Observer pour mieux planifier

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Voilà déjà 5 ans que Marion est éducatrice du groupe des 4 ans. Elle constate que ses activités n’ont pas toujours le même succès. À chaque année, elle se voit obligé de revoir sa planification et doit même parfois réinvestir du temps à chercher d’autres activités. Trop souvent, elle s’est retrouvée devant un groupe peu enthousiasme à ses idées. Une activité super populaire peut ne pas être appréciée l’année suivante… mais pourquoi? Marion aime pourtant son travail et elle met toujours autant de rigueur à la préparation de ses activités. Elle a de la facilité avec ce groupe d’âge et elle connaît bien les goûts et intérêts des 4 ans. Marion se questionne sur sa planification; elle ne voudrait surtout pas revivre les mêmes difficultés. Doit-elle refaire la même planification sans rien changer? Doit-elle faire plus d’activités pour préparer son groupe à l’école? Travailler davantage la concentration, l’autonomie ou peut-être la motricité fine pour développer les habiletés nécessaires pour l’écriture? Son questionnement se poursuit jusqu’au jour où Lorraine, une stagiaire de 2 e année en techniques d’éducation à l’enfance l’oriente dans ses réflexions.

Pour bien des éducatrices, l’observation est une activité spontanée et naturelle. Elle est souvent utilisée en service de garde pour mieux connaître l’enfant sur le plan de son développement ou pour comprendre un comportement problématique. Les outils comme les grilles et les tableaux permettent de rapporter des faits objectifs et limitent les interprétations. Les données d’observation recueillies sur grille, permettent à l’éducatrice d’orienter ses interventions dans le but de mieux faire cheminer l’enfant. Rares sont les éducatrices qui observent le groupe pour planifier leur programme d’activités. Marion découvre, en discutant avec sa stagiaire que son premier objectif de stage est de faire de l’observation participative avant même de penser à développer des idées d’activités. Lorraine doit prendre le temps d’observer leurs goûts, intérêts et leurs limites comme groupe. Quelles sont les actions qu’ils répètent? Quels sont les jeux qu’ils aiment faire? Quels sont leurs échanges? Qu’est ce qui les fait rire? Comment gèrent-t-ils leurs conflits? Quel est le niveau de développement de l’ensemble du groupe sur le plan moteur, cognitif, social et affectif? Ces observations permettront à Lorraine de connaître les enfants afin de mieux saisir leurs besoins. Les données recueillies serviront à planifier, structurer et organiser des activités adaptées au groupe. Marion découvre en parlant avec sa stagiaire qu’il est bien difficile de planifier des activités sans connaître le groupe. Marion constate que ne pas utiliser l’observation pour planifier c’est comme bâtir une maison sans fondation.

En observant le groupe, elle découvre qu’Émilie est souvent dans le coin autos avec Pierre-Luc; ils organisent des circuits pour faire des routes avec les voitures. Elle constate que Luce, Claudie et Marie-Éve aiment beaucoup faire des jeux de table qui demandent des habiletés en motricité fine. Quant à Juliette et Alexis, ils sont dans le coin déguisements et se font différents scénarios et pour ce qui est de Charles, elle remarque qu’il est souvent seul (le fait de venir 3 jours semaine au CPE ne lui permet pas de faire «SA» place auprès du groupe). Plusieurs autres observations aident Marion à identifier les besoins de son groupe de 4 ans.

La mise en commun de ses observations avec celles de sa stagiaire confirme que le groupe a besoin davantage de place pour être autonome et prendre de l’initiative. Le fait de démontrer de l’intérêt pour des jeux de manipulation lui indique qu’il pourrait être intéressant de nourrir les coins par des objets qui demandent de la précision et de la minutie. Par exemple, avoir différents types de petits objets qu’ils peuvent classer, aligner, sérier et s’inventer des jeux. Offrir dans le coin autos du matériel de récupération, pour permettre d’organiser leurs jeux d’une toute autre façon. Par exemple, leur permettre de faire des chemins avec du papier collant coloré, mettre des boîtes à souliers pour faire des garages, installer le tapis de voitures au mur plutôt qu’au sol. Le coin déguisements est populaire pour certains enfants, ajouter du matériel qui stimule l’imagination, par exemple un clavier d’ordinateur, des sacs d’épicerie, des articles de coiffure, articles à mettre dans les sacs à mains (tablette de papier, crayon, porte monnaie, lunette de soleil) etc. Ajoutez dans le coin livres, des cartes postales, cartes de fête, des albums photos de chacun des coins avec les enfants en action, des circulaires, revues d’autos. Ce coin peut être l’occasion pour Marion d’échanger avec Charles.

