Comment adhérer aux saines habitudes?

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Josée Lespérance, enseignante TÉE

Octobre 2014

www.aveclenfant.com

Inspiré du cadre de référence GAZELLE ET POTIRON, je me suis penchée sur les 4 environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur chez nos tout-petits pour proposer des pistes d’actions que le service de garde peut mettre en place pour adhérer à de saines habitudes.

Intervenir sur les environnements permettra une saine alimentation et des occasions fréquentes de bouger et de s’adonner au jeu actif. Voici donc comment…

1-Environnement Physique : L’environnement physique est de mettre en place un environnement et du mobilier adéquat pour répondre aux besoins de tous. Par exemple, pour les repas avoir du mobilier adéquat pour que l’enfant y soit confortable, avoir des espaces dans le local pour bouger, matériel polyvalent qui oblige l’enfant à explorer et manipuler de différentes façons.

2-Environnement Socioculturel : L’environnement socioculturel est de reconnaitre l’importance de bien s’alimenter pour bouger adéquatement. L’attitude de l’éducatrice est vitale, elle doit mettre en place des règles de sécurité, identifier le potentiel de chacun des enfants, aller chercher la collaboration des parents. Le milieu doit créer un mouvement d’équipe pour permettre de saines habitudes. La sensibilisation de chacun des acteurs assure la réussite de cet environnement. Par exemple, consommer avec enthousiasme le même repas que l’enfant, faire une banque d’activités qui bouge à faire à la maison. Inviter les parents/enfants à expérimenter les activités au service de garde lors d’une journée spéciale.

3-Environnement Politique : Cet environnement donne le ton du service de garde, avoir une politique connue de tous pour préciser l’importance d’une saine alimentation, du jeu actif et du développement moteur des enfants dans le service de garde. Présenter des alternatives dans votre politique. Par exemple, une journée de grand froid il est possible d’être actif à l’intérieur dans la salle multifonctionnelle, dans le local de l’enfant en déplaçant des meubles. Suivre la charte de température du ministère pour prendre une décision.

4-Environnement économique : Cet environnement fait appel à l’argent pour soutenir l’environnement physique et socioculturel. Le milieu doit penser à des moyens pour réduire certains coûts. Par exemple, faire des achats alimentaires regroupés, faire l’inventaire du matériel pouvant servir à des jeux actifs plutôt que d’acheter du nouveau matériel. Utiliser de la récupération pour inventer des jeux.

On sait tous que la petite enfance est la période cruciale pour créer de saines habitudes de vie. Le service de garde est le lieu par excellence pour sensibiliser l’enfant et sa famille dans ce sens.

Nous constatons que le tout-petit est de plus en plus sédentaire, selon l’enquête canadienne sur les mesures de santé en 2007 au Canada, 62% des enfants passent la majorité de leur temps d’éveil à des activités sédentaires, soit 8.6 heures par jour en moyenne.

D’après la société canadienne de pédiatrie en 2012, seulement 7% des enfants de 1 an à 4 ans répondent aux nouvelles directives canadiennes en matière d’activité physique. Les enfants devraient faire environ 90 minutes d’activités physiques d’intensité moyenne à élevée durant sa journée.

Sachant que 52% des enfants Québécois fréquentent un service de garde, nous sommes un acteur principal pour encadrer l’enfant à de saines habitudes de vie.

(Référence statistiques : Veilleaction.org)

Voici quelques pistes d’actions que le service de garde peut faire :

1-Mettre plus d’activités physiques au programme : Le service de garde mise beaucoup sur des activités cognitives et des activités de motricité fine. L’activité motrice est parfois oubliée  pour la réalisation de beaux bricolages. Intégrer aux routines quotidiennes des activités physiques est une avenue prometteuse pour augmenter le temps actif des enfants 2 à 5 ans. C’est une façon de faire acquérir des habiletés motrices pour en assurer un développement adéquat. : « Sans des habitudes motrices suffisamment développées l’enfant risque de vivre des difficultés d’apprentissage dès ses premières années scolaire ». (Référence : veilleaction.org)

2-Prévoir de l’espace pour l’activité physique : Il est observé que le mauvais temps et le froid limitent les occasions de bouger à l’extérieur. Il est donc important d’avoir un coin pour bouger à l’intérieur au même titre qu’un coin lecture. Offrir aux enfants la possibilité de bouger limite les conflits et réduit par le fait même les interventions négatives de l’éducatrice. Il est important que le milieu se dote d’une politique pour augmenter le temps passé à l’extérieur. « Des recherches démontrent que le milieu extérieur constitue un milieu riche et permet d’augmenter le niveau d’activités physiques d’intensité moyenne à élevée. » (Référence : Portrait du développement moteur et de l’activité physique au Québec chez les enfants 0-9 ans, Claude Dugas PH.D et Mathieu Point M.SC.

