Les heures de préparation pédagogique: un luxe ou une nécessité ?

FacebookTwitterLinkedInPartager

Par Sylvie Garceau, décembre 2015

Depuis plusieurs années, le réseau des services de garde au Québec est touché par des coupures dans les budgets.  Ce manque à gagner touche de différentes façons le quotidien des travailleurs en petite enfance.  Les gestionnaires du réseau tentent par tous les moyens d’éviter les répercussions pouvant réduire la qualité des services offerts aux enfants et à leur famille.  Toutefois, ce défi est de plus en plus grand et les ressources financières sont de plus en plus petites.  Continuer la lecture de Les heures de préparation pédagogique: un luxe ou une nécessité ?

Observer pour mieux planifier

Voilà déjà 5 ans que Marion est éducatrice du groupe des 4 ans. Elle constate que ses activités n’ont pas toujours le même succès. À chaque année, elle se voit obligé de revoir sa planification et doit même parfois réinvestir du temps à chercher d’autres activités. Trop souvent, elle s’est retrouvée devant un groupe peu enthousiasme à ses idées. Une activité super populaire peut ne pas être appréciée l’année suivante… mais pourquoi? Marion aime pourtant son travail et elle met toujours autant de rigueur à la préparation de ses activités. Elle a de la facilité avec ce groupe d’âge et elle connaît bien les goûts et intérêts des 4 ans. Marion se questionne sur sa planification; elle ne voudrait surtout pas revivre les mêmes difficultés. Doit-elle refaire la même planification sans rien changer? Doit-elle faire plus d’activités pour préparer son groupe à l’école? Travailler davantage la concentration, l’autonomie ou peut-être la motricité fine pour développer les habiletés nécessaires pour l’écriture? Son questionnement se poursuit jusqu’au jour où Lorraine, une stagiaire de 2 e année en techniques d’éducation à l’enfance l’oriente dans ses réflexions.

Pour bien des éducatrices, l’observation est une activité spontanée et naturelle. Elle est souvent utilisée en service de garde pour mieux connaître l’enfant sur le plan de son développement ou pour comprendre un comportement problématique. Les outils comme les grilles et les tableaux permettent de rapporter des faits objectifs et limitent les interprétations. Les données d’observation recueillies sur grille, permettent à l’éducatrice d’orienter ses interventions dans le but de mieux faire cheminer l’enfant. Rares sont les éducatrices qui observent le groupe pour planifier leur programme d’activités. Marion découvre, en discutant avec sa stagiaire que son premier objectif de stage est de faire de l’observation participative avant même de penser à développer des idées d’activités. Lorraine doit prendre le temps d’observer leurs goûts, intérêts et leurs limites comme groupe. Quelles sont les actions qu’ils répètent? Quels sont les jeux qu’ils aiment faire? Quels sont leurs échanges? Qu’est ce qui les fait rire? Comment gèrent-t-ils leurs conflits? Quel est le niveau de développement de l’ensemble du groupe sur le plan moteur, cognitif, social et affectif? Ces observations permettront à Lorraine de connaître les enfants afin de mieux saisir leurs besoins. Les données recueillies serviront à planifier, structurer et organiser des activités adaptées au groupe. Marion découvre en parlant avec sa stagiaire qu’il est bien difficile de planifier des activités sans connaître le groupe. Marion constate que ne pas utiliser l’observation pour planifier c’est comme bâtir une maison sans fondation.

En observant le groupe, elle découvre qu’Émilie est souvent dans le coin autos avec Pierre-Luc; ils organisent des circuits pour faire des routes avec les voitures. Elle constate que Luce, Claudie et Marie-Éve aiment beaucoup faire des jeux de table qui demandent des habiletés en motricité fine. Quant à Juliette et Alexis, ils sont dans le coin déguisements et se font différents scénarios et pour ce qui est de Charles, elle remarque qu’il est souvent seul (le fait de venir 3 jours semaine au CPE ne lui permet pas de faire «SA» place auprès du groupe). Plusieurs autres observations aident Marion à identifier les besoins de son groupe de 4 ans.

La mise en commun de ses observations avec celles de sa stagiaire confirme que le groupe a besoin davantage de place pour être autonome et prendre de l’initiative. Le fait de démontrer de l’intérêt pour des jeux de manipulation lui indique qu’il pourrait être intéressant de nourrir les coins par des objets qui demandent de la précision et de la minutie. Par exemple, avoir différents types de petits objets qu’ils peuvent classer, aligner, sérier et s’inventer des jeux. Offrir dans le coin autos du matériel de récupération, pour permettre d’organiser leurs jeux d’une toute autre façon. Par exemple, leur permettre de faire des chemins avec du papier collant coloré, mettre des boîtes à souliers pour faire des garages, installer le tapis de voitures au mur plutôt qu’au sol. Le coin déguisements est populaire pour certains enfants, ajouter du matériel qui stimule l’imagination, par exemple un clavier d’ordinateur, des sacs d’épicerie, des articles de coiffure, articles à mettre dans les sacs à mains (tablette de papier, crayon, porte monnaie, lunette de soleil) etc. Ajoutez dans le coin livres, des cartes postales, cartes de fête, des albums photos de chacun des coins avec les enfants en action, des circulaires, revues d’autos. Ce coin peut être l’occasion pour Marion d’échanger avec Charles.