Marion constate que ses observations sont riches d’informations. La planification de ses observations avec des objectifs plus précis lui permet de mieux voir les besoins. Elle remarque que cette nouvelle approche change de beaucoup sa façon de voir son travail d’éducatrice. En effet, elle n’est plus celle qui apporte, propose et même impose ses idées pour répondre à sa planification. Maintenant, elle regarde et cherche à voir les intérêts, goûts et besoins de son groupe actuel. Ce changement lui permet d’être attentive à chacun des enfants, sensible aux différences et même créative pour apporter de nouvelles stimulations. Elle considère avoir plus de temps avec chacun des enfants car son rôle n’est plus d’animer, de montrer et même d’enseigner mais plus de suivre et de supporter l’évolution de chacun des enfants. En fait, Marion n’est plus au centre des enfants mais les enfants au centre de ses préoccupations!

Lorraine est en stage depuis trois semaines, elle participe aux jeux des enfants, elle note ses observations, elle apprend à les connaître, elle identifie de plus en plus les intérêts des enfants. Lorraine découvre qu’ils aiment bien les insectes, qu’ils lui posent souvent des questions sur la vie de ces derniers, qu’ils cherchent dans la cour des vers de terre, araignées, des coccinelles. Elle profite de cette préoccupation du groupe pour alimenter leur intérêt. Elle apporte des livres et des revues sur le sujet. Elle cache des insectes en plastique dans des boîtes à souliers remplies de sable. Elle organise un safari d’insecte dans la cour, chacun cherche des insectes à mettre dans sa chaudière. Elle permet, aux enfants qui le désirent, d’étudier leurs trouvailles avec des loupes. Lorraine a eu beaucoup de plaisir à voir les enfants vivrent ces différentes expériences scientifiques qui découlent de ses observations et de sa grande sensibilité aux enfants.

Marion et Lorraine sont maintenant convaincues «qu’observer pour mieux planifier c’est l’affaire de tous!»

Ce texte m’a été inspiré par mon travail de superviseure de stage. Lorraine, étudiante de deuxième année en techniques d’éducation à l’enfance m’a permise de faire ses belles découvertes. Merci pour ta générosité!

Aménagement de la cour extérieure par ateliers

Les jeux extérieurs deviennent parfois pour les enfants du déjà vu. Après un été bien rempli à explorer manipuler et expérimenter les équipements mis à la disposition des enfants, les enfants semblent saturés.

Comment peut-on apporter de la nouveauté à nos jeux extérieurs pour garder le plaisir de jouer dehors?

Les équipements aménagés dans la cour favorisent l’exercice de la grande motricité. Le module de jeux, le carré de sable, les chemins pour les tricycles, les balançoires sont des espaces de jeux standard pour les enfants de tout âge, chacun y retrouve du plaisir à exercer leurs habiletés motrices. La permanence de ce matériel peut-être à la fin de l’été un peu moins pertinente son utilisation fréquente durant la période estivale enlève l’excitation de la nouveauté. Afin de garder l’intérêt et le plaisir de jouer à l’extérieur, pourquoi ne pas reproduire des espaces de jeu sous forme d’ateliers ? De plus en plus, les services de garde aménagent l’espace à l’intérieur par des coins bien structurés et divisés. Les ateliers placés à l’extérieur peuvent également limiter le nombre d’enfants par espace de jeu et aussi réduire les conflits. Cet aménagement favorise les contacts avec des enfants ayant les mêmes intérêts de jeu, amène l’enfant à développer de nouvelles relations avec un ou deux amis à la fois. Mais à la différence des ateliers à l’intérieur… le bruit est permis.
Les ateliers à l’extérieur peuvent offrir des alternatives, si par exemple je veux limiter l’accès au module de jeu, je peux utiliser ce même module en fixant des paniers avec des ballons pour permettre à l’enfant d’exercer sa motricité mais d’une toute autre façon. Les infrastructures du milieu comme la clôture, le dessous de la galerie, la corde à linge, les fondations sont des endroits peu exploités, mais combien intéressants pour favoriser la créativité et la découverte chez l’enfant. En voici des exemples

