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En jouant à la dînette, à la coiffure ou au
pompier, le petit garçon explore les deux mondes, celui de
son sexe et celui du sexe opposé. On peut parfois observer
chez les filles le même phénomène. Ainsi, la
fillette qui tente d’uriner debout expérimente la différence.
Le processus de construction de l’identité se fait
progressivement. Les petits prennent conscience de la différence
des sexes vers l’âge de 20 mois. L’enfant s’identifie
d’abord à la personne la plus proche de lui; souvent
la mère. Le petit garçon et la petite fille diront
tous les deux qu’ils veulent devenir une maman plus tard ou
encore qu’ils portent un bébé dans leur ventre.
Le garçon a donc à repousser cette identité
féminine pour édifier son identité masculine.
On retrouve d’ailleurs quatre fois plus de travestisme infantile
dans les jeux de garçons que dans ceux des filles.
Certains se déguisent en princesse ou en fée et
veulent se maquiller comme maman. Il faut accepter les jeux. Peu
à peu, le garçon comprend qu’il s’agit
de jeux de «faire-semblant». «Tu t’amuses
à te déguiser. C’est amusant de faire semblant
d’être une fée, une sorcière ou un docteur.
On sait tous les deux que ce n’est pas pour vrai.» En
réagissant hostilement, le parent apporte une attention particulière.
L’enfant peut poursuivre son voyage dans le monde des filles
pour susciter l’attention, pour faire réagir, pour
s’opposer.
Si, par contre, la confusion sexuelle perdure, que le garçon
paraît malheureux de son sexe, dit souhaiter être une
fille, nie être un garçon, ne développe pas
les intérêts en lien avec son propre sexe et démontre
un inconfort à un tel point qu’il veut être débarrassé
de son pénis ou le cache, il est conseillé de consulter
un spécialiste.
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