Comment préparer une sieste tout en douceur?

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Il est bien connu les livres, les chansons, les histoires, les massages, et la musique sont des grands classiques pour la préparation de la sieste. L’expérimentation de nouveaux outils permet de revenir aux grands classiques avec beaucoup plus d’intérêt. La préparation à la sieste amène l’enfant à se détendre avant de s’abandonner au sommeil. La sieste permet la concentration et l’attention pour le reste de la journée, elle régularise les humeurs pour l’après-midi, elle limite les frustrations dans un contexte de groupe et évite ainsi le surmenage qui complique souvent le coucher du soir. L’organisation de la sieste va permettre à l’enfant de rentrer dans un sommeil tout en douceur.

Voici un petit truc tout chaud.

Confection de pochettes Magiques

Matériel

Fabriquez des petites pochettes d’environ 10 cm par 15 cm, ayant comme contenant une quantité égale de graines de lin et de son. Recouvrez la pochette d’une petite taie d’oreiller de même grandeur avec ouverture à velcro pour rendre l’outil lavable.

Objectifs

  • Amener la détente;
  • Sensibiliser à son corps;
  • Différencier le froid du chaud;
  • Prendre contact avec les autres;
  • Utiliser la pochette comme objet réconfortant;
  • Verbaliser ce qu’il aime de la pochette.

Utilisation

  • Avant la sieste, déposez la petite pochette au micro-ondes.
  • Distribuez une pochette magique à chaque enfant. On peut se faire des doudous sur notre joue, ventre, pieds. peut faire des doudous sur un autre ami. On peut le tenir dans nos mains pour écouter l’histoire. Dans un autre ordre d’idée, on peut également mettez les pochettes magiques dans les habits de neige pour réchauffer les poupons lors de sorties en poussette.

Bonne sieste!

Petits dormeurs en peur

Mon enfant semble faire des cauchemars. Il hurle durant la nuit. Lorsqu’on entre dans sa chambre, il est assis et il respire rapidement. Même si on lui parle, ça ne le calme pas. Si on le recouche, il se débat puis se rendort de lui-même. Qu’est-ce que je peux faire pour l’aider ? Ses cauchemars m’inquiètent.

Ce que vous me décrivez soit un éveil partiel une à 4 heures après l’endormissement, une crise d’environ 5 minutes au cours de laquelle l’enfant est confus, inconscient de la présence des autres, semble être une terreur nocturne. Le cauchemar est un rêve terrifiant qui survient vers la fin de la nuit (le dernier tiers) alors que la terreur nocturne éveille l’enfant au début de la nuit. Lorsque l’enfant fait un cauchemar, il se réveille, est effrayé et peut parfois raconter son rêve. L’enfant perturbé par une terreur nocturne est confus et peut avoir chaud et se débattre. Il est capable de se rendormir rapidement. Le retour au sommeil de l’enfant qui est effrayé par un cauchemar peut être retardé par la peur qui persiste.

On estime que 3 % des enfants de 3 à 5 ans voient leur sommeil perturbé par des terreurs nocturnes. 5% des enfants font des cauchemars de façon régulière. Entre 28 % et 38 % des enfants âgés de 3 à 5 ans sont réveillés à l’occasion par des cauchemars.

Prescription pour les dormeurs en peur

Dormeurs en proie aux cauchemars

  1. Restez calme. Un parent qui affiche sa peur inquiète l’enfant et lui confirme qu’il a raison de craindre les monstres de son rêve.
  2. Réduisez les insécurités et faites le test de la réalité. Les peurs ne sont pas mises en dérision mais plutôt explorées. On vérifie sous le lit, on barricade les fenêtres contre les montres, on visite le garde-robe.
  3. Respecter les conditions d’isolement du couple parentale. Rassurez l’enfant dans propre lit.
  4. Dites à l’enfant que tout le monde a des cauchemars quand il est petit.
  5. On peut faire dessiner les cauchemars ou faire raconter. L’importance, c’est d’écouter sans juger.

Dormeurs en proie aux terreurs nocturnes

  1. Attendez qu’il se rendorme, il est inutile de le réveiller. Le travail sécurisant doit se faire le jour.
  2. Évitez de lui parler ou de le prendre. L’enfant ne remarque pas la présence de l’adulte et peut même en avoir peur.
  3. L’agitation ou le stress peut être réduit à l’aide de jeux d’eau, de sable. Les jeux dans le bain sont très recommandés.

Un changement de couche investi… une relation qui grandit!

