Apprendre à attendre

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Lorsqu’un enfant doit attendre, soit pour parler ou pour avoir son repas, il apprend à développer des mécanismes d’adaptation nécessaire au quotidien. Un enfant qui attend observe, se concentre et apprend de l’autre. L’attente lui permet d’anticiper les séquences des événements et l’amène à se structurer dans le temps.

En fait, avant l’âge de sept ans, l’enfant n’est pas vraiment conscient du temps. Ce sont les routines et ce qu’il ressent qui l’aident à se référer dans le temps. Par exemple, lorsque son ventre crie, il veut manger. Progressivement, le temps sera évalué en durée et ce, au fur et à mesure que l’enfant apprendra les jours de la semaine, les mois de l’année et saura lire l’heure.

C’est ainsi que les capacités à attendre sont influencées par l’âge et le développement de l’enfant. Par contre, plus l’enfant est jeune, plus il sera convié à attendre, car ses capacités motrices le limitent dans son autonomie. Par exemple, certaines routines en service de garde comme l’habillage ou l’hygiène, demandent beaucoup de temps car elles font appel à des habiletés de motrices fines. D’où l’importance de mettre en place des stratégies pour faire patienter les enfants et par conséquent, restreindre l’attente à des délais acceptables.

Des statistiques démontrent qu’environ 40% du temps est consacré à l’attente chez le jeune enfant.
Le comportement des enfants en dit d’ailleurs beaucoup sur le temps d’attente demandé. Lorsque l’attente est trop longue, le tout-petit sera porté à bouger, à aller dans les endroits sans surveillance, à manipuler des objets interdits, à devenir impatient, à pleurer, à crier et même à bousculer ses pairs. En présence de ces types de comportements, la responsable de garde devrait alors remettre en question ses façons de faire et s’ajuster aux besoins des enfants.

Voici quelques interventions pédagogiques pour faciliter les situations où l’enfant sera appelé à attendre:

  • Évitez de faire attendre les enfants en ligne;
  • Permettez aux enfants d’agir au lieu de rester à attendre sans bouger;
  • Faites cesser les jeux de façon graduelle, c’est-à-dire en le demandant à deux enfants à la fois (un petit avec un grand). Ceci évitera, par exemple, que tous se retrouvent en même temps dans la salle de bain pour se laver les mains;
  • Faites jouer les enfants en petit groupe pour éviter l’attente inutile pour un jouet;
  • Donnez des responsabilités aux enfants qui correspondent à leurs capacités;
  • Formulez des consignes claires, pas plus que 3 à 4 à la fois;
  • Annoncez les changements de routines à l’avance, afin de préparer les enfants à anticiper ce qui suit;
  • Soyez positifs pour inciter les enfants à agir aussitôt;
  • Limitez les interventions à distance pour éviter que les autres enfants soient dans l’inaction;
  • Évitez d’imposer aux enfants la perfection dans l’exercice des routines (ça ralentit l’enfant dans ses gestes et crée de l’attente inutile chez les autres);
  • Accueillez les idées des enfants pour animer les périodes de l’attente.

En fait, vous observerez que les moments d’attente ne sont pas un problème lorsqu’ils respectent le développement de l’enfant et que diverses stratégies sont mises à leur disposition pour leur permettre de patienter.

Attrait visuel

Le bébé aime regarder des choses qui bougent, qu’est-ce que je peux mettre à sa vue qui peut répondre à cet intérêt ?

Bien sûr beaucoup de choses, mais il est important de sélectionner des objets qui peuvent éveiller le regard de l’enfant tout en lui permettant de se concentrer et de suivre des yeux l’objet attrayant. Pour ce faire, il est important de considérer différents aspects telles que la couleur, la forme, le déplacement de l’objet, sa brillance et sa grosseur. Un jeu bien connu tel que le mobile apporte différentes stimulations dans ce sens mais après quelques mois d’utilisation (0-6 mois) le mobile reste toujours le même objet; il offre peu de polyvalence… Alors que des objets de la maison peuvent avoir la même utilité que le mobile et avoir beaucoup plus de polyvalence. En voici un exemple.

Matériel

  • Prenez un support à bas de forme ronde avec attache en plastron (souvent retrouvé au Dollarama) qui ressemble un peu à un carrousel et suspendez-y des rubans de Noël brillants à chacune des épingles (faire descendre des longueurs jusqu’à 3-4 pieds du sol).

Objectif

  • Développez l’attrait de l’enfant par la couleur, mouvement et le déplacement des rubans.
  • Suivrez des yeux le mouvement des rubans.
  • Exercez des mouvements pour attraper les rubans (exercer ce mouvement du balai avec ses mains).
  • Déplacer des rubans sur le corps de l’enfant (développer le sens du toucher).
  • Exercez son attention et sa concentration sur les rubans qui bougent.

Utilisation

  • Ce genre de petit carrousel en rubans de Noël peut servir aux marcheurs d’exercice motrice en passant en dessous tout en flattant son visage par les rubans.
  • D’autres objets peuvent également être suspendus à l’aide de petits fils élastiques (ex: toutous, tissus, papier de soie, petites balles, choux de cadeau, plumes, etc.).
  • Placé au centre d’une pièce, ce petit carrousel peut servir de décoration en plus d’être un objet de stimulation pour les 0-18 mois.

Si vous constatez que le tout-petit cherche plus à tirer sur les rubans ou les autres objets installés sur le carrousel, mettez les objets un peu plus haut. Même de cette façon l’objet reste un attrait visuel autant pour le poupon que pour le marcheur.

Bonne découverte !