Marion constate que ses observations sont riches d’informations. La planification de ses observations avec des objectifs plus précis lui permet de mieux voir les besoins. Elle remarque que cette nouvelle approche change de beaucoup sa façon de voir son travail d’éducatrice. En effet, elle n’est plus celle qui apporte, propose et même impose ses idées pour répondre à sa planification. Maintenant, elle regarde et cherche à voir les intérêts, goûts et besoins de son groupe actuel. Ce changement lui permet d’être attentive à chacun des enfants, sensible aux différences et même créative pour apporter de nouvelles stimulations. Elle considère avoir plus de temps avec chacun des enfants car son rôle n’est plus d’animer, de montrer et même d’enseigner mais plus de suivre et de supporter l’évolution de chacun des enfants. En fait, Marion n’est plus au centre des enfants mais les enfants au centre de ses préoccupations!

Lorraine est en stage depuis trois semaines, elle participe aux jeux des enfants, elle note ses observations, elle apprend à les connaître, elle identifie de plus en plus les intérêts des enfants. Lorraine découvre qu’ils aiment bien les insectes, qu’ils lui posent souvent des questions sur la vie de ces derniers, qu’ils cherchent dans la cour des vers de terre, araignées, des coccinelles. Elle profite de cette préoccupation du groupe pour alimenter leur intérêt. Elle apporte des livres et des revues sur le sujet. Elle cache des insectes en plastique dans des boîtes à souliers remplies de sable. Elle organise un safari d’insecte dans la cour, chacun cherche des insectes à mettre dans sa chaudière. Elle permet, aux enfants qui le désirent, d’étudier leurs trouvailles avec des loupes. Lorraine a eu beaucoup de plaisir à voir les enfants vivrent ces différentes expériences scientifiques qui découlent de ses observations et de sa grande sensibilité aux enfants.

Marion et Lorraine sont maintenant convaincues «qu’observer pour mieux planifier c’est l’affaire de tous!»

Ce texte m’a été inspiré par mon travail de superviseure de stage. Lorraine, étudiante de deuxième année en techniques d’éducation à l’enfance m’a permise de faire ses belles découvertes. Merci pour ta générosité!

Un coin pour les grands, pourquoi pas !

Vous arrive t-il d’observer un enfant de quatre ou cinq ans et même un enfant de trois ans de votre groupe multiâge se montrer impatient avec le plus petit. Juste à voir le plus petit s’approcher de son jeu, le plus grand crie, il le repousse et parfois même vous demande d’intervenir. Si vous vivez ce genre de situation, ce qui suit peut vous aider !

La solution n’est certainement pas de demander au plus grand d’être raisonnable avec le petit. Puisque le plus vieux n’a pas les mêmes intérêts et besoins de jeux, il est normal qu’il désire à certains moments de la journée se retrouver dans un contexte adapté à son âge. Il pourrait alors échanger, faire des découvertes, construire, inventer, bricoler et ce avec du matériel correspondant à ses intérêts.

Les plus vieux ont besoin de se retrouver entre eux pour développer leurs habiletés sociales, leur autonomie, pour leur permettre de trouver des solutions, d’être créatifs et de se faire valoir auprès des autres enfants par leurs qualités de cœur. C’est également un moment pour le plus vieux de mettre en application des règles et des consignes du milieu sans la présence de l’adulte.

L’enfant de quatre et cinq ans accorde une grande importance à ce qui est permis et ce qui ne l’est pas et il est davantage respectueux des règles lorsqu’il sent que vous lui faites confiance. Il cherche à vous prouver qu’il est vraiment GRAND. Ce qui ne veut pas dire que l’adulte ne doit jamais accompagner l’enfant de quatre-cinq ans dans ses jeux.

Le fait de permettre aux plus vieux de se retrouver entre eux est une façon de limiter les frustrations et de valoriser le grandir de l’enfant. Et encore plus intéressant, cette période lui permet de se préparer à son l’entrée à l’école. Vous avez sans doute pu observer un jeu de grand qui se termine à votre simple arrivée. Dommage d’interrompre une aussi grande imagination ! Le coin des grands est peut-être la solution pour vous!

Mise en place du coin des grands
Pour mettre en place un coin des grands, rien de plus simple. Il faut procéder par étape.

  • Dans un premier temps, identifiez les moments d’utilisation qui seront pertinents pour vos grands.
  • Ensuite, sélectionnez des jeux exclusifs à ce coin, par exemple, des jeux à petites pièces, des bricolages avec du matériel non adapté au petit.
  • Troisièmement, trouvez l’emplacement de ce coin, il doit être peu retiré des autres coins de votre salle de jeu, par exemple : pièce avec petite barrière qui limite l’accès aux petits, en dessous de l’escalier, un grand garde-robe avec paravent, une grosse boîte de carton, genre boîte de frigo.

