant tout sur les échanges avec des personnes qui comptent pour lui. Le bébé a besoin qu’on lui montre les choses pour qu’elles deviennent intéressantes. En empiétant sur le temps de jeu, le petit écran nuit à l’activité exploratrice du milieu, si essentielle au développement et cela peut perturber le langage à ses débuts. Pour apprendre, le petit a besoin d’échanges. L’écran donne de l’information si l’enfant écoute et si le niveau de langage utilisé est adapté, mais il ne répond pas. Comme il est triste de voir un petit qui appelle son personnage favori en s’adressant à l’écran indifférent! D’ailleurs, la Société canadienne de pédiatrie recommande une écoute d’une heure maximum pour les enfants d’âge préscolaire.

Programme éducatif dans la cour Été et automne

Question no 1: Avec les groupes multiâges et les remplaçantes d’été, devons-nous appliquer un programme éducatif à nos jeux extérieurs?

Vous connaissez déjà la réponse. Bien sûr qu’il faut appliquer le programme éducatif à chaque moment de la journée et pour toutes les activités autant de routine que celles initiées par l’éducatrice. Mais comment s’y prendre? Déjà en avril-mai, nous choisissons nos vacances et savons très bien que les enfants de notre groupe se retrouveront avec une éducatrice remplaçante et qu’ils seront en groupe multiâges.

Et bien justement, puisque vous ne serez pas là tout l’été et que les enfants de votre groupe eux y seront, l’équipe d’éducatrices régulières devraient s’y prendre à l’avance pour programmer un calendrier des activités extérieures. Les éducatrices remplaçantes en auront déjà assez de gérer les relations avec des groupes dont la composition change souvent et avec des parents qui ne prêtent pas autant de crédibilité à leur travail parce qu’elles sont des remplaçantes. Bien sûr, les parents ne sont pas tous comme ça. Donc pour supporter les éducatrices d’été, je propose que dès le mois de mai l’équipe des éducatrices régulières et les éducatrices d’été se rencontrent et planifient ensemble la programmation d’été.
D’abord, avant de se présenter à la réunion, chacune a pris soin de réfléchir à des thèmes et des activités à faire à l’extérieur avec les différents groupes d’âges. Après un remue-méninges, on retient les idées innovatrices et qui plaisent à l’ensemble. Il faut se rappeler que les enfants seront souvent en grand groupe et en multiâges. Puis on nomme une responsable pour chaque thème. Non pas pour qu’elle prépare toutes les activités mais pour qu’elle supervise la participation active de chacune. Je vous proposerai un exemple de programmation un peu plus loin. Les activités sont ensuite écrites sur un grand tableau dans la salle du personnel pour que toute l’équipe puisse la consulter et se l’approprier. En plus, elle sera prête pour la mettre au vestiaire au moment venu. Les parents apprécieront grandement pouvoir la consulter mais les plus heureux seront les enfants qui ne seront pas laissés à eux-mêmes tout l’été.

Question no 2 : Mais comment convaincre les parents que nos jeux extérieurs sont éducatifs?

À chaque été, les jeux extérieurs comme la pataugeuse, les jeux dans le carré de sable, les pique-nique font parti de nos activités d’été. Mais tout comme moi, est-ce que vous avez déjà entendu la remarque : qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui? T’as encore jouer dans le carré de sable… laissant sous-entendre qu’il n’a rien fait, rien appris. Nous, comme éducatrice, savons très bien que l’enfant fait tout plein d’apprentissages mais le parent qui nous voit le matin un p’tit 5 minutes et 10 le soir , n’a pas vu tout ce vous faites avec leur enfant. Pour remédier à la situation, je propose d’afficher au vestiaire sur un grand carton, tous les apprentissages que l’enfant réalisent quand il joue dans le sable. Par exemple : http://starkessays.com/

Quand mon enfant joue dans le sable, il :