3-Le jeu libre au programme : L’enfant bouge plus en jeu libre qu’en jeu structuré car il va à son rythme avec moins de contraintes. Nous observons que le jeu libre n’est pas toujours utilisé comme il se doit. Or, plus nous organisons les enfants dans des jeux structurés moins ils prennent de l’initiative et moins ils sont actifs. Lorsque l’enfant est en attente pour poursuivre une activité, son temps de jeu est réduit. Des enfants inscrits à des cours de ballet, natation dépensent moins d’énergie qu’un enfant qui s’amuse en jeu libre dans la cour.

4-Le rôle de l’éducatrice : Il est prouvé que l’enfant est plus actif lorsque du matériel stimulent est à sa disposition. L’éducatrice doit davantage planifier des mises en scène pour créer de l’intérêt chez l’enfant que des activités dirigées. Prendre le temps d’observer ce qu’ils aiment faire permettra de mettre à la disposition de l’enfant des scènes qui susciteront la découverte et l’expérimentation. Par exemple, le groupe de 4 ans aiment jouer au ballon. Placer dans un coin du local différentes cibles pour lancer (drap suspendu avec des cercles découpés, des boîtes au sol de différentes grosseurs, des cerceaux suspendus, etc.). Ajouter des ballons afin de permettre à tous d’expérimenter. La mise en scène doit être planifiée et organisée au même titre que l’activité dirigée et peut-être transportée aussi à l’extérieur.

5-Le matériel : Contrairement à ce que nous pouvons penser, le matériel de grosse dimension comme un module de jeu place moins l’enfant dans l’action. Le matériel comme des ballons, des cerceaux, des foulards font bouger davantage les enfants. Il est donc important d’avoir un sac avec du matériel pour nos sorties au parc, des bacs thématiques pour des mises en scène dans la cours sont des outils qui peuvent faire la différence.

Adhérer à de saines habitudes de vie demande au milieu garde de la motivation à entreprendre des changements. Ces changements ne peuvent se faire tous en même temps ni se faire seul. Une étape à la fois pour réaliser les changements souhaités permettra à chacun des acteurs à s’adapter. « SAVEZ-VOUS QUE ??? Le changement se fait plus facilement s’il est décidé et soutenu par une équipe et des partenaires motivés que par des gestionnaires et administrateurs convaincus » (Cadre de référence GAZELLE ET POTIRON).

Un petit clown

Jean-Luc, quatre ans et demi, tire la langue, fait rire les enfants avec des mots rigolos, cache des objets ou les ustensiles au repas en prétextant qu’il en manque. Ses pitreries dérangent parfois le fonctionnement du repas ou des transitions. Il aime bien jouer des tours. Je le réprimande sans résultat. Il continue à faire le clown devant les autres.

Jean-Luc se montre espiègle et joue la comédie pour attirer l’attention des pairs et de l’adulte. Le petit clown devient le centre d’attraction, on rit ou on le gronde mais on le regarde. Le regard des autres l’aide à se sentir apprécié. Il se distingue des autres, on le remarque, il sent qu’il a une place à part entière dans le groupe. Le bouffon est en quête d’attention, il a besoin de s’assurer de l’amour que les autres lui portent. D’ailleurs, certains comiques se montrent particulièrement amusants lorsqu’ils se retrouvent dans une situation gênante. Ils sauvent la face en faisant rire les témoins de leur bêtise.

Les bouffons sont très sensibles aux autres. Ils observent les interactions autour d’eux, remarquent les détails et décodent bien les autres. Ils sont très sensibles à ce que les autres pensent d’eux. Ils ont un grand besoin de reconnaissance. Il est donc essentiel de préserver leur dignité lors des interventions. On doit l’inviter à nous rejoindre en privé et lui expliquer que ses petites folies ont amusé les amis mais les ont aussi empêchés de faire tel ou telle chose. On lui exprime ainsi notre affection et l’amène peu à peu à prendre conscience de l’impact négatif des pitreries à telle occasion.

