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L’être humain est un être de langage dès
sa naissance. On doit avoir à l’égard du bébé
le même respect que l’on a vis-à-vis de l’adulte.
L’intervenant doit dire vrai et parler à l’enfant
de ce qu’il observe de la réalité immédiate
de son monde émotif et ce même au bébé.
Le bébé ressent le ton respectueux de la voix et l’intention
rassurante de l’interlocuteur. Les mots deviennent porteurs
de sens. L’intervenant s’adresse donc à l’enfant
lorsque le parent et l’enfant sont présents ensemble
lors des échanges. Les paroles dites au bébé
touchent le parent et mettent l’enfant dans la relation.
On doit aussi se demander quels sont les besoins du parent et ceux
du bébé dans la situation décrite.
Besoins du parent
- Besoin d’être compris dans sa difficulté
à se séparer de son bébé.
- Besoin d’être accompagné dans cette séparation
passagère.
- Besoin d’être rassuré par rapport aux soins
prodigués dans le milieu à son bébé.
Besoins du bébé
- Besoin d’être rassuré, de sentir son parent
confiant dans la qualité des soins et surtout des relations
qui règnent dans le milieu de garde.
- Besoin d’être rassuré face à la continuité
des soins, soins à la maison prolongés et reproduits
en milieu de garde.
- Besoin de sentir l’intervenant confiant, rassurant, calme
et respectueux avec son parent qui demeure le pilier de sa sécurité
affective.
L’intervenant peut donc dire au bébé dans
les bras de son papa:
«Ton papa est triste comme toi. Il trouve ça difficile
de partir travailler et de te confier à moi. Tu sais, c’est
nouveau la garderie. Si tu veux on va l’aider à te
dire au revoir. Tu vois je te tends les bras et je vais te prendre
aussi longtemps que tu en auras besoin.»
On peut demander au parent, lorsqu’il se sent prêt,
de nous confier le bébé dans nos bras. Il faut éviter
de saisir le bébé. La transmission de la responsabilité
doit être faite doucement et non à l’arraché.
Le bébé sait alors que papa a confiance, se rassure
et est capable de créer des liens positifs avec son éducatrice.
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