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Reconnaitre le parent comme un partenaire compétent

Pour que l’enfant se sente bien dans son milieu de garde, il est essentiel que les parents et les éducatrices travaillent main dans la main.
L’éducatrice fait partie du réseau social de l’enfant. Sa relation avec l’enfant ne remplacera jamais les liens privilégiés qu’il a tissés avec ses parents, mais elle constitue une relation d’attachement parallèle et significative pour lui.
Isabelle amène sa petite Léa, 15 mois, à la pouponnière. Elle salue rapidement l’éducatrice et rassure Léa : « Ne t’en fais pas, Léa, maman va revenir. Je ne te laisserai pas ici tout le temps, maman n’est pas loin. Bye-bye, ma chérie! » Isabelle s’éloigne puis revient voir Léa à quelques reprises. Léa pleure et Isabelle semble si inquiète de la laisser dans cet endroit avec cette femme étrangère à qui elle ne parle pas.
À l’inverse, une bonne communication entre les parents et l’éducatrice favorise l’adaptation de l’enfant. La complicité et la confiance mutuelle qui existent entre eux donnent à ce dernier un sentiment de sécurité. Ainsi, Marie-Pier s’est facilement intégrée au groupe des trottineurs. Dès le premier jour, sa maman l’a rassurée : « Je te laisse ici, avec Christine, parce que je sais qu’elle prendra soin de toi et qu’elle s’amusera avec toi pendant que je travaille. Christine est ton éducatrice, c’est son travail de prendre soin des enfants. Moi, je serai toujours ta maman d’amour. »
Ensemble pour l’enfant
Le partage d’observations et d’informations entre les parents et l’éducatrice assure une meilleure réponse aux besoins de l’enfant. Cette concertation facilite la cohérence éducative et la généralisation des apprentissages. L’enfant entend les mêmes messages, observe et imite les mêmes modèles. Par exemple, à la garderie, Justin se retrouve dans des situations où il doit attendre. C’est difficile pour lui car, chez lui, comme il est enfant unique, les moments d’attente sont plus rares. L’éducatrice de Justin a donc suggéré à ses parents de « l’entrainer à attendre » à la maison. Peu à peu, les sourires ont remplacé les crises et Justin a appris à mieux tolérer les délais, inhérents à la vie de groupe.
Des routines d’endormissement à la maison aux évènements marquants vécus par la famille, toutes ces informations aident l’éducatrice dans son travail. Ainsi, elle comprendra pourquoi Fatima s’agite toujours sur son matelas durant la sieste quand elle aura appris qu’à la maison elle s’endort avec une lourde douillette. Ou elle découvrira que, si Simon cherche depuis quelque temps son attention, fait le clown et contrevient aux règles, c’est parce que sa maman est hospitalisée.
La concertation est aussi un gage de succès dans un plan de soutien au développement de l’enfant. Dans le cas d’Étienne, qui a du mal à réfréner ses comportements agressifs, ses parents et son éducatrice se sont entendus sur la façon d’intervenir. Cette dernière a expliqué à Étienne : « Je vais parler avec ta maman et ton papa pour qu’on trouve ensemble comment tu peux être plus heureux à la garderie avec tes amis. Tes parents vont te dire après ce qu’ils auront décidé pour toi. » Ensuite, les parents et l’éducatrice échangeront leurs observations pour évaluer l’efficacité de leur plan.
Les obstacles à la communication
Même si les « partenaires », parents et éducatrices, s’efforcent de créer et de maintenir un contact, il peut y avoir des obstacles à la collaboration. Les barrières linguistiques et culturelles, par exemple, exigent un effort d’adaptation puisque les valeurs et les références divergent parfois.
Le rythme effréné du quotidien peut aussi réduire le temps qu’on alloue aux échanges. Il y a aussi la peur du jugement ou des critiques qui peuvent freiner les parents à s’engager dans une relation ouverte et réciproque. La recherche sur la collaboration famille-milieu de garde de Coutu et autres, démontre que « les éducatrices se montrent très critiques et ambivalents face à certains parents. Elles classent le quart des parents comme parents peu compétents. » On fait parfois appel au rôle de la répétition pour expliquer notre évaluation négative d’un parent. « On prétend alors qu’il ne peut donner ce qu’il n’a pas reçu. » Ce déterminisme va à l’encontre de l’éducation qui s’appuie sur la révélation des forces pour s’épanouir et se développer. L’éducatrice a un rôle à jouer pour aider le parent à découvrir ses compétences. Gilles Julien parle du rôle de révélateur auprès des parents. Claude Halmos avance qu’il est possible que les parents retrouvent « un sentiment de leur valeur alors que dans leur histoire, on leur a fait perdre. » Beaucoup de parents doutent d’eux et ont besoin d’être rassurés quant à leurs compétences parentales. Par l’écoute, l’éducatrice révèle au parent la valeur qu’elle lui accorde.