Coin arts plastiques

Accrochez des panneaux de coroplaste sur vos clôtures, les panneaux sont lavables si vous utilisez de la peinture. En fixant du papier blanc sur le coroplaste vous pouvez alors utiliser des crayons de cire, feutre et bois. Ces panneaux peuvent être aussi exploités pour le collage.

Coin manipulation

Installez des paniers à la clôture avec des autos, animaux, bonhommes. Les paniers ajourés permetent à l’eau de s’écouler en cas de pluie. Il peut-être intéressant d’ajouter une table sans chaise pour manipuler et se déplacer avec aisance. Fixez sur les fondations un coroplaste sur lequel des images, des pièces de casse- tête avec velcro peuvent être placées. Une plaque de biscuits peut être fixée également sur la clôture pour y manipuler des objets aimantés. Vous pouvez aussi dans ce coin fixer à la clôture des tuyaux transparents pour faire descendre des objets.

Coin Imitation

Utilisez le dessous de la galerie pour jouer avec la cuisinière et accrocher des paniers pour les accessoires.

Coin lecture

Installez une piscine vide pour y mettre des revues, circulaires, livres etc. Les enfants peuvent s’isoler dans la piscine sans eau bien sûr… pour lire.

Coin eau et sable

Exploitez ce coin en utilisant des bouteilles remplies de sable avec des objets à l’intérieur. (Insectes en plastique, brillants, des pierres de couleur) et des bouteilles remplies d’eau (colorant, poissons en plastique) Pour permettre au petit de limiter ses frustrations au partage, donnez- lui une grande quantité de bouteilles. Vous pouvez augmenter le plaisir en accrochant à la clôture des sacs et sacoches. L’enfant s’amusera à mettre ou enlever les bouteilles du sac. Offrez la possibilité de manipuler du sable et de l’eau dans des petits bacs individuels, c’est une façon d’être plus en contact avec la matière.

Coin de grande motricité

Accrochez à votre corde à linge un drap avec des ronds découpés (peut-être présenté comme un jeu de poches géant) L’enfant peut s’amuser à lancer des ballons dans les ronds. Suspendre des ballons sur des fils élastiques de différentes hauteurs. L’enfant peut jouer à frapper les ballons. Le boyau d’arrosage peut servir à faire des chemins (comme un parcours. Mettez une échelle au sol, l’enfant pourra se déplacer entre les barreaux. L’enfant travaillera ainsi son équilibre et son organisation spatiale (un peu comme le jeu de l’élastique). Accrochez des paniers à la clôture pour y lancer des ballons et des balles.

Le choix des coins doit se faire selon les intérêts de l’enfant. Il n’est pas recommandé d’utiliser un tableau pour les choix des ateliers. Le jeu extérieur doit contenir un minimum de consignes pour assurer la sécurité et favoriser le plaisir de jouer à l’extérieur. Le but est de mettre en place des alternatives lorsque certains jeux amènent de l’intervention négative plutôt qu’une source de plaisirs.

L’été tire à sa fin mais le beau temps persiste. Il est encore temps de jouer dehors pour un certain temps. Je vous souhaite donc de passer du bon temps dans vos nouveaux aménagements !!!

Certaines idées d’aménagement de la cour ont été pensées et mises en place par le centre de la petite enfance Caroline de Laval

Un coin pour les grands, pourquoi pas !

Vous arrive t-il d’observer un enfant de quatre ou cinq ans et même un enfant de trois ans de votre groupe multi-âge se montrer impatient avec le plus petit. Juste à voir le plus petit s’approcher de son jeu, le plus grand crie, il le repousse et parfois même vous demande d’intervenir. Si vous vivez ce genre de situation, ce qui suit peut vous aider !