Trop souvent, j’observe des éducatrices exercer le changement de couche sans parler avec le bébé. Des gestes mécaniques et un regard peu orienté sur l’enfant ne permettent pas au petit de créer des liens avec l’adulte. Or, il est souhaitable que ce moment devienne privilégié pour approfondir la relation entre l’adulte et l’enfant. Non seulement le changement de couche répond-il à un besoin physiologique et assure hygiène, confort et sécurité à l’enfant mais il procure aussi des occasions d’apprentissages…

Cette tâche routinière est une belle occasion de prendre contact et de créer une relation d’intimité avec le tout-petit. La proximité du visage de l’adulte ainsi que la rencontre des regards transforment la routine en moment important dans le développement du lien d’attachement. Les habiletés sensorielles et perceptives du jeune enfant facilitent le contact dans ce sens. Il aime suivre les personnes des yeux, localiser les sons, découvrir la notion de distance. Il comprend peu à peu les intonations affectives. Le plaisir que l’éducatrice a d’être avec l’enfant favorise la relation. La sécurité que le petit ressent avec la personne, lui permet de s’abandonner et de se sentir en confiance. L’adulte qui prend soin de son corps lui montre par des gestes doux et chaleureux qu’il est assez important pour lui accorder du temps de qualité. Annoncer la routine en appelant l’enfant par son prénom témoigne qu’il est considéré comme une personne et un partenaire, lui apprend une partielle de son identité et lui permet d’anticiper ce qui lui arrivera. Il a besoin de comprendre les intentions de l’adulte pour être réceptif aux échanges. Ces gestes sont porteurs dans le développement du respect mutuel.

À travers les gestes et la parole de l’éducatrice, l’enfant apprend à être attentif à l’autre, à observer et écouter l’adulte qui lui parle. L’éducatrice peut commenter les réactions de l’enfant (ex: tu me fais des sourires, tu aimes ça avoir des becs sur ta bedaine, etc.).

La collaboration de l’enfant avec la personne qui lui prodigue cette routine est significative. Les gestes deviennent volontaires, sa confiance et son autonomie marquent de plus en plus sa personnalité. Par exemple, il peut tenir sa couche, lever ses fesses pour faciliter le changement de couche, échanger des regards, des sourires. Plus l’éducatrice prend le temps nécessaire pour permettre à l’enfant de participer à la routine, plus il coopère. Il ressent le plaisir sensoriel de la peau propre, le confort d’être lavé, soigné et investi. La patience et la tolérance aux délais font aussi partie des apprentissages. Lorsqu’il est capable d’anticiper ce moment d’intimité avec son éducatrice, il attendra son tour plus facilement. Les rituels favorisent la capacité de l’enfant à voir les séquences des actions.

Nommer les parties de corps de l’enfant est une belle façon de lui apprendre à les reconnaître et les situer dans l’espace. Sur demande, il pointera les parties de son visage et quelques parties de son corps. Le changement de couche offre la possibilité à l’éducatrice de favoriser cet apprentissage lié au développement psychomoteur de l’enfant.

Durant cette période, l’éducatrice doit éviter d’utiliser des objets pour stimuler l’enfant, elle doit davantage être en relation. Lui dire des mots doux, le regarder, lui chanter une petite comptine, nommer les parties de son corps ou lui faire des chatouilles. Voilà de bons moyens pour tisser des liens et susciter l’intérêt pour son monde environnant. Être en relation avec l’enfant plutôt que d’être dans l’action avec des objets est gage de succès dans une relation d’attachement Il existe beaucoup d’autres moments dans la journée ou l’enfant peut agir sur son environnement. Les soins rapprochent et ce tête-à-tête doit devenir un rendez-vous tendre avec le petit.

Faire bouger le tout-petit à sa mesure… Comment adapter nos activités physiques à nos tout-petits.

Josée Lespérance, enseignante TÉE

Janvier 2013

www.aveclenfant.com

 

Comme tous les matins, j’écoute l’émission Salut  bonjour! en me préparant pour aller au travail. Mais ce matin-là, j’ai vraiment été surprise de voir la vidéo que Gino Chouinard présentait.  Nous voyons un enfant au bas de la piste de ski, tellement vidé de ses énergies qu’il dort debout  sur ses deux skis et finit par tomber à la renverse. La scène qui se veut humoristique m’a fait réfléchir sur les attentes  élevées que nous avons parfois envers nos enfants. Malheureusement, je trouve la situation bien triste, comment un jeune enfant peut se rendre au bout de toutes ses forces sans que personne  l’arrête? Voir Vidéo (www.nokenny.com/un-gamin-dort-debout…).

Peut-être me diriez-vous que c’est l’enfant qui désire faire du ski !!!! Je pratique moi-même ce sport depuis plusieurs années, et je n’ai jamais vu un enfant de 3 ans faire une crise à son parent pour faire du ski.

Un enfant de 3 ans a peu d’expérience physique pour exercer un sport qui demande une technique aussi précise. Des pré-requis sont nécessaires pour bien maîtriser la glisse sur la neige. Par exemple, avoir marché sur différents sols puisse qu’il va devoir s’adapter aux différentes surfaces de neige. (glacée, granulée, collante) etc. L’immaturité du système nerveux  central  ne permet pas au jeune enfant de vivre avec plaisir et succès la pratique du ski alpin. Il est nécessaire que  le mouvement volontaire devienne un automatisme. Pour y arriver, l’enfant a besoin d’expérimenter plusieurs situations  motrices qui lui permettront de connaitre son corps et ses limites. Les moyens qu’il va développer pour se déplacer, garder l’équilibre, avoir le contrôle de son corps et ajuster son pas serviront à rendre ses gestes matures et fluides pour  ce type de sport en particulier.

