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Il est certain que l’air pur est la meilleure façon
d’oxygéner ses poumons. Par contre, il faut offrir
à l’enfant la possibilité de dépenser
son énergie malgré le temps froid à l’extérieur.
L’addition de plusieurs journées à l’intérieur
limite l’enfant dans ses déplacements et ses élans
d’énergie. Son timbre de voix, ses mouvements, ses
contacts avec les autres deviennent des contraintes dans le choix
de ses jeux.
Pour la sécurité de tous, certaines initiatives
doivent être interdites à l’enfant. Plus l’enfant
est limité dans sa motricité, plus il prendra différents
moyens pour déployer son trop plein d’énergie;
les moyens utilisés n’étant pas toujours sécuritaires
pour exprimer ses goûts et ses intérêts. L’éducatrice
se doit d’intervenir pour le respect des lieux et du matériel.
Dans un tel contexte, l’enfant vit des frustrations par le
nombre d’interdits, alors que l’éducatrice ne
se sent pas respectée dans ses demandes. Offrir des jeux,
jouets, matériels non habituels permettra à l’enfant
d’exploiter sa motricité comme s’il était
à l’extérieur mais dans un tout autre environnement.
Quels sont les jeux préférés de votre groupe
lorsque vous allez dans la cour? Comment puis-je reproduire ces
jeux à l’intérieur ? Osez prendre le risque
de...
- Rentrer les tricycles pour faire un circuit à l’intérieur
avec des jeux de signalisation.
- Rentrer les piscines pour expérimenter différentes
matières (lentilles, capsules de film, pièces de
casse-tête, etc.) En prévoir une quantité
suffisante pour une exploration pertinente. C’est un peu
comme jouer dans le sable.
- Utiliser pelles, chaudières, autres jeux de sable pour
faire un parcours à l’intérieur.
Organiser des jeux avec des cerceaux, cordes à danser,
ballons panier
- Faire un jeu de poches géant en suspendant un drap au
centre de la pièce avec des cercles découpés
à l’intérieur. Ce qui permettra de lancer
des balles, ballons et éponges.
- Faire des jeux de poursuite.
- Faire des simulations (ex : on s’habille pour aller jouer
dehors, on joue dans la neige…)
- Jouer à vous lancer des éponges, boules de papiers,
etc.
- Jouer au parachute.
- Faire des cabanes avec des couvertures pour organiser des jeux
plus calmes.
- Servir le dîner ou la collation comme en pique-nique ou
au restaurant.
- Changer de local avec une coéquipière.
- Faire une journée jeux de la maison. (l'enfant a le droit
d’apporter un jeu de chez lui)
- Entrer les traîneaux pour permettre aux enfants de transporter
des jouets, faire des jeux de circuits.
- Faire la rotation de vos jeux pour donner l’impression
de nouveauté.
- Faire du patin avec des boîtes de kleenex dans les pieds.
- Faire des jeux de manipulation avec des mitaines dans les mains
(ex : faire des casse-tête, du dessin, etc.)
- Dessiner avec des cubes de glace dans lesquels on aura fait
geler du colorant alimentaire.
Afin que le groupe soit disponible aux stimuli de l’environnement,
Françoise, l’éducatrice des coccinelles, doit
permettre aux enfants l’équilibre et le renouvellement
de leurs énergies à travers des activités.
Elle doit s’assurer de l’équilibre par l’alimentation
saine, équilibrée, suffisante et régulière;
un bon climat lors du repas, respect et soins reliés à
l’élimination ainsi que les conditions favorables au
sommeil. Cela sera possible par le renouvellement des énergies
qui consiste à alterner les activités motrices et
les moments de vie de la journée. Il faut toujours prévoir
un temps plus calme après une décharge énergétique
importante pour assurer l’équilibre dans l’exercice
des routines. Être attentive aux comportements des enfants
durant une activité motrice permet de voir la fatigue et,
par le fait même, de mieux répondre au besoin d’alternance.
Finalement, pour Françoise, l’hiver n’est pas
si froid que ça, lorsqu’elle ose essayer de nouvelles
idées !!!
Référence : Francine Lauzon, L’éducation
Psychomotrice, Source d’autonomie et de dynamisme. Presse
de l’université du Québec 1990.
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