Considérer le bébé comme une personne et un partenaire…Il faut y mettre du temps!!!!!

FacebookTwitterLinkedInPartager

Lyne Archambault, éducatrice – formatrice

Octobre 2013

www.aveclenfant.com

Être une éducatrice et travailler auprès des poupons, sans toutefois agir avec eux comme dans une manufacture, est souhaitable et devrait être notre leitmotiv. C’est vrai : s’occuper de 5, 10 ou 15 dans un même local, c’est tout un défi ! Avec notre équipe de travail ou seul pour cinq bébés, on doit prendre le temps de vivre avec les petits. En d’autres mots, le bébé est notre partenaire !

Voici le premier principe du livre Le Bébé en Services Éducatifs .C’est certain me direz-vous, mais dans les faits. Prenons-nous le temps qu’il faut pour considérer le bébé comme une personne et un partenaire ? Dans tous les horaires et les routines, est-ce que nous lui donnons le temps d’attendre sa réponse, par son regard : son approbation ? Le temps de réaction est plus lent chez le petit. Ainsi, la patience est souvent demandée comme qualité première pour être une éducatrice, surtout quand il vient le temps d’attendre la collaboration des petits.

Alors si le bébé est mon partenaire, je lui demande pour le prendre, et même si le temps me presse je ne le prends JAMAIS de dos… Je le préviens en lui disant ce que l’on va faire. Je fais équipe avec lui pour son habillement pour la sortie en lui donnant la chance de participer. En rentrant, profitez de ce temps, car le petit adore tirer son chapeau, ses mitaines et Bravo magie tout est enlevé et c’est lui qu’il l’a fait !! Valorisez notre ami, il se gonflera de fierté.

Je lui montre et lui dis ce qu’il va manger. On touche le plat, on regarde le repas, on sent l’odeur du poisson et on présente la soupe par exemple, voilà de belles façons d’éveiller nos cinq sens. De plus, je le fais patienter au repas en connaissant ses limites et je souligne ses progrès. Je lui parle en préparant son repas, je chante pour le faire patienter tout en préparant le repas. Je lui parle si je dois le rassurer, je nomme chaque enfant en distribuant les plats. Je lui souhaite bon appétit mon ami .Je suis assise avec lui à la table et non comme une serveuse qui s’exécute.

J’ai toujours le bébé que je nourris devant moi et mon regard est vers lui, si je dois m’éloigner je l’avertis. En lui laissant sa cuillère et moi la mienne pour lui donner des bouchées entre les siennes, le petit participe ainsi à son repas. Les petits comme dans un souper de famille sont capables d’attendre leur repas, nous formons une équipe nous nous respectons mutuellement.

Je ne fais rien à sa place sans lui donner la chance de le faire seul et attendre si il a besoin de moi, par une question je lui demande si il a besoin de mon aide. Pour le respecter, je ne dérange pas le petit qui est occupé à explorer. Je ne crée pas de besoin si il est occupé à explorer à sa façon. Son temps d’exploration est unique à lui et précieux. S.V.P. ne pas déranger bébé travaille !!!! Son environnement est sans visiteur non annoncé, la circulation est limitée pour éviter une ambiance de cirque. L’éducatrice est là pour lui, et non l’inverse !

Appeler le petit par son prénom, lui parler, respecter son rythme biologique, l’observer sans comparaison et surtout sans commenter devant les bébés sont des attitudes gagnantes. Le changement de couche est une occasion pour le faire participer, attendre son approbation du regard, lui demander de tenir sa couche, le regarder et échanger avec lui et juste avec lui !

Le lavage des mains au lavabo pour la collation et le repas est une routine. J’invite le petit qui n’est pas occupé à venir laver ses mains. Dès mon invitation lancée, il vient vers moi. Je préviens l’ordre des enfants qui attendent leur tour ! Les amis s’occupent et peu à peu tous les amis se retrouvent à la table pour manger.

Toutes les routines deviennent des moments privilégiés à partager avec eux à chacun leur tour. Il faut à la fin de ma journée d’éducatrice que chaque enfant ait reçu du temps seul avec moi et surtout du temps de qualité…Que ce soit pour être bercé pour le dodo, pour un jeu de coucou avec la débarbouillette ou pour un fou rire échangé ; il faut s’arrêter à observer tout ce petit monde. De plus, grâce à de belles observations auprès des enfants, les cahiers de communication seront plus intéressants et pertinents à lire pour leurs parents.