Le jeune enfant n’est apte à faire l’évaluation des distances de freinages à la pratique sécuritaire du ski alpin.  Ce qui explique l’usage de différentes techniques qui relient l’enfant à l’adulte que nous pouvons voir parfois sur les pistes. Il faut également observer que pour certains enfants, il est difficile de se contrôler et s’arrêter lorsqu’ils ressentent l’excitation de la descente. Que dire de la concentration exigée pour l’exécution de l’ensemble de  ces habiletés. C’est pourquoi  il est facile de comprendre  la  fatigue extrême de l’enfant sur la vidéo.

Par contre, encourager la descente du grand frère ou de sa grande sœur, laisser l’enfant marcher avec des bottes de ski, manipuler l’équipement, se promener en traineau au bas des pistes, dîner en famille dans le chalet de ski, etc. sont des actions qui influencent positivement l’enfant dans l’exercice de ce sport. Son implication dans l’environnement souhaitée devient une source importante de motivation pour plus tard.

Sachez que prendre le temps d’observer les réactions et les signes de fatigues manifestés chez son l’enfant, c’est lui permettre d’anticiper des habitudes de vie comme adulte de demain.

Contrairement à ce que nous pouvons penser, la participation à un sport structuré comme par exemple être dans une école de ski demande beaucoup moins physiquement que le jeu libre. En effet, le sport structuré fait appel à plus de périodes d’inactions, car l’enfant doit suivre le rythme du groupe, écouter les consignes et respecter les temps d’arrêt. Alors que, le jeu libre permet à l’enfant de réagir davantage aux imprévus et par le fait même avoir une dépense énergétique beaucoup plus grande.

Je vois de plus en plus dans les milieux de garde de l’intérêt à faire bouger les enfants ainsi que leurs familles. Le défi Pierre Lavoie propose des moments de bougeottes aussi simples que de faire courir les plus vieux sous les yeux observateurs des plus petits, aller prendre une marche en famille après le souper. Les enfants amassent au CPE et à la maison des cubes d’énergies. Ces cubes peuvent le prétexte  à la fin du défi pour organiser une fête en famille au CPE. Une belle façon d’influencer le goût de bouger de tous.

Comme parent, nous avons à servir de modèle en adaptant nos sorties sportives aux limites de nos petits.

Voilà une belle façon pour que notre enfant dorme dans son lit le soir venu plutôt que sur ses skis….

Je vous recommande fortement  le livre de François Cardinal, Perdu sans la nature qui fait l’éloge des activités familiales en plein air.

Une présence rassurante, antidote au stress !

Une présence rassurante, antidote au stress !

La proximité physique, moyen pour réduire le stress chez l’enfant.

La vie en milieu de garde est sans contredit un lieu ou l’enfant apprend à vivre le quotidien en groupe tout en faisant des apprentissages, des contacts avec les autres dans le respect et le plaisir. Il est également exposé à gérer ses frustrations, ses interdits, à suivre des consignes et une structure imposées par son éducatrice. Dans ce contexte de groupe, l’enfant est exposé à des tensions et ce, plusieurs heures par jour. L’environnement physique est une source de stress importante, dont nous avons parlé dans le texte précédent. Quand le groupe d’enfants devient une source de stress : Les sources de stress dans l’environnement).

L’environnement humain, la présence et la disponibilité de l’éducatrice peut aussi être un facteur stressant chez l’enfant. Les interventions utilisées, la programmation des activités, l’approche de l’éducatrice, le temps accordé à chacun des enfants ainsi que les attitudes de l’adulte en présence sont des façons de rassurer l’enfant en lui permettant de grandir en harmonie avec son milieu de vie.

Annette, éducatrice des 3 ans a su mettre en place des moyens pour réduire le stress dans son groupe de petites Tornades. En effet, cette année, Annette a observé chez ses amis(es) beaucoup de stress qui se manifestait par différents comportements. Difficulté de garder l’attention, des cris et des pleurs devant un défi trop grand, demandes constantes des enfants à être accompagné de l’adulte, des enfants qui n’arrivent pas à faire leur place au sein du groupe. Une cacophonie constante qui nuit au plein épanouissement des enfants.

Annette a travaillé dans un premier temps ses consignes. Par exemple, nommer clairement ses attentes, aviser le groupe de la prochaine activité quelques minutes à l’avance. Tout en prenant le temps d’informer personnellement avant les autres l’enfant plus insécure face aux changements. De cette façon, elle évite qu’il se désorganise et stress le groupe.

Maintenant, ses interventions ne se font plus à distance. Par exemple, elle reprend un comportement inacceptable à proximité de l’enfant. Ce qui évite qu’il soit étiqueté par le groupe et par le fait même elle protège son intégrité. De plus, de cette façon elle permet aux autres enfants de garder leur concentration au jeu. Par contre, elle trouve pertinent de nommer devant le groupe les actions des enfants qui peuvent être une source de danger. Intervenir pour la sécurité est important de le faire à distance afin de sensibiliser le groupe. Également, féliciter et encourager les bons coups d’un enfant influence à reproduire le modèle et permet de mettre en valeur les compétences attendues.

Sa programmation des activités est plus adaptée au groupe, elle demande davantage la participation des enfants dans la préparation et la mise en place de ses idées. Les activités sont plus ouvertes, ce qui permet à chacun de relever des défis à sa mesure.