La solution n’est certainement pas de demander au plus grand d’être raisonnable avec le petit. Puisque le plus vieux n’a pas les mêmes intérêts et besoins de jeux, il est normal qu’il désire à certains moments de la journée se retrouver dans un contexte adapté à son âge. Il pourrait alors échanger, faire des découvertes, construire, inventer, bricoler et ce avec du matériel correspondant à ses intérêts.

Les plus vieux ont besoin de se retrouver entre eux pour développer leurs habiletés sociales, leur autonomie, pour leur permettre de trouver des solutions, d’être créatifs et de se faire valoir auprès des autres enfants par leurs qualités de cœur. C’est également un moment pour le plus vieux de mettre en application des règles et des consignes du milieu sans la présence de l’adulte.

L’enfant de quatre et cinq ans accorde une grande importance à ce qui est permis et ce qui ne l’est pas et il est davantage respectueux des règles lorsqu’il sent que vous lui faites confiance. Il cherche à vous prouver qu’il est vraiment GRAND. Ce qui ne veut pas dire que l’adulte ne doit jamais accompagner l’enfant de quatre-cinq ans dans ses jeux.

Le fait de permettre aux plus vieux de se retrouver entre eux est une façon de limiter les frustrations et de valoriser le grandir de l’enfant. Et encore plus intéressant, cette période lui permet de se préparer à son l’entrée à l’école. Vous avez sans doute pu observer un jeu de grand qui se termine à votre simple arrivée. Dommage d’interrompre une aussi grande imagination ! Le coin des grands est peut-être la solution pour vous!

Mise en place du coin des grands
Pour mettre en place un coin des grands, rien de plus simple. Il faut procéder par étape.

  • Dans un premier temps, identifiez les moments d’utilisation qui seront pertinents pour vos grands.
  • Ensuite, sélectionnez des jeux exclusifs à ce coin, par exemple, des jeux à petites pièces, des bricolages avec du matériel non adapté au petit.
  • Troisièmement, trouvez l’emplacement de ce coin, il doit être peu retiré des autres coins de votre salle de jeu, par exemple : pièce avec petite barrière qui limite l’accès aux petits, en dessous de l’escalier, un grand garde-robe avec paravent, une grosse boîte de carton, genre boîte de frigo.

N’oubliez pas de présenter votre idée aux grands dans un moment où les petits n’y sont pas, pendant la période du dodo, par exemple et demandez-leur leurs idées.
Conscientisez l’enfant au fait qu’être seul dans cet espace demande le respect de certaines règles de fonctionnement et de sécurité. Il se sentira tellement responsable et grand! Sensibilisez-le à la sécurité en lui permettant d’utiliser un cylindre pour tester les petites pièces, il pourra ainsi participer à la sécurité du petit. Faites lui connaître votre disponibilité et votre rôle durant l’utilisation du coin des grands.

Le petit a-t-il la permission d’aller avec le grand ? Non. La responsable profite de ce moment pour stimuler le petit et lui offrir du matériel nouveau. Elle pourra ainsi observer ses goûts et intérêts pour répondre à ses besoins. Pour le plus vieux, une supervision discrète sera nécessaire pour qu’il se sente en sécurité et compétent dans ses élans d’autonomie. Le coin des grands lui offre des occasions d’expérimenter le succès dans ses efforts d’être grand. De cette façon, vous vous assurez de répondre à son plein potentiel de croissance !

Le coin des grands, pourquoi pas pour moi aussi !

Rendre son milieu stimulant

Tous me diront que le matériel mis à la disposition de l’enfant, l’aménagement de l’espace, les interactions entre les enfants, les interventions de l’adulte, les possibilités de l’enfant à expérimenter sont de belles occasions pour faire des apprentissages. Par contre, peu d’éducatrices pensent à exploiter les infrastructures de leur local pour stimuler les enfants. Et pourtant, rendre stimulant un dessous de table, un derrière de chaise, faire parler de façon originale les murs, les plafonds et les planchers du local; c’est aussi une façon de stimuler la découverte!