Dans le livre Le Bébé en Services Éducatifs, une liste de pratiques souhaitables pour chaque principe se retrouve. Voici donc un outil merveilleux pour évaluer notre pratique et se créer des objectifs seul ou en équipe, afin de revoir notre organisation et que nos actions reflètent nos pensées. On le sait que le bébé est une personne et un partenaire, mais dans l’action peut-être c’est facile d’oublier. Nous devons y penser….et surtout prendre du temps !!! Bonne réflexion !

 

Référence : Le Bébé en Services Éducatifs de Jocelyne Martin, Céline Poulin et Isabelle Falardeau éditions : presses de l’université du Québec.

Mon éducatrice est en vacances, mais pas moi

Comment pouvons-nous préparer le tout-petit au personnel de remplacement durant les vacances de son éducatrice ?

Les mois de l’été apportent souvent un vent de changement dans nos CPE. Les routines, les activités, les vacances des enfants ainsi que celles des éducatrices font partie des modifications durant la période estivale. Le fonctionnement habituel des moments de vie dans le milieu se voit donc transformé par des jeux et des routines à l’extérieur et accompagné par du personnel de remplacement. Le petit doit s’adapter à un nouvel horaire quelque peu bousculé et à une nouvelle éducatrice. Plus l’enfant est jeune plus il a besoin d’être préparé aux changements. Le tout-petit doit être capable d’anticiper les événements pour développer un sentiment de sécurité dans son milieu. Il va se sécuriser peu à peu par les mots qui annoncent ce qui se passe et ce qui va se passer après. Rétablir les rituels dans les routines, maintenir le maximum de stabilité dans son environnement physique et humain est donc capitale. L’équilibre des différents moments de la journée permettra au petit de liquider ses tensions dans les jeux moteurs. Lorsqu’il est sécurisé de ce qui est à l’extérieur de lui, il est alors plus facile de sécuriser son intérieur. Il peut mieux accepter les changements. Il est donc très important de le préparer à vivre un été chaud de plaisirs et de changements. Voici quelques trucs pour aider notre petit à mieux accepter les chambardements que les vacances procurent.

  • Impliquez la nouvelle personne dans vos activités de stimulation avec le petit. L’enfant développera plus facilement un lien avec la personne par le biais du jeu.
  • Invitez la personne de remplacement à vous accompagner dans l’exercices de vos tâches, pour permettre au petit de se familiariser et faciliter le maintien de vos routines par cette nouvelle personne.
  • Respectez le rythme de l’enfant qui désire créer un lien à distance. Parlez lui tout en gardant la distance acceptable pour le petit.
  • Parlez à l’enfant de cette personne lors de son absence en lui présentant des photos de celle-ci.
  • Avisez et présentez cette nouvelle personne aux parents. Ce qui permettra également au parent de l’enfant de s’adapter et de parler de la nouvelle éducatrice à son enfant.
  • Offrez des périodes de prises en charge graduelles sans votre présence à cette nouvelle personne.
  • Ayez des photos affichées qui représentent des activités faites avec l’enfant et son l’éducatrice. De cette façon l’enfant peut se repérer à une personne significative. L’éducatrice remplaçante peut-même jouer à nommer les actions de chacune des photos.
  • Vous pouvez jouer à enregistrer votre voix en chantant des chansons pour le dodo.
  • Facilitez l’adaptation de l’enfant en choisissant une personne qui fait soit la rotation ou les remplacements dans votre CPE. Pour le petit cette figure ne lui est pas étrangère, il acceptera plus facilement de créer des liens avec la personne.
  • Assurez vous que la remplaçante reconnaisse les besoins de chacun des enfants par exemple la façon de le coucher, les jeux qu’il aime. etc

L’été est une période bien agréable pour tous, même pour le petit !! Il n’est pas toujours nécessaire de s’astreindre à un programme d’activités fixes. Ayez en tête que le petit et la remplaçante le simple fait d’être plus à l’extérieur dans un environnement qu’ils maîtrisent et de s’adapter l’un à l’autre leur feront déjà vivre un été chaud en émotions et rempli de petits plaisirs estivals!!

