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Pour plusieurs parents l’heure du coucher est une période
difficile. Négociation, compromis et demandes qui en finissent
plus. Tous les parents ne se souviennent pas d’avoir dit à
son enfant «c’est la dernière fois que tu te
lèves pour boire de l’eau» … ou encore
d’avoir eu comme demande «je veux une autre histoire,
encore 5 minutes avant d’aller me coucher …».
Souvent ces demandes se terminent par des pleurs pour l’enfant
et de l’impatience pour le parent.
Il est possible de rendre cette période agréable pour
le parent et l’enfant en créant un moment d’intimité
pour les deux. L’encadrement et la constance dans le rituel
du dodo sont favorables pour ce moment. Voici donc quelques trucs
à l’usage des parents fatigués.
- Il est connu que l’enfant dort comme il s’endort,
il faut donc éviter de bercer l’enfant pour qu’il
s’endorme car s’il se réveille il aura besoin
d’être bercé pour retrouver le sommeil. On
vise à établir des conditions que l’enfant
reproduit de lui-même s’il se réveille. Chanter
ensemble et se bercer avant le dodo dans le but de créer
un moment d’intimité et de détente non d’endormir
l’enfant. Voila un beau compromis.
- Prenez un petit moment avec votre enfant (15 à 30 minutes)
à faire quelque chose d’agréable. Ce moment
permet à l’enfant de mieux accepter la séparation
avec son parent. Évitez de regarder la télévision,
cette activité est rarement relationnelle. Les activités
de grande motricité et qui font du bruit peuvent agiter
l’enfant. Favorisez davantage de regarder un livre, jouer
à un jeu calme avec l’enfant, regarder des photos,
se parler de sa journée en dessous des couvertures, jouer
avec une lampe de poche dans le lit, se faire des câlins,
faire des jeux d’eau dans le bain avant d’aller au
lit. Créez avec votre enfant un rituel qui appartient à
vous deux.
- La constance et l’encadrement lors de la routine du dodo
offre une occasion à l’enfant de comprendre vos attentes
malgré un climat de détente et de tendresse. Plus
l’enfant ressent le désir du parent à vouloir
écourter la période de la préparation au
dodo moins il veut se séparer de son parent impatient.
Il vit de l’insécurité et de l’inquiétude
qui ne lui permet pas de se détacher de sa figure d’attachement.
- La période de préparation au dodo doit avoir un
début et une fin. Ne pas aller au-delà de 30 minutes.
Ce temps permet à l’enfant de se détendre.
- Permettez à l’enfant de se détendre seule
dans son lit après une période d’intimité
avec son parent. Ce qui amène l’enfant à identifier
par lui-même des moyens pour rentrer dans un sommeil de
façon autonome.
- L’enfant peut avoir un objet de transition : toutou, doudou.
Cet objet lui permet de maintenir un lien sensoriel avec son monde
affectif si celui-ci est imprégné par l’odeur
familiale.
- Offrez lui une routine stable et régulière. L’enfant
peut grâce à cette stabilité anticiper le
moment du coucher et par le fait même mieux accepter la
période de la séparation.
- Adaptez un horaire stable. Les mesures d’exception sont
expliquées à l’enfant afin qu’il comprenne
les changements de son rituel du dodo.
- Offrez un environnement propice au sommeil, un lieu calme, chaleureux
et invitant pour se détendre (lumière tamisée,
odeurs, musique calme de préférence sans parole).
- Évitez les repas nocturnes. Une étude a démontré
que la diète plus lourde a un effet marqué sur le
sommeil.
- Refusez que l’enfant se couche dans votre lit. L’enfant
doit apprendre à vivre cette séparation et développer
ainsi une autonomie affective. De plus, le respect des conditions
d’isolement du couple permet à l’enfant de
comprendre la place qu’il occupe dans la famille.
… l’enfant dormira bientôt s’il sent de
son parent une disponibilité pour lui et seulement pour lui
…
Bon dodo l’enfant do !!
Inspiré de l'atelier de Sylvie Bourcier
«La période élastique»
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