Annette, prend un moment dans la journée pour être seul avec l’enfant qu’elle appelle PETITS DÉLICES À PARTAGER. Ce temps, qu’elle prend avec l’enfant est planifié dans l’horaire. Cette intimité est respectée de tous, sachant très bien que leur tour viendra.

Annette s’implique de plus en plus dans les jeux des enfants tout en restant un adulte, elle s’intéresse et pose des questions ouvertes. Elle constate qu’elle prend beaucoup plus de temps à partager le plaisir de l’enfant, sa simple présence rassure et diminue les tensions au sein du groupe.

Le sens de l’humour réduit le stress et permet de dédramatiser. Annette n’hésite pas à faire rire, à changer l’usage, puis l’appellation des objets avec eux et imaginer des associations rigolotes. Ainsi, les petites Tornades peuvent devenir ses « Tornicotis Tornicotas … » ce qui provoque le rire chez ses amis(es).

Annette voit dans les changements apportés, des visages moins tendus, des enfants mieux intégrés, de l’autonomie pour résoudre des conflits mais surtout des rires et du plaisir qui rassurent une éducatrice.

Josée Lespérance
Enseignante en TEE

La mixité des religions : les accommodements raisonnables à l’ordre du jour

On tombe amoureux d’une personne et de ses forces. On aime ses convictions et surtout ses actions. Ces valeurs nous inspirent. Si on s’accommode d’abord de l’amour et de l’intérêt de l’autre pour nous, l’arrivée d’un enfant peut nous confronter ou pire encore nous séparer.

Si papa est chrétien et maman est musulmane, l’amour a déjà triomphé de leurs grandes différences. Il faut donc poursuivre en ce sens par des ententes heureuses et respectueuses.

Ainsi avant l’arrivée de l’enfant, il est primordial de prendre des décisions quand aux rituels : rituels pour les fêtes, la nourriture à adopter ou autre. Par exemple, papa chrétien, fêtera Noël et Pâques et maman se joindra simplement à l’évènement. Jusqu’à 4 ans, l’enfant a surtout besoin de deux parents aimants et qui l’investissent. À cet âge, il commencera à voir les différences mais sans trop se formaliser pourvu qu’il n’y ait pas de conflits ouverts entre les parents.

L’autre option est de faire vivre à l’enfant une religion plutôt que l’autre. Dans cet optique, un des deux parents renoncent temporairement à sa religion en donnant à l’autre la priorité.

Vers 7-8 ans, l’enfant cherche à comprendre un autre point de vue. Sans prétention, l’autre parent peut expliquer ses points de vue différents et faire confiance à l’enfant. Il faut se rappeler l’adage suivant : ce que tu fais parle plus fort que ce que tu dis. L’objectif n’est pas d’enseigner une religion mais d’atteindre la conscience de l’enfant qui devra un jour ou l’autre faire ses choix. Il est certain qu’une de ses valeurs sera l’ouverture d’esprit puisque ses parents auront bâti leur union grâce à cette optique de la vie.

L’important est d’établir un climat ouvert à la différence et accommodant. D’ailleurs il y aura des sujets à discuter au fur et à mesure du développement de l’enfant en gardant à l’esprit que même si l’enfant ‘ »pratique » une religion chrétienne par exemple à l’adolescence, il peut tout remettre en question et choisir la religion musulmane ou même l’athéisme.

On ne peut pas obliger un enfant à adhérer à la foi.

La conscience de l’enfant se nourrit de l’expérience de l’enfant, des actions de ses parents et des gens qui l’entourent, de ses lectures et de ses contacts avec ses amis.

Le plus grand de soi n’est pas une information à enregistrer mais plutôt une croyance à acquérir. Laissons le plus grand que soi agir pour le bien-être de notre enfant.

La bougeotte dans mon groupe

Cette année, j’ai un groupe qui éprouve le besoin de bouger, de se déplacer, de faire des jeux de grande motricité. J’entends souvent les enfants dire pousse-toi, je me surprends également à répeter « arrête de bouger, reste assis… ».
Comment puis-je je peux répondre à leur besoin moteur dans un local de jeu adapté pour jouer en atelier ?

Lorsque nous parlons d’espace de jeux, il faut envisager d’autres endroits dans votre maison qui peuvent être utilisés comme des espaces polyvalents. Car une salle de jeu ne permet pas toujours de répondre à ce besoin puisqu’il y a des objets et des coins installés en permanence. Un espace comme un corridor peut offrir à vos petits mousses des aménagements variés pour mieux répondre à leurs besoins. Cet espace est riche d’expérience puisque l’étroitesse des lieux permet des jeux structurés tout en exerçant leur motricité globale.

En voici des exemples :

L’utilisation du plafond

  • Suspendez des tissus et faire passer les enfants en dessous.
  • Suspendez sur bandes élastiques, des ballons dans des sacs en tissus.
  • Remettez aux enfants de se cacher derrière les panneaux de tissus suspendus.
  • Suspendez des plumes (pour souffler, les faire glisser dans leur visage, les toucher en s’étirant).

L’utilisation des deux côtés du corridor
(Les propositions qui suivent peuvent être installés sur du carton ou sur du coroplasme pour permettre la polyvalence de ses idées).

