- Empêcher l’accès à la doudou,
c'est déposséder l'enfant de sa source de
sécurité et mettre en veilleuse son monde
émotif. C'est envoyer un message de non-reconnaissance
de la légitimité de ce qu'il ressent et le
soustraire d'une partie de lui-même.
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- Les enfants sont capables de soutenir leur attention
à raison de 5 minutes par tranche d'âge. Par
conséquent, il est irréaliste d'exiger qu'un
petit s'affaire à une tâche au-delà
de cette période.
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- Non seulement le bruit est source de stress pour l’enfant
mais il est aussi démontré qu’une mauvaise
acoustique peut nuire au développement du langage.
Les discriminations auditives nécessaires au décodage
des sons et à la reproduction de ces sons deviennent
plus difficiles à exécuter dans un environnement
sonore pollué par une multitude de stimuli. L’utilisation
abusive de radio pour satisfaire les goûts musicaux
de l’éducatrice nuit donc à l’enfant
qui s’affaire à décoder, classifier
et reproduire les sons qu’il entend.
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- Imposer le sommeil à l'enfant c'est contredire
son rythme biologique. Certains enfants deviennent
tendus lors des préparatifs à la sieste.
Ils ne veulent pas déplaire à leur éducatrice
et se sentent impuissants face à ce sommeil
qui ne vient pas.
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- Il est très insécurisant pour un bébé
ou un enfant qui fréquente depuis peu le CPE
de s'endormir sous le regard bienveillant de son éducatrice
et de se réveiller à côté
d'une autre personne. L'instabilité du personnel
est une source importante de stress pour l'enfant.
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- La succession des déplacements génèrent
du stress chez l'enfant. Il perd ses repères
visuels, développe difficilement un sentiment
d'appartenance à son groupe et se sent impuissant.
Il subit les allées et venues et la proximité
physique des autres. Il doit contrôler ses élans
moteurs et abandonner ce qui l'intéresse. C'est
pourquoi l'utilisation fréquente de locaux
spécialisés est peu recommandée.
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- La succession de consignes en une séquence interminable
génère du stress chez l'enfant. L'apprentissage
séquentiel est un processus qui se développe
peu à peu et qui représente un grand défi
pour certains enfants. La consigne doit être écoutée,
mémorisée puis exécutée. Elle
requiert donc la mémorisation, l'anticipation, la
planification et l'évaluation.
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- Qu’il y a des enfants qui sont « évalués
» quotidiennement sans avoir la possibilité
de se racheter. Les bêtises sont notées, comptées
et énumérées systématiquement
aux parents. Il y a peu de place à la valorisation,
à la reconnaissance du geste positif. Il est stressant
de se contrôler toute la journée et surtout
de ne pas être reconnu avec bienveillance tout simplement
comme un apprenant.
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- Forcer l’enfant à manger ou à goûter
c'est renier son droit à ses goûts personnels
et dénigrer sa capacité à reconnaître
sa satiété.
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- Mélanger tous les ingrédients dans l'assiette
de l'enfant sans qu'il en ait fait la demande, c'est nuire
à son apprentissage des goûts et renier son
droit de préférer ou de refuser certains aliments.
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- Parler au-dessus de la tête de l'enfant sans l'intégrer
à la conversation alors que l'on s'entretient d'un
sujet qui le concerne c'est le traiter comme s'il n'était
pas une personne à part entière.
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- Critiquer un parent devant son enfant c'est nuire à
la construction de son identité propre en dénigrant
à une partie de lui.
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- Parler entre adultes devant un change ou durant les activités
libres, c'est ignorer la présence de l'enfant et
son besoin d'être reconnu à travers la relation.
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- Déshabiller systématiquement les enfants
aux repas afin qu'ils ne se salissent pas c'est les priver
d'un apprentissage essentiel et porter atteinte à
leur personne.
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- Laver le visage de l’enfant, le moucher ou encore
le prendre pour un change sans le prévenir, c'est
lui manquer de respect en se souciant plus de la tâche
que de la relation.
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- Passer d’une activité à l’autre
sans permettre à l'enfant d'anticiper le changement
de se le représenter, c'est l'empêcher de donner
un sens à ce qu'on lui propose.
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Ces gestes répétés s’inscrivent dans
le bagage affectif de l'enfant. Il subit ces dérives sans
avoir à se prononcer comme si son corps, ses sensations ne
lui appartenaient pas. S'il n'est pas considéré comme
une personne à part entière comment peut-il grandir
en ayant confiance en lui et en l'autre.
Quand le principe de la collectivité prend le dessus sur
le respect de l'individualité l'enfant est bousculé,
assimilé au groupe, au mépris de ses goûts,
de son rythme, de ses vulnérabilités et l'éducatrice
perd l'essence même de sa profession la gratification de la
relation.