De la petite enfance au préscolaire : une transition possible tout en douceur …

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Dans quelques mois les tout-petits passeront du milieu de garde de la petite enfance vers la maternelle; les parents ont déjà acheté le sac d’école, la boîte à lunch, les nouveaux souliers …. et les papillons dans l’estomac, la tête remplie de rêveries font partie des nouvelles émotions ressenties.

En février dernier, l’inscription à la maternelle a été complétée ce qui représente pour l’enfant et sa famille une première démarche vers le milieu scolaire. Il s’agit très souvent du premier et unique contact avec l’école du quartier et la découverte partielle du nouvel environnement. Lorsque ces formalités sont complétées, les parents demeurent dans l’attente de la rencontre officielle avec la direction de l’école et avec l’enseignant(e), date souvent prévue au mois de mai soit, quelques semaines avant la rentrée scolaire de septembre.

Toujours lors de l’inscription, les parents reçoivent des informations relatives au programme du préscolaire, les renseignements des services offerts par l’école, les modalités d’inscription pour le service de garde ou des dîneurs/école etc. Cette procédure facilite la connaissance des caractéristiques fonctionnelles du milieu scolaire mais offre peu de moyen pour apprivoiser le nouvel environnement, réduisant ainsi quelques éléments de stress vécus par l’enfant et sa famille. Quant aux parents qui ont des enfants ayant des besoins particuliers, ceux-ci vivent certainement des émotions très intenses. Ils recherchent une continuité éducative entre les milieux et le soutien approprié à l’adaptation harmonieuse de leur enfant.

De son côté, le jeune enfant sait qu’il terminera bientôt son passage à la garderie ou le centre de la petite enfance et pose plusieurs questions à son éducatrice et à ses parents. Est-ce qu’il continuera à côtoyer ses amis de la garderie? Est-ce qu’il y aura une sieste en après-midi? Est-ce qu’il prendra l’autobus? Quelques-uns anticipent déjà la séparation avec les amis. Certains sont tristes et d’autres semblent excités par l’attrait de la nouveauté. Les changements à venir affecteront grandement les routines familiales. Alors, comment faciliter la transmission de l’information et continuer à susciter l’intérêt de l’enfant pour l’école?

Évidemment, ces éléments soulèvent des inquiétudes de la part des parents et puisque ceux-ci sont soucieux du bien-être de leur enfant, il est tout à fait normal qu’ils recherchent des réponses susceptibles de les rassurer. Les parents sont préoccupés et veulent savoir comment se vivra cette période de transition. Pour les parents qui vivent cette expérience pour la première fois, ils n’ont aucun repère, sauf ceux possiblement associés aux souvenirs de leur enfance. Est-ce un milieu menaçant ou accueillant? Les tensions et les inquiétudes vécues par ces familles peuvent sembler angoissantes. Parmi celles-ci, certaines peuvent être énoncées comme suit :

 

  • Comment préparer mon enfant à s’adapter à ce nouveau milieu?
  • Quel accueil lui sera réservé?
  • À qui dois-je me référer pour communiquer avec l’école?
  • Comment aider mon enfant à vivre cette expérience de façon agréable?

 

Les paroles rassurantes ne sont souvent transmises qu’au moment où l’enfant vit sa première journée à l’école. Comment soutenir et préparer la famille afin d’éviter l’augmentation du stress vécu avant la rentrée scolaire?

Soutien à la famille

L’enfant est confronté à de nouvelles routines, de nouveaux lieux et matériel à explorer, à de nouvelles personnes et parfois à une première séparation du milieu familial, il y réagira selon son tempérament. Si son comportement change à la rentrée, s’il est plus agité, qu’il a moins d’appétit, qu’il éprouve de la difficulté à s’endormir, c’est peut-être qu’il déploie beaucoup d’énergie pour s’adapter.

En tant qu’intervenant, il est possible d’identifier les facteurs de stress associés à la période de transition vers la maternelle. Il serait utile de connaître les sources de stress chez l’enfant, informer les parents concernant l’importance de leur rôle dans la réussite du passage de leur enfant vers l’école, les sensibiliser aux différentes composantes du nouveau milieu pour faciliter l’accès au réseau scolaire. Mais comment y parvenir?