Trop souvent l’environnement n’est pas utilisé à son maximum. Nous demandons à l’enfant de s’asseoir pour jouer alors que la chaise peut limiter l’expérimentation, surtout chez les 18 à 24 mois. La même chaise peut être un objet de découvertes si on fixe au dossier des rouleaux d’essuie-tout pour faire descendre des petits objets. Apprendre en se déplaçant, tirer, regarder, faire balancer sont des gestes naturels qui sont permis dans les activités motrices. Que l’enfant puisse le faire en tout temps dans un environnement sécuritaire donne des occasions pour l’enfant plus moteur d’agir sur son environnement en toute liberté.

L’enfant nous donne souvent des pistes de découvertes mais l’adulte hésite parfois à répondre au choix d’un jeu non conventionnel. Par exemple, une chaise sert à s’asseoir, nous manipulons sur une table et non sur le mur. Il est certain, qu’il faut tenir compte de la sécurité des lieux et des exigences du milieu. Mais lorsque que les résistances ne viennent que de l’adulte, n’est-il pas important de se questionner sur les besoins et intérêts de l’enfant plutôt que d’interdire et d’exiger par principe?

L’environnement physique a un impact sur le développement et le comportement des enfants. Ils ont besoin d’expérimenter avec leur corps pour en connaître les possibilités afin de bien les maîtriser. Ce regard différent sur son environnement demande à l’éducatrice d’observer, d’avoir de l’ouverture mais aussi de la créativité. Cette façon de stimuler s’additionne à ce que l’éducatrice fait déjà.

Un environnement animé, des enfants enjoués!

Le CPE Caroline, situé à Laval, a travaillé beaucoup dans ce sens. Les espaces restreints des locaux permettaient peu de possibilités pour installer un coin de manipulation. Suzie Tremblay, une éducatrice a eu la brillante idée d’utiliser un mur comme coin de manipulation. Une murale sur le thème des insectes a été pensée, les enfants pouvaient manipuler les petits insectes, les cacher dans un feuillage en plastique fixé au mur, les regarder à l’aide de loupes suspendues à la murale, les mettre dans des petites boîtes de différentes formes. Un jeu d’associations aimanté permettait de placer l’insecte dans son habitat. Des images ont également été placées au mur pour observer. Un thème bien exploité, mis en permanence dans l’espace de l’enfant. L’idée a permis plusieurs apprentissages selon les goûts et intérêts de chacun.

Voici d’autres façons d’exploiter l’espace et l’ameublement dans votre local….

  • Utilisez le dessous de la table avec des objets aimantés;
  • Mettez votre coin livres dans un bas d’armoire dont vous pouvez refermer les portes pour limiter l’accès;
  • Fixez un tapis à autos au mur pour avoir plus de place dans le coin blocs;
  • Collez des bandes de velcro au mur pour mettre et enlever des pièces de casse-tête avec velcro;
  • Collez au mur des boîtes de différentes formes pour déposer des objets;
  • Faites un labyrinthe au mur avec des rouleaux d’essuie-tout;
  • Suspendez au mur des crayons et du papier pour dessiner;
  • Attachez au dos des chaises des pochettes à manipulation;
  • Collez sur un banc ou une chaise des casse-tête pour éviter les déplacements d’un coin à l’autre;
  • Mettez une table à l’envers pour faire un espace de jeu temporaire;
  • Dans le coin moteur, suspendez du plafond des ballons (les ballons sont utilisés sous une forme différente);
  • Suspendez un grand drap avec des trous pour lancer des éponges de bain;
  • Utilisez les rampes d’escaliers pour faire un jeu de tressage géant;
  • Reconstituez une histoire que vous collez sur les contre- marches de l’escalier;
  • Installez un tissu de feutrine au mur pour lancer des rouleaux à cheveux (style velcro).

Le rôle de l’éducatrice est de créer un environnement stimulant pour le développement de l’enfant. N’est- il pas tout aussi stimulant pour l’adulte de découvrir de nouvelles façons d’animer autrement son environnement.