Comment préparer une sieste tout en douceur?

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Il est bien connu les livres, les chansons, les histoires, les massages, et la musique sont des grands classiques pour la préparation de la sieste. L’expérimentation de nouveaux outils permet de revenir aux grands classiques avec beaucoup plus d’intérêt. La préparation à la sieste amène l’enfant à se détendre avant de s’abandonner au sommeil. La sieste permet la concentration et l’attention pour le reste de la journée, elle régularise les humeurs pour l’après-midi, elle limite les frustrations dans un contexte de groupe et évite ainsi le surmenage qui complique souvent le coucher du soir. L’organisation de la sieste va permettre à l’enfant de rentrer dans un sommeil tout en douceur.

Voici un petit truc tout chaud.

Confection de pochettes Magiques

Matériel

Fabriquez des petites pochettes d’environ 10 cm par 15 cm, ayant comme contenant une quantité égale de graines de lin et de son. Recouvrez la pochette d’une petite taie d’oreiller de même grandeur avec ouverture à velcro pour rendre l’outil lavable.

Objectifs

  • Amener la détente;
  • Sensibiliser à son corps;
  • Différencier le froid du chaud;
  • Prendre contact avec les autres;
  • Utiliser la pochette comme objet réconfortant;
  • Verbaliser ce qu’il aime de la pochette.

Utilisation

  • Avant la sieste, déposez la petite pochette au micro-ondes.
  • Distribuez une pochette magique à chaque enfant. On peut se faire des doudous sur notre joue, ventre, pieds. peut faire des doudous sur un autre ami. On peut le tenir dans nos mains pour écouter l’histoire. Dans un autre ordre d’idée, on peut également mettez les pochettes magiques dans les habits de neige pour réchauffer les poupons lors de sorties en poussette.

Bonne sieste!

La sieste en service de garde ou comment gérer les demandes des parents

Geneviève est une petite fille de deux ans et demi. Elle est joyeuse et dynamique; elle dépense beaucoup d’énergie à courir, sauter et grimper. La danse et la musique l’animent beaucoup dans ses jeux de motricité. Chaque jour après le dîner, Geneviève démontre à son éducatrice, Caroline, des signes de fatigue. Elle se frotte les yeux, elle tourne une mèche de ses cheveux, elle bâille et cherche à s’isoler. Geneviève s’endort rapidement et se réveille après deux heures de repos. Par contre, le dodo du soir semble plus difficile. Elle pleure, elle crie, elle demande à papa ou maman de se faire bercer. Ce rituel prend des allures de torture lorsque le parent la croyant endormie la repose dans son lit pour la troisième fois… qui n’est pas forcément la dernière! Ses parents en parle à l’éducatrice et insistent auprès d’elle pour qu’elle réveille Geneviève après une heure de sieste. Comment répondre à la demande des parents et respecter le besoin de sommeil de Geneviève?

Réponse
La routine de la sieste entraîne souvent des demandes de parents qui ont des difficultés le soir à coucher l’enfant. Leur première intervention est de demander de ne pas faire dormir leur petit ou de le réveiller avant la fin de la sieste. L’éducatrice va parfois répondre à la demande et réveiller l’enfant. Le parent peut aussi insister auprès de son petit en lui demandant de ne pas dormir à la sieste. L’enfant peut combattre en se berçant sur son matelas, s’agiter pour rester éveillé, insister auprès de son éducatrice qu’il ne doit pas dormir. La sieste devient donc pour l’enfant, ayant un besoin de sommeil, une torture, un moment d’anxiété difficile à contrôler. Il est prouvé qu’un enfant contrarié dans son besoin de sommeil sera agité, pleurnichard et intolérant. Les fins de journée seront plus difficiles. Ces comportements se retrouvent à la maison pour se terminer avec la valse des dodos au coucher.

Une étude du centre de recherche Bécima démontre que 59% des parents rencontrent des problèmes à faire dormir leur enfant. Contrairement à ce que nous pouvons penser, un enfant privé de sommeil durant la journée peut s’opposer également au sommeil du soir. Les difficultés d’aller au lit et le syndrome du rappel peuvent indiquer chez l’enfant la peur de rompe les liens affectifs avec son parent et la crainte d’être exclus de la famille. Il cherche à garder auprès de lui l’être aimé. Si l’enfant ressent l’appréhension de son parent à la période du coucher, la séparation se fera dans l’insécurité.