L’écoute attentive et empathique exprime la considération de l’autre. Bruno Bettleheim dans Dialogues avec les mères nous offre une autre piste : « On ne peut pas dire aux parents ce qu’ils doivent faire ni comment ils doivent le faire. Mais on peut les aider à voir de plus en plus clairement ce qu’ils désirent pour leurs enfants et les amener peu à peu, par leurs expériences quotidiennes, à faire de ces désirs une réalité. »
Une mère me décrit une situation où son garçon Mathieu a frappé un autre. Elle le punit en le frappant. Il aurait été facile de critiquer cette pratique éducative. Mais en lui faisant remarquer que le milieu de garde partageait son désaccord face au comportement de son fils, elle nous a avoué qu’elle détestait les coups et qu’elle s’était promise de ne pas reproduire ce que son père faisait.
Elle a su faire face au poids de sa propre histoire et tenter d’éviter d’entrer dans le piège de la répétition. En accompagnant les parents, en leur donnant des points de repère on peut les aider à se soustraire d’une partie de ce qu’ils connaissent de la parentalité. Le parent se mobilisera s’il sent que le milieu est ouvert, confiant quant à sa compétence. « Un adulte ayant une bonne opinion de lui-même comme personne et en tant que parent est optimiste et positif dans ses rapports avec les autres, a une tendance naturelle à souligner les points positifs et à valoriser son enfant, tout en reconnaissant qu’il vit parfois des difficultés et des limites. » (Duclos, G.).
Plusieurs auteurs se sont penchés sur les caractéristiques d’un parent compétent. Tochon et Miron en partant du vécu des parents ont divisé les différents aspects de la pratique éducative en deux catégories : le sentiment de satisfaction parentale et celui de l’efficacité parentale. Le parent qui éprouve un sentiment de satisfaction parentale se sent bien en compagnie de son enfant. Il éprouve du plaisir dans le temps partagé. Le parent qui ressent un sentiment d’efficacité a confiance dans son habileté à résoudre des problèmes liés à l’éducation et à sa capacité de persévérer face aux obstacles. La mère de Mathieu par exemple faisait preuve de plusieurs qualités. Elle s’informait de lui tous les jours, lui faisait un câlin avant de quitter la garderie, lui apportait les vêtements nécessaires. Elle venait le chercher tôt lorsque son travail le lui permettait. Elle le félicitait pour ses bricolages ou sa capacité à faire les choses de façon autonome.
Certes l’usage des coups pour corriger son enfant n’est pas souhaitable mais elle exprime ainsi peut-être de façon maladroite son autorité, sa capacité à dire non, à mettre des limites. La mise en valeur des forces du parent ouvre la porte aux changements puisqu’on leur permet d’avoir une nouvelle opinion d’eux-mêmes. L’appropriation de nos forces incite à la prise en charge de la famille par elle-même (empowerment).
Je recommande donc aux éducatrices qui reconnaissent en toute honnêteté qu’elles entretiennent envers un parent des doutes quant à ses compétences de faire l’exercice d’identifier ses forces avant de le rencontrer pour échanger au sujet des besoins de l’enfant.
Voici quelques caractéristiques susceptibles d’être examinées :
• Savoir dire non, établir des règles;
• Expliquer les raisons qui motivent un refus;
• Négocier;
• Être habile à communiquer;
• Décoder le besoin d’être rassuré ou stimulé;
• Accorder du temps à l’enfant;
• Respecter le rythme de l’enfant;
• Utiliser l’humour;
• Exprimer son affection;
• Encourager;
• Répondre aux besoins de base : santé, nutrition, habillement, hygiène;
• Assurer une sécurité physique dans la maison et une surveillance;
• Encourager l’autonomie.
L’éducatrice peut révéler aux parents leurs forces et leur permettre de porter un regard bienveillant à leur parentalité. Elle peut aussi en décrivant l’enfant en terme de besoin et en recadrant les attentes parentales dans un contexte d’apprentissage et de développement pour aider les parents à porter un nouveau regard sur leur enfant. Avoir des attentes réalistes sur ses habiletés de parentage et sur la performance de son enfant favorisent des relations chaleureuses avec lui et une meilleure réponse à ses besoins. Soutenir et valoriser les parents, c’est se pencher sur le bien-être et le bonheur des enfants. « Si une communauté attache de la valeur à ses enfants, elle doit chérir ses parents » (John Bowlby, rapport OMS cité dans CEDJE).

Sylvie Bourcier
Intervenante en petite enfance

Le jeu coopératif… une belle façon de jouer!

Marie-Claude est une éducatrice dans le groupe des 4-5 ans. Le groupe démontre de grandes habiletés pour la motricité globale, il déploie beaucoup d’énergie surtout lors des jeux extérieurs. Plusieurs enfants pratiquent, d’ailleurs, des activités sportives les fins de semaine. Par contre, Marie-Claude a constaté qu’il est difficile pour les enfants de son groupe d’accepter les erreurs, que les activités de motricité fine sont très peu populaires et qu’ils utilisent un langage de compétition (je suis le plus rapide, j’ai gagné, je suis le premier, je suis le plus, plus, plus…). Certains enfants cherchent à être constamment les premiers pour exercer une routine (le moment de l’habillage devient toujours une course). Marie-Claude veut amener son groupe à vivre le plaisir d’être ensemble et intégrer des activités où les éléments compétitifs sont limités.