N’oubliez pas de présenter votre idée aux grands dans un moment où les petits n’y sont pas, pendant la période du dodo, par exemple et demandez-leur leurs idées.
Conscientisez l’enfant au fait qu’être seul dans cet espace demande le respect de certaines règles de fonctionnement et de sécurité. Il se sentira tellement responsable et grand! Sensibilisez-le à la sécurité en lui permettant d’utiliser un cylindre pour tester les petites pièces, il pourra ainsi participer à la sécurité du petit. Faites lui connaître votre disponibilité et votre rôle durant l’utilisation du coin des grands.

Le petit a-t-il la permission d’aller avec le grand ? Non. La responsable profite de ce moment pour stimuler le petit et lui offrir du matériel nouveau. Elle pourra ainsi observer ses goûts et intérêts pour répondre à ses besoins. Pour le plus vieux, une supervision discrète sera nécessaire pour qu’il se sente en sécurité et compétent dans ses élans d’autonomie. Le coin des grands lui offre des occasions d’expérimenter le succès dans ses efforts d’être grand. De cette façon, vous vous assurez de répondre à son plein potentiel de croissance !

Le coin des grands, pourquoi pas pour moi aussi !

Faciliter l’intégration d’un poupon

Marie-Lyne l’éducatrice de la pouponnière est toujours un peu préoccupée par la rentrée d’un nouveau poupon. Elle remarque que la capacité d’adaptation varie d’un enfant à l’autre. Elle voudrait bien mettre en place des moyens susceptibles d’aider l’enfant à s’intégrer au groupe.

Effectivement, plusieurs facteurs influencent l’adaptation du petit à son milieu de garde. L’âge ainsi que le tempérament sont des facteurs internes qui ont un impact. Dès la naissance, l’attachement du bébé se construit avec une personne significative (la mère). La totale dépendance du poupon permet à la mère de prendre contact avec son petit. Les soins prodigués, les paroles réconfortantes, son odeur et ses gestes de tendresse participent à l’établissement du lien d’attachement sécurisant. Durant les premiers six mois l’enfant manifeste son insécurité, lors de la séparation, quelquefois par des pleurs ou encore par un appétit moindre et parfois même par des problèmes de sommeil.

Après six mois, le duo amoureux est difficilement dissociable, la fibre de l’attachement est bien tissée. Le bébé peut vivre du stress lors de la séparation. Trois phases sont alors observables, la protestation, le désespoir et la création d’un lien d’attachement avec un autre adulte, son éducatrice. La protestation se caractérise par le refus d’avoir des contacts avec des adultes autres que ses parents. Le bébé réagit en s’accrochant à sa mère, en évitant le contact visuel avec son éducatrice et en raidissant son corps lorsqu’il est pris. Quant à la phase du désespoir, elle s’exprime par des pleurs intenses, isolement et absence de jeu. Enfin la création d’un nouveau lien d’attachement avec l’éducatrice indique que l’enfant s’adapte et fait confiance. Il est capable d’aller vers les autres, de jouer, de tendre les bras à son éducatrice, de se montrer détendu lorsqu’elle le prend, d’accepter les soins, d’échanger des regards et des sourires.

Pour certains enfants le passage d’une phase à l’autre est plus difficile. Le tempérament de l’enfant teinte sa capacité d’adaptation. Le tempérament intense manifestera fortement son désaccord aux changements alors que l’enfant au tempérament plus facile sera curieux pour découvrir son nouveau milieu de vie. Les réactions du parent, la fréquence de l’enfant dans le milieu ainsi que l’organisation du milieu à recevoir un nouvel enfant sont des facteurs externes qui influencent également l’adaptation du poupon.

C’est durant la période d’adaptation que le parent remet souvent son choix en question. Son insécurité, son questionnement et parfois même son manque de confiance envers l’éducatrice est ressentit par le petit et ça ne lui permet pas d’être en sécurité avec son éducatrice. Le rôle de l’éducatrice est alors très important pour sécuriser le parent et l’enfant dans son adaptation. Répondre aux questions du parent, l’informer sur les réactions possibles de son enfant lors de la période d’adaptation, le questionner sur ses inquiétudes aidera le parent à prendre contact avec l’éducatrice de son enfant. Une rencontre préalable sans la présence de l’enfant permettra d’amorcer la confiance du parent envers l’éducatrice de son enfant. La régularité de la fréquentation du petit dans son milieu l’aidera à anticiper les moments de vie, prévoir les changements et mieux accepter sa nouvelle vie à la pouponnière. Établir avec le parent, un horaire d’arriver et de départ stable afin de répondre adéquatement aux besoins physiologiques de son l’enfant. La stabilité du personnel dans l’organisation du milieu facilitera également l’adaptation du petit et du grand à la pouponnière.