  • Il s’exprime, il fait des choix de matériel (château, maison etc.)
  • Il reconnaît un problème (je veux que mon château monte jusqu’au ciel) il essaie de le résoudre.
  • Il doit partager les objets de jeux (pelles, chaudières,etc)
  • Il crée des liens avec les autres amis qui jouent auprès de lui.
  • Il peut faire des jeux, des constructions avec eux.
  • Il discute.
  • Il chante des chansons tout en jouant (des chansons que je lui apprend ou d’autres).
  • Il trace des formes dans le sable.
  • Il essaie d’identifier les dessins des autres dans le sable.
  • Il fait semblant qu’il est le chauffeur de camion ou le cuisinier.
  • Il crée des bâtiments.
  • Il compare son château avec celui d’un autre.
  • Il développe son vocabulaire (pont-tour-donjon etc.)
  • Il peut compter.
  • Il remplit et vide sa chaudière, celle de l’éducatrice.
  • Il observe l’espace, est-il trop petit ou trop grand.
  • Il se déplace dans le sable, marche de différentes façons.
  • Il touche, découvre et expérimente.
    (Texte de Ginette Hébert)

Etc.

Après avoir planifier la programmation d’été, il nous faut organiser l’espace extérieur qui soutiendra les éducatrices dans leur animation. Dans chaque espace, on a fait installer un bac de rangement sous clé. D’abord revoir les types d’espace comme :
L’espace gazonnée : s’assurer qu’il y a un point d’eau pour y installer les pataugeuses. Comme cet espace doit être polyvalent, il ne faut rien y installer en permanence.

L’espace sous les arbres : y placer des grandes couvertures et des valises avec des livres, revues, cartes postales, écouteurs et musique. Tout est en place pour y relaxer.

L’espace asphalté : circuit de tricycle, lave-tricycle, jeux d’eau.

La clôture : Jeux de cylindres accrochés à la clôture en permanence, panneaux de plexiglass où l’enfant peut dessiner et peinturer, plusieurs grandeurs de paniers accrochés et troués pour laisser s’égoutter l’eau de pluie avec des objets de jeux variés.

Carré de sable couvert : avec tables ou tabourets de différentes hauteurs pour que l’enfant puissent y installer ses jeux.


Type d’activités :

À partir de thèmes estivaux comme par exemple, la plage en folie, la place ensoleillé, le sentier des œuvres d’art, l’aquaCPE etc. , on bâtit une planification d’activités. On doit décider du nombre de semaines pour le thème, on place les journées de sortie, les activités-projets, les ateliers et les jeux grands groupes. La première qualité de toute cette programmation s’est sa flexibilité. Prenons un exemple, pour le mois de juin le thème sera « le sentier des œuvres d’art » :

lundi mardi mercredi jeudi vendredi
Atelier selon JCM à l’extérieur
Sortie à la galeries d’art de la région.
Atelier de poterie Jeux d’eau
Exposition d’images installée à la clôture et atelier libre de dessin. Atelier de peinture. Atelier selon JCM à l’extérieur Activité projet:
les œuvre d’art
Planification avec les enfants du projet.
Création et remise des invitations pour les parents. Jeux d’eau Atelier peinture collective.
Organisation de l’exposition Jeux d’eau Exposition pour les parents.

Question no 3. Avec une planification d’activités comme celle-là est-ce que le programme éducatif est respecté?

Le premier principe est que chaque enfant est unique et que pour y répondre on doit offrir des activités variées et initiées parfois par l’enfant parfois par l’éducatrice. Le 2e principe est l’enfant apprend par le jeu donc les activités sont à la fois stimulantes et amusantes pour l’intéresser d’abord et il fera des apprentissages ensuite. Le 3e principe est que l’enfant est le premier agent de son développement pour y répondre on doit observer l’enfant au jeu et déduire les apprentissages que l’on doit lui présenter selon ses goûts et ses stades de développement. Le 4e principe est que le développement de l’enfant est un processus global et intégré donc que le thème se vivra autant dans les routines que durant les activités choisies et que par une même activité les enfants n’intègrent pas tous les mêmes apprentissages. Enfin il est très important de mettre les parents dans le coup. Renseigner, écrire, parler individuellement à chaque parent, les inviter etc. Autant de façon de collaborer avec eux et de favoriser le développement de leur enfant.