Avant de vouloir tout changer, il est important que Marie-Claude se questionne sur ses propres attitudes avec les enfants. Les couleurs d’un groupe étant souvent le reflet de l’attitude de l’éducatrice. Voici les questions qu’elle doit se poser:

  • Est-ce que comme personne je pratique des sports compétitifs?
  • Est-ce que je favorise des activités où il y a un gagnant et un perdant, une bonne et une mauvaise réponse?
  • Est-ce que j’ai un langage qui favorise la compétition. Par exemple, le premier rendu au vestiaire, tu es le champion, le plus rapide c’est…
  • Est-ce que je valorise plus le produit fini que la participation et le plaisir de jouer ensemble?
  • Est-ce qu’avec le parent je souligne les réussites et les bons coups de son enfant dans un contexte de développement afin de recadrer ses attentes?
  • Est-ce que mes attentes sont réalistes et adaptées pour chacun des enfants?

L’enfant de 4-5 ans manifeste parfois le désir de jouer à des jeux un peu plus compétitifs. Ce désir est souvent influencé par le comportement du parent, d’un frère ou sœur, ou par l’attitude de l’éducatrice. À cet âge l’enfant ne saisit pas tous les enjeux du fait de perdre ou de gagner. Il peut être très déçu de ne pas arriver le premier et se mettre à pleurer ou vouloir pousser l’ami pour avoir la première place. Face à la compétition l’enfant peut développer de l’agressivité envers l’autre, changer les règles pour gagner, jouer avec des enfants plus jeunes pour être certain de réussir. Il peut vivre du découragement devant le défi, ne pas vouloir expérimenter la nouveauté de peur de ne pas être capable ou craindre de ne pas être à la hauteur des attentes de l’adulte. Dans un contexte de compétition, l’éducatrice se voit souvent contrainte d’intervenir dans le jeu pour limiter les frustrations, régler les conflits et parfois même séparer des enfants ayant des comportements agressifs entre eux.

Le jeu coopératif se veut sans gagnant ni perdant. Il permet de développer l’aspect moteur, affectif et surtout les habiletés sociales de l’enfant. Ce type de jeu ne demande pas beaucoup de pratique pour jouer, chacun peut le faire à sa façon et tous y sont gagnants. Il procure du plaisir, une plus grande liberté dans l’exécution des mouvements, détend l’atmosphère lors d’une journée tendue, améliore l’entraide dans le groupe. Il favorise le ici et maintenant au lieu du résultat final d’un jeu. Ce type de jeu élimine les pleurs et les frustrations de ne pas avoir gagné.

L’éducatrice joue un rôle important dans l’implantation du jeu coopératif. Elle doit initier et s’impliquer dans le jeu, être ouverte aux idées des enfants, offrir la possibilité de jouer de différentes façons pour maintenir la motivation et doser les défis selon le groupe d’âge. Usez de créativité lorsque le jeu demande de faire des équipes, évitez de choisir un chef d‘équipe mais allez-y plutôt d’une façon démocratique. Par exemple, distribuez des cartes avec des images différentes et chacun se regroupant avec ceux ayant les mêmes images. Faites des équipes de deux en regroupera tous les enfants au centre, le bras tendu vers l’avant, le pouce levé et les yeux fermés. Vous pincez deux pouces à la fois et ces deux amis feront le jeu ensemble.

Permettez-vous de transformer un jeu compétitif en jeu coopératif au lieu de le faire disparaître de votre programmation. Voici comment: sur du carton, construisez-vous deux jeux de marelle. Dans chacun des espaces, mettre les jeux préférés des enfants : par exemple, la chaise musicale, les trois petits cochons, la tague, etc. Sur l’autre marelle, mettre dans chaque espace, différentes positions du corps soit à genoux, soit à quatre pattes ou sur la pointe des pieds, etc. Dans un premier temps, on lance le dé sur la marelle de jeux et ensuite sur la marelle des positions du corps qui détermine notre façon de jouer. Vous pouvez aussi vous faire une marelle pour le matériel, par exemple pour le jeu de la chaise musicale mettre dans les espaces soit des coussins, des feuilles de papier couleur, du papier à bulles, etc. Ça pourrait donner par exemple, une chaise musicale où lorsque la musique arrête tous les enfants vont se mettre à genoux sur le grand papier à bulles et crèvent des bulles avant que la musique reprenne. Ainsi transformée, la chaise musicale apporte aux enfants d’autres possibilités de s’exercer avec leur corps et permet à chacun de faire à sa façon puisque que l’élément de GAGNER n’y est pas. « Super cool! » Marie-Claude en sait quelque chose; les enfants lui redemandent souvent pour jouer à la chaise musicale sans chaise. Loin d’être un défi pour elle, les jeux compétitifs devenus jeux coopératifs ont rapproché les enfants et les ont initiés à l’entraide.

Vous pouvez aussi présenter de nouveaux jeux à saveur coopérative en vous inspirant du livre LE PLAISIR DE JOUER, JEUX COOPÉRATIFS DE GROUPE. Édition IPAQ 1987 (un peu vieux mais encore très pertinent) de Robert Crevier et Dorothée Bérubé. ISBN 2-920442-16-3.

Bouger à l’intérieur : partie 2

Céline Perreault, enseignante TEE

Décembre 2012

www.aveclenfant.com

Habiletés à stimuler chez les enfants :

De 0 à 5 ans, l’enfant aime attraper une balle et la frapper, sautiller, sauter à pieds joints et sur un pied, se placer en petit bonhomme et faire des roulades avant et un peu plus tard par en arrière, marcher sur des surfaces différentes et marcher en équilibre. La feuille en annexe vous guidera quant aux habiletés à viser pour l’enfant. Après observation, on pourra encourager l’enfant à relever de nouveaux défis moteurs.