Caroline reconnaît qu’il est exigeant de vivre une telle situation. Après une journée d’occupation et de préoccupations, les parents de Geneviève se sentent épuisés, lessivés et même enragés après avoir bercé la petite plusieurs fois dans la soirée en espérant que c’était la dernière.

Par contre, Caroline trouve important de respecter le besoin de Geneviève. La petite démontre des signes d’endormissement et de fatigue dont elle ne peut faire abstraction. De plus, Caroline sait que la sieste est une récupération pour le corps. Une période importante pour la mémorisation des apprentissages, l’intégration des connaissances, la maturation du système nerveux et du cerveau. Tous travaillent au développement de l’enfant durant l’état de sommeil. Les hormones de croissances sont également en fonction.

Caroline écoute la demande des parents, elle cherche avec eux à comprendre les réactions de la petite face au dodo du soir. Elle informe les parents de ses observations et du rituel mis en place pour la préparation du dodo. Elle explique la présence de la sieste dans un contexte de groupe, elle insiste sur la valeur de l’autonomie et du respect de l’enfant dans son besoin de sommeil. Les échanges avec les parents de Geneviève ont permis de mettre en place à la maison un rituel qui répond au besoin de sécurité de l’enfant. Le besoin d’être bercé par son parent ne permettait pas à la petite de développer l’autonomie dans le sommeil. En effet, Geneviève demandait toujours des bras pour pouvoir faire dodo, lorsqu’elle se réveillait il lui était impossible de s’endormir sans les bras de papa ou maman. Il est donc vrai de dire que l’enfant dort comme il s’endort!

Les besoins de sommeil varient pour chaque enfant, mais peu d’enfants bénéficient des heures de sommeil dont ils ont réellement besoin. La vie des familles qui fréquentent les services de garde est tumultueuse. Les enfants se lèvent tôt, passent parfois de longs moments en voiture pour se rendre au service de garde, se retrouvent dans un contexte de groupe et de bruit, doivent suivre des consignes, vivent des frustrations et passent parfois plus d’heures dans le milieu de garde que leur éducatrice. La sieste ou la relaxation est nécessaire pour recharger les batteries au même titre qu’une pause pour l’adulte dans son milieu de travail. Il est certain qu’un enfant de quatre ans peut avoir besoin moins de sommeil dans la journée. Par contre, le rythme de chacun doit être respecté. La période de détente est nécessaire mais après vingt à trente minutes de relaxation, l’éducatrice peut offrir à l’enfant qui s’est bien reposé de se lever. De cette façon, il apprend à s’arrêter et à être sensible à ses signaux de fatigue.

L’enfant qui dort à la sieste a besoin de dormir, il est donc incohérent de le réveiller ou de l’empêcher de dormir en souhaitant un couché plus facile le soir. Nous sommes voués au bien être des enfants. Lorsque nous devons agir de la sorte, nous sommes loin de respecter les besoins individuels de nos enfants!

Comme équipe de travail, il est important d’informer le parent de l’importance du sommeil chez l’enfant. Mettre en place les objectifs rattachés au sommeil dans votre milieu. Face à une demande d’un parent, TOUTES LES ÉDUCATRICES doivent avoir les mêmes attitudes soit le respect de la demande, l’écoute et le désir de travailler en collaboration dans le but de supporter la famille. Le service de garde doit faire de la sieste…. une continuité dans le développement de l’enfant !

Dodo, l’enfant do est un texte pour aider les parents à préparer le dodo du soir avec leur enfant. Un bel outil que vous pouvez distribuer dans vos milieux.

La période de la sieste en service de garde demeure un sujet souvent discuté entre éducatrices. Doit-on respecter les demandes des parents qui veulent qu’on réveille ou qu’on ne couche pas leur enfant? Doit-on faire dormir les grands? Que faire avec un enfant qui perturbe le sommeil des autres?