Programme de transition « Pas à pas vers la maternelle »a

À l’école Saint-Paul de Laval, quelques familles ont participé l’an dernier aux activités préparées dans le cadre du programme « Pas à pas vers la maternelle ». Il s’agit d’un programme qui facilite l’intégration harmonieuse du jeune enfant et de sa famille avant la rentrée scolaire. Ce programme informe aussi les parents des moyens à utiliser pour développer une meilleure communication entre la famille, l’école et la communauté.

Il est important de préciser que ce programme s’adresse à tous les parents ainsi qu’à leurs enfants qui sont inscrits aux classes de la maternelle, c’est-à-dire qu’ils seront âgés de 5 ans au 30 septembre. Or, ce programme est proposé à tous les enfants qui fréquentent pour la dernière année, un service de garde à l’enfance ou qui ne fréquentent pas de milieux de garde.

Ce programme est constitué de quatre (4) ateliers présentés dans les locaux de l’école de quartier. Chaque atelier est divisé est trois (3) parties distinctes. Une partie pour les parents uniquement et simultanément, une deuxième partie pour les enfants et la troisième partie, pour compléter les activités en groupe, parents-enfants. Les ateliers d’une durée d’une heure trente environ, sont étalés sur huit (8) semaines à raison d’un atelier à toutes les deux semaines, les samedis matins.

Les fondements du programme « Pas à pas vers la maternelle » reposent sur les objectifs suivants :

Objectifs généraux :

  1. Intégrer d’une façon harmonieuse et progressive les enfants âgés entre 4 et 5 ans aux classes de la maternelle ainsi qu’au service de garde avant la rentrée scolaire;
  2. Favoriser la continuité éducative entre les milieux de garde et/ou la famille et le milieu scolaire;
  3. Permettre un passage en douceur vers le milieu scolaire.

Objectifs spécifiques :

  1. Soutenir les familles dans le processus d’intégration dans l’univers scolaire par la structuration d’ateliers et la planification de visites des tout-petits dans l’école;
  2. Diminuer les inquiétudes parentales et ainsi développer un sentiment de sécurité transmissible aux enfants;
  3. Favoriser une communication efficace entre les parents et l’équipe-école;
  4. Sensibiliser l’enfant et la famille aux caractéristiques propres au milieu scolaire;
  5. Créer les premiers liens entre les enfants inscrits.

« Pas à pas vers la maternelle » s’inscrit dans le cadre d’un programme de prévention-promotion facilitant le passage du jeune enfant à l’univers scolaire. Accompagné de ses parents, l’enfant explore, découvre par le biais de différentes activités « la grande école ». L’approche privilégiée consiste à faciliter la participation active des parents dans le processus d’adaptation de leur enfant, de permettre des échanges, des discussions sur les préoccupations des parents lors des ateliers et finalement, de réduire au maximum les éléments stressants avant la rentrée. Les activités sont animées en intégrant la notion de plaisir qui est au rendez-vous à chaque rencontre.

Voici quelques propos recueillis par les parents lors du dernier atelier :

  • « Si ce programme avait existé avant la rentrée de mon premier enfant, il aurait été plus facile pour lui de s’adapter. Ma fille est heureuse d’aller à l’école, elle est prête à tous les matins. Elle se prépare sans problème! Je suis très content pour elle! »
  • « Mon fils est content d’entrer à l’école. Il s’est fait des amis avant la rentrée et il parle beaucoup de l’école à la maison. »
  • Ma fille est très fière d’entrer à l’école même si elle me dit qu’elle est un peu gênée! Elle sait où est sa classe et ses amis! »
  • Je pense m’inscrire comme bénévole à la bibliothèque de l’école. Je sais que ma fille serait contente de me voir à l’école. »

 

« Chaque enfant est un être unique1 » et il est essentiel de lui permettre d’entrer en contact direct avec le nouveau milieu qui l’accueillera en septembre prochain. Donc, proposer aux familles la possibilité de vivre l’expérience du programme de transition « Pas à pas vers la maternelle » contribue à l’amélioration des services offerts à la famille par l’école du quartier.