  • Mettez des images aux murs qui représentent des exercices.
  • Fixez des jeux aimantés.
  • Faites un labyrinthe en rouleaux d’essuie-tout pour faire descendre des objets.
  • Installer des grandes feuilles avec crayons suspendus.
  • Installez un mandala géant.
  • Mettez à la hauteur des enfants des images de type « où suis-je ? »
  • Jouez au tic tac toc au mur « tic tac toc géant).

L’utilisation du sol

  • Mettez des images pieds/main au sol.
  • Installez des longs serpents en laine dont il faut éviter.
  • Mettez des objets au sol dont l’enfant doit contourner.
  • Utiliser des balles de laine pour faire des formes au sol.

L’utilisation de l’espace pour jeu de grands

  • Organisez un coin grand dans le corridor.
  • Jouez aux élastiques.
  • Jouez au hockey en installant des buts (coussins) à chaque extrémité.
  • Tirez un enfant sur une couverture.
  • Vous déplacez en roulade au sol.
  • Faites rouler un ballon à chaque extrémité entre les jambes des enfants.
  • Jouez aux quilles.
  • Sautez dans une taie oreille.
  • Utilisez des boîtes comme auto pour se déplacer d’une extrémité à l’autre.
  • Faites rouler des voitures.

L’utilisation des corridors chez vous n’est peut-être pas courante mais l’expérimentation en vaut les déplacements et le plaisir qu’il procure.

Bonne bougeotte !

Planifier ou non? Comment bien démarrer l’année?

La planification d’activité en début d’année demeure toujours une préoccupation pour Sylvie. Doit-elle profiter de ce moment pour observer? Doit-elle faire des activités structurées avec les enfants? Doit-elle les laisser vivre des expériences entre eux? Doit-elle planifier oui ou non?

Dans un premier temps, il important pour Sylvie de se centrer sur les besoins de chacun des enfants. L’observation l’aidera à découvrir les intérêts, les goûts et le tempérament de chacun. Elle doit développer une relation significative avant de penser proposer et organiser des activités. Pour que Sylvie puisse planifier dans l’intérêt de son groupe, elle doit être significative pour l’enfant. Ses interventions individuelles auprès de chacun vont lui permettre créer un lien unique avec l’enfant.

S’impliquer dans le jeu spontané, stimuler les échanges avec l’enfant, encourager ses idées, valoriser les contacts entre eux, sont des gestes qui encouragent le développement du sentiment d’identité. Un pré-requis essentiel à un mieux-être personnel et relationnel de l’enfant. Des situations qui demandent peu de planification à Sylvie mais beaucoup de sensibilité et d’ouverture à accueillir chacun des enfants dans leur différence.

La planification de Sylvie doit être davantage dans les routines. La stabilité qu’apportent les routines représente pour l’enfant un moment sécurisant et un lieu d’apprentissage important. Chez le petit par exemple, la maîtrise de certaines habiletés motrices demande d’être soutenue et encouragée. L’utilisation d’objets stimulants, des exercices psychomoteurs peuvent aider dans ce sens. Alors que le petit de 3 ans doit développer sa concentration dans les étapes à suivre pour l’exercice de la routine, des jeux de photos, comptines qui rappellent les étapes sont des moyens à prévoir. Pour le plus grand, concilier son temps de jeu et la pratique des routines soulèvent parfois des frustrations, l’utilisation d’outils sonores, des références visuelles peuvent aider l’enfant à anticiper ce moment.

Afin de permettre à l’enfant de se familiariser avec sa nouvelle éducatrice, le nouveau groupe et pour certain un nouveau milieu, Sylvie doit planifier dans son horaire, du temps individuel et ce chaque jour avec chacun. Certains enfants sont plus demandants, d’autres cherchent plus notre attention ou attirent plus notre regard de par leur tempérament, leur attitude et parfois même par leur apparence physique. Ce temps précieux que vous prenez avec lui, démontre à l’enfant qu’il est important pour vous. Le reste du groupe observe votre geste et anticipe ce doux moment avec vous.

Je compare souvent la planification d’activités à une relation amoureuse, il faut se connaître et se faire reconnaître dans les goûts et intérêts de chacun avant de planifier des projets. En début d’année, il faut tisser des liens avec l’enfant dans des situations spontanées, offrir une stabilité dans les routines et avoir des moments en tête à tête avec chacun. Voilà une planification orientée sur l’être plutôt que sur le faire!

Pour une pouponnière de qualité….double ou simple ?

Josée Lespérance, enseignante TEE 

Avril 2010

www.aveclenfant.com

Dans le cadre de mon travail d’enseignante en techniques d’éducation à l’enfance, j’ai l’occasion de superviser des étudiantes en stage et parfois à la pouponnière. Mes observations dans le groupe 6/18 mois ont suscité chez moi depuis la dernière année une  réflexion sur la réalité du regroupement de 5 ou 10 bébés dans un même local. Mon questionnement  s’oriente au niveau de l’organisation humaine, matérielle et physique. Quelle orientation devons-nous donner au milieu de vie de l’enfant ? Quel type d’organisation matérielle, environnementale et humaine répond le mieux au développement du poupon, à la construction d’un lien sécurisant avec l’éducatrice ? Quelles sont donc les conditions optimales pour satisfaire ses besoins ? Quelles sont les qualités requises de l’adulte responsable du bien-être du bébé ?