Le supplice de la sieste

L’heure de la sieste avec les ami(e)s de 3 ans est devenue un vrai supplice pour Pierrette. Chaque jour, c’est la même histoire au dodo. Mathieu chante pour déranger les autres, Catherine replace sa couverture et son toutou plusieurs fois avant de dormir, Charles fait du bruit avec sa bouche et ses pieds, Léa touche le matelas de l’amie à côté pour la faire réagir. Heureusement, il y a deux enfants, Julie et Pierre-Luc, qui s’endorment rapidement. Pierrette peut alors donner du temps aux ami(e)s plus demandant. Pierrette se questionne sur sa façon de préparer cette routine. Est-elle assez disponible avec chacun? Les enfants ont-ils assez de temps pour digérer le repas avant le dodo? L’activité de groupe permet-elle à l’enfant de se détendre? Ce qu’elle met à la disposition de l’enfant avant le dodo est-il assez stimulant et varié? Pierrette se demande même s’il n’est pas préférable de lever les enfants qui ne dorment pas pour laisser reposer ceux qui ont plus besoin de dormir…

La qualité du sommeil des enfants de 2 à 12 ans au Québec décroît depuis les 13 dernières années. Plusieurs raisons peuvent être en cause; l’enfant suit l’horaire de l’adulte et les heures de déplacement pour aller porter l’enfant au service de garde oblige le parent à lever l’enfant plus tôt et à revenir à la maison plus tard; l’environnement nuit aussi parfois au sommeil de l’enfant (bruit, problèmes dans le couple, manque de stabilité dans la vie de l’enfant), etc. D’autre part, dans notre société de performance, le sommeil a mauvaise réputation car il est reconnu comme une perte de temps et non productif. Puisqu’ils sont les modèles de l’enfant, il est essentiel que l’enfant ressente que les adultes autour de lui font du sommeil une priorité.

Le nombre d’heures de sommeil pour les enfants de 2 ans est de 14 à 16 heures; de 12 à 14 heures pour ceux de 3 à 4 ans et de 10 à 12 heures pour les 4 ans et plus.

La sieste en service de garde doit être une priorité au même titre que l’heure du repas. Bien entendu, selon le groupe d’âge, celle-ci peut-être différente. Par exemple, avec un enfant de 4 ans nous parlons plus d’une relaxation que d’une sieste; après 20 à 30 minutes de détente, il est souhaitable de lui permettre de se lever et de s’occuper à des jeux calmes. Par contre, il serait préférable qu’un enfant de moins de 4 ans puisse faire une sieste d’une durée de 1 à 2 heures au service de garde si on veut qu’il puisse passer un bel après-midi avec ses ami(e)s.

Il est certain, qu’il y a des facteurs importants à considérer pour favoriser l’heure de la sieste au service de garde. L’attitude de l’éducatrice à cette routine, permet à l’enfant de connaître ce qu’on attend de lui. Être douce et détendue, créer une ambiance de détente tout en étant ferme dans les consignes de la sieste favorise sécurité et abandon de l’enfant. Un rituel bien structuré donne plus de temps à l’éducatrice pour s’investir avec chacun des petits. Par exemple, l’enfant sait qu’il doit aller à la toilette, laver ses mains, brosser ses dents, placer son matelas et sa couverture avant d’aller se chercher un jeu calme, etc. Ce rituel aide l’enfant à se situer dans le temps. Il est aussi préférable de coucher l’enfant une heure après avoir mangé, ainsi vous permettez à la digestion de se mettre en fonction à l’état d’éveil. Il est toujours désagréable de se coucher le ventre plein, c’est la même chose pour l’enfant!