Le programme éducatif parle d’espace ou aire de jeu nommée musique et mouvement. Comme les espaces dans un local sont restreints, organiser des jeux sur la musique permet de faire bouger les enfants tout en s’amusant  et voici quelques idées :

  1. 1. Jeu de groupe : le tambour musical

À l’aide d’un tambour et selon le même principe que la chaise musicale. Lorsque la musique arrête, l’enfant qui a le tambour doit jouer de celui-ci.

  1. 2. Jeu de la danse musicale

Faites danser les enfants en leur disant de bouger les hanches de gauche à droite. Ensuite, à l’aide d’une baguette du chef d’orchestre, dirigez les enfants vers la droite ou la gauche.

  1. 3. Le jeu des clés :

Bandez les yeux des enfants et après avoir laissé tomber un trousseau de clés sur le sol, demandez-leur à quel endroit il est tombé.

  1. 4. Danse tête à tête

On a besoin d’une feuille pliée en quatre pour un couple d’enfants. Les deux enfants vont danser ensemble en tenant la feuille front contre front. On a alors une danse qui provoquera des fous rires garantis. Puis à l’arrêt de la musique, un des enfants déplie la feuille totalement et s’assoit dessus, l’autre enfant s’assoit à son tour sur son camarade en délicatesse. Dernier couple assis arrêtera la musique.

  1. 5. Danse des sous : avec les enfants, nous collons des pièces de monnaie de 1 sous en dessous de nos souliers. Par la suite, nous danserons la claquette avec nos souliers.
  1. 6. Roméo et Juliette : les enfants ayant les yeux bandés doivent se diriger vers l’enfant qui chante.
  1. 7. La danse des cerceaux : Mettre des cerceaux un peu partout. Les enfants doivent sauter, danser, courir sur de la musique proche des cerceaux et quand la musique s’arrête, les enfants doivent sauter dans le cerceau le plus proche et s’il y a un enfant qui n’a pas trouvé de cerceau à temps, il devra faire la statue jusqu’à ce que la musique recommence.
  1. 8. Cachette musicale : les enfants se cachent et pour que l’ami les trouve, ils doivent faire du bruit avec un instrument.
  1. 9. Dessins musicaux : les enfants dessinent sur de la musique et quand la musique s’arrête, ils doivent échanger leur dessin avec la personne à côté et quand la musique recommence, les enfants continuent le dessin et ainsi de suite.

10. La fureur : L’éducatrice fait jouer des comptines que les enfants sont capables de chanter, et à un moment donné, durant la comptine, elle éteint le volume quelques secondes et le remonte, puis les enfants doivent essayer de chanter les paroles sans musique.

Il est primordial d’inculquer une saine hygiène de vie aux jeunes enfants et ça passe par les faire bouger même à l’intérieur. Il est suggéré que le jeune enfant joue activement et de moyenne à haute intensité pour permettre l’essoufflement  au moins 60 minutes par jour. On compilera les jeux intérieurs, les jeux extérieurs, les jeux libres dans le but de totaliser 60 minutes. Alors amusons-nous!!!

Trois  ressources pour vous aider à faire  bouger les enfants :

  • La trousse : La mini Gigote, trousse de jeux actifs.
  • Le site internet : http://123geant.telequebec.tv/
  • Cartes à motricité globale par Martin Liberio : Cet ensemble propose 100 activités physiques à pratiquer à l’extérieur comme à l’intérieur, avec peu ou pas de matériel. ( voir le site Martin Liberio)

 

(Pour écrire ce texte, je me suis inspirée de la feuille-ressource ‘’Tirer le maximum de l’espace intérieur en fonction de l’activité physique’’ de Fédération canadienne des services de garde à l’enfance.)

Fiche tirée du document : l’activité physique en milieu de garde : qualité des lieux et meilleures pratiques

Mme Marois n’écoutez pas Mme Malavois

Imaginons un enfant de 4 ans en milieu défavorisé entouré de parents aimants mais « sans le sous ». Maman reste  à la maison pour prendre soin de ses enfants. À l’heure du diner William , après avoir passé son temps à la télé ou à jouer avec sa figurine super héros , s’approche de la table pour y manger encore un plat simple et sans nouveauté  car Maman doit faire beaucoup avec peu. Elle débarbouille  ses petits après le repas pour la sieste  mais pas notre grand William. Maman lui permet  de se rendre chez son petit voisin pour jouer à son jeu playstation. Puis au retour, il mangera le même repas du dîner car il ne faut pas faire de gaspillage. Vite au bain et après un peu de télé on met tout ce beau petit monde au lit.

Imaginons ce même enfant au service de garde. Il arrive et rencontre son groupe 4 ans. Il peut choisir d’aller au coin blocs ou au coin faire semblant ou vers un autre coin qui l’intéresse. Puis après s’être lavé les mains il va prendre sa collation de yogourt et fruits tout en parlant avec son éducatrice. Elle  leur annonce que ce matin, ils vont faire un projet sur le thème des chevaliers. Elle invite les enfants à créer un château pour  la princesse qui a perdu le sien. Et tout au long de l’activité, l’éducatrice insiste sur les mots entourant les princes et princesses et leur château. De pont levis à armure en passant par les armures « cotte maille », les enfants apprennent du nouveau vocabulaire en jouant.