 

C’est souvent autour de 8,9 et 10 mois que le petit arrive dans le groupe de la pouponnière. Les parents de l’enfant assurent généralement une sécurité affective dès la naissance. La réponse aux besoins de base du tout-petit lui permet de s’attacher à la personne qui lui prodigue les soins. Peu à peu, ce lien se construit et permet au petit d’explorer, manipuler, faire de nouvelles découvertes et renforcir sa confiance. Cette autonomie ne se fait pas automatiquement, puisqu’elle doit d’abord s’appuyer sur une confiance de base. Ce processus est  comparable à un adulte qui se retrouve seul sans préparation ni anticipation dans un autre pays et ce sans maîtrise de la langue. Pour que le petit puisse s’adapter, il lui faut du temps, de la stabilité dans les liens qu’il tisse avec l’adulte dans l’environnement de la pouponnière. Voici les questions à considérer pour aider au lien d’attachement chez le poupon. Avez-vous une stabilité dans le personnel de la pouponnière ? Votre approche est-elle centrée sur l’enfant ? Avez-vous du temps avec chacun des enfants ? L’intimité est  nécessaire à la création du lien. L’enfant doit sentir que l’adulte lui est totalement dévoué, la disponibilité lui paraitra une garantie. En groupe double, le milieu favorise t-il la continuité dans les liens enfants/ éducatrice (éducatrice attitrée et auxiliaire)? Avez-vous des humeurs stables afin que le bébé sache qu’il sera accueilli totalement quelque soit l’intensité de ses réactions ou les caractéristiques de son tempérament ? Quelles sont les conditions mises en place pour permettre à l’enfant de  reconnaitre les réactions prévisibles de l’adulte et ainsi avoir suffisamment confiance pour explorer et découvrir son environnement ?

Un bébé arrive à la pouponnière entre 8 mois et 18 mois. Certains milieux vont accepter des bébés plus jeunes de façon exceptionnelle afin de répondre aux besoins des parents. Il n’est pas rare de voir un tout petit de 4/5 mois en milieu familial. Notre rôle comme milieu de garde éducatif est d’offrir un service de qualité aux familles québécoises. Qu’en est-il pour le bien-être du tout petit en plein développement !!!  Dans les deux premières années de vie, le bébé se développe à travers ses sens et le mouvement. Il réagit à la voix de ses parents, aux bruits, à ce qu’il touche. Ses sens lui permettent d’explorer le monde qui l’entoure et son corps d’en définir le contour. L’addition de différentes stimulations répétées dans son environnement le conduit  vers une plus grande maîtrise de ses capacités motrices et stimule sa curiosité et son désir de poursuivre son exploration. Son besoin d’espace pour explorer lui fait vivre ses premiers conflits de territoire. Il est donc important à ce stade sensorimoteur de lui laisser le temps de se concentrer sur des phénomènes sans le bousculer dans ses apprentissages sans qu’il soit dérangé par la proximité ou l’intrusion constante de ses pairs. Difficile à 10 ou 15 bébés ! Le soutenir, le réconforter, lui parler favorisent son développement et le sécurisent. L’environnement sonore dans une  pouponnière double influence son développement. La discrimination auditive est essentielle à l’émergence du langage. Les expériences sensorielles interrompues, peuvent-elles nuire à sa concentration? Un environnement sur stimulé par le nombre de personnes qui y circulent (bébés, éducatrices, parents) permet-il à l’éducatrice de s’investir dans les moments privilégiés avec le bébé de favoriser l’intimité ? On ne peut négliger l’impact de ces visites sur le petit insécurisé par la présence des étrangers.

Le travail de l’éducatrice demande une bonne organisation autant en groupe double que simple. Lorsque nous parlons d’organisation du travail, plusieurs éducatrices me disent qu’il est plus agréable de fonctionner en groupe double en pouponnière. Mais regardons ensemble les gains du petit dans ce contexte. Le groupe double  permet une collaboration entre deux éducatrices dans l’exercice de leurs tâches. Est-ce que les enfants ont une éducatrice attitrée ?  Souvent l’enfant appartient à tout le monde et à personne…. Quant est-il de la stabilité dans les horaires de travail ? Est-il réaliste de demander aux petits de s’adapter au temps de pause, aux journées de planification et de congé des éducatrices. Combien de personnes interviennent avec le petit chaque jour 4, 5, 6 personnes. Quelle est l’éducatrice qui communique avec le parent ? Est-ce que je laisse circuler inutilement les membres du personnel dans mon local, en étant consciente du risque de transmission des microbes et de l’insécurité suscitée par la présence d’étrangers durant la période de l’angoisse de séparation ? Est-ce que les ouvertures et les fermetures se font en multiâge avec les bébés ? Est-ce que le poste de la pouponnière est sur 5 jours? Un CPE de Laval a ouvert une pouponnière simple dans son installation déjà existante. Le poste a été offert sur un horaire de 5 jours dans le but d’assurer une stabilité aux bébés. Un milieu de Lanaudière, ayant un permis pour un groupe double a opté pour faire deux groupes de bébés dans deux locaux à proximité l’un de l’autre. Il existe une collaboration entre les éducatrice, ils se partagent le même vestiaire, les jouets, échangent sur leur vécu. Mais chacune des éducatrices a  son groupe pour les moments de routines et les périodes de jeux. Il est certain, que ce type d’organisation demande de la souplesse et de l’ouverture. Certains coûts s’y rattachent également. Par exemple, avoir deux tables à langer, plus de matériel de jeux adaptés aux deux sous-groupes ainsi que des coûts de construction supplémentaires. La directrice de cette installation me dit que tout est possible pour le bien-être de l’enfant, il suffit de savoir s’organiser.