Les jeux à la disposition avant le dodo doivent respecter 3 règles:

  1. Le jeu doit permettre de jouer seul.
    Ce qui lui offre l’occasion de couper les liens relationnels avant de se détendre, se centrer sur lui et prendre conscience des signaux de fatigue que son corps lui envoie.
  2. Le jeu doit permettre la créativité.
    Ce qui est mis à la disposition doit offrir à l’enfant la possibilité de jouer à sa façon. Par exemple, avoir des petits sacs de dodo avec des plumes ou avec des bâtons à café. Une quantité importante (12 sacs pour un groupe de 8) permet une plus grande expérimentation et développe l’intérêt pour un sac en particulier.
  3. Le jeu doit permettre une limite de temps et de moment.
    Le jeu offert à la sieste doit l’être seulement pour ce moment de vie pour une période de 10 à 15 minutes avant de passer à la détente. De cette façon, le jeu offre un effet de nouveauté et l’enfant apprend graduellement à couper avec le filet de sécurité qui est son éducatrice.

Petits trucs pour préparer la sieste:

  • Favorisez l’endormissement, diminuer les sources de lumière dans le local avant de passer au dodo.
  • Apprenez aux enfants à parler moins fort pendant la préparation au dodo en parlant vous-même à voix basse.
  • Racontez l’histoire avant les petits jeux individuels afin de laisser une période d’intimité à l’enfant.
  • Offrez à l’enfant de la musique sans parole pour éviter que l’enfant chante ou que la parole laisse l’enfant en état d’éveil. Pas plus de 5 à 10 minutes de musique de fond; au-delà, la musique peut fatiguer et irriter.
  • Animez des périodes de relaxation. À ce sujet, je vous recommande le livre Jeux de relaxation (Nicole Malenfant, Publications du petit matin) dans lequel on retrouve plus d’une centaine de petits jeux pour aider les enfants à se calmer et à se concentrer.
  • Prenez le temps avec chacun des enfants pour une caresse, des mots d’encouragement, une voix douce à l’oreille, un câlin, des bras réconfortants, etc.
  • Permettez aux enfants d’avoir leur objet de transition, d’apporter un objet de la maison pour le dodo.
  • Avoir pour chacun des enfants un album photos de leur famille pour la période individuelle du dodo.
  • Variez les jeux de détente avec des objets nouveaux, par thèmes, par évènement (Pâques, Noël).
  • Offrez une série de cartes de différents sujets que l’enfant peut regarder.

Malgré ces conseils, il ne faut pas tomber dans le piège de la recette miracle, certains enfants peuvent vivre des difficultés à la sieste qui sont complexes à comprendre. Il est important pour l’éducatrice d’être patiente et de prendre le temps d’observer le comportement de l’enfant. Mieux connaître les réactions de l’enfant à la routine du dodo aide l’éducatrice à mieux intervenir.

Petits dormeurs en peur

Mon enfant semble faire des cauchemars. Il hurle durant la nuit. Lorsqu’on entre dans sa chambre, il est assis et il respire rapidement. Même si on lui parle, ça ne le calme pas. Si on le recouche, il se débat puis se rendort de lui-même. Qu’est-ce que je peux faire pour l’aider ? Ses cauchemars m’inquiètent.

Ce que vous me décrivez soit un éveil partiel une à 4 heures après l’endormissement, une crise d’environ 5 minutes au cours de laquelle l’enfant est confus, inconscient de la présence des autres, semble être une terreur nocturne. Le cauchemar est un rêve terrifiant qui survient vers la fin de la nuit (le dernier tiers) alors que la terreur nocturne éveille l’enfant au début de la nuit. Lorsque l’enfant fait un cauchemar, il se réveille, est effrayé et peut parfois raconter son rêve. L’enfant perturbé par une terreur nocturne est confus et peut avoir chaud et se débattre. Il est capable de se rendormir rapidement. Le retour au sommeil de l’enfant qui est effrayé par un cauchemar peut être retardé par la peur qui persiste.

On estime que 3 % des enfants de 3 à 5 ans voient leur sommeil perturbé par des terreurs nocturnes. 5% des enfants font des cauchemars de façon régulière. Entre 28 % et 38 % des enfants âgés de 3 à 5 ans sont réveillés à l’occasion par des cauchemars.