Je vous souhaite à vous et aux enfants une belle fin d’été.
Céline Perreault
Enseignante en TEE

Rédiger une plate-forme pédagogique : luxe ou nécessité?

La question semble singulière mais comporte plusieurs éléments. D’abord pour avoir envie de rédiger une plate-forme, il faut savoir qu’est-ce qu’une plate-forme, quel en est le contenu, les utilités possibles et enfin les étapes de rédaction.

En tant que coordonnatrice, j’ai fait cet exercice avec mon équipe d’éducatrices et de parents. Franchement, c’est loin d’être un exercice que l’on fait rapidement. C’est plutôt plusieurs étapes à réaliser sur une longue période. À la question pourquoi rédiger une plate-forme compte tenu que nous avons un très beau programme éducatif des centres à la Petite Enfance qui vient tout juste d’être révisé, il faut savoir qu’une plate-forme pédagogique c’est l’ensemble des positions que les membres d’un service de garde adoptent pour mettre de l’avant une pédagogie commune concernant les  valeurs fondamentales, les ressources humaines et matérielles. Donc notre plate-forme nous distingue , elle est unique.
Plus simplement la plate-forme pédagogue permet au service de garde de préciser son identité comme milieu de vie pour les enfants. Le mot le dit bien, une plate-forme c’est du solide, on peut s’y appuyer pour prendre toutes sortes de décisions. Elle servira donc autant à la direction qu’à l’équipe et aux parents. Voyons-y plus clair.

  1. Elle supportera le parent dans le choix d’un service de garde plutôt qu’un autre.
  2. Elle supportera la direction pour la sélection de son personnel.
  3. Elle favorisera la cohérence des interventions entre les individus qui travaillent de près ou de loin auprès des  enfants.
  4. Elle sera une base d’entente entre les divers intervenants, un outil de concertation autour des valeurs et de leurs applications dans le service de garde.

Quelles sont les étapes de rédaction :

Il faut envisager qu’un individu  soit le porteur du projet de rédaction. Il aura comme rôle d’annoncer les réunions, de les préparer et de les animer, de consulter les différents partenaires dont le CA, la direction, les parents utilisateurs et les éducatrices. Finalement, il se chargera de la rédaction. Il donnera donc le rythme  il est en tête du projet. Par contre, il ne s’agit pas de la plate-forme d’une personne mais bien de toute l’équipe, donc tout le monde doit être motivé à réaliser cet outil indispendable.

  1. choix de la personne porteuse du projet de rédaction.
    Il faudra envisager du temps de libération hebdomadairement. Vérification de la motivation de tous les partenaires à la réalisation de ce projet qui devrait s’échelonner sur 2 ans.
  2. concertation autour d’une mission éducative particulière.
    Par exemple, un milieu peut mettre l’emphase sur la santé, un autre mettra en  valeur la créativité comme outil essentiel au développement de tout individu.
  3. Définir vos cinq valeurs éducatives.
    Il s’agit  par la consultation des différents partenaires, de faire consensus et de placer par ordre d’importance vos cinq valeurs les plus importantes. En définissant les moyens pour les atteindre vous rendrez concrètes vos valeurs éducatives.
  4. La mise en application dans votre service des cinq (5) principes de base du programme éducatif.
    Par exemple, il s’agira d’expliquer comment chez vous, on respecte le 1e principe que chaque enfant est unique, quels sont les gestes et les interventions qui sont posés en ce sens.
  5. Sous forme de texte ou de tableau, élaborer les étapes du développement de l’enfant de 0-5 ans  sous tous les aspects dont langagier, moteur, social, affectif et moral.
  6. Faire une description des ressources humaines et matériel de notre service de garde.
    Il serait donc important de faire un inventaire des jouets et de l’équipement. Entre vous et moi, cet exercice est fastidieux mais très étonnant ! En effet on ‘’redécouvre’’ des jouets depuis longtemps oubliés.
  7. Préciser l’horaire-type. En ce sens, plusieurs services de garde rédigent deux plate-forme, une pour les poupons -trottineurs et une autre pour les 21/2ans-5 ans.
  8. Expliquer l’organisation de l’environnement et des activités.
    Définition des différents coins et présentation des types d’activités avec des exemples.
  9. Finalement, insérer un exemple de programme d’activités.