Maintenant que tout est mis en place pour mon adaptation pour l’été, il me reste plus qu’à souhaiter bonnes vacances à mon éducatrice préférée!!!
Signé : un enfant de 2 ans.

Mme Marois n’écoutez pas Mme Malavois

Imaginons un enfant de 4 ans en milieu défavorisé entouré de parents aimants mais « sans le sous ». Maman reste  à la maison pour prendre soin de ses enfants. À l’heure du diner William , après avoir passé son temps à la télé ou à jouer avec sa figurine super héros , s’approche de la table pour y manger encore un plat simple et sans nouveauté  car Maman doit faire beaucoup avec peu. Elle débarbouille  ses petits après le repas pour la sieste  mais pas notre grand William. Maman lui permet  de se rendre chez son petit voisin pour jouer à son jeu playstation. Puis au retour, il mangera le même repas du dîner car il ne faut pas faire de gaspillage. Vite au bain et après un peu de télé on met tout ce beau petit monde au lit.

Imaginons ce même enfant au service de garde. Il arrive et rencontre son groupe 4 ans. Il peut choisir d’aller au coin blocs ou au coin faire semblant ou vers un autre coin qui l’intéresse. Puis après s’être lavé les mains il va prendre sa collation de yogourt et fruits tout en parlant avec son éducatrice. Elle  leur annonce que ce matin, ils vont faire un projet sur le thème des chevaliers. Elle invite les enfants à créer un château pour  la princesse qui a perdu le sien. Et tout au long de l’activité, l’éducatrice insiste sur les mots entourant les princes et princesses et leur château. De pont levis à armure en passant par les armures « cotte maille », les enfants apprennent du nouveau vocabulaire en jouant.

Comme la journée est  ensoleillée et malgré le froid, les enfants s’habillent et vont jouer dehors avant le dîner. Une belle montagne de neige les attend. Cris, « poussaillages », courses, poursuites, balles de neige etc. les enfantsJOUENT.  Au dîner, oh surprise, du tofu aux légumes. Notre petit William aime ça et en redemande à deux reprises. Avant le dodo, l’éducatrice reprend son livre sur les châteaux et ramène les nouveaux mots présentés en matinée, dans le but de leur rappeler le nouveau vocabulaire. Le repos est pour tous les amis de 4 ans suivi d’un temps tranquille où l’on peut regarder un livre. L’après-midi se poursuit par une collation santé  et se termine par des jeux libres où William peut expérimenter de nouvelles compétences.

William revient chez lui content, heureux de revoir sa famille et satisfait d’avoir joué avec ses amis. Cette description d’événements je la connais car en tant qu’éducatrice je l’ai  vécue plusieurs années. Je suis certaine que l’enfant de 4 ans est mieux en service de garde qu’à la maternelle. Pensons-y rapidement. Imaginons William, 4 ans qui fréquente un groupe  maternelle  4 ans. D’abord, il va se retrouver dans un grand édifice avec plusieurs grands enfants autour de lui. L’enseignante qui va l’accueillir devra partager son attention entre vingt enfants soit deux fois plus qu’en service de garde.

Le jeu est le travail de l’enfant en petite enfance. Il aime découvrir son environnement en expérimentant  dans un contexte sécurisant.

Comme le programme éducatif des centres à la Petite Enfance le spécifie :

«En lui proposant toutes sortes de stimulations, les services de garde favorisent l’actualisation du potentiel de l’enfant et lui offrent la possibilité d’acquérir plusieurs attitudes ou habiletés qui lui seront utiles au moment de son entrée à l’école » [1]

La confiance en soi, le goût d’expérimenter, d’exprimer son point de vue, une bonne capacité d’attention et de concentration, la capacité de résoudre des problèmes, une bonne motricité globale et fine, un langage clair et un vocabulaire étendu constituent en effet autant d’atouts susceptibles d’assurer à l’enfant une entrée réussie à l’école. Le fait d’apprendre à vivre en groupe, à suivre une routine, un horaire et à respecter des consignes favorise aussi l’intégration ultérieure de l’enfant dans le milieu scolaire, de même que le fait de participer à des activités d’éveil à la lecture et à l’écriture.[2]