Prescription pour les dormeurs en peur

Dormeurs en proie aux cauchemars

  1. Restez calme. Un parent qui affiche sa peur inquiète l’enfant et lui confirme qu’il a raison de craindre les monstres de son rêve.
  2. Réduisez les insécurités et faites le test de la réalité. Les peurs ne sont pas mises en dérision mais plutôt explorées. On vérifie sous le lit, on barricade les fenêtres contre les montres, on visite le garde-robe.
  3. Respecter les conditions d’isolement du couple parentale. Rassurez l’enfant dans propre lit.
  4. Dites à l’enfant que tout le monde a des cauchemars quand il est petit.
  5. On peut faire dessiner les cauchemars ou faire raconter. L’importance, c’est d’écouter sans juger.

Dormeurs en proie aux terreurs nocturnes

  1. Attendez qu’il se rendorme, il est inutile de le réveiller. Le travail sécurisant doit se faire le jour.
  2. Évitez de lui parler ou de le prendre. L’enfant ne remarque pas la présence de l’adulte et peut même en avoir peur.
  3. L’agitation ou le stress peut être réduit à l’aide de jeux d’eau, de sable. Les jeux dans le bain sont très recommandés.

Comment adhérer aux saines habitudes?

Josée Lespérance, enseignante TÉE

Octobre 2014

www.aveclenfant.com

Inspiré du cadre de référence GAZELLE ET POTIRON, je me suis penchée sur les 4 environnements favorables à la saine alimentation, au jeu actif et au développement moteur chez nos tout-petits pour proposer des pistes d’actions que le service de garde peut mettre en place pour adhérer à de saines habitudes.

Intervenir sur les environnements permettra une saine alimentation et des occasions fréquentes de bouger et de s’adonner au jeu actif. Voici donc comment…

1-Environnement Physique : L’environnement physique est de mettre en place un environnement et du mobilier adéquat pour répondre aux besoins de tous. Par exemple, pour les repas avoir du mobilier adéquat pour que l’enfant y soit confortable, avoir des espaces dans le local pour bouger, matériel polyvalent qui oblige l’enfant à explorer et manipuler de différentes façons.

2-Environnement Socioculturel : L’environnement socioculturel est de reconnaitre l’importance de bien s’alimenter pour bouger adéquatement. L’attitude de l’éducatrice est vitale, elle doit mettre en place des règles de sécurité, identifier le potentiel de chacun des enfants, aller chercher la collaboration des parents. Le milieu doit créer un mouvement d’équipe pour permettre de saines habitudes. La sensibilisation de chacun des acteurs assure la réussite de cet environnement. Par exemple, consommer avec enthousiasme le même repas que l’enfant, faire une banque d’activités qui bouge à faire à la maison. Inviter les parents/enfants à expérimenter les activités au service de garde lors d’une journée spéciale.

3-Environnement Politique : Cet environnement donne le ton du service de garde, avoir une politique connue de tous pour préciser l’importance d’une saine alimentation, du jeu actif et du développement moteur des enfants dans le service de garde. Présenter des alternatives dans votre politique. Par exemple, une journée de grand froid il est possible d’être actif à l’intérieur dans la salle multifonctionnelle, dans le local de l’enfant en déplaçant des meubles. Suivre la charte de température du ministère pour prendre une décision.

4-Environnement économique : Cet environnement fait appel à l’argent pour soutenir l’environnement physique et socioculturel. Le milieu doit penser à des moyens pour réduire certains coûts. Par exemple, faire des achats alimentaires regroupés, faire l’inventaire du matériel pouvant servir à des jeux actifs plutôt que d’acheter du nouveau matériel. Utiliser de la récupération pour inventer des jeux.

On sait tous que la petite enfance est la période cruciale pour créer de saines habitudes de vie. Le service de garde est le lieu par excellence pour sensibiliser l’enfant et sa famille dans ce sens.

Nous constatons que le tout-petit est de plus en plus sédentaire, selon l’enquête canadienne sur les mesures de santé en 2007 au Canada, 62% des enfants passent la majorité de leur temps d’éveil à des activités sédentaires, soit 8.6 heures par jour en moyenne.

D’après la société canadienne de pédiatrie en 2012, seulement 7% des enfants de 1 an à 4 ans répondent aux nouvelles directives canadiennes en matière d’activité physique. Les enfants devraient faire environ 90 minutes d’activités physiques d’intensité moyenne à élevée durant sa journée.