Dans la mise à jour de BRIO, un nouveau fondement a été ajouté  l’attachement. Les moyens pour renforcir ce lien doivent être mis en place dans l’organisation. Nous demandons beaucoup trop aux petits de s’adapter alors que nous sommes le modèle. Je suis toujours surprise de constater parfois que  des bébés sont relocalisés dans un autre groupe par manque de personnel, que des stagiaires se retrouvent en pouponnière en début d’année alors que l’éducatrice a un nouveau groupe,  de voir du personnel prendre leur pause café à la pouponnière sachant très bien que le petit à besoin de calme pour se sentir bien. Pourquoi organiser des sorties ou événements spéciaux avec tous les enfants de l’installation (pommes, cabane à sucre, fête de l’halloween) alors que le petit n’y retrouve aucun plaisir, mais beaucoup d’anxiété. Il est discutable d’instaurer du temps partiel en pouponnière, alors que nous savons que la stabilité est ce qui a de plus important pour la sécurité de l’enfant….

Démontrons donc à nos petits combien nous les estimons en leur procurant un milieu chaleureux, stimulant et surtout des adultes disponibles, à l’écoute de leurs besoins. Cela demande de ces adultes de faire le tri entre ce qui relève de leur désir d’adulte et ce qui s’appuie sur les besoins des enfants et surtout de choisir consciemment et professionnellement la centration au bébé.

Parfois nos attitudes, attentes et nos organisations démontrent que nous aimons l’enfant mais aimons-nous vraiment l’enfance ?

Une rencontre de parents… pour bien démarrer l’année!

Comme à chaque année, Marguerite se prépare à rencontrer ses nouveaux et ses anciens parents de son groupe multiâge. Elle considère ce moment important pour tisser des liens avec les familles, pour faire connaître le déroulement d’une journée, les interventions qu’elle favorise, ses attentes et les valeurs qu’elle soutient dans son milieu. Les thèmes, les événements et les sorties sont également discutés. Elle en profite pour faire des petits rappels sur les règles du milieu et les choses que les parents doivent apporter. Cette année, la rentrée est un peu spéciale, elle a implanté avec l’aide de sa conseillère pédagogique le programme JOUER C’EST MAGIQUE. Elle voudrait faire participer les parents à des ateliers afin de les sensibiliser au vécu de leur enfant. Mais comment peut-elle demander aux parents de faire un choix d’ateliers, de vivre des échanges entre eux et de partager avec le groupe, et ce dans un contexte démocratique? Un grand défi attend Marguerite!

À bien y penser, Marguerite se dit que si les enfants apprennent en jouant pourquoi pas les parents? Elle organise donc une soirée qui met en valeur le programme pédagogique de son milieu en gardant en tête les informations qu’elle veut transmettre. Voici donc sa démarche…

L’invitation est lancée. Elle prend soin de confirmer leur présence la journée même de la soirée par un rappel verbal. Marguerite a vraiment tout prévu pour avoir la participation de tous; une gardienne sera même disponible sur place pour les parents qui en ont besoin. La rencontre se fait dans l’environnement de leur enfant.

Marguerite débute le rappel des règles de son service de garde. Elle poursuit avec la présentation des différents tableaux que le parent peut consulter. Par exemple, le tableau des menus, des messages importants et des activités de la journée. Elle présente les objectifs du programme JOUER C’EST MAGIQUE et termine avec des photos des enfants du milieu représentant les cinq principes éducatifs. Elle fait visiter les cinq ateliers mis en place, soit le coin blocs, déguisements, arts plastiques, livres et manipulation. Le matériel de récupération, les jeux et les équipements disponibles font aussi l’objet de sa présentation.

Les outils pour travailler la gestion de groupe dans le cadre du programme sont expliqués aux parents: le tableau des tâches des enfants, le tableau des choix d’ateliers, de température et de gestion de conflits. Tout est mis en place pour que les parents puissent expérimenter chacun des coins. Pour ce faire, 4 problématiques de discussions sont placées dans chacun des ateliers pour alimenter les échanges en équipe de deux. Voici les sujets traités:

  1. Coucher mon enfant, un vrai casse-tête!
    À chaque soir c’est la même histoire, après le bain, je mets ma fille au lit. Je l’embrasse, la couvre bien, mais elle me rappelle à plusieurs reprises. Je finis souvent par m’impatienter et par claquer la porte de sa chambre… et elle pleure.
  2. Je me sens coupable!
    J’aime l’ambiance de la garderie, mais mon enfant est si petit…Je me sens coupable. Je me demande si elle s’ennuie beaucoup, si elle restera perturbée, est-ce qu’elle va m’aimer autant?
    Deux enfants mais tellement différents!
    Mes enfants sont en bas âge. Autant un possède un tempérament actif autant l’autre est discret. Lorsque l’on est en public, c’est le plus jeune qui répond pour le plus vieux. Je désire que chacun prenne sa place. Mais comment faire?
  3. Il fait toujours le difficile à la table!
    Mon garçon ne veut rien manger, je sais pourtant qu’à la garderie il mange bien. Sans même goûter il me dit qu’il n’aime pas, qu’il en a trop, qu’il n’a pas faim. Il va même garder de la nourriture dans sa bouche sans l’avaler.