Malgré l’ampleur de la tâche, soyez assuré que l’exercice en vaut grandement la peine. D’ailleurs lorsque vous aurez commencé  vous ne pourrez plus vous arrêter!

En guise de référence, vous pouvez consulter la plate-forme pédagogique du CPE du complexe Guy-Favreau à l’adresse :
www.cpeguyfavreau.com ou vous procurer le programme éducatif des poupons et des trottineurs du cpe Sainte-Justine à $8/unité à l’adresse suivante :

Centre de la petite Enfance Ste-Justine
3180, rue Ellendale,
Montréal.
P. Q.
H3S 1W3

Bonne rédaction!
Céline Perreault

Programme éducatif dans la cour Été et automne

Question no 1: Avec les groupes multiâges et les remplaçantes d’été, devons-nous appliquer un programme éducatif à nos jeux extérieurs?

Vous connaissez déjà la réponse. Bien sûr qu’il faut appliquer le programme éducatif à chaque moment de la journée et pour toutes les activités autant de routine que celles initiées par l’éducatrice. Mais comment s’y prendre? Déjà en avril-mai, nous choisissons nos vacances et savons très bien que les enfants de notre groupe se retrouveront avec une éducatrice remplaçante et qu’ils seront en groupe multiâges.

Et bien justement, puisque vous ne serez pas là tout l’été et que les enfants de votre groupe eux y seront, l’équipe d’éducatrices régulières devraient s’y prendre à l’avance pour programmer un calendrier des activités extérieures. Les éducatrices remplaçantes en auront déjà assez de gérer les relations avec des groupes dont la composition change souvent et avec des parents qui ne prêtent pas autant de crédibilité à leur travail parce qu’elles sont des remplaçantes. Bien sûr, les parents ne sont pas tous comme ça. Donc pour supporter les éducatrices d’été, je propose que dès le mois de mai l’équipe des éducatrices régulières et les éducatrices d’été se rencontrent et planifient ensemble la programmation d’été.
D’abord, avant de se présenter à la réunion, chacune a pris soin de réfléchir à des thèmes et des activités à faire à l’extérieur avec les différents groupes d’âges. Après un remue-méninges, on retient les idées innovatrices et qui plaisent à l’ensemble. Il faut se rappeler que les enfants seront souvent en grand groupe et en multiâges. Puis on nomme une responsable pour chaque thème. Non pas pour qu’elle prépare toutes les activités mais pour qu’elle supervise la participation active de chacune. Je vous proposerai un exemple de programmation un peu plus loin. Les activités sont ensuite écrites sur un grand tableau dans la salle du personnel pour que toute l’équipe puisse la consulter et se l’approprier. En plus, elle sera prête pour la mettre au vestiaire au moment venu. Les parents apprécieront grandement pouvoir la consulter mais les plus heureux seront les enfants qui ne seront pas laissés à eux-mêmes tout l’été.

Question no 2 : Mais comment convaincre les parents que nos jeux extérieurs sont éducatifs?

À chaque été, les jeux extérieurs comme la pataugeuse, les jeux dans le carré de sable, les pique-nique font parti de nos activités d’été. Mais tout comme moi, est-ce que vous avez déjà entendu la remarque : qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui? T’as encore jouer dans le carré de sable… laissant sous-entendre qu’il n’a rien fait, rien appris. Nous, comme éducatrice, savons très bien que l’enfant fait tout plein d’apprentissages mais le parent qui nous voit le matin un p’tit 5 minutes et 10 le soir , n’a pas vu tout ce vous faites avec leur enfant. Pour remédier à la situation, je propose d’afficher au vestiaire sur un grand carton, tous les apprentissages que l’enfant réalisent quand il joue dans le sable. Par exemple :

Quand mon enfant joue dans le sable, il :