 

Lucie Légaré, éducatrice en service de garde en milieu scolaire

Texte écrit par Lucie Légaré, le 3 avril 2009

Parution de cet article : juillet 2009

 

1 – GOUVERNEMENT DU QUÉBEC – Ministère de la Famille et de l’Enfance – Programme éducatif des centres de la petite enfance – Les Publications du Québec. 1997. p.20

L’intégration du bébé en pouponnière… Attention bébé fragile!!!

Lyne Archambault, éducatrice –  formatrice
 

Août 2012

ww.aveclenfant.com

Le mois d’août signifie, pour toutes éducatrices, les vacances d’une part et de l’autre l’amorce d’une nouvelle année au C.P.E. En pouponnière, à mon sens, il existe une façon de faire afin que les enfants et les parents soient accueillis avec empathie et qu’un lien de confiance s’installe jour après jour. Voici mes actions et interventions gagnantes qui m’aident à réussir, année après année, ma rentrée à la pouponnière.

TOUT D’ABORD, LE PARENT EST ACCUELLI

Pour initier  un climat de confiance, je rencontre les parents afin de les connaître et découvrir leur bébé. Je leur consacre une heure individuellement avec un questionnaire qui m’informe sur la santé, les habitudes et les comportements de leur poupon. Sans la présence du petit, il est plus facile d’échanger entre nous. De plus, je  réponds  à toutes les questions des parents. Ensemble, nous élaborons un plan d’intégration parfois plus court ou plus long selon les possibilités de chacun des parents.  La pouponnière reste ouverte aux parents utilisateurs : ils sont toujours les bienvenus. Cet environnement appartient à leurs enfants, à moi et à eux !!

La façon de quitter la pouponnière est toujours expliquée aux parents. Lors de l’arrivée de l’enfant à la pouponnière, on ne quitte jamais en cachette que le petit chou soit occupé ou non.  On  doit établir ensemble un rituel de départ pour l’enfant avec ses parents.

 

Quand le parent est prêt à quitter après avoir joué ou non dans le local, assis par terre avec son enfant, il me prévient. Je prends alors le bébé, le parent traverse la clôture. Après un dernier bisou à maman ou papa, je dis : « (Le prénom du bébé), ton papa, ta maman reviennent  tantôt» et la porte se ferme. Que le bébé pleure ou non la porte reste fermée. Les parents peuvent toujours jeter un œil par le trou du passe plat chez la cuisinière ou m’appeler en tout temps pour du réconfort. Parallèlement, les visiteurs sont limités en période  d’intégration.  Une affiche collée sur la porte  indique à tout le monde que les visiteurs sont limités. La porte du local  reste fermée en tout temps. Un lien d’attachement est en train de se construire et c’est précieux.

 

JE M’ORGANISE

Avec les informations  recueillies  lors de notre rencontre, j’organise mon local en notant sur mes tableaux les habitudes alimentaires, de sommeil et d’hygiène de chaque bébé pour  m’organiser et établir une routine afin de respecter le rythme biologique de chacun.  Je sors les jeux préférés et le matériel nécessaire, car en période de séduction on apprend à se connaître.  Répondre au plus vite aux besoins des enfants et communiquer avec lui renforcent son lien de confiance et établissent un lien d’attachement.

Les premiers jours l’observation est primordiale. On s’apprivoise dans notre local : je tente d’avoir des sourires et retiens pour les prochains jours les jeux favoris pour les obtenir de nouveau. De plus, je parle aux enfants, je surveille les signes d’insécurité. Je suis toujours là, en parole. Si je ne suis pas dans leur champ visuel, je nomme ce que je fais.

Il est de notre responsabilité de prendre en main l’adaptation de chaque enfant, de chercher des solutions  adaptées et de se baser sur nos observations. Il ne faut oublier de souligner aux parents ce que l’enfant a aimé et les moments plus difficiles que vit son bébé. Bref, la communication est toujours importante. Acceptez toujours l’aide et les commentaires des parents, ils peuvent nous mettre sur une bonne piste !

