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Le petit trafique la vérité, il invente. Il est en
train d’apprendre la distinction entre le réel et le
faux. Ce n’est qu’avec la pensée opératoire
concrète vers 7 ans qu’il sera capable de reconnaître
la fantaisie, la fiction et de la distinguer de la réalité.
L’enfant raconte des histoires invraisemblables pour jouer
avec les mots, pour attirer l’attention, pour cultiver une
image positive (pensons aux prises extraordinaires des pêcheurs
…) ou pour éviter d’être puni. Il faut
éviter de porter un jugement moral sévère envers
le petit. L’adulte doit décoder la vérité
derrière le mensonge. Lorsqu’il dit à son ami
qu’il possède lui aussi un chien alors qu’il
n’en est rien, l’adulte répond: tu voudrais bien
avoir un chien. Lorsqu’il prétend être tel ou
tel personnage fort, tout-puissant, l’adulte peut utiliser
la théâtralité, «tu joues à être
…et moi je joue à être … aide-moi mon héros».
On évite de ridiculiser l’imaginaire de l’enfant
qui évolue à travers les jeux symboliques. Le parent
qui félicite le courage de celui qui avoue son mensonge encourage
son enfant à dire la vérité. L’enfant
aura à réparer son geste. L’enfant embellit
ses exploits ou prétend avoir réussi ou fait quelque
chose avec laquelle il est moins habile, il parle de son besoin
d’être encouragé et reconnu dans ses forces.
Comme parent délivrons des paroles justes, ayons le courage
de la vérité, nous enseignons ainsi à nos enfants
l’authenticité.
( texte les vérités de Pinocchio,
Magazine Enfants Québec)
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