Il faut mettre en place des situations où l’enfant peut divertir les autres sans provoquer un effet de contagion pouvant nuire à la sécurité ou au fonctionnement du groupe. Le bouffon appréciera les jeux de théâtre, de rimes, de marionnettes où il pourra laisser libre cours à sa comédie. Les causeries en groupe, les échanges avec l’éducatrice amusée par ses propos seront aussi des occasions où le petit clown pourra faire rigoler et se sentir aimé.

Les réprimandes publiques, les punitions devant le groupe ne feront qu’amplifier son besoin d’être apprécié par les autres. Plus il se sentira aimé, reconnu moins il cherchera à être le point de mire. N’oubliez pas qu’il tient avant tout à maintenir le lien privilégié qu’il entretient avec vous.

D’ailleurs, un peu de folie collective détend et dédramatise. Alors rions un bon coup lorsque la sécurité est préservée. L’éducatrice qui rit avec les enfants lorsque la situation s’y prête accorde l’attention positive et soustrait le clown de l’attention négative des réprimandes qu’il recherche parfois dans sa quête d’être le point de mire.

Enfant étiqueté, enfant rejeté. Décoller l’étiquette (partie 2)

Il y a de ces mots qui me gèlent lorsque je les entends. De ces mots qui cristallisent une réalité en la figeant immuablement. Ils tombent comme le couperet d’une guillotine sur le cou du condamné.

« Ah! il ne changera jamais celui-là. Il mordait chez les trottineurs. Maintenant, il frappe. C’est un agressif. » « Ça doit être Jonathan encore. »

Cet étiquetage avance à contre-courant du mouvement progressif de l’enfant qui par définition est un être en développement.

Cet étiquetage laisse des cicatrices ouvertes puisqu’il nuit à l’estime de soi de l’enfant. Non seulement les mots répétés parfois tout bonnement portent atteinte à la dignité de l’enfant mais ils s’inscrivent peu à peu dans ce qu’il fait partie de lui. Il s’identifiera progressivement à ce Jonathan le tannant, et se forgera une identité négative.

L’enfant étiqueté est avant tout un enfant à défi particulier qui exprime un besoin. Ce décodage requiert de l’observation, de la sensibilité et surtout de l’empathie.

Esther a observé la difficulté que Jonathan éprouve à exprimer son mécontentement. Il utilise les cris, les poussées pour exprimer une frustration. Il a besoin d’apprendre à reconnaître sa colère et à trouver les mots pour l’exprimer. Esther souhaite soutenir Jonathan dans cet apprentissage. Cette démarche requiert du temps, de la patience, du suivi et peut-être du soutien de la part de son équipe de travail. Ce travail de soutien au développement repose sur la conviction profonde qu’être éducatrice c’est assumer un rôle de guide auprès de l’enfant. John Bradshaw(1) parle « des maîtres pleins d’âme qui intuitivement amènent l’enfant vers un monde de connaissance élargi ».

Lorsqu’une éducatrice dit à un enfant : « Il ne change pas celui-là, c’est un agressif » c’est de son impuissance qu’elle parle.

Voici quelques stratégies pour sortir du cercle pernicieux de l’étiquetage :