 

MA TECHNIQUE POUR QUE L’ENFANT DÉLAISSE MES BRAS :

1 – Je prends le bébé quelques instants, je tente de l’intéresser ;

2 – Je m’assois par terre avec lui dans mes bras ;

3 – J’assois le petit entre mes jambes sur le plancher pour qu’il se retrouve à côté de moi.

Il faut de la patience et beaucoup de concentration. Le temps d’adaptation est différent pour chacun. L’enfant est unique. La constance et la  répétition  aident  à  rassurer les bébés.

Je laisse aux petits ses objets de transition pour assurer son réconfort : sa suce, sa doudou, son toutou avec les odeurs de sa maison. Des petits sièges, des carrosses et des boîtes de carton le sécurisent, car il se sent entouré et bien assis. Ces outils m’aident  pour aller dehors ou lorsque mes bras et mes mains sont occupés. En laissant ma main sur lui, en tenant sa main, je suis près de lui sans nécessairement l’avoir dans mes bras. Je dois partager équitablement mes bras et donner de l’attention à  chacun.

Pour cette période, les parents fournissent la nourriture en purée, les biberons préparés, les collations préférées de leurs trésors qu’ils laissent dans des paniers identifiés à leurs noms dans notre frigo pour que l’enfant retrouve ses goûts et le réconforte lors de cette routine. Un coin de photos de famille est installé sous la table à langer pour l’année. Chaque bébé découvre sa famille dans une porte cachette qu’il soulève. Coucou !!! J’utilise les couvercles de serviettes humides pour bricoler les cachettes.

L’organisation et les choix de l’équipe de travail sont au cœur de la réussite d’adaptation avec un groupe de poupon.  Je travaille tous les jours soit 5 matins de 7h00 à 13h30, tandis que ma collègue travaille tous les jours, les après-midis, de 13h00 à 18h00  (horaire particulier pour notre groupe). J’accueille tous les matins les petits. Les poupons apprivoisent donc mon visage et celui de ma collègue. Cette période n’est pas  recommandée  pour intégrer une stagiaire.

Courage mes chères consoeurs  lors de cette période ! Avec du temps, de la patience, des petites attentions, de la générosité et sans doute en  s’oubliant un peu, on offre notre meilleur aux bébés en  intégration.  Les petits demandent tout notre temps. À force de travail répété, comme par magie, la constance dans la routine et la confiance seront bientôt acquises. Un lien d’attachement sera créé et l’année se poursuivra dans le plaisir et la sécurité. Quand le bébé se sent en  sécurité,  il est prêt à conquérir le monde. BONNE RENTRÉE !

On arrive-tu ?

Qui n’a pas attendu son enfant dire de « on arrive-tu » bientôt? Comment pouvons-nous agrémenter nos déplacements en voiture avec notre enfant ?

Juin est souvent un moment de préparation pour les vacances. Certaines familles prévoient des vacances dans la région avec de courts déplacements chaque jour. Pour d’autres, un plus long séjour est prévu à l’extérieur de la maison, ce qui signifie parfois de longues heures de route avec la petite famille. Les déplacements en voiture avec des enfants demandent de l’organisation pour le parent qui veut se rendre à destination avec plaisir.

Pour l’enfant qui se déplace en voiture avec ses parents pour des vacances d’été signifie des moments différents, des découvertes et des expériences nouvelles en famille. Préparez votre enfant à l’avance cela lui permettra d’anticiper les événements et d’imaginer ses vacances en terme de plaisirs et d’activités. Même si nous avisons nos enfants de la durée du trajet nous pensons peu à animer les moments passés en voiture. Il n’est pas rare que après seulement 60 minutes de route notre enfant nous demande ON ARRIVE -TU ?