Afin d’aider à l’adaptation des tout-petits, Marie-Lyne propose à l’équipe de la pouponnière de mettre en place un plan d’intégration comprenant 5 A.

  • ACCEPTATION: accepter la famille et l’enfant tel qu’il est.
  • ACCUEILLIR: mettre en place des stratégies qui répondent aux besoins de chacun des enfants.
  • AGIR: développer des outils, matériel et moyens pour favoriser l’intégration en douceur.
  • ADAPTER: revoir le fonctionnement du milieu pour faciliter l’intégration de chacun des enfants en ajustant et en apportant des changements.
  • AIDER: ajuster le milieu physique de façon à répondre aux besoins, goûts et intérêts de jeux des nouveaux enfants.

Voilà la proposition de Marie-Lyne pour mieux vivre l’intégration avec un nouvel enfant à la pouponnière. Il ne lui reste plus qu’à mettre en place son guide de survie… pour mieux vivre l’intégration avec ses petits.

Planifiez l’intégration d’un poupon

Émile a dix mois. Pour faciliter son intégration au CPE, il est venu trois jours par semaine pendant deux semaines. Depuis un mois, il vient cinq jours par semaine. Dès qu’il arrive, Émile pleure et hurle. Il est complètement désespéré lorsqu’il voit ses parents franchir la porte du local. Il ne s’intéresse pas aux jouets, il ne cherche que les bras des éducatrices. Les éducatrices ne savent plus quoi faire. La vie est difficile à la pouponnière. Lorsqu’Émile pleure, les autres enfants sont tendus, plus inquiets et se mettent à pleurer à leur tour. Le soir, les parents d’Émile partent en coup de vent sachant bien ce que les éducatrices vont dire sur la journée de leur petit.

Dans un texte précédent, j’ai parlé des étapes d’adaptation du petit et du parent dans un processus d’intégration. Voyons maintenant l’organisation de la pouponnière, les attitudes et rôles des éducatrices ainsi que les outils à mettre en place pour faciliter l’adaptation de toute une famille.

Le parent qui choisit de mettre son jeune enfant en pouponnière doit accepter la perte de l’exclusivité avec son enfant, les différences du milieu, les réalisations de son enfant en dehors du regard maternel. En plus des inquiétudes que ce changement apporte, il doit concilier famille/travail et s’entraîner à un nouvel horaire. Ouf! Beaucoup de choses pour le cœur d’un parent.

De son côté, l’éducatrice doit soutenir, informer le parent de ses observations, accepter les différences des familles et chercher à connaître l’enfant pour son mieux-être. Voilà le défi que les éducatrices doivent rencontrer dans un contexte d’un service de garde.

Il est certain que la période d’adaptation demande du temps et de l’acceptation autant du côté de l’enfant et de son parent. Afin que la nouvelle famille développe un lien de confiance, la pouponnière doit mettre en place une organisation physique et humaine pour s’assurer d’une intégration gagnante. Les éléments incontournables sont:

  1. Créer un environnement accueillant
    Créer un lieu où le parent peut s’asseoir confortablement avec son enfant à l’arrivée du matin et au départ le soir. Cet endroit peut servir aussi pour échanger avec d’autres parents du groupe. Une causeuse ou sofa recouvert d’une housse lavable peut être utile, soit dans le local ou à l’extérieur.
  2. Développer une méthode de jumelage
    Jumeler des anciens parents à de nouveaux parents sur une base volontaire. Les échanges peuvent aider à démystifier ses inquiétudes comme parent.
  3. Établir un processus d’intégration centré sur les besoins des familles
    Des études démontrent que 75% des enfants s’adaptent à leur éducatrice; les moyens mis en place pour aider le petit à s’adapter vont aider dans ce sens. Voici un exemple qui peut être modifié selon le besoin des familles. Proposez au parent un plan d’intégration qui s’échelonne sur une semaine.