Comme la journée est  ensoleillée et malgré le froid, les enfants s’habillent et vont jouer dehors avant le dîner. Une belle montagne de neige les attend. Cris, « poussaillages », courses, poursuites, balles de neige etc. les enfantsJOUENT.  Au dîner, oh surprise, du tofu aux légumes. Notre petit William aime ça et en redemande à deux reprises. Avant le dodo, l’éducatrice reprend son livre sur les châteaux et ramène les nouveaux mots présentés en matinée, dans le but de leur rappeler le nouveau vocabulaire. Le repos est pour tous les amis de 4 ans suivi d’un temps tranquille où l’on peut regarder un livre. L’après-midi se poursuit par une collation santé  et se termine par des jeux libres où William peut expérimenter de nouvelles compétences.

William revient chez lui content, heureux de revoir sa famille et satisfait d’avoir joué avec ses amis. Cette description d’événements je la connais car en tant qu’éducatrice je l’ai  vécue plusieurs années. Je suis certaine que l’enfant de 4 ans est mieux en service de garde qu’à la maternelle. Pensons-y rapidement. Imaginons William, 4 ans qui fréquente un groupe  maternelle  4 ans. D’abord, il va se retrouver dans un grand édifice avec plusieurs grands enfants autour de lui. L’enseignante qui va l’accueillir devra partager son attention entre vingt enfants soit deux fois plus qu’en service de garde.

Le jeu est le travail de l’enfant en petite enfance. Il aime découvrir son environnement en expérimentant  dans un contexte sécurisant.

Comme le programme éducatif des centres à la Petite Enfance le spécifie :

«En lui proposant toutes sortes de stimulations, les services de garde favorisent l’actualisation du potentiel de l’enfant et lui offrent la possibilité d’acquérir plusieurs attitudes ou habiletés qui lui seront utiles au moment de son entrée à l’école » [1]

La confiance en soi, le goût d’expérimenter, d’exprimer son point de vue, une bonne capacité d’attention et de concentration, la capacité de résoudre des problèmes, une bonne motricité globale et fine, un langage clair et un vocabulaire étendu constituent en effet autant d’atouts susceptibles d’assurer à l’enfant une entrée réussie à l’école. Le fait d’apprendre à vivre en groupe, à suivre une routine, un horaire et à respecter des consignes favorise aussi l’intégration ultérieure de l’enfant dans le milieu scolaire, de même que le fait de participer à des activités d’éveil à la lecture et à l’écriture.[2]

En reprenant la description des activités de William réalisées dans sa journée en Service de garde, on peut dire sans se tromper qu’en présentant sa création du matin, il travaille sa confiance en soi après avoir expérimenté la construction avec de nouveaux blocs et d’avoir résolu des problèmes de création. En plus d’exprimer son point de vue aux autres enfants et devant son éducatrice, il a manipulé et exercé sa motricité fine. Puisque son éducatrice avait pris bien soin de trouver un livre décrivant la vie au château, il a acquis du nouveau vocabulaire. Toutes ces compétences ont été favorisées à l’intérieur d’une routine quotidienne que William maîtrise bien et dans  laquelle il trouve sécurité et confiance.

Quoi demander de plus??? Pourquoi mettre en péril de développement de l’enfant en le plaçant dans un groupe  maternelle 4 ans parmi beaucoup, beaucoup d’enfants??? Avons-nous la preuve que l’enfant y trouvera des avantages ???

Avant de prendre une telle décision, pensons d’abord à l’enfant et non à l’aspect financier.  Un jour ces enfants devront prendre soin de nous. Qu’aurons-nous à expliquer????

 

 


[1] Accueillir la petite enfance, programme éducatif des services de garde du Québec, gouvernement du Québec, p. 9

[2] Idem, p. 9

Planifier ou non? Comment bien démarrer l’année?

La planification d’activité en début d’année demeure toujours une préoccupation pour Sylvie. Doit-elle profiter de ce moment pour observer? Doit-elle faire des activités structurées avec les enfants? Doit-elle les laisser vivre des expériences entre eux? Doit-elle planifier oui ou non?

Dans un premier temps, il important pour Sylvie de se centrer sur les besoins de chacun des enfants. L’observation l’aidera à découvrir les intérêts, les goûts et le tempérament de chacun. Elle doit développer une relation significative avant de penser proposer et organiser des activités. Pour que Sylvie puisse planifier dans l’intérêt de son groupe, elle doit être significative pour l’enfant. Ses interventions individuelles auprès de chacun vont lui permettre créer un lien unique avec l’enfant.

S’impliquer dans le jeu spontané, stimuler les échanges avec l’enfant, encourager ses idées, valoriser les contacts entre eux, sont des gestes qui encouragent le développement du sentiment d’identité. Un pré-requis essentiel à un mieux-être personnel et relationnel de l’enfant. Des situations qui demandent peu de planification à Sylvie mais beaucoup de sensibilité et d’ouverture à accueillir chacun des enfants dans leur différence.

La planification de Sylvie doit être davantage dans les routines. La stabilité qu’apportent les routines représente pour l’enfant un moment sécurisant et un lieu d’apprentissage important. Chez le petit par exemple, la maîtrise de certaines habiletés motrices demande d’être soutenue et encouragée. L’utilisation d’objets stimulants, des exercices psychomoteurs peuvent aider dans ce sens. Alors que le petit de 3 ans doit développer sa concentration dans les étapes à suivre pour l’exercice de la routine, des jeux de photos, comptines qui rappellent les étapes sont des moyens à prévoir. Pour le plus grand, concilier son temps de jeu et la pratique des routines soulèvent parfois des frustrations, l’utilisation d’outils sonores, des références visuelles peuvent aider l’enfant à anticiper ce moment.