Pour le jeune enfant, la notion de temps est plus vécue en terme d’images Avant/Après. La durée du temps est influencée parce qu’il ressent comme par exemple la fatigue, la faim, l’inactivité etc. Alors que l’enfant de 7 ans peut plus évaluer le temps en terme de durée par différents outils, par exemple une montre ou un cadran. Il reconnaît l’heure, les minutes, les mois et les années. Il demeure soumis comme le petit à vivre le temps selon ses pulsions et ses humeurs ressenties durant la durée du trajet imposé. Plus les pulsions motrices ou verbales sont grandes, plus l’enfant ressent le temps comme étant long et frustrant. Il est donc difficile pour un jeune enfant d’être inactif en voiture. Afin d’éviter certaines tensions, il faut prévoir avec votre enfant des petits jeux, des échanges et des arrêts plus fréquents pour se délasser. Les déplacements en auto seront alors moins difficiles.

Lorsque nous pensons aux déplacements en voiture, nous pensons à des petits jeux à donner à différents moments du trajet. Il est aussi très important que l’enfant ressente votre investissement et le plaisir que vous avez à voyager avec lui. Donc l’achat d’objets à manipuler en auto est important mais votre implication l’est aussi. L’enfant doit être animé par son parent pour l’aider à patienter lors des déplacements. Voici des exemples :

  • Chantez en famille à l’aide d’un CD ou des chansons connues par l’enfant.
  • Faites rechercher certains éléments de l’environnement (ex. on cherche une vache, une voiture rouge, etc.)
  • Jouez à l’objet imaginaire, prendre un crayon dans ses mains et lui trouver un nouveau nom et fonction. Par exemple, le crayon devient un micro, un parapluie, une règle.
  • Jouez aux devinettes comme par exemple : qu’est ce qui est rond qui peut-être rouge, vert ou jaune et qui pousse dans les arbres (pomme).
  • Jouez au téléphone
  • Trouvez ou identifiez des mots sur les panneaux publicitaires.
  • Inventez une histoire que l’enfant doit poursuivre. Ex. : Je suis un petit lapin qui se nomme…
  • Dessinez dans le dos de votre enfant avec vos doigts et l’enfant doit deviner de quoi il s’agit.
  • Jouez à l’alphabet routier, il s’agit d’identifier dans l’ordre l’alphabet sur les panneaux publicitaires
  • Jouez à faire les plus drôles des grimaces.
  • Jouez à mon petit œil espion, dans l’auto il y a un objet qui est rond et qui peut tourner et faire du bruit (le bouton du radio)
  • Jouez au jeu de mémoire. Je fais ma valise et j’apporte mon pyjama. Votre enfant rajoute un objet dans la valise mais doit aussi nommer ce que vous avez dit. Et ainsi de suite.
  • Jouez aux rimes (ex. J’ai rencontré Sylvie qui allait à Paris en taxi…)

Plus vous lui proposez des idées de jeux dans les déplacements, plus il sera capable de le faire seul avec d’autres enfants.

Il est aussi important que votre enfant puisse manipuler des objets lors de votre déplacement. Vous pouvez prévoir un sac à dos remplis de surprises. Une carte routière pour trouver des symboles, des bout de corde pour jouer à faire des formes, crayons avec petit carnet pour dessiner, des petits casse-tête, ballon de plage dégonflé, balles pour les arrêts, marionnettes à doigts, lampe de poche, cartes d’échantillons de peinture avec images, CD usagés (fait le même effet qu’un miroir avec le soleil), Cartes de tous genres, cartes de fêtes, cartes postales, photos de d’autres voyages, images du séjour prévu, des petits bacs de différents objets ex. (coquillages, épingles à linge) offrent d’autres possiblités. Il est important d’apporter des choses que l’enfant n’a pas l’habitude de manipuler afin d’avoir un plus grand intérêt de jeu. Il n ‘est pas nécessaire de connaître ce que l’enfant peut faire avec l’objet. Le simple fait de le découvrir lui même, lui apporte du plaisir.

Votre investissement dans les déplacements en auto aura peut-être un effet sur son futur… qui sait! Les longs moments de route avec votre enfant permettent de tisser des liens privilégiés avec lui. À l’adolescence, l’auto peut devenir un lieu d’échanges important entre vous et votre ado, l’absence du contact visuel facilite les confidences. Il garde un bon souvenir du temps vécu en famille et peut le réinvestir d’une autre façon et selon ses besoins. Alors Vroum, Vroum …!!! Et bon voyage avec votre marmaille!!