  1. Soyez honnête avec vous-même et reconnaissez que tel enfant vous irrite. L’enfant a un tempérament bien à lui au même titre que l’éducatrice. L’adaptation au tempérament de l’autre représente tout un défi. Un enfant ayant des besoins très différents de l’éducatrice peut générer chez celle-ci un sentiment d’impuissance. Il lui est en effet difficile de décoder, de comprendre l’enfant qui fonctionne sur un mode opposé au sien. Il est aussi possible de vivre certains heurts relationnels lorsque l’enfant devant nous possède une caractéristique spécifique qui s’apparente à l’une des nôtres que l’on n’apprécie guère. L’impatience de l’un se bute à l’impatience de l’autre ou la lenteur d’exécution de l’enfant ralentit davantage l’éducatrice qui fonctionne mieux elle-même lorsqu’elle n’est pas bousculée. L’enfant n’a pas développé à son jeune âge des capacités adaptatives et une empathie pouvant l’aider à faire face au tempérament particulier de l’adulte, il est donc de la responsabilité de l’adulte de s’ajuster avec sensibilité aux différences individuelles des enfants.
  2. Identifiez clairement ce qui vous impatiente en terme de comportements observables (fréquence, déclencheur, durée, intensité).
  3. Cherchez à décoder le besoin de l’enfant. Que cherche-t-il à exprimer? Besoin de sécurité, d’attention, d’apprendre une façon prosociale d’agir, etc.
  4. Identifiez les forces de l’enfant.
  5. Si ces deux dernières étapes vous semblent irréalisables, demandez de l’aide. Vous avez besoin d’un regard objectif pour vous mettre sous le mode « empathie ».
  6. Mettez en place un plan de soutien au développement et persistez. Il faut 4 à 6 semaines pour évaluer les impacts d’un plan de soutien au développement.

Au quotidien

  • Évitez d’intervenir à distance. Les « Jonathan » criés à haute voix et à répétitions invitent les autres enfants à le cibler comme le « coupable » de tout acte répréhensible survenu dans le groupe.
  • Échangez avec les parents afin de mieux comprendre l’enfant.
    · Remarquez ses tentatives d’entrer en lien avec vous, ses bons coups.
  • Cherchez à modifier la perception des enfants du groupe à son égard en le valorisant à voix haute.
  • Soulignez le plaisir que vous éprouvez ou qu’un copain a éprouvé à jouer avec lui.
  • Évitez de statuer sur l’avenir de l’enfant. Nul ne peut prédire la trajectoire qu’il prendra à l’école ou à l’adolescence. Il existe certes des comportements qui placent l’enfant dans des trajectoires à risque. Mais n’oubliez pas que l’intervention précoce est un antidote puissant. Laissez les prédictions aux horoscopes.

Honorez le principe même de vie celui de l’élan naturel et progressif de l’enfant. Croire au potentiel de croissance de l’enfant c’est lui insuffler la confiance en soi et surtout enraciner l’attachement essentiel à la relation éducative.

À lire aussi Un enfant étiqueté, enfant rejeté (partie 1)
Par Josée Lespérance

(1) Bradshaw, John (1995) Le défi de l’amour. Aimer de toute son âme. Le Jour Éditeur.

Quand les coups et les cris sont plus rapides que les mots: l’agressivité chez les trottineurs.

Sylvie Bourcier, Intervenante en petite enfance

Lyne Archambault, Éducatrice et formatrice

Novembre 2013

www.aveclenfant.com


L’agressivité chez les trottineurs[1]

C’est entre 12 et 24 mois que l’on retrouve le plus haut taux d’agressions physiques. Le petit fonctionne d’abord par essai et erreur. C’est une boule d’énergie qui jouit de sa récente mobilité et découvre l’autonomie qu’elle lui procure. Il répète ses gestes pour voir comment son entourage réagit à ses actions. Il observe ces réactions avant de faire des déductions, des liens de cause à effet, pour comprendre par exemple que quand il frappe, se parents sont mécontents. Quant les conséquences demeurent stables, l’enfant âgé de 18 mois à 2 ans intègre l’information grâce à la maturation cognitive.

La stabilité et l’expressivité des réactions lui permettent peu à peu de découvrir que tel comportement provoque le mécontentement de l’adulte, et même la colère. Pourtant, ce décodage n’assure pas l’obéissance.

Les enfants, dans leur deuxième année de vie, obéissent aux règles 45% du temps. La rencontre avec l’interdit caractérise cette étape. Le désir d’autonomie, exacerbé par les habiletés motrices grandissantes, se heurte au contrôle exercé par les adultes qui détectent les dangers. Souvent, cela commence lors des aventures du petit fouineur, qui réagit aux interdits en se jetant par terre, en tapant des pieds, en lançant des objets. Il veut prendre sa place et tout décider, mais il craint aussi, une fois la rage passée, de perdre l’amour de ses parents ou éducateurs.