    • Dans un premier temps, il est important de rencontrer le parent seul sans son enfant pour prendre contact et l’informer du fonctionnement de la pouponnière. Profitez de ce moment pour faire visiter les lieux.
    • Dans un deuxième temps, visite du parent avec son petit, prenez contact avec l’enfant et observez le parent avec son enfant. Placez cette visite dans un moment de routine, soit durant une collation, les jeux libres pour permettre à la famille de vous voir en action avec les autres enfants. Le parent peut en profiter pour prendre des distances progressives dans le local tout en étant disponible à son petit.
    • Dans un troisième temps, établissez avec le parent un rituel d’arrivée qu’il pourra mettre en application les jours suivants. Le parent prend des distances progressives et permet à l’éducatrice d’intervenir auprès de son enfant dans les routines (collation, repas, jeux libres). Le parent peut en profiter pour observer les façons de faire de l’éducatrice. Il est important que l’enfant puisse faire une sieste au CPE afin qu’il connaisse le déroulement de cette routine avant le grand jour. Le parent peut en profiter pour quitter le CPE et revenir après la sieste de son enfant.
    • Dans un quatrième temps, l’enfant est laissé une courte journée au CPE, le parent peut venir le chercher après la sieste.
    • Dans un cinquième temps, le parent laisse son enfant pour une journée complète en appliquant le rituel du matin et informe l’éducatrice de l’heure de son retour.
  4. Visiter le milieu familial de l’enfant
    Une pratique qui se fait peu au Québec, mais qui peut faire toute la différence pour la transition foyer/service de garde. Cette visite permet de voir l’enfant dans son milieu naturel, d’échanger dans un contexte de famille et parfois de mieux comprendre la dynamique familiale et les comportements de l’enfant. La visite doit être courte tout en servant d’informations à l’éducatrice.
  5. Établir une politique visant la promotion dans la continuité des soins
    Offrir à l’enfant une éducatrice attitrée, ce qui lui permet d’avoir une stabilité dans les liens affectifs. Une condition de base pour qu’il s’intègre à la vie de groupe et développe son sentiment de sécurité. La continuité dans les liens permet à l’éducatrice d’avoir des relations plus chaleureuses et une plus grande connaissance de l’enfant. Une éducatrice auxiliaire peut être aussi présente dans la vie de l’enfant pour supporter l’éducatrice attitrée. Il est conseillé d’avoir une éducatrice attitrée jusqu’à l’âge de deux ans car le manque de stabilité dans les liens ne permet pas toujours à l’enfant de développer une confiance en l’adulte.
  6. Revoir le fonctionnement organisationnel et humain de la pouponnière
    Pour répondre aux besoins de stabilité du petit, l’équipe de travail de la pouponnière doit analyser le fonctionnement organisationnel et humain qui peut nuire à la sécurité affective des enfants. Voici quelques pistes de réflexions qui peuvent être améliorées pour favoriser l’adaptation du petit; si plusieurs questions sont affirmatives, il peut être pertinent comme équipe de travail à revoir ses priorités…

    • Est ce que l’enfant est en contact avec des remplaçantes qu’il ne connaît pas ou très peu?
    • Est-ce que le CPE me demande de relocaliser les petits dans d’autres groupes par manque de personnel ou par souci d’équilibrer les groupes?
    • Est-ce que je prends des stagiaires en début d’année lorsque le groupe est nouveau?
    • Est-ce que j’accepte que les éducatrices prennent leur pause à la pouponnière pour cajoler les bébés les plus attirants?
    • Est-ce que je participe aux sorties grands groupes en début d’année? (les pommes, cabane à sucre)
    • Est-ce que les ouvertures et fermetures se font en multiâge avec les bébés de la pouponnière?
    • Est-ce que je laisse circuler inutilement le personnel dans mon local?
    • Est-ce que je participe aux activités spéciales du CPE avec les bébés? (fête de l’halloween, fête de Noël)
    • Est-ce que le poste de la pouponnière est aussi de 4 jours et d’un horaire varié pour l’éducatrice?

Ces éléments ci-haut mentionnés peuvent être améliorés pour mieux répondre aux besoins des 0-2 ans. Le changement dans le fonctionnement organisationnel et humain est possible lorsque l’équipe y voit toute l’importance pour le développement et l’épanouissement du petit.

Les éducatrices d’Émile constate qu’ils peuvent revoir leur horaire de travail pour assurer une stabilité dans le groupe, avoir des enfants attitrés pour chacune des éducatrices pour mieux connaître les enfants, rencontrer le parent pour établir un rituel d’arrivé et de départ qui servira de sécurité pour la famille, informer le parent sur la période d’adaptation de son enfant, être disponible aux demandes affectives du petit pour qu’il se sente en sécurité dans son nouveau milieu. Voilà de bien petits changements qui feront toute la différence dans la vie d’Émile!

Petits trucs pour limiter l’attente aux repas et aux collations

Comment alimenter la routine du repas et des collations pour réduire l’attente ?

Il est midi au service de garde chez Émilie, l’avant-midi a été remplie de petits plaisirs: un sourire de Maryse pour faire une demande à Juliette, Pierre-Luc qui offre à habiller Julie pour aller jouer dehors, des courses, des jeux de ballons, des château de sable et des chansons ont fait partie du matin des enfants. L’heure du repas se présente tout aussi enjouée. Mais: malheur! Les enfants sont fatigués, ils ont faim, ils sont moins réceptifs aux consignes de l’éducatrice, ils ont partagé, échangé, joué, fait des compromis avec les amis… Ils ont besoin d’un peu de tranquillité pour prendre un bon dîner. Émilie doit à plusieurs reprises intervenir pour calmer Maryse qui ne cesse de dire des gros mots à Juliette qui pleure. Le service se fait attendre puisque elle doit replacer les enfants sur leur chaise et remettre à certains leur bavette.