Sachant que 52% des enfants Québécois fréquentent un service de garde, nous sommes un acteur principal pour encadrer l’enfant à de saines habitudes de vie.

(Référence statistiques : Veilleaction.org)

Voici quelques pistes d’actions que le service de garde peut faire :

1-Mettre plus d’activités physiques au programme : Le service de garde mise beaucoup sur des activités cognitives et des activités de motricité fine. L’activité motrice est parfois oubliée  pour la réalisation de beaux bricolages. Intégrer aux routines quotidiennes des activités physiques est une avenue prometteuse pour augmenter le temps actif des enfants 2 à 5 ans. C’est une façon de faire acquérir des habiletés motrices pour en assurer un développement adéquat. : « Sans des habitudes motrices suffisamment développées l’enfant risque de vivre des difficultés d’apprentissage dès ses premières années scolaire ». (Référence : veilleaction.org)

2-Prévoir de l’espace pour l’activité physique : Il est observé que le mauvais temps et le froid limitent les occasions de bouger à l’extérieur. Il est donc important d’avoir un coin pour bouger à l’intérieur au même titre qu’un coin lecture. Offrir aux enfants la possibilité de bouger limite les conflits et réduit par le fait même les interventions négatives de l’éducatrice. Il est important que le milieu se dote d’une politique pour augmenter le temps passé à l’extérieur. « Des recherches démontrent que le milieu extérieur constitue un milieu riche et permet d’augmenter le niveau d’activités physiques d’intensité moyenne à élevée. » (Référence : Portrait du développement moteur et de l’activité physique au Québec chez les enfants 0-9 ans, Claude Dugas PH.D et Mathieu Point M.SC.

3-Le jeu libre au programme : L’enfant bouge plus en jeu libre qu’en jeu structuré car il va à son rythme avec moins de contraintes. Nous observons que le jeu libre n’est pas toujours utilisé comme il se doit. Or, plus nous organisons les enfants dans des jeux structurés moins ils prennent de l’initiative et moins ils sont actifs. Lorsque l’enfant est en attente pour poursuivre une activité, son temps de jeu est réduit. Des enfants inscrits à des cours de ballet, natation dépensent moins d’énergie qu’un enfant qui s’amuse en jeu libre dans la cour.

4-Le rôle de l’éducatrice : Il est prouvé que l’enfant est plus actif lorsque du matériel stimulent est à sa disposition. L’éducatrice doit davantage planifier des mises en scène pour créer de l’intérêt chez l’enfant que des activités dirigées. Prendre le temps d’observer ce qu’ils aiment faire permettra de mettre à la disposition de l’enfant des scènes qui susciteront la découverte et l’expérimentation. Par exemple, le groupe de 4 ans aiment jouer au ballon. Placer dans un coin du local différentes cibles pour lancer (drap suspendu avec des cercles découpés, des boîtes au sol de différentes grosseurs, des cerceaux suspendus, etc.). Ajouter des ballons afin de permettre à tous d’expérimenter. La mise en scène doit être planifiée et organisée au même titre que l’activité dirigée et peut-être transportée aussi à l’extérieur.

5-Le matériel : Contrairement à ce que nous pouvons penser, le matériel de grosse dimension comme un module de jeu place moins l’enfant dans l’action. Le matériel comme des ballons, des cerceaux, des foulards font bouger davantage les enfants. Il est donc important d’avoir un sac avec du matériel pour nos sorties au parc, des bacs thématiques pour des mises en scène dans la cours sont des outils qui peuvent faire la différence.

Adhérer à de saines habitudes de vie demande au milieu garde de la motivation à entreprendre des changements. Ces changements ne peuvent se faire tous en même temps ni se faire seul. Une étape à la fois pour réaliser les changements souhaités permettra à chacun des acteurs à s’adapter. « SAVEZ-VOUS QUE ??? Le changement se fait plus facilement s’il est décidé et soutenu par une équipe et des partenaires motivés que par des gestionnaires et administrateurs convaincus » (Cadre de référence GAZELLE ET POTIRON).