Une rencontre de parents: angoissant

Sylvie Garceau, éducatrice en petite enfance

Août 2013

www.aveclenfant.com

 

Le programme éducatif Accueillir la Petite Enfance propose aux professionnels de la petite enfance des principes de base à appliquer auprès de l’enfant et de sa famille. L’un d’eux concerne la collaboration entre le personnel éducateur et les parents. La rencontre de parents est un des moyens que peut utiliser le milieu afin d’établir une collaboration et une communication avec la famille. Elle permettra de prendre contact avec sa réalité, ses coutumes et ses valeurs. Ainsi, le milieu de garde pourra mieux comprendre certains comportements de l’enfant. Quant aux parents, cette rencontre lui permettra de mieux connaître le milieu, ses services, ses programmes, les éducatrices et de prendre contact avec l’environnement dans lequel son enfant se développera. De plus, il aura la chance d’échanger avec les autres parents, d’établir des liens ou simplement de faire connaissance avec eux. Tout ceci est nécessaire afin d’établir un soutien mutuel dans le respect des rôles de chacun.

 

Année après année les éducatrices titulaires de groupe ont la charge d’animer les réunions de parents. Certains intervenants sont très à l’aise de parler devant un public alors que d’autres figent, bégaient ou transpirent. Pour ma part, les réunions de parents en début d’année, ce n’est pas ma tasse de thé, disons-le ainsi. C’est très embarrassant d’animer une telle rencontre. C’est donc important de s’y préparer dans le but de vivre et de faire vivre aux parents un moment agréable, dans le respect de tous. Voici donc quelques petits trucs afin de faciliter l’organisation de ce moment et d’en retirer le maximum d’avantages autant pour vous, pour les parents et aussi pour les tout-petits en bout de ligne.

Dans ce texte, vous retrouverez la structure d’une rencontre de parents ainsi que la fréquence des réunions. Vous pourrez identifier ce qu’on peut mettre à l’ordre du jour et les points à discuter avec les parents. Par la suite, quelques petits trucs d’animation sont identifiés afin de faciliter le déroulement de votre réunion. Finalement, il y a quelques points que vous pouvez vérifier avant la réunion comme l’aménagement des lieux physiques, tout ceci dans le but de s’assurer d’une préparation adéquate.

 

Lors d’une réunion de parents, il est important d’établir une structure. Différentes formules peuvent être adoptées, tout dépend de votre milieu. Il est important que les membres de la direction se présentent. Il est a noté que la direction peut être accompagnée du président du CA. Que ce soit la coordonnatrice ou les membres du soutien pédagogique, il est primordial qu’ils prennent contact avec les parents de votre groupe. Ce moment peut être orchestré de façon à ce qu’ils accueillent tous les parents et que par la suite, chaque éducatrice titulaire dispose avec les parents de son groupe. Il peut aussi y avoir d’autres façons de faire, par exemple, la directrice qui passe dans chaque salle et prend quelques minutes pour se présenter. Idéalement, elle devrait ouvrir et fermer la réunion. Quand à l’éducatrice titulaire du groupe, elle anime la réunion et traite de tous les autres points.

 

Les rencontres de parents devraient avoir lieu une fois en septembre et une fois en décembre. La réunion de début d’année aborde un thème plus général et formel. On y explique le fonctionnement du groupe, c’est à dire qu’on peut préciser les heures d’ouverture et de fermeture, donner aux parents les protocoles et les règles de notre milieu de garde et obtenir la signature de chaque parent. Par la suite, l’éducatrice peut expliquer la façon dont elle appliquera tout ceci concrètement au quotidien. Vous pouvez mentionner la façon dont vous communiquerez les informations de l’enfant. Expliquez le rapport journalier ou tout autre document ou fiches d’observation que votre milieu utilise pour fournir des informations sur l’adaptation de l’enfant. Vous pouvez expliquer comment vous appliquez le programme éducatif, vos valeurs et vous pouvez même préciser vos attentes face au rôle des parents. Finalement, vous pouvez présenter l’horaire type d’une journée. Le parent se sentira plus confiant s’il connait la routine que son enfant vivra dans un autre milieu que la famille. Surtout, il ne faut pas oublier de se présenter. S’il y a d’autres membres du personnel qui sont en contact avec le groupe, il est important des les présenter aussi. Par la suite, il peut y avoir des échanges avec les parents concernant les enfants ce qui favorise l’établissement du lien de confiance. La rencontre doit durer environ 45 minutes. Elle ne doit pas être trop longue pour ne pas perdre l’intérêt du parent. On peut offrir aux parents une période de question où on pourra clarifier certains points. Celle-ci va durer environ 15 minutes. À la fin de la réunion, vous pouvez offrir vos disponibilités pour les parents qui voudraient échanger individuellement avec vous.