Les moments passés à la table totalisent tout près de 2 heures par jour. En effet, deux collations d’une demi-heure chacune et le repas du midi qui peut totaliser 45 minutes. Le temps passé à la table varie selon le nombre d’enfants, l’âge, l’organisation du milieu éducatif et également les événements vécus dans journée. Plus cette routine engendre des moments d’attente, plus les repas et les collations sont difficiles à la fois pour l’enfant et l’éducatrice. L’attente est parfois inévitable. Par exemple, il faut attendre que tous soient servis avant de manger, attendre que l’éducatrice ou l’enfant donne le dessert, le lait ou les débarbouillettes. Ce sont des situations d’attente qui permettent à l’enfant d’échanger avec les autres, de développer des mécanismes d’adaptation pour faire face à la vie, d’anticiper les événements, d’augmenter sa capacité à tolérer les délais, l’amener à respecter et à être sensible aux autres. Ces moments d’attente structurent l’enfant dans le temps et le sécurisent.

Comment pouvons-nous intervenir, durant ces moments d’attente inutile. quelles sont ces attentes? En voici des exemples:

  • Faire attendre l’enfant dans l’inactivité lorsque le repas n’est pas prêt.
  • À tour de rôle les enfants vont s’asseoir à la table et attendre que tous arrivent.
  • Ne pas permettre de se lever avant que le plus petit ait terminé, les autres doivent attendre
  • Aller au-delà de 45 minutes pour le dîner et de 30 minutes pour les collations en laissant les enfants inactifs.
  • Intervenir auprès de certains enfants en laissant les autres dans l’attente.
  • Avoir des exigences trop grandes pour le groupe d’enfants (l’éducatrice doit s’exercer à la place de l’enfant en faisant attendre les autres).
  • Accepter mal les imperfections de l’enfant (être bien assis, avoir les mains propres et bien essuyées avant que tous commencent).
  • Avoir trop de consignes pour le repas, ce qui fait attendre les enfants qui ne sont pas au même niveau.

Ces exemples relèvent de beaucoup de l’organisation et des attitudes de l’éducatrice qui teintent les périodes de collations et de repas. La façon de préparer l’enfant aux repas et aux collations va avoir également une influence sur les périodes d’attentes inutiles.
Voici quelques stratégies utiles:

  • Toujours aviser l’enfant du repas et des collations pour qu’il puisse anticiper les événements.
  • Créer une atmosphère agréable (musique douce, lumières tamisées, mettre des fleurs au centre de la table, choisir nappes ou napperons intéressants pour l’enfant, utilisation des chandelles pour certaines fêtes, avoir de la vaisselle de belles couleurs et surtout incassable
  • Parler à voix base pour insister les enfant à faire la même chose, il est important de réduire au minimum le bruit pour ce moment.
  • Avoir de l’ameublement adapté à l’enfant (chaise d’appoint pour le plus petit)
  • Les tables en forme circulaire favorisent les échanges car les enfants peuvent se voir.
  • Favoriser la rotation des places.
  • Inviter les enfants à l’occasion de prendre le repas ou les collations à d’autres endroits (manger sur le sol, dans la salle de jeu, à l’extérieur, au parc, dans des escaliers, etc.) Toujours aviser que cette façon de faire est spéciale aujourd’hui parce que c’est la fête.

Voici quelques trucs utiles pour éviter l’attente inutile:

  • Avoir des affiches sur l’alimentation aux murs pour échanger avec les enfants durant le service.
  • Rendre accessibles des circulaires publicitaires distribuées par les marchés d’alimentation que l’enfant peut regarder en patientant.
  • Mettre sur la table une nappe de plastique transparente. Vous pouvez insérer en dessous des images, photos, des photos copies couleurs sur des objets à trouver. ( un peu comme Ou est Charlie)
  • Avoir des napperons de différents sujets, thèmes, saisons. L’enfant peut s’amuser à regarder et nommer ce qu’il voit.
  • Faire bricoler son propre napperon avec des photos de sa famille.
  • Avoir des mobiles qui bougent que l’enfant peut regarder pour un court temps.
  • Jouer aux devinettes avec les sens. (qu’est ce que tu entends, vois et sens dans la cuisine)
  • Jouer au restaurant, passer des feuilles aux enfants pour dessiner avant de prendre la commande de chacun.
  • Utiliser la fin du repas ou de la collation pour distribuer aux enfants les débarbouillettes pour s’amuser à lui donner plusieurs formes.
  • Avoir à la disposition des enfants des bacs à manipulation pour gérer l’attente.
  • Avoir des séries différentes sortes de cartes (fête, Noël, mariage nouveau bébé, carte drôle, cartes musicales)
  • Regarder des cartes postales (pays, villes, musées, etc.)
  • Mettre à la disposition une série de vieux calendriers.
  • Faire des albums photos pour chaque enfant de sa famille
  • Dessiner sur la table avec les doigts.
  • Faire des montagnes de mains au centre de la table d’exercice de respiration, je gonfle le ballon et je dégonfle (mains jointes devant soi j’inspire tout en éloignant les mains. On garde l’inspiration puis on revient en expirant et je laisse dégonfler mon ballon)