Afin de permettre à l’enfant de se familiariser avec sa nouvelle éducatrice, le nouveau groupe et pour certain un nouveau milieu, Sylvie doit planifier dans son horaire, du temps individuel et ce chaque jour avec chacun. Certains enfants sont plus demandants, d’autres cherchent plus notre attention ou attirent plus notre regard de par leur tempérament, leur attitude et parfois même par leur apparence physique. Ce temps précieux que vous prenez avec lui, démontre à l’enfant qu’il est important pour vous. Le reste du groupe observe votre geste et anticipe ce doux moment avec vous.

Je compare souvent la planification d’activités à une relation amoureuse, il faut se connaître et se faire reconnaître dans les goûts et intérêts de chacun avant de planifier des projets. En début d’année, il faut tisser des liens avec l’enfant dans des situations spontanées, offrir une stabilité dans les routines et avoir des moments en tête à tête avec chacun. Voilà une planification orientée sur l’être plutôt que sur le faire!

Comment modérer la compétitivité?

France, éducatrice des 4 ans, se préoccupe de certains comportements dans le groupe. Par exemple, elle a observé que Didier ne veut jamais faire autre chose que le coin blocs. Lorsqu’il se retrouve dans un autre coin, comme le bricolage, il manifeste des «pas capables». Juliette désire toujours être la première dans le train, au lavage de mains, à l’habillage, etc. Elle laisse son jeu entrepris lorsqu’elle voit France se préparer pour un changement de routine. Les jeux moteurs finissent souvent par des pleurs, des bousculades et des déceptions quand certains enfants se voient être le dernier ou perdant dans le jeu. Bref, France voudrait bien réussir à contrer les comportements compétitifs au sein de son groupe.

L’enfant de 4 ans manifeste parfois des comportements compétitifs influencés par son environnement (famille / milieu garde) et son tempérament. À cet âge, l’enfant est à la construction de son identité. Il a une fausse connaissance de ses capacités et ses limites et il est difficile pour lui d’analyser de façon critique les causes et effets de ses actions. Il a besoin d’être reconnu des autres par des expériences qui lui permettront de se découvrir et de se définir dans ses forces. Dans cette quête d’identité, l’adulte devient une personne significative pour aider l’enfant à se réaliser. Le langage, le regard, les images que l’adulte renvoient à Didier, Juliette, Pierre-Luc … prennent toute leur importance dans le développement de son identité.

Selon le contexte familial, le rang qu’il occupe et son tempérament, l’enfant peut ressentir de son parent des attentes. Par exemple, Mathis comprend qu’il est valorisé dans ses prouesses motrices où le jeu compétitif prend toute son importance. D’ailleurs, son père parle de lui comme le meilleur coureur au soccer et veut l’inscrire dans le hockey l’hiver prochain. Il est certain qu’il se fera une place dans l’élite en peu de temps. Afin d’être vu et reconnu de son père, Mathis devra performer dans ce que son parent attend de lui. Le milieu familial de Mathis oriente donc ses choix dans ses jeux et comportements avec les autres enfants du groupe.

L’approche de l’éducatrice teinte également les comportements de l’enfant. En effet, les attitudes et les interventions de France peuvent augmenter la compétition au sein du groupe. Voici quelques pistes de réflexion accompagnées d’exemples qui pourront aider France dans l’analyse de ses attitudes.

  • Est-ce que mon vocabulaire est compétitif? Par exemple, le premier rendu au vestiaire, le plus vite, le meilleur, etc.
  • Est-ce que je valorise les idées des enfants dans les jeux libres? Par exemple, Olivier, je trouve que c’est une bonne idée de faire un garage avec une boîte de souliers.
  • Est-ce que je rassure l’enfant dans ses capacités? Par exemple, tu as des petits doigts agiles pour attacher tes souliers.
  • Est-ce que je lui parle de ses expériences ultérieures? Par exemple, moi je me souviens, que tu avais réussi ce casse-tête nouveau.
  • Est-ce que je lui nomme ses qualités de cœur avec des exemples concrets? Par exemple, c’est généreux Laurence d’aller cherche Julie pour jouer avec toi.
  • Est-ce que je favorise le plaisir du jeu coopératif? Par exemple, le jeu de la chaise musicale de façon coopérative, sans gagnant ni perdant.
  • Est-ce que j’évite les activités où l’enfant doit donner une bonne ou mauvaise réponse? Par exemple, j’évite de faire des exercices de scolarisation.
  • Est-ce que je permets à l’enfant d’avoir des moments d’inaction, de repos? Par exemple, avoir un coin pour relaxer, se reposer, rêvasser, etc.
  • Est-ce que je dédramatise l’erreur en parlant de mes propres erreurs? Par exemple, regarde je viens de jeter mes lunettes dans la poubelle; je me suis trompée, je voulais mettre mon crayon brisé…
  • Est-ce que j’ai, dans mon local, des photos qui démontrent les enfants en action? Par exemple, Marie-Luce qui joue à construire une tour. C’est une belle façon de démontrer à l’enfant ses bons coups.
  • Est-ce que je termine une activité graduellement et procède à l’activité suivante par petit groupe? Par exemple, j’invite Sophie et Sébastien à ranger pour aller s’habiller.
  • Est-ce que j’évite de faire attendre les enfants en ligne? Par exemple, lorsque je fais le train pour les déplacements, les enfants sont placés deux par deux. Il y a donc deux premiers et deux derniers…
  • Est-ce que j’accepte les imperfections des enfants? Par exemple, lors du lavage de mains, j’accepte qu’un enfant ait une manche un peu mouillée, si cela n’est pas une contrainte à ses activités.
  • Est-ce que je souligne aux parents les réussites, les bons coups ainsi que les qualités de cœur de son enfant? Par exemple, je te dis que Sébastien est sensible aux petits, ce matin lors des jeux libres, Sébastien a été consoler Francis qui pleurait.