 

Afin de s’assurer du plus grand nombre de participation possible, il est intéressant d’envoyer une convocation aux parents par courriel ou en papier (tout en s’assurant d’avoir d’abord fait une invitation verbalement aux parents). Il faut aussi l’afficher à l’entrée du service de garde et mettre une copie du rappel au casier de l’enfant. La convocation comprend quelques informations comme la date, l’heure, le lieu et un coupon réponse. Elle est envoyée environ 3 semaines à un mois avant la date prévue et une semaine à l’avance pour le rappel.

 

Quant à la réunion du mois de décembre, ou de la mi-année, elle devra être plus pratique et concrète. Elle se déroule en compagnie des parents de votre groupe. Vous pourrez répondre à leurs questions concernant le fonctionnement du service de garde, la pédagogie, l’horaire de la journée, faire des mises au point sur les interventions, analyser les différentes pratiques que le milieu adopte bref, faire un bilan de cette première moitié de l’année. Vous pouvez aussi vous questionner avec les parents sur ce qui pourrait être modifié ou amélioré. Par exemple, vous pourriez discuter du temps accordé aux jeux extérieurs ou encore du déroulement de l’accueil. Il est toutefois important de mentionner que tous les commentaires sont recueillis et analysés, mais qu’ils ne peuvent pas nécessairement tous être mis en application. Cette réunion peut aussi être utilisée afin de permettre aux parents d’échanger sur des problématiques qu’ils vivent avec leur enfant ou encore pour recueillir de l’information sur différents sujets. Par exemple, mon enfant ne veut plus manger ou l’apprentissage à la propreté. Certains sujets sont spécifiques à des groupes d’âges et il peut être pertinent de transmettre de l’information aux parents. Il peut être intéressant de demander, à l’avance, aux parents de quels sujets ils aimeraient discuter ou échanger de l’information ainsi vous pourrez mieux vous documenter et vous préparer. Vous remarquerez que dans les diverses familles, il y aura des similitudes. Vous permettrez à chacun de s’exprimer, de briser l’isolement tout en sachant que d’autres parents vivent aussi la même situation. Il faut s’assurer de toujours répondre aux besoins de la famille et de l’enfant. C’est donc une période propice aux échanges et à l’élaboration de stratégies gagnantes pour tous.

 

Vous pouvez organiser une troisième et dernière rencontre dans l’année. Elle peut se dérouler autour du mois d’avril ou mai pour faire le bilan de vos observations concernant le développement de l’enfant. Cette rencontre se fait individuellement avec chaque parent. Ce moment est très privilégié pour reconnaitre le parent comme premier intervenant dans la vie de son enfant. Vous remarquerez que les parents aiment toujours parler de leurs enfants.

 