En reprenant la description des activités de William réalisées dans sa journée en Service de garde, on peut dire sans se tromper qu’en présentant sa création du matin, il travaille sa confiance en soi après avoir expérimenté la construction avec de nouveaux blocs et d’avoir résolu des problèmes de création. En plus d’exprimer son point de vue aux autres enfants et devant son éducatrice, il a manipulé et exercé sa motricité fine. Puisque son éducatrice avait pris bien soin de trouver un livre décrivant la vie au château, il a acquis du nouveau vocabulaire. Toutes ces compétences ont été favorisées à l’intérieur d’une routine quotidienne que William maîtrise bien et dans  laquelle il trouve sécurité et confiance.

Quoi demander de plus??? Pourquoi mettre en péril de développement de l’enfant en le plaçant dans un groupe  maternelle 4 ans parmi beaucoup, beaucoup d’enfants??? Avons-nous la preuve que l’enfant y trouvera des avantages ???

Avant de prendre une telle décision, pensons d’abord à l’enfant et non à l’aspect financier.  Un jour ces enfants devront prendre soin de nous. Qu’aurons-nous à expliquer????

 

 


[1] Accueillir la petite enfance, programme éducatif des services de garde du Québec, gouvernement du Québec, p. 9

[2] Idem, p. 9

Un coin pour les grands, pourquoi pas !

Vous arrive t-il d’observer un enfant de quatre ou cinq ans et même un enfant de trois ans de votre groupe multiâge se montrer impatient avec le plus petit. Juste à voir le plus petit s’approcher de son jeu, le plus grand crie, il le repousse et parfois même vous demande d’intervenir. Si vous vivez ce genre de situation, ce qui suit peut vous aider !

La solution n’est certainement pas de demander au plus grand d’être raisonnable avec le petit. Puisque le plus vieux n’a pas les mêmes intérêts et besoins de jeux, il est normal qu’il désire à certains moments de la journée se retrouver dans un contexte adapté à son âge. Il pourrait alors échanger, faire des découvertes, construire, inventer, bricoler et ce avec du matériel correspondant à ses intérêts.

Les plus vieux ont besoin de se retrouver entre eux pour développer leurs habiletés sociales, leur autonomie, pour leur permettre de trouver des solutions, d’être créatifs et de se faire valoir auprès des autres enfants par leurs qualités de cœur. C’est également un moment pour le plus vieux de mettre en application des règles et des consignes du milieu sans la présence de l’adulte.

L’enfant de quatre et cinq ans accorde une grande importance à ce qui est permis et ce qui ne l’est pas et il est davantage respectueux des règles lorsqu’il sent que vous lui faites confiance. Il cherche à vous prouver qu’il est vraiment GRAND. Ce qui ne veut pas dire que l’adulte ne doit jamais accompagner l’enfant de quatre-cinq ans dans ses jeux.

Le fait de permettre aux plus vieux de se retrouver entre eux est une façon de limiter les frustrations et de valoriser le grandir de l’enfant. Et encore plus intéressant, cette période lui permet de se préparer à son l’entrée à l’école. Vous avez sans doute pu observer un jeu de grand qui se termine à votre simple arrivée. Dommage d’interrompre une aussi grande imagination ! Le coin des grands est peut-être la solution pour vous!

Mise en place du coin des grands
Pour mettre en place un coin des grands, rien de plus simple. Il faut procéder par étape.

  • Dans un premier temps, identifiez les moments d’utilisation qui seront pertinents pour vos grands.
  • Ensuite, sélectionnez des jeux exclusifs à ce coin, par exemple, des jeux à petites pièces, des bricolages avec du matériel non adapté au petit.
  • Troisièmement, trouvez l’emplacement de ce coin, il doit être peu retiré des autres coins de votre salle de jeu, par exemple : pièce avec petite barrière qui limite l’accès aux petits, en dessous de l’escalier, un grand garde-robe avec paravent, une grosse boîte de carton, genre boîte de frigo.