Les interventions de France auprès de l’enfant peuvent aider le parent dans ses compétences parentales. Son rôle n’est pas d’imposer mais de situer les actions de l’enfant dans un contexte développemental afin de recadrer les attentes du parent et le besoin de l’enfant.

Une belle façon pour France de réaliser que la coopération a bien meilleur goût!

Sarah change de groupe, le partenariat avec le parent a-t-il été planifié dans tout cela ?

Linda Gagnon, psychologue et consultante en petite enfance

Septembre 2013

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Imaginez un instant que vous êtes un parent, que votre enfant fréquente une garderie et qu’à la fin de l’été, il change de groupe. Une nouvelle éducatrice, de nouveaux camarades, de nouvelles attentes et façons de faire. Avec de la chance, votre garderie, vous a annoncé à l’avance le moment du changement, cela vous a permis d’en discuter avec votre enfant et de vous introduire auprès de son éducatrice. Toutefois, tant votre horaire que celle de votre éducatrice font que vous avez peu de temps de véritables échanges avec elle. Ce qui est étrange, car cette éducatrice s’occupera de votre enfant pendant près 300 jours, ce n’est pas rien tout de même !

Qu’auriez-vous aimé lui dire concernant votre enfant qui représente votre amour et votre trésor le plus cher? Bien sûr, l’éducatrice a planifié une rencontre de parents pour se présenter et discuter des objectifs poursuivis au cours de l’année, mais cet échange est plutôt unidirectionnel car ce n’est pas le bon moment pour vous de parler des détails concernant votre enfant. Même constat pour la fin de la rencontre. Comme il se fait tard, à la sauvette, vous tenterez peut-être de transmettre quelques informations sur votre enfant en attendant votre tour…

Quel soulagement d’apprendre que votre éducatrice a préparé une fiche d’accueil avec différentes questions qui vous permet de parler de votre enfant. Le plus intéressant est qu’elle a planifié un entretien téléphonique avec chacun des parents au cours des premières semaines.

Cette journée-là au lieu de compléter les agendas, elle communique avec un ou deux parents. La collègue de votre éducatrice, quant à elle, planifie un temps d’échange avec les parents, en fin de journée, car son horaire le permet. Vous ressentez une profonde satisfaction envers l’attitude professionnelle de votre éducatrice tout en vous sentant sécurisé. L’année s’annonce très belle.

Pour développer un partenariat solide avec les parents, il vous faut miser sur leurs compétences et leurs expertises. Pour ce faire, invitez-les à compléter la fiche d’accueil de leur enfant. Une telle démarche envoie un message clair aux parents : « Je souhaite travailler en équipe avec vous et je suis intéressée à recevoir et à transmettre de l’information.» Mentionnez que les informations qu’ils vous transmettront vous seront précieuses et vous aideront à favoriser l’intégration de leurs enfants. La très grande majorité des parents sont heureux et fiers de partager leurs connaissances au sujet de leur enfant. Ils représentent de véritables mines d’informations pour vous aider dans votre tâche, à vous d’expérimenter!

Création d’une fiche d’accueil

Voici une liste de questions, dans laquelle vous pouvez puiser pour construire votre fiche d’accueil. Choisissez celles qui vous inspirent et ajoutez-en de nouvelles!

Sources :

Programme de formation en garde familiale, niveau1, module 10, Fédération canadienne des services de garde à l’enfance, p.5-6

Martin, Jocelyne, Poulin, Céline, Falardeau, Isabelle. Le bébé en garderie, Presses de l’Université du Québec, 1999, p. 59.

Activités, intérêts, routine

-Les activités qu’il aime, ses jeux et jouets favoris.

-Ses personnages et ses émissions préférés, ses livres d’histoire préférés.

-Chanson qu’il aime.

-Est-il attaché à des objets : couverture, toutou, suce.

Tempérament, réactions

-Décrivez son tempérament

-Ses qualités

-Ce qui le fait rire.

-Quels sont les activités que vous aimez faire ensemble?

-Ce qui le fait pleurer. Comment apaisez-vous ses peurs?

-Ce qui le rend triste. Comment le consolez-vous consoler?

-Ce qui l’impatiente, le met en colère. Comment le calmez-vous lorsqu’il est en colère?

-Ce qu’il déteste

-A-t-il un surnom?

-Ses goûts et ses besoins alimentaires

-Ses habitudes de sommeil, son rituel de dodo;

-Est-ce qu’il prononce des mots, aime-t-il parler?