Bien qu’il soit capable vers 18 mois, d’intérioriser quelques interdits, il éprouve souvent des difficultés à maitriser ses envies. Ses mécanismes d’autocontrôle sont immatures et se développent tout au long de la petite enfance. On observe donc à cet âge, des petits qui disent « non » en faisant précisément ce qui est interdit. Il ne faut pas interpréter cette attitude comme de la confrontation mais bien l’expression du besoin qu’il éprouve à se faire aider pour freiner son geste face à la tentation.

Le nombre élevé d’agressions physiques s’expliquent donc en partie par l’immaturité des mécanismes d’autocontrôle, le nombre grandissant de frustrations reliés aux interdits face au fouineur intrépide.

De 12 à 18 mois, l’enfant commence à déchiffrer le langage. Il utilise quelques mots puis peu à peu des phrases de deux mots apparaissent. Il pourra alors si on lui enseigne utiliser les mots pour exprimer sa colère ou ce qu’il veut. L’utilisation du langage contribue à la baisse des agressions physiques. Mais tant qu’il n’a pas accès au langage il utilise son corps pour s’exprimer. Il lance ou court pour dire qu’il est excité, il lance ou trépigne pour dire qu’il est fâché, il tire ou pousse pour prendre, il mord pour faire fuir « l’ennemi ». Les conflits de possession et de territoire se concluent souvent par des cris et des larmes. Il a besoin de l’adulte pour reconnaître et identifier ce qu’il ressent, y apposer un mot et surtout le soutenir à travers ce grand flot d’émotions qui le submergent. Plusieurs stratégies peuvent aider le petit à faire face à  ce qu’il ressent et l’aider à petits pas à intégrer les normes sociales. Lyne Archambault, éducatrice en pouponnière vous en propose :

Sylvie Bourcier

Intervenante en petite enfance

 

1-Interdire clairement avec constance les gestes répréhensibles et rediriger l’enfant vers  une station de défoulement positif toujours à sa disposition.

2-Observer pour comprendre OÙ ? COMMENT ? POURQUOI ? VERS QUI ?et QUAND? L’enfant manifeste l’agressivité.

3-Éviter la proximité entre les petits.  L’encourager quand elle se produit avec notre supervision mais ne pas la prendre pour acquise.

4- Avec un cerceau ou une boîte pour chaque enfant identifié avec  sa photo créer sa bulle pour qu’il se retrouve…Parfait pour l’habillement pour nos sorties, pour les transitions (après le dîner quand les petits sont fatigués et moins patients par exemple).

5-Sur une table réservée à cet effet : coller des jeux en formant 4 stations que vous changerez en cours d’année afin d éveiller et stimuler la curiosité et la nouveauté chez les petits. (Avec du papier collant pour les livres de couleurs les jeux collent à merveille et des antidérapants sous les pattes de table pour éviter que la table se déplace).

6-Travailler les possessions avec les petits À TOI ! et À MOI! Les soutenir dans l’attente du jeu désiré et en posséder plusieurs identiques. Son temps de jeu est souvent court alors on peut vite le proposer à l’ami qui attend.

7-Pour l’ami qui tape : Lui offrir avec constance un coussin à taper, un fantôme suspendu au temps de l’halloween  par exemple , créer une station d’objet à taper dans votre environnement avec plaisir et défoulement positif.

8-Pour l’ami qui tire les cheveux : Lui faire une station de coiffure et de touche-doux,   valorisez ses talents de coiffeur.

9-Pour l’ami qui mord : Lui offrir sa suce,  un anneau de dentition suspendu avec son attache à suce juste pour lui. Avoir en main plusieurs anneaux pour chaque ami. Valoriser son défoulement  positif sur son anneau refroidi. Portez en un pour vous aussi!  Prenez vite ce problème en main pour ne pas que ce geste devienne une épidémie dans le groupe.

10-Voici quelques-uns de mes trucs que j’ai partagés avec vous. Soyons créatives  et     proactives, faites-vous confiance pour demander de l’aide et du support à votre équipe si nécessaire. Expérimentez et observez les petits afin de mieux les comprendre et visez juste afin d’améliorer les comportements sociaux chez  les 18 mois.

 

Lyne Archambault
Éducatrice, formatrice

 

 

 


[1] Extraits de L’agressivité chez l’enfant de 0 à 5 ans. Sylvie Bourcier. Éditions du Chu Sainte-Justine, 2008 et inédit.