N’oubliez pas de présenter votre idée aux grands dans un moment où les petits n’y sont pas, pendant la période du dodo, par exemple et demandez-leur leurs idées.
Conscientisez l’enfant au fait qu’être seul dans cet espace demande le respect de certaines règles de fonctionnement et de sécurité. Il se sentira tellement responsable et grand! Sensibilisez-le à la sécurité en lui permettant d’utiliser un cylindre pour tester les petites pièces, il pourra ainsi participer à la sécurité du petit. Faites lui connaître votre disponibilité et votre rôle durant l’utilisation du coin des grands.

Le petit a-t-il la permission d’aller avec le grand ? Non. La responsable profite de ce moment pour stimuler le petit et lui offrir du matériel nouveau. Elle pourra ainsi observer ses goûts et intérêts pour répondre à ses besoins. Pour le plus vieux, une supervision discrète sera nécessaire pour qu’il se sente en sécurité et compétent dans ses élans d’autonomie. Le coin des grands lui offre des occasions d’expérimenter le succès dans ses efforts d’être grand. De cette façon, vous vous assurez de répondre à son plein potentiel de croissance !

Le coin des grands, pourquoi pas pour moi aussi !

Planifier ou non? Comment bien démarrer l’année?

La planification d’activité en début d’année demeure toujours une préoccupation pour Sylvie. Doit-elle profiter de ce moment pour observer? Doit-elle faire des activités structurées avec les enfants? Doit-elle les laisser vivre des expériences entre eux? Doit-elle planifier oui ou non?

Dans un premier temps, il important pour Sylvie de se centrer sur les besoins de chacun des enfants. L’observation l’aidera à découvrir les intérêts, les goûts et le tempérament de chacun. Elle doit développer une relation significative avant de penser proposer et organiser des activités. Pour que Sylvie puisse planifier dans l’intérêt de son groupe, elle doit être significative pour l’enfant. Ses interventions individuelles auprès de chacun vont lui permettre créer un lien unique avec l’enfant.

S’impliquer dans le jeu spontané, stimuler les échanges avec l’enfant, encourager ses idées, valoriser les contacts entre eux, sont des gestes qui encouragent le développement du sentiment d’identité. Un pré-requis essentiel à un mieux-être personnel et relationnel de l’enfant. Des situations qui demandent peu de planification à Sylvie mais beaucoup de sensibilité et d’ouverture à accueillir chacun des enfants dans leur différence.

La planification de Sylvie doit être davantage dans les routines. La stabilité qu’apportent les routines représente pour l’enfant un moment sécurisant et un lieu d’apprentissage important. Chez le petit par exemple, la maîtrise de certaines habiletés motrices demande d’être soutenue et encouragée. L’utilisation d’objets stimulants, des exercices psychomoteurs peuvent aider dans ce sens. Alors que le petit de 3 ans doit développer sa concentration dans les étapes à suivre pour l’exercice de la routine, des jeux de photos, comptines qui rappellent les étapes sont des moyens à prévoir. Pour le plus grand, concilier son temps de jeu et la pratique des routines soulèvent parfois des frustrations, l’utilisation d’outils sonores, des références visuelles peuvent aider l’enfant à anticiper ce moment.

Afin de permettre à l’enfant de se familiariser avec sa nouvelle éducatrice, le nouveau groupe et pour certain un nouveau milieu, Sylvie doit planifier dans son horaire, du temps individuel et ce chaque jour avec chacun. Certains enfants sont plus demandants, d’autres cherchent plus notre attention ou attirent plus notre regard de par leur tempérament, leur attitude et parfois même par leur apparence physique. Ce temps précieux que vous prenez avec lui, démontre à l’enfant qu’il est important pour vous. Le reste du groupe observe votre geste et anticipe ce doux moment avec vous.

Je compare souvent la planification d’activités à une relation amoureuse, il faut se connaître et se faire reconnaître dans les goûts et intérêts de chacun avant de planifier des projets. En début d’année, il faut tisser des liens avec l’enfant dans des situations spontanées, offrir une stabilité dans les routines et avoir des moments en tête à tête avec chacun. Voilà une planification orientée sur l’être plutôt que sur le faire!