Apprentissages : succès et défis

-Est-ce que l’enfant est dans une période d’apprentissage particulière (ex. : apprentissage à la propreté; utilisation des ustensiles)?

-Ses réussites (nouvelles habiletés maîtrisées) au cours des dernières semaines.

-Les défis à relever au cours des dernières semaines, (ex. : il doit se pratiquer à faire des belles demandes, à enfiler ses vêtements seuls, etc.)

-Quelles sont les choses dangereuses qu’il est porté à faire?

-Quel est son état de santé (dents qui percent, otites, etc.)

Ma vie avant la garderie

-Comment se déroule une journée à la maison?

-Ses expériences de garde passées.

-A-t-il l’habitude de jouer seul ou avec d’autres enfants?

-Présentation de sa famille (parent, frère sœur)

-Les personnes importantes pour lui et les activités qu’il réalise avec elles (grands-parents, voisins, ami(e)s)

-Photos de sa famille, des personnes qu’il aime, de son animal domestique.

-Est-ce que des changements majeurs sont survenus dans sa vie ou dans celle de sa famille ces derniers temps?

Poupons

-Dans quelles positions le portez-vous?

-Si l’enfant est allaité, boit-il également au biberon? À quel moment souhaitez vous introduire le biberon?

-Sa réaction face aux étrangers?

-Comment réagit-il dans un environnement nouveau en votre présence?

Changements

-Quels sont les évènements qui ont influencé ou peuvent influencer l’humeur ou le comportement de votre enfant? (naissance, séparation, décès, départ ou absence d’une personne significative, etc.)

Un coin pour les grands, pourquoi pas !

Vous arrive t-il d’observer un enfant de quatre ou cinq ans et même un enfant de trois ans de votre groupe multi-âge se montrer impatient avec le plus petit. Juste à voir le plus petit s’approcher de son jeu, le plus grand crie, il le repousse et parfois même vous demande d’intervenir. Si vous vivez ce genre de situation, ce qui suit peut vous aider !

La solution n’est certainement pas de demander au plus grand d’être raisonnable avec le petit. Puisque le plus vieux n’a pas les mêmes intérêts et besoins de jeux, il est normal qu’il désire à certains moments de la journée se retrouver dans un contexte adapté à son âge. Il pourrait alors échanger, faire des découvertes, construire, inventer, bricoler et ce avec du matériel correspondant à ses intérêts.

Les plus vieux ont besoin de se retrouver entre eux pour développer leurs habiletés sociales, leur autonomie, pour leur permettre de trouver des solutions, d’être créatifs et de se faire valoir auprès des autres enfants par leurs qualités de cœur. C’est également un moment pour le plus vieux de mettre en application des règles et des consignes du milieu sans la présence de l’adulte.

L’enfant de quatre et cinq ans accorde une grande importance à ce qui est permis et ce qui ne l’est pas et il est davantage respectueux des règles lorsqu’il sent que vous lui faites confiance. Il cherche à vous prouver qu’il est vraiment GRAND. Ce qui ne veut pas dire que l’adulte ne doit jamais accompagner l’enfant de quatre-cinq ans dans ses jeux.

Le fait de permettre aux plus vieux de se retrouver entre eux est une façon de limiter les frustrations et de valoriser le grandir de l’enfant. Et encore plus intéressant, cette période lui permet de se préparer à son l’entrée à l’école. Vous avez sans doute pu observer un jeu de grand qui se termine à votre simple arrivée. Dommage d’interrompre une aussi grande imagination ! Le coin des grands est peut-être la solution pour vous!

Mise en place du coin des grands
Pour mettre en place un coin des grands, rien de plus simple. Il faut procéder par étape.

  • Dans un premier temps, identifiez les moments d’utilisation qui seront pertinents pour vos grands.
  • Ensuite, sélectionnez des jeux exclusifs à ce coin, par exemple, des jeux à petites pièces, des bricolages avec du matériel non adapté au petit.
  • Troisièmement, trouvez l’emplacement de ce coin, il doit être peu retiré des autres coins de votre salle de jeu, par exemple : pièce avec petite barrière qui limite l’accès aux petits, en dessous de l’escalier, un grand garde-robe avec paravent, une grosse boîte de carton, genre boîte de frigo.

N’oubliez pas de présenter votre idée aux grands dans un moment où les petits n’y sont pas, pendant la période du dodo, par exemple et demandez-leur leurs idées.
Conscientisez l’enfant au fait qu’être seul dans cet espace demande le respect de certaines règles de fonctionnement et de sécurité. Il se sentira tellement responsable et grand! Sensibilisez-le à la sécurité en lui permettant d’utiliser un cylindre pour tester les petites pièces, il pourra ainsi participer à la sécurité du petit. Faites lui connaître votre disponibilité et votre rôle durant l’utilisation du coin des grands.

Le petit a-t-il la permission d’aller avec le grand ? Non. La responsable profite de ce moment pour stimuler le petit et lui offrir du matériel nouveau. Elle pourra ainsi observer ses goûts et intérêts pour répondre à ses besoins. Pour le plus vieux, une supervision discrète sera nécessaire pour qu’il se sente en sécurité et compétent dans ses élans d’autonomie. Le coin des grands lui offre des occasions d’expérimenter le succès dans ses efforts d’être grand. De cette façon, vous vous assurez de répondre à son plein potentiel de croissance !

Le coin des grands, pourquoi pas pour moi aussi !