Les trucs sont utiles pour éviter l’attente inutile mais rien est aussi important que de respecter le rythme de chacun dans des délais raisonnables. Ces suggestions ne peuvent qu’alimenter ce que vous faites déjà et du même coup diminuer l’attente inutile. Bonne expérimentation.
Émilie se rappelle… elle éparpille sur la table des cartes de fête musicales. Les enfants s’y intéressent spontanément. Dans le local le calme s’installe. Cet atmosphère amène les enfants au dîner sur un air «C’est à ton tour Émilie de te laisser parler d’amour» Voilà une autre belle façon aujourd’hui pour Émilie de faire patienter les enfants agréablement…

Référence: Malenfant, Nicole: Les activités de routines et de transitions. Les éditions Les presses de l’Université de Laval

Les plaisirs d’Élaine

Dans l’article précédent, Maryse, une éducatrice avait statué sur différents moyens d’interventions pour aider la petite Élaine. Voyons maintenant, après un mois de mise en application du plan d’intervention, les changements que Maryse a pu observer dans les comportements d’Élaine.

Pour Maryse, et beaucoup d’éducatrices, l’observation est un acte spontané et naturel. Par un simple coup d’œil, elle croit obtenir les informations nécessaires pour bien intervenir auprès des enfants de son groupe. Malheureusement, il en est tout autrement en observation. En effet, l’expérience ne suffit pas pour avoir un portrait juste et global de l’enfant. Il est facile de se tromper en observation puisque nos perceptions font partie de nous et qu’il est donc difficile d’en faire abstraction. Par contre, l’éducatrice peut s’outiller pour recueillir des faits avec le plus d’objectivité possible et ainsi rendre justice à l’enfant qu’elle observe. C’est d’ailleurs grâce une grille d’observation que Maryse a pu constater des changements dans le comportement de la petite Élaine.

L’observation systématique qui consiste à observer l’enfant à l’aide d’une grille n’est pas suffisamment utilisée dans nos milieux de garde. Non pas par manque d’intérêt mais plus par manque de temps. Souvent les grilles proposées sont complexes pour observer globalement un comportement. Il peut être pertinent de travailler avec des outils plus précis pour analyser des problématiques plus difficiles. Par contre, pour mieux connaître le développement d’un enfant, identifier ses acquis et en apprendre plus sur l’enfant, certains outils plus simples à compléter peuvent être intéressants pour l’éducatrice.

L’observation est souvent perçue comme un outil d’intervention auprès de l’enfant plus difficile. Elle peut aussi servir à reconnaître les acquis de l’enfant afin de mieux le stimuler et le soutenir dans ses apprentissages. Dans un groupe, tous les enfants doivent être observés sans exception. Trop souvent l’éducatrice observe uniquement l’enfant qui la préoccupe ou qui dérange. Il est important de planifier et d’organiser une période d’observation dans le cadre de son horaire de travail. Les moments de vie de l’enfant propices à l’observation sont l’accueil, les jeux libres, les routines, etc.

Pour avoir un portait global et identifier l’évolution de l’enfant, il est nécessaire de compléter les grilles de 2 à 3 fois par année, soit de septembre en décembre et refaire le même exercice de janvier en mai. Par souci d’objectivité, il est conseillé de comparer nos données d’observations avec une collègue pour un enfant qui vous questionne davantage. Le but de cet exercice est de vous permettre d’avoir plus juste.

Pour Maryse, observer Élaine dans un contexte de planification lui a permis de voir les forces de l’enfant et de mieux comprendre ses réactions dans différents moments de vie. C’est à l’aide d’une fiche d’observation type que Maryse a pu découvrir que la petite Élaine vivait des difficultés dans les changements durant la journée.

Pour chacun des moments de vie tel qu’il est présenté sur la fiche d’observation, l’éducatrice peut noter des éléments sur le développement de l’enfant, sa relation avec les autres (parents, enfants, éducatrice), ses intérêts et goûts pour le jeu, ses réactions, ses attitudes, son tempérament, son autonomie et sa capacité d’adaptation.

Exemple de fiche d’observation(1)

Ce sont des pistes qui permettent à l’éducatrice d’orienter ses observations. Par exemple, il est possible de voir à l’accueil: l’attachement de l’enfant à son parent, la sécurité ou l’insécurité de l’enfant face au CPE, les attitudes éducatives parentales, l’opposition de l’enfant envers son parent, l’autonomie de l’enfant, sa capacité de rentrer en relation avec ses pairs, son adaptation, sa disponibilité affective. Cette fiche peut être complétée de 2 à 3 fois pour chacun des enfants pour obtenir un portrait plus complet de l’enfant. À la suite de l’exercice, si l’éducatrice remarque chez l’enfant une difficulté, elle peut poursuivre ses observations en complétant une fiche d’observation davantage ciblée sur certains comportements de l’enfant.

Exemple de fiche d’observation (2)
Avant de qualifier un comportement d’inadapté, il est nécessaire de se questionner sur l’intensité, la fréquence et la durée du comportement. Elle ajoutera ainsi des informations telles que: antécédent, qu’est-ce qui se produit avant le comportement, la description du comportement de façon claire et précise ainsi que la description de ce qui arrive après la manifestation du comportement.