Il arrive souvent dans les rencontres qu’il y ait des débordements. Différentes raisons peuvent être à l’origine de cette problématique. Il est intéressant d’établir avec les parents le temps qui sera alloué pour la réunion et le temps qui sera alloué pour les questions. Ainsi, tous se sentiront concernés et respecteront cette entente. Voici des exemples de situations que vous pouvez vivre avec des parents lors de votre réunion. Certains parents semblent exigeants, ils mentionnent toutes leurs attentes. D’autres en sont à leur première expérience et veulent être rassurés en posant une foule de questions. On peut alors proposer à ces parents de rester après la réunion pour une rencontre individuelle ou proposer un rendez-vous à la garderie ou un rendez-vous téléphonique. Si vous avez un parent qui insiste sur un sujet ou qui revient à la charge il faut alors être plus ferme et le convoquer à une rencontre à trois. Le parent, la direction et vous l’éducatrice. Il y a aussi des parents qui n’écoutent pas. Ça peut devenir problématique comme ceux qui prennent trop de place. Souvent il peut arriver que ce type de parent pose la question juste après qu’on y ait répondu. Alors ça prend du temps et c’est ennuyant pour les autres parents. Vous pouvez alors bouger plus en avant de la salle, ne demeurez pas statique. Utiliser l’humour pour désamorcer ce genre de parent ou mettre en valeur une partie de son propos en remettant de l’avant notre opinion. Il y a aussi le parent qui parlent trop ou qui posent des questions hors contexte. Vous pouvez lui demander qu’il garde sa question et lui dire que vous pourrez lui répondre plus tard ou que vous en parlerez dans les sujets suivants.

 

Aussi, il est important de vérifier quelques points important avant la réunion. Assurez-vous que la salle de rencontre est suffisamment grande pour accueillir toutes les personnes convoquées, mais pas trop grande pour ne pas perdre l’intérêt des parents. Si vous accueillez les parents dans la salle de l’enfant, il serait important d’offrir des chaises d’adulte. Une personne assise convenablement sera concentrée et attentive sur une plus longue période. De plus, il faut planifier l’organisation du milieu physique, comme par exemple la disposition des chaises ou des tables. Prioriser un éclairage adéquat, ni trop fort, ni trop faible. Vous pouvez préparer des éléments visuels pour soutenir l’attention comme un ordre du jour sur tableau et des photos pour illustrer vos propos. Attention aux bruits qui pourraient déranger autour. Demandez aux parents de mettre leur appareil cellulaire sur vibration. Vous devez aussi déterminer l’objectif et le but de la rencontre. Ce dernier pourra vous servir de rappel à l’ordre lors des interventions inappropriées des parents. Choisissez une façon de faire pour que le parent prenne la parole. Par exemple faire lever la main pour poser une question vous fera économiser du temps. Si vous êtes un petit nombre, moins de 5, vous pouvez favoriser la prise de parole spontanée. Il est aussi important afin d’être bien préparée de rédiger un ordre du jour et de bien identifier les points que vous aimeriez aborder avec eux. Inscrivez les plus importants en début de rencontre ainsi vous serez certain de les traiter si le temps manque à votre réunion. Planifiez l’accueil du parent, la façon dont il sera reçu le rendra plus disposé à la rencontre et à l’échange. Vous pouvez animer ce moment de différentes façons, ce premier contact mettra tous les participants à l’aise. Offrez une collation, un breuvage, faites un jeu, laissez aller votre imagination c’est la seule limite. Au début de la réunion, vous pouvez planifier avec les parents d’un moment pour la pause qui conviendra à tous. Pendant la rencontre, vous pouvez être attentif à quelques petites choses. Observez les signes non-verbaux des gens devant vous, ils pourraient vous en dire long sur la tournure de votre réunion. Avant que la rencontre se termine, vous pouvez fixer la date de la prochaine réunion. Vous vous assurez ainsi d’une meilleure participation à la prochaine rencontre. Vous pouvez faire une auto-évaluation de votre animation et prenez des notes ainsi vous apporterez des améliorations à une prochaine réunion.

 

Finalement, il faut se laisser le droit à l’erreur et toujours garder en tête que l’expérience est la clé de notre cheminement. Peu importe le nombre de participants à votre rencontre, il est important de garder à l’esprit que notre devoir c’est de se préparer, d’animer la réunion comme si nous avions plusieurs parents devant nous et de rester positive et sereine puisque nous sommes professionnelles jusqu’au bout. Chaque personne a un petit animateur en lui, il s’agit de l’exploiter petit à petit en appliquant les principes de l’animation un à la fois. N’hésitez pas à teinter cette rencontre de vos couleurs, vous pouvez y ajouter de l’humour, une histoire, bref, soyez dynamique et convaincu de votre travail et de votre rôle. Bonne rencontre de parents à tous.