  • Il s’exprime, il fait des choix de matériel (château, maison etc.)
  • Il reconnaît un problème (je veux que mon château monte jusqu’au ciel) il essaie de le résoudre.
  • Il doit partager les objets de jeux (pelles, chaudières,etc)
  • Il crée des liens avec les autres amis qui jouent auprès de lui.
  • Il peut faire des jeux, des constructions avec eux.
  • Il discute.
  • Il chante des chansons tout en jouant (des chansons que je lui apprend ou d’autres).
  • Il trace des formes dans le sable.
  • Il essaie d’identifier les dessins des autres dans le sable.
  • Il fait semblant qu’il est le chauffeur de camion ou le cuisinier.
  • Il crée des bâtiments.
  • Il compare son château avec celui d’un autre.
  • Il développe son vocabulaire (pont-tour-donjon etc.)
  • Il peut compter.
  • Il remplit et vide sa chaudière, celle de l’éducatrice.
  • Il observe l’espace, est-il trop petit ou trop grand.
  • Il se déplace dans le sable, marche de différentes façons.
  • Il touche, découvre et expérimente.
    (Texte de Ginette Hébert)

Etc.

Après avoir planifier la programmation d’été, il nous faut organiser l’espace extérieur qui soutiendra les éducatrices dans leur animation. Dans chaque espace, on a fait installer un bac de rangement sous clé. D’abord revoir les types d’espace comme :
L’espace gazonnée : s’assurer qu’il y a un point d’eau pour y installer les pataugeuses. Comme cet espace doit être polyvalent, il ne faut rien y installer en permanence.

L’espace sous les arbres : y placer des grandes couvertures et des valises avec des livres, revues, cartes postales, écouteurs et musique. Tout est en place pour y relaxer.

L’espace asphalté : circuit de tricycle, lave-tricycle, jeux d’eau.

La clôture : Jeux de cylindres accrochés à la clôture en permanence, panneaux de plexiglass où l’enfant peut dessiner et peinturer, plusieurs grandeurs de paniers accrochés et troués pour laisser s’égoutter l’eau de pluie avec des objets de jeux variés.

Carré de sable couvert : avec tables ou tabourets de différentes hauteurs pour que l’enfant puissent y installer ses jeux.


Type d’activités :

À partir de thèmes estivaux comme par exemple, la plage en folie, la place ensoleillé, le sentier des œuvres d’art, l’aquaCPE etc. , on bâtit une planification d’activités. On doit décider du nombre de semaines pour le thème, on place les journées de sortie, les activités-projets, les ateliers et les jeux grands groupes. La première qualité de toute cette programmation s’est sa flexibilité. Prenons un exemple, pour le mois de juin le thème sera « le sentier des œuvres d’art » :

lundi mardi mercredi jeudi vendredi
Atelier selon JCM à l’extérieur
Sortie à la galeries d’art de la région.
Atelier de poterie Jeux d’eau
Exposition d’images installée à la clôture et atelier libre de dessin. Atelier de peinture. Atelier selon JCM à l’extérieur Activité projet:
les œuvre d’art
Planification avec les enfants du projet.
Création et remise des invitations pour les parents. Jeux d’eau Atelier peinture collective.
Organisation de l’exposition Jeux d’eau Exposition pour les parents.

Question no 3. Avec une planification d’activités comme celle-là est-ce que le programme éducatif est respecté?

Le premier principe est que chaque enfant est unique et que pour y répondre on doit offrir des activités variées et initiées parfois par l’enfant parfois par l’éducatrice. Le 2e principe est l’enfant apprend par le jeu donc les activités sont à la fois stimulantes et amusantes pour l’intéresser d’abord et il fera des apprentissages ensuite. Le 3e principe est que l’enfant est le premier agent de son développement pour y répondre on doit observer l’enfant au jeu et déduire les apprentissages que l’on doit lui présenter selon ses goûts et ses stades de développement. Le 4e principe est que le développement de l’enfant est un processus global et intégré donc que le thème se vivra autant dans les routines que durant les activités choisies et que par une même activité les enfants n’intègrent pas tous les mêmes apprentissages. Enfin il est très important de mettre les parents dans le coup. Renseigner, écrire, parler individuellement à chaque parent, les inviter etc. Autant de façon de collaborer avec eux et de favoriser le développement de leur enfant.

Je vous souhaite à vous et aux enfants une belle fin d’été.
Céline Perreault
Enseignante en TEE