L’utilisation de ces grilles permet à l’éducatrice de voir les choses plus objectivement en évitant de généraliser les faits et de porter des jugements; par exemple, elle ne joue jamais avec les autres, il pleure toute la journée, il fait toujours mal aux autres, etc. Ces interprétations viennent teinter nos attitudes avec l’enfant.

Maryse réalise qu’observer est bien plus que regarder. C’est voir, bien voir, entendre, bien entendre, mais surtout éviter les interprétations. Rendons justice à l’enfant dans nos observations, en lui permettant de se faire connaître tel qu’il est. Sachez qu’une grille d’observation vaut bien des interprétations….

Petite référence qui peut être utile dans votre démarche d’observation:
L’observation de l’enfant en milieu éducatif, Denise Berthiaume, Gaëtan Morin éditeur, 2004, 288 pages.

Dodo, l’enfant do

Comment puis-je préparer mon enfant au dodo ?

Pour plusieurs parents l’heure du coucher est une période difficile. Négociation, compromis et demandes qui en finissent plus. Tous les parents ne se souviennent pas d’avoir dit à son enfant «c’est la dernière fois que tu te lèves pour boire de l’eau» … ou encore d’avoir eu comme demande «je veux une autre histoire, encore 5 minutes avant d’aller me coucher …». Souvent ces demandes se terminent par des pleurs pour l’enfant et de l’impatience pour le parent.
Il est possible de rendre cette période agréable pour le parent et l’enfant en créant un moment d’intimité pour les deux. L’encadrement et la constance dans le rituel du dodo sont favorables pour ce moment. Voici donc quelques trucs à l’usage des parents fatigués.

  • Il est connu que l’enfant dort comme il s’endort, il faut donc éviter de bercer l’enfant pour qu’il s’endorme car s’il se réveille il aura besoin d’être bercé pour retrouver le sommeil. On vise à établir des conditions que l’enfant reproduit de lui-même s’il se réveille. Chanter ensemble et se bercer avant le dodo dans le but de créer un moment d’intimité et de détente non d’endormir l’enfant. Voila un beau compromis.
  • Prenez un petit moment avec votre enfant (15 à 30 minutes) à faire quelque chose d’agréable. Ce moment permet à l’enfant de mieux accepter la séparation avec son parent. Évitez de regarder la télévision, cette activité est rarement relationnelle. Les activités de grande motricité et qui font du bruit peuvent agiter l’enfant. Favorisez davantage de regarder un livre, jouer à un jeu calme avec l’enfant, regarder des photos, se parler de sa journée en dessous des couvertures, jouer avec une lampe de poche dans le lit, se faire des câlins, faire des jeux d’eau dans le bain avant d’aller au lit. Créez avec votre enfant un rituel qui appartient à vous deux.
  • La constance et l’encadrement lors de la routine du dodo offre une occasion à l’enfant de comprendre vos attentes malgré un climat de détente et de tendresse. Plus l’enfant ressent le désir du parent à vouloir écourter la période de la préparation au dodo moins il veut se séparer de son parent impatient. fedex site down . Il vit de l’insécurité et de l’inquiétude qui ne lui permet pas de se détacher de sa figure d’attachement.
  • La période de préparation au dodo doit avoir un début et une fin. Ne pas aller au-delà de 30 minutes. Ce temps permet à l’enfant de se détendre.
  • Permettez à l’enfant de se détendre seule dans son lit après une période d’intimité avec son parent. Ce qui amène l’enfant à identifier par lui-même des moyens pour rentrer dans un sommeil de façon autonome.
  • L’enfant peut avoir un objet de transition : toutou, doudou. Cet objet lui permet de maintenir un lien sensoriel avec son monde affectif si celui-ci est imprégné par l’odeur familiale.
  • Offrez lui une routine stable et régulière. L’enfant peut grâce à cette stabilité anticiper le moment du coucher et par le fait même mieux accepter la période de la séparation.
  • Adaptez un horaire stable. Les mesures d’exception sont expliquées à l’enfant afin qu’il comprenne les changements de son rituel du dodo.
  • Offrez un environnement propice au sommeil, un lieu calme, chaleureux et invitant pour se détendre (lumière tamisée, odeurs, musique calme de préférence sans parole).
  • Évitez les repas nocturnes. Une étude a démontré que la diète plus lourde a un effet marqué sur le sommeil.
  • Refusez que l’enfant se couche dans votre lit. L’enfant doit apprendre à vivre cette séparation et développer ainsi une autonomie affective. De plus, le respect des conditions d’isolement du couple permet à l’enfant de comprendre la place qu’il occupe dans la famille.

… l’enfant dormira bientôt s’il sent de son parent une disponibilité pour lui et seulement pour lui …

Bon dodo l’enfant do !!
Inspiré de l’atelier de Sylvie Bourcier «La période élastique»