Les problématiques sont lues aux parents pour les aider à faire leur choix d’atelier. Avec la photo de leur enfant, ils se choisissent un atelier. OUF, tous ont réussi à faire un choix sans conflit! Marguerite en profite pour faire un peu d’observation. Voici ce qu’elle a pu observer:

  • Une maman a fait son choix d’atelier avec une amie, après un certain temps elle a voulu changer d’atelier avec quelqu’un d’autre… Dommage personne ne voulait céder sa place car les discussions allaient bon train.
  • Un papa déçu de ne pas pouvoir aller dans l’atelier qu’il avait identifié au départ, puisque deux personnes y étaient déjà!

Marguerite peut aussi observer certaines déceptions lorsque vient le temps de se retrouver au GRAND CERCLE pour partager nos expériences.

  • On a encore des choses à se dire.
  • Pas déjà, on commence à trouver des solutions.
  • Peux-tu nous laisser encore un peu de temps?

Marguerite explique que les enfants vivent les mêmes frustrations dans leur jeu, mais elle maintient quand même sa demande pour pouvoir échanger sur leur vécu en sous-groupe.

Les parents parlent de leurs échanges, des éléments de solutions, des expériences vécues, ils disent trouver important de constater les mêmes problèmes dans chaque famille, ils se sentent moins seuls et constatent qu’ils ont eu l’occasion de mettre au profit des autres leurs trucs. Mais comme les enfants, les parents demandent à Marguerite des solutions. Elle intervient de façon démocratique, elle demande au groupe s’ils ont des idées pour aider l’équipe! Elle fait des liens avec le vécu de leur enfant et elle met en valeur ce que cette courte expérience leur a permis de développer. Elle se sert de cette occasion pour expliquer les expériences-clés du programme JOUER, C’EST MAGIQUE.

Marguerite distribue aux parents le journal quotidien de leur enfant, il est maintenant plus facile d’en expliquer le contenu suite à l’expérience vécue. La rencontre se termine par une période de questions, accompagnée de rires et de plaisir, comme avec les enfants! Marguerite constate que cette rencontre a été MAGIQUE pour faire connaître le programme éducatif à ses parents.

Deux semaines se sont écoulées après la rencontre de parents. Marguerite entend dans le vestiaire la maman de Philippe lui dire: «Je vois que tu as été dans le coin blocs ce matin avec ton ami Vincent, tu as appris à faire un garage avec … des boîtes de souliers.

  • Mais oui maman, Marguerite avait mis seulement des boîtes de souliers à la place des blocs de bois. Mon ami Vincent m’a dit viens Philippe je vais te montrer à faire un garage. Au grand cercle du matin, Marguerite nous a demandé de montrer notre construction et d’expliquer aux amis comment nous avions fait notre garage. Elle trouvait que nous avions eu ensemble une Super idée.»

La maman peut aussi lire dans le journal quotidien de son enfant que cette expérience a permis à son enfant de 4 ans de faire des pré-mathématiques (classer les boîtes, les aligner, choisir les grosseurs, grandeurs pour un plus grand équilibre). Il a également travaillé sa confiance en l’autre (permettre à Vincent de lui faire connaître son idée), sa capacité d’anticiper les événements (comprendre l’idée de Vincent), développer sa capacité d’être bien avec l’autre (collaborer au projet de Vincent et présenter au groupe leur création). Ces expériences s’additionnent à celles déjà en place et lui permettront d’aller encore plus loin dans une prochaine expérimentation.

La maman de Philippe peut maintenant faire des liens avec les cinq principes du programme éducatif qui sont :

  1. L’enfant est unique.
  2. L’enfant apprend par le jeu.
  3. L’enfant est le premier agent de son développement.
  4. Le développement de l’enfant est un processus global et intégré.
  5. La collaboration entre le personnel éducateur et les parents favorise le développement de l’enfant.

Marguerite observe depuis cette rencontre :

  • Une plus grande sensibilité du parent au savoir-être de son enfant (être bien avec soi et les autres).
  • Une préoccupation moins présente pour le produit fini et les activités scolarisantes.
  • Une compréhension de l’apprentissage par le jeu.
  • Une appropriation du programme JOUER, C’EST MAGIQUE
    Un intérêt à la lecture du journal quotidien de son enfant.
  • Une collaboration pour apporter du matériel de récupération.
  • Une plus grande compréhension et respect des règles et du fonctionnement du service de garde.
  • Mais surtout une plus grande RECONNAISSANCE du travail de la responsable de garde de leur enfant….

En début d’année, démarrer du bon pied C’EST MAGIQUE POUR L’ANNÉE…